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Autour de Cochabamba
La ville de Cochabamba est située en plein centre de la Bolivie et est peulée par les indiens Quechuas. Toute la région est agricole et les terres y sont très fertiles.
L'altitude moyenne est de 2600 mètres.
Sur le versant ouest de la montagne, on trouve des vallées sèches et des forêts d'altitude de Polylepis, tandis que le versant oriental est humide et tropical, domaine de la forêt nébuleuse (Yungas).
Le lac Alalay et ses environs
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Sarcelles du Puna (Anas puna)
Photo: Didier Godreau
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Situé au sud-est de la ville, ce lac constitue un vrai "aimant" pour de nombreuses espèces aquatiques.
Sur la rive orientale, les roselières abritent quelques passereaux comme le Tyranneau omnicolore (Tachuris rubrigastra) et le Synallaxe troglodyte (Phleocryptes melanops). On y trouve aussi des Carouges galonnés (Agelaius thilius).
Sur le lac lui-même ou sur les lagunes voisines, on peut voir différentes espèces d'Anatidés comme le Canard à queue pointue (Anas georgica), les Sarcelles du Puna (Anas puna), tachetée (Anas flavirostris) et cannelle (Anas cyanoptera) et l'Erismature des Andes (Oxyura ferruginea).
Le Grèbe de Rolland (Rollandia rolland) fréquente l'intérieur et les bordures des roselières.
Sur les vasières, on cherchera des limicoles comme le Pluvier d'Azara (Charadrius collaris), le Pluvier bronzé (Pluvialis dominica), le Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes), le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), mais également des Echasses à queue noire (Himantopus melanurus) et des Jacanas noirs (Jacana jacana).
Le Chevalier grivelé (Tringa macularia) fréquente les petits îlots en pleine eau.
Le Râle à bec ensanglanté (Pardirallus sanguinolentus) est visible en bordure des roselières.
Accès (source: www.birdbolivia.com):
La Laguna Alalay est située au sud-est de la ville. N'importe quel taxi peut vous y amener depuis le centre pour moins de $2. Un trajet en autobus (le numéro 27) ne vous coûtera que 25 cents.
La statue du Christ, un symbole de Cochabamba de plus de 10 m de haut, est toute proche. En fait, le bras droit du Christ semble indiquer directement le meilleur secteur d'observation, au nord-est de la lagune. Le matin, la lumière est par contre meilleure au Nord-est.
Siberia
Cet endroit est connu pour être le plus froid des Andes boliviennes, sans doute à cause du vent souvent fort et soutenu.
On peut y voir, entre autres, le Colibri sapho (Sappho sparganura) qui se nourrit du nectar des eucalyptus en fleur.
Dans les forêts humides, on peut entendre l'appel de la Grallaire masquée (Grallaria erythrotis) et voir le Percefleur charbonnier (Diglossa carbonaria).
Dans les groupes d'oiseaux se déplaçant au gré de la maturation des fruits dans la canopée, on recherchera les Tangaras à nuque jaune (Anisognathus somptuosus) et les Tangaras à ventre marron (Delothraupis castaneoventris).
Dans les parties ouvertes, on pourra voir des Chipius à flancs roux (Poospiza hypochondria)
Cerro Turani
Il s'agît d'une ancienne route pavée de gros cailloux qui part dans les hauteurs de Cochabamba et arrive à des hauteurs de 4400 mètres d'altitude.
Avant cela, elle traverse des cultures de fleurs propices à l'observation de magnifiques espèces comme le Colibri sapho (Sappho sparganura), commun, et les Pitajos à sourcils blancs (Ochthoeca leucophrys) et à dos brun (Ochthoeca fumicolor).
Le Colibri estelle (Oreotrochilus estella) préfère les fleurs sauvages des pentes abruptes. Le Colibri géant (Patagona gigas) niche aussi dans ce secteur.
Près des murets, on pourra repérer des Synallaxes d'Orbigny (Asthenes dorbignyi).
Dans les jardins, le Tohi à tête rousse (Atlapetes fulviceps) est visible, tandis que sur les rochers, on repèrera les Adas de Jelski (Knipolegus signatus) et à ailes blanches (Knipolegus aterrimus). On y verra aussi le Moqueur à dos brun (Mimus dorsalis).
C'est dans les défilés rocheux que l'on aura une chance de tomber sur l'endémique Chipiu de Cochabamba (Poospiza garleppi), ainsi que sur le Chipiu de Bolivie (Poospiza boliviana), le Phrygile plébéien (Phrygilus plebejus) et les Chipius sanglé (Poospiza torquata) et à flancs roux (Poospiza hypochondria).
Les Touis aymara (Bolborhynchus aymara) se déplacent en petites bandes et sont repérables à leurs faibles cris.
Dans les parties ouvertes, on recherchera les Upucerthies de Jelski (Upucerthia jelskii) et des rochers (Upucerthia andaecola).
Les Martinets des andes (Aeronautes andecolus) survolent les patûres voisines.
La Merganette des torrents (Merganetta armata) fréquente le torrent puissant en contrebas, qui va vers Cochabamba.
Au-dessus de 3500 mètres, on verra les premiers Cinclodes bruns (Cinclodes fuscus) mais aussi peut-être des Tinamous des Andes (Nothoprocta pentlandii). Le Cinclode à ailes blanches (Cinclodes atacamensis) est présnet sur les rochers du torrent, à plus de 4000 mètres, de même que le Cincle à tête blanche (Cinclus leucocephalus).
A 4 400m, la végétation est rase et le vent soutenu (les vêtements chauds s'imposent !), et c'est là que l'on va pouvoir observer cinq espèces de dormilons: les Dormilons à bec maculé (Muscisaxicola maculirostris), gris (Muscisaxicola grisea), cendré (Muscisaxicola cinerea), à nuque jaune (Muscisaxicola flavinucha) et à calotte rousse (Muscisaxicola rufivertex).
Ces espèces se ressemblent et leur identification n'est pas aisée!
Au sol évoluent le Pipit du Paramo (Anthus bogotensis), les Phrygiles gris-de-plomb (Phrygilus unicolor), petit-deuil (Phrygilus fruticeti) et à tête noire (Phrygilus atriceps). Le Diuca leucoptère (Diuca speculifera) affectionne les hauteurs rocheuses.
A cette altitude, on peut voir voler les Hirondelles des Andes (Stelgidopteryx andecola).
Chapare
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Tangara à ventre rouge ( Anisognathus igniventris)
Photo: Didier Godreau
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A l'Est de Cochabamba, on prospectera les pentes boisées à la recherche des bandes de tangaras: avec de la chance, on trouvera le Tangara à ventre jaune (Thlypopsis ruficeps) et plus facilement les Tangaras à tête bleue (Thraupis cyanocephala), montagnards (Buthraupis montana), à ventre rouge (Anisognathus igniventris), mais aussi des Conirostres à ventre roux (Conirostrum ferrugineiventre) et le Solitaire oreillard (Entomodestes leucotis) qui chante du haut d'un promontoire, bien en évidence.
Le Moucherolle à ventre fauve (Myiotheretes fuscorufus) chante aussi à découvert.
Le Toucan à capuchon (Andigena cucullata) fréquente cette zone, ainsi que le Pic à ventre barré (Veniliornis nigriceps) et le Synallaxe d'Azara (Synallaxis azarae) qui reste caché dans les fougères, tout comme le Mérulaxe gris (Scytalopus parvirostris).
Les Cotingas barrés (Pipreola arcuata) sont difficiles à trouver à cause de leur plumage vert.
Le Troglodyte montagnard (Troglodytes solstitialis) niche non loin des batiments de bord de route.
Les Merles lustré (Turdus serranus), géant (Turdus fuscater), chiguanco (Turdus chiguanco) et à ventre clair (Turdus amaurochalinus) convoitent tous les mêmes baies, certains préférant rester au sol pour chercher les fruits tombés et bien mûrs.
Les Parulines citrine (Basileuterus luteoviridis) et à pattes pâles (B. signatus) fréquentent les buissons épais.
Accès (source: www.birdbolivia.com):
La section inférieure de la route de Chapare, entre 1800 et 800 mètres d'altitude, traverse la forêt la plus intacte sur son parcours entre Cochabamba et Santa Cruz. Une portion non pavée de 27 kilomètres offre de superbes perspectives sur des pentes boisées escarpées. L'accès toutefois est difficile, et il y a peu de pistes parcourant la forêt. La plupart des observateurs restent ainsi le long de la route. Mais la circulation est importante, les voitures soulevant en outre beaucoup de poussière...
A la borne 100 en venant de Cochabamba, juste après Miguelito, l'UMOPAR (la brigade bolivienne des stupéfiants) a établi un poste de contrôle pour s'assurer qu'aucun produit chimique n'arrive dans le Chapare pour la fabrication de cocaïne, et qu'aucune drogue n'en part.
Depuis ce poste, la route est non pavée sur 27 kilomètres, le secteur étant géologiquement instable. Ces 27 kilomètres constituent un excellent spot situé entre 2000 mètres d'altitude (au niveau du poste de contrôle) et 800 mètres (au niveau du second pont au-dessus du Rio Espiritu Santo où le tarmac réapparait).
Le kilomètre 114, situé à environ 1200 mètres d'altitude, est entouré d'une belle forêt. L'Anabate de Bolivie (Simoxenops striatus) y a été vue et entendue à l'ouest de la route au kilomètre 120, juste avant le Rio Chuyumuyu. Il y a aussi un lek (zone de parade) de Coqs-de-roche péruviens (Rupicola peruviana) proche de la route, et vous pouvez avoir une chance qu'un d'entre eux traverse la route!
Le lac Uru-Uru
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Toui à bandeau jaune (Bolborhynchus aurifrons)
Photo: Didier Godreau
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Ce lac de 280 km² alimente un lac salin, le Poopo (1340 km²), et est ceinturé de cultures. Il acceuille une population importante de trois espèces de flamants: les Flamants du Chili (Phoenicopterus chilensis), des Andes (P. andinus) et de James (P. jamesi).
Sur ses rives viennent se nourrir aussi de grandes quantités de limicoles migrateurs comme le Bécasseau de Baird (Calidris bairdii), le Chevalier criard (Tringa melanoleuca), le Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes), le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), le Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor), mais aussi indigènes comme les Pluviers du Puna (Charadrius alticola) et le très rare Thinocore de Patagonie (Thinocorus rumicivorus), dont nous avons pu voir trois individus!
Les Avocettes des Andes (Recurvirostra andina) fréquentent aussi les rives boueuses, comme les Echasses à queue noire (Himantopus melanurus), les Foulques ardoisées (Fulica ardesiaca) et les Ouettes des Andes (Chloephaga melanoptera) nombreuses.
Le Busard bariolé (Circus cinereus) est visible dans les plaines voisines.
Sur une petite falaise au bord du lac, nous avons eu la chance de voir un Toui à bandeau jaune (Bolborhynchus aurifrons) perché tranquillement au soleil.
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Nous avons vu quelques petites troupes de vigognes en allant vers la ville d'Oruro
Photo: Didier Godreau |
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