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Du 1er au 4ème jour
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Carte
de la zone visitée : 1- Intervales, 2- Ubatuba, 3- Campos de Jordao, 4-
Itiatiaia
carte : Ornithomedia.com |
Jour 1
Après une arrivée matinale à l'aéroport de Sao Paulo (5h00), je suis accueilli par Edson, notre guide, qui vit à Sao Paulo, et qui connaît parfaitement bien l'avifaune de cette région. Nous passons ensuite à l'hôtel rejoindre Nick & Shiromi qui prennent leur breakfast : chaleureuses retrouvailles après notre séjour commun au lodge de Sacha, en forêt amazonienne d'Equateur de septembre 2004.
Nous quittons l'hôtel et entamons un long trajet routier sur les autoroutes brésiliennes (de qualités très inégales !).
Après plusieurs heures, nous faisons une pose en bordure d'autoroute, près d'un petit point d'eau très végétalisé : c'est l'occasion pour nous de sortir nos lunettes et d'observer des petits groupes de Dendrocygnes veufs (Dendrocygna viduata), quelques Canards amazonettes (Amazonetta brasiliensis), un mâle d'Erismature routoutou (Nomonyx dominica) avec quelques femelles, un Grèbe à bec bigarré (Podilymbus podiceps), des Gallinules poule-d'eau (Gallinula chloropus), une Talève violacée (Porphyrio martinica) et quelques Jacanas noirs (Jacana jacana).
Non loin de là, un groupe important d'Urubus noirs (Coragyps atratus) scrute le bétail en quête d'une quelconque défaillance !
Nous reprenons notre route, déjeunons et commençons à approcher de notre destination finale, le parc d'Itatiaia.
Mais avant ça, nous faisons un stop près d'une petite ferme pour y observer quelques espèces typiques de ce milieu agricole ouvert.
En arrivant sur le site, nous repérons immédiatement un Elanion à queue blanche (Elanus leucurus) qui fait du sur place, au-dessus de la pente herbeuse.
Au milieu de la pâture, un Moucherolle aquatique (Fluvicola nengeta) chasse des insectes, tout comme un Moucherolle yétapa (Gubernetes yetapa) qui est perchée près de notre véhicule.
Nous voyons passer en vol, un groupe de Conures pavouanes (Aratinga leucophthalma), puis un groupe de Pics dominicains (Melanerpes candidus).
Nous arrivons à voir une Paruline équatoriale (Geothlypis aequinoctialis) au fort contraste jaune et noir, puis quelques Pépoazas voilés (Xolmis velatus) qui se chamaillent autour des bâtiments.
Quelques hirondelles sont présentes dans ce milieu dont la très élégante hirondelle fardée (Alopochelidon fucata), à la tête rousse.
Dans les herbes folles de la pâture, nous détectons la présence d'un couple de Synallaxes de Spix (Synallaxis spixi), puis, un peu plus loin, un Fournier bridé (Furnarius figulus) qui vient se chamailler avec un Fournier roux (Furnarius rufus) qui est en train de construire son nid, fait de terre, sur la grosse branche d'un arbre.
Un arbre fleuri attire quelques oiseaux pollinisateurs dont une Ariane saphirine (Amazilia lactea) et des Sucriers à ventre jaune (Coereba flaveola).
Un Guira cantara (Guira guira) passe au-dessus de nos têtes, houspillé par les Hirondelles bleu et blanc (Pygochelidon cyanoleuca). Nous faisons une belle observation du Tamatia chacuru (Nystalus chacuru).
En quittant le site, une Buse roussâtre (Heterospizias meridionalis) vient traverser la vallée devant nous.
Un peu avant d'entamer la route qui mène au parc d'Itatiaia : Edson nous arrête près d'un petit endroit broussailleux et humide où nous tentons de voir un Râle brunoir (Laterallus melanophaius) qui ne montrera pas le bout de son bec. Par contre, en auscultant les oiseaux qui viennent se percher sur les herbes sèches environnantes, je repère un couple de Tangaras cannelle (Schistochlamys ruficapillus).
Nous faisons ensuite route vers le parc d'Itatiaia : le milieu change immédiatement, avec une belle forêt équatoriale très prometteuse.
Nous observons nos premiers groupes de Martinets à croupion gris (Chaetura cinereiventris), puis des Martinets de Sick (Chaetura meridionalis); les deux espèces sont très proches, mais leurs cris différents nous permettent de les distinguer.
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L'hôtel Simon dans le parc d'Itatiaia
Photo : Didier Godreau |
Nous arrivons à l'hôtel Simon, (photo à droite) idéalement situé dans le parc (1080 mètres d'altitude) car nous pouvons partir à pied, sur des sentiers peu accidentés, ce qui est moins évident pour les autres hôtels du secteur (hôtel Ype, par exemple).
Le parc national d'Itatiaia fut créé en 1937, et il couvre quelques 30,000 hectares. L'altitude varie entre 300 mètres (c'est la forêt atlantique humide) et 2,800 mètres (c'est la forêt d'altitude).
Nous posons nos valises, et profitons du peu de temps qu'il nous reste pour visiter un des petits sentiers qui partent de l'hôtel.
Nous rencontrons assez rapidement les Trogons surucua (Trogon surrucura) et aurore (Trogon rufus) qui viennent assez près de nous, puis un peu plus loin, nous croisons nos premiers Toucans de Baillon (Pteroglossus bailloni).
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Todirostre gorgeret (Poecilotriccus plumbeiceps)
Photo : Nick Davies |
L'avifaune des sous-bois est modérément active, mais nous arrivons quand même à voir le Batara tachet (Dysithamnus stictothorax), que nous ne verrons plus par la suite, un Myrmidon à gorge étoilée (Myrmotherula gularis), petite merveille de la nature. Nous réussissons aussi à observer le Grisin rouilleux (Drymophila ferruginea), le Grisin à croupion ocre (Drymophila ochropyga) et le Todirostre gorgeret (Poecilotriccus plumbeiceps).
Avec un peu de chance, nous trouvons un Alapi cuirassé (Myrmeciza loricata), spécialiste du bambou.
En fin de soirée, nous rendons une visite à Norma, une propriétaire locale, qui a une maison dans la forêt, et qui alimente en permanence des distributeurs de liquide sucré, qui attirent une grande variété de colibris et quelques autres espèces.
La fin de soirée est la période idéale où les colibris viennent effectuer un dernier ravitaillement avant la nuit. Difficile de dire combien d'oiseaux sont présents, sans doute entre 50 et 60, ce qui fait un peu tourner la tête !
Ce sont des Colibris à ventre blanc (Colibri serrirostris), demi-deuil (Florisuga fusca), des Ermites eurynomes (Phaethornis eurynome), des Colibris hirondelles (Eupetomena macroura), des Dryades glaucopes (Thalurania glaucopis) et des Colibris rubis-émeraude (Clytolaema rubricauda), qui viennent tour à tour se disputer la position préférentielle pour accéder au liquide sucré.
Notre présence ne les importune en aucune manière, et nous pouvons nous approcher d'eux et observer leurs mimiques et le battement accéléré de leur cœur: pour moi, c'est le spectacle anti-stress absolu !
Quelques Touis tirica (Brotogeris tirica) et Caïques mitrés (Pionopsitta pileata) passent bruyamment au-dessus de la forêt en quête d'un dortoir.
Une Chouette à sourcils jaunes (Pulsatrix koeniswaldiana) chante, non loin du véhicule.
Jour 2
Nous prenons notre petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel Simon, d'où nous pouvons voir un Moucherolle hirondelle (Hirundinea ferruginea) qui niche dans le bâtiment, et qui chasse en permanence les insectes du secteur. Un Troglodyte austral (Troglodytes musculus) fait aussi des aller et retour, en quête de matériaux pour la construction de son nid.
En sortant de l'hôtel, nous admirons de près les Pénélopes yacouhou (Penelope obscura), très familières des humains. Les Cassiques à épaulettes (Cacicus chrysopterus) nichent en colonie, sur l'un des grands arbres du parc de l'hôtel Simon.
Nous partons ensuite dans la forêt, par l'un des sentiers proches (sentier Tres Picos). Nous voyons sur le sentier lui-même une Colombe rousse (Columbina talpacoti), et dans les arbres environnants, des Pigeons plombés (Patagioenas plumbea), occupés à la collecte de fruits.
Côté perroquets, nous voyons des Conures de Vieillot (Pyrrhura frontalis), sans doute l'espèce la plus commune des forêts que nous avons visitées, des Touis de Spix (Forpus xanthopterygius), et des Piones de Maximilien (Pionus maximiliani), que nous entendons dans un premier temps, puis voyons passer au-dessus de nos têtes.
Nous entendons deux espèces difficiles à observer : la Grallaire roi (Grallaria varia) et la Grallaire de Natterer (Hylopezus nattereri). Même chose pour la Mérulaxe souris (Scytalopus speluncae), qui quitte rarement la végétation épaisse au ras du sol.
Par contre, nous avons plus de chance avec le Batara de Leach (Mackenziaena leachii) que nous observons, puis le Batara bleuâtre (Thamnophilus caerulescens), et enfin le Batara à dos roux (Dysithamnus xanthopterus), qui s'approchent grâce aux cassettes d'Edson.
Nous faisons de belles observations de grimpars : le Grimpar grive (Dendrocincla turdina) (dont l'un des oiseaux porte une bague métallique), le Grimpar à gorge blanche (Xiphocolaptes albicollis), le Grimpar festonné (Lepidocolaptes falcinellus) et le Grimpar des plateaux (Xiphocolaptes albicollis). Ces espèces sont souvent vues au milieu des groupes d'oiseaux mixtes que nous rencontrons occasionnellement dans la forêt, souvent avec des Callistes de Desmarest (Tangara desmaresti), des Anabates roux (Philydor rufum) et des Sittines striées (Xenops rutilans). Nous voyons aussi quelques gobemouches: Tyranneau fascié (Phyllomyias fasciatus), à toupet (Serpophaga subcristata), et ventru (Phylloscartes ventralis).
La Paruline à paupières blanches (Basileuterus leucoblepharus) est souvent entendue dans le sous-bois.
Nous ne réussissons pas à voir le Tyranneau d'Ihering (Phylloscartes difficilis), que nous ne faisons qu'entendre !
Un peu avant le déjeuner, nous voyons deux rapaces passer au-dessus de la canopée : une Buse à queue courte (Buteo brachyurus) et une Buse à queue blanche (Buteo albicaudatus). Il est rare de pouvoir observer les rapaces forestiers posés dans la forêt.
Quelques oiseaux font bouger le feuillage de la canopée : c'est un couple de Toucans à ventre rouge (Ramphastos dicolorus). Nous voyons aussi notre premier Sourciroux mélodieux (Cyclarhis gujanensis).
Après notre déjeuner à l'hôtel, nous avons la grande surprise d'admirer le Cotinga à queue fourchue (Phibalura flavirostris), une première fois juste devant l'hôtel, puis en remontant dans nos chambres, juste en face de nos fenêtres, dans un des grands arbres proches, dans lequel nous voyons également un couple de Tersines hirondelles !
Un couple de Pics à front jaune (Melanerpes flavifrons) se fait la course dans le jardin.
Nous passons l'après-midi sur la route d'altitude de Agulhas Negras pour voir de belles espèces. Cela commence par le Cotinga noir (Tijuca atra), toujours difficile à repérer au sommet d'un arbre de la forêt. Pendant que nous observons l'oiseau dans nos lunettes, une Coracine ignite (Pyroderus scutatus) passe discrètement devant nous pour disparaître dans la vallée.
Quelques Hirondelles chalybées (Progne chalybea) passent au-dessus des araucarias.
Nous observons aussi avec bonheur le Colibri de Delalande (Stephanoxis lalandi), qui niche dans la forêt.
Dans les bandes mixtes d'oiseaux, nous remarquons aussi les Tangaras à dos noir (Pipraeidea melanonota) et un Saltator à bec épais (Saltator maxillosus).
Dans une petit espace humide, nous observons notre premier Râle saracura (Aramides saracura).
Les Martinets à collier blanc (Streptoprocne zonaris) passent en groupes compacts, au-dessus de la forêt.
En passant près de l'entrée du parc, nous voyons un groupe d'Astrilds ondulés (Estrilda astrild) !
Tout en haut de la piste, vers 2350 mètres d'altitude, nous repérons des Chardonnerets de Magellan (Carduelis magellanica), des Jacarinis noirs (Volatinia jacarina), des Chipius à poitrine baie (Poospiza thoracica) et des Chipius à croupion roux (Poospiza lateralis). Les Tangaras à diadème (Stephanophorus diadematus) sont faciles à observer.
Des adas fréquentent assidûment ce milieu : ce sont les Adas à bec bleu (Knipolegus cyanirostris), Adas huppés (Knipolegus lophotes) et les Adas noirs (Knipolegus nigerrimus).
En haut des araucarias, nous arrivons à repérer les Synallaxes à filets (Leptasthenura setaria), spécialistes de cette essence d'arbre.
En fin de soirée, nous passons à nouveau à la maison de Norma, pour savourer le spectacle des colibris : une nouvelle espèce est observée, le Mango à cravate noire (Anthracothorax nigricollis).
Jour 3
Nous sommes devant l'hôtel de bon matin, et observons les oiseaux déjà fort occupés à se nourrir ou à chercher des matériaux pour leur nid.
Notre attention se porte sur un tout petit colibri : c'est une Coquette magnifique (Lophornis magnificus) (le nom est évocateur !), c'est un mâle. Il arbore de belles plumes orangées sur ses joues et semble particulièrement excité. Un autre colibri s'approche de lui : c'est une femelle. Et là, commence sous nos yeux, un très beau spectacle : le mâle et la femelle se mettent face à face en vol stationnaire, et montent au ralenti jusqu'à une branche basse, où ils se posent l'un et l'autre.
Les deux oiseaux se lancent des petits de bec très rapides, et après une petite minute de ce petit jeu… l'accouplement a lieu. Comme les oiseaux sont collés l'un à l'autre, pas d'acrobatie, mais la femelle relance en permanence le mâle qui semble un peu hébété par cette situation ! Vive l'amour !
Dans les arbres environnants, nous apercevons un Pic aspergé (Veniliornis spilogaster), puis un Pic vert et noir (Colaptes melanochloros).
Nous empruntons le sentier " Tres Picos ", et voyons un Piaye écureuil (Piaya cayana), qui est houspillé par quelques colibris, dont une nouvelle espèce pour nous : c'est un Ermite terne (Phaethornis squalidus).
Puis un chant plaintif se fait entendre dans les sous-bois : c'est le très élégant Motmot oranroux (Baryphthengus ruficapillus). Nous entendons à nouveau un Picumne frangé (Picumnus cirratus), sans pouvoir le voir.
Nous cherchons à voir quelques bataras, et nous voyons à nouveau le batara bleuâtre, mais aussi les Bataras à poitrine noire (Biatas nigropectus) et gorgeret (Dysithamnus mentalis).
Un Grisin rouilleux (Drymophila ferruginea) et un Grisin de Bertoni (Drymophila rubricollis) viennent s'ajouter à nos belles observations de l'après-midi. Un Grisin à tête rayée (Terenura maculata) se laisse admirer quelques secondes, nous entendrons plus souvent cette espèce que nous ne pourrons l'admirer !
Un petit colibri vient butiner les fleurs des impatiences, le long de notre sentier: cette espèce très agitée est le Colibri oreillard (Heliothryx auritus).
J'entends dans le sous-bois des sifflements plaintifs et me mets en tête de les imiter: un couple d'Alapis demoiselles (Pyriglena leucoptera) vient rapidement vérifier l'identité de l'intrus !
Dans un fouillis végétal proche, nous arrivons à voir un Conophage à joues noires (Conopophaga melanops), puis un Synallaxe à calotte rousse (Synallaxis ruficapilla).
Dans un milieu de sous-bois un peu moins dense, nous arrivons à admirer deux espèces essentiellement terrestres : le Tétéma de Such (Chamaeza meruloides), et le Tétéma à queue rousse (Chamaeza ruficauda). Nous avons aussi toutes les peines du monde à apercevoir un Sclérure à poitrine rousse (Sclerurus scansor).
Nous observons ensuite avec un grand intérêt un Grimpar à bec en faux (Campylorhamphus falcularius) : le feuillage du sous-bois est épais, et l'observation est difficile !
Nous voyons ensuite en maraude, trois espèces d'anabates : l'Anabate de Lichtenstein (Philydor lichtensteini), l'Anabate à tête noire (Philydor atricapillus) et l'Anabate roux (Philydor rufum).
Dans une belle zone de bambous, nous réussissons à voir le Todirostre à poitrine ombrée (Hemitriccus diops).
Parmi les espèces de gobemouches forestiers, nous arrivons à voir le Platyrhynque à moustaches (Platyrinchus mystaceus), en plus du Platyrhynque jaune-olive (Tolmomyias sulphurescens) et du Microtyran oreillard (Myiornis auricularis).
Nous voyons aussi un Moucherolles d'Euler (Lathrotriccus euleri) en train de construire son nid.
Du haut d' un promontoire végétal, un Tyran pirate (Legatus leucophaius) veille.
Côté manakins, nous sommes gâtés, car nous réussissons à voir le Piprite chaperonné (Piprites pileata), le Manakin militaire (Ilicura militaris), le Manakin à longue queue (Chiroxiphia caudata) et l'Antriade verdâtre (Schiffornis virescens). Ce sont toutes des espèces friandes de baies et de petits fruits.
Nous voyons aussi une Bécarde à calotte rousse (Pachyramphus castaneus).
Lors de nos déplacements, nous croisons quelques bandes d'oiseaux mixtes, dans lesquelles les tangaras constituent l'essentiel de l'effectif : Tangara brun (Orchesticus abeillei), Tangara pillurion (Cissopis leverianus), Tangara viréon (Orthogonys chloricterus), Tangara à front noir (Trichothraupis melanops), Tangara couronné (Tachyphonus coronatus) (l'un des plus abondants), Tangara sayaca (Thraupis sayaca), Tangara orné (Thraupis ornate), ainsi que Calliste à tête verte (Tangara seledon), de Desmarest (Tangara desmaresti), à ventre bleu (Tangara cyanoventris), passevert (Tangara cayana), sans oublier quelques Dacnis bleus (Dacnis cayana), souvent aux abords des mangeoires.
Près d'un sentier plus escarpé, nous arrivons à voir le Sporophile noirâtre (Amaurospiza moesta), ainsi qu'un Saltator olive (Saltator similis).
Jour 4
C'est une journée de transition, qui doit nous permettre de rejoindre le parc d'Intervales. Nous avons donc l'occasion de voir des oiseaux d'espaces ouverts, le plus souvent des pâtures occupées par du bétail. Nous voyons ainsi un Elanion à queue blanche, des Urubus noirs en quantité, des Grandes Aigrettes (Ardea alba), des Hérons garde-bœufs (Bubulcus ibis), un Héron flûte-du-soleil (Syrigma sibilatrix), des Caracaras huppés (Caracara plancus) et à tête jaune (Milvago chimachima), et un Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius).
Nous arrivons en fin d'après-midi par la piste qui mène au parc d'Intervales. Avant qu'un gros orage tropical ne vienne perturber notre fin de soirée, nous avons le temps de voir quelques belles espèces avant la nuit.
Edson voit notamment un Râle noirâtre (Pardirallus nigricans), que nous ne reverrons pas plus tard.
Nous voyons autour des chalets des Tourterelles oreillardes (Zenaida auriculata), un Guira cantara, un couple de Pics champêtres (Colaptes campestris), qui viennent à la mangeoire, tout comme les Tangaras à épaulettes bleues (Thraupis cyanoptera) et un Cassique à épaulettes.
Un Merle à ventre clair (Turdus amaurochalinus) vient sur la pelouse de notre chalet, au milieu des nombreux Merles à ventre roux (Turdus rufiventris).
Une courte balade, juste au-dessus de notre chalet nous permet de voir un Synallaxe aux yeux rouges (Phacellodomus erythrophthalmus), un couple de Todirostres de Wied (Hemitriccus nidipendulus) en train de nidifier, et un Moucherolle fascié (Myiophobus fasciatus).
Juste avant la nuit, nous avons la chance d'admirer l'Engoulevent à traîne (Macropsalis forcipata), dont les deux longues plumes caudales sont bien visibles sous la lumière de nos torches : très spectaculaire !
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