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La Guadeloupe
Voir notre carte
de la Guadeloupe.
L'île
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Le
Parc national de Guadeloupe, sur Basse-Terre, protège de belles forêts
humides
Photo : Valéry Schollaert |
La Guadeloupe est un archipel
situé dans la partie septentrionale de l'arc des Petites Antilles, entre
la mer des Caraïbes à l'ouest et l'Océan Atlantique à
l'est.
La Guadeloupe proprement dite, d'une superficie de 1438 km2, est en réalité
formée de deux îles, la Grande-Terre, calcaire et relativement plate
(altitude maximum 135 m), et la Basse-Terre, montagneuse et d'origine volcanique
récente, avec comme point culminant la Soufrière, le plus haut relief
des Petites Antilles (1467 m). C'est la plus grande île des Petites Antilles.
Le climat de Guadeloupe est de type tropical maritime, tempéré par
les vents venant de l'Océan Atlantique (alizés). La pluviométrie
est le facteur le plus important dans le climat de la Guadeloupe, les températures
moyennes mensuelles évoluant très peu au cours de l'année
: entre 24° et 27° au Raizet (Abymes).
Ce climat est marqué par l'existence de deux saisons et une forte influence
du relief sur les précipitations. Sur la Basse-Terre, le versant au-vent
reçoit des précipitations importantes (jusqu'à près
de 10 m par an à la Soufrière), qui augmentent avec l'altitude.
Le versant sous-le-vent est lui nettement moins arrosé, la frange littorale
recevant même moins de 1 500 mm par an.
Une avifaune peu abondante et fragile
La faune des îles
des Petites Antilles est caractérisée par un relativement faible
nombre d'espèces et un fort taux d'endémisme. Ce faible nombre d'espèces
est frappant quand on compare la faune de Guadeloupe avec celle présente
dans les milieux tropicaux continentaux d'Amérique du sud. Cette pauvreté
spécifique est liée au fait que les îles de l'arc des Petites
Antilles sont de formation récente à l'échelle des temps
géologiques (six millions d'années). De plus, par l'exiguïté
de leur territoire, les îles ne peuvent abriter une faune aussi diversifiée
qu'un continent. Par contre, elles participent activement au phénomène
de spéciation : les espèces qui y sont parvenues se retrouvent isolées,
et par évolution donnent naissance à des espèces différentes
de celles du continent dont elles sont issues.
Les faunes insulaires sont plus sensibles au phénomène d'extinction
que les espèces continentales à cause de la faible surface de leur
espace vital et de leur isolement au cours de l'évolution. La faune de
la Guadeloupe
est ainsi menacée par les catastrophes naturelles comme les cyclones et
les éruptions volcaniques. Plusieurs espèces ont disparu de Guadeloupe
depuis l'arrivée des premiers colons européens, dont l'Ara de Guadeloupe
(Ara guadeloupensis) et l'Amazone violacée (Amazona violacea), qui ont
fait l'objet d'une chasse effrénée et qui ont souffert de la déforestation
en plaine.
Les zones anthropisées
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Le
Crécerelle d'Amérique (Flaco sparverius) est assez répandu
sur la Guadeloupe. Le plumage de cette espèce est particulièrement
attrayant.
Photo : Valéry Schollaert |
Les informations des paragraphes
suivants sont basées sur les Orientations Régionales de Gestion
et de la conservation de la Faune sauvage et de ses Habitats en Guadeloupe publié
en 2004 par la DIREN et l'ONCFS.
Sous ce terme sont regroupées les zones agricoles, les mares et les zones
urbaines.
Le Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis), le Sucrier à ventre jaune
(Coereba flaveola), le Quiscale merle (Quiscalus lugubris), le Sporophile cici
(Tiaris bicolor) sont très communs.
La Tourterelle à queue carré (Zenaida aurita) est assez fréquente,
et est en augmentation. La Tourterelle turque (Streptopedia decaocto) introduite
récemment (1976) est en extension rapide, d'où une compétition
possible avec la Tourterelle à queue carrée.
L'Ani à bec lisse (Crotophaga ani) est assez commune, le Moqueur des
savanes (Mimus gilvus) est quant à lui assez rare et menacé par
la destruction des formations xérophiles sur Grande-Terre. Le Héron
gardeboeuf (Bubulcus ibis), une espèce arrivée naturellement en
1953, est en extension et profite des décharges à ciel ouvert et
des activités agricoles.
Le Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius) est assez commun.
De petits limicoles s'arrêtent en petit nombre dans le cultures et les mares,
comme le Pluvier dominicain (Pluvialis dominica), le Bécasseau tacheté
(Calidris melanotos), la Bartramie des champs (Bartramia longicauda), et le
Bécasseau roussâtre (Tringites subruficollis).
Une population de Moineaux domestiques (Passer domesticus) s'est installée
à Saint-Martin, et est en cours d'installation en Grande-Terre.
Passereaux à chercher : Hirondelle rustique (Hirundo rustica), Tangara
écarlate (Piranga olivacea) et Sicale des savanes (Sicalis luteola) assez
rare, pas revu récemment.
Espèces introduites nicheuses, notamment dans les zones de cannes à
sucre: Bengali rouge (Amandava amandava), Astrild à joues oranges (Estrilda
melpoda), Astrild cendré (Estrilda troglodytes) et Capucin damier (Lonchura
punctulata), tous assez communs.
Le Grèbe à bec bigarré (Podilymus podiceps) est présente
surtout dans les mares de taille importante avec une partie occupée par
la végétation aquatique (présent à Gaschet). Egalement
dans ce milieu : Gallinule poule-d'eau
(Gallinula chloropus), Erismature routoutou (Oxyura dominica) et Talève
violacée (Porphyrula martinica). La Marouette de Caroline (Porzana carolina)
et le Chevalier grivelé (Actitis macularia) sont des migrateurs réguliers.
La forêt sèche
La forêt sèche (xérophile) est une formation semi-décidue.
Elle s'étendait sur 38 000 ha en 1980 (Portécop, 1982). La forêt
xérophile est présente sur la Côte sous-le-vent de Basse-Terre,
sur Grande-Terre et constitue l'essentiel des formations boisées sur les
dépendances (comme Marie-Galante ou la Désirade). Les forêts
sèches ont été les premiers milieux défrichés
lors de la colonisation et il ne subsiste actuellement aucune forêt xérophile
primaire en Guadeloupe.
La flore actuelle de ce type de forêt est marquée par l'impact des
activités humaines et du défrichement : beaucoup d'espèces
pionnières (Acacias, Poirier pays, Campêche
) et raréfaction
d'autres (Bois d'Inde, Courbaril, Gaïac
). Quelques forêts xérophiles
bien conservées, souvent qualifiées de forêts xéro-mésophile,
témoignent de ce que devaient être ces forêts avant la colonisation.
Les secteurs les plus remarquables restants sont : les Grands Fonds, la Pointe
des Châteaux, le bois de Folle Anse à Marie-Galante, le Chameau et
les Trois Mornes aux Saintes, Forêt de Philipsbourg à la Porte d'Enfer
(Anse
Bertrand), le Gros Morne de Deshaies et l'îlet de Tintamarre à Saint-Martin.
Oiseaux à chercher : l'Elénie siffleuse (Elaenia martinica) fréquente
et largement répandue, la Paruline jaune (Dendroica petechia) très
commune, l'Ani à bec lisse (Crotophaga ani) assez rare, le Moqueur des
savanes (Mimus gilvus) assez rare, le Crécerelle d'Amérique (Falco
sparverius) assez commun, et l'Organiste louis-d'or (Euphonia musica) assez rare.
Plusieurs migrateurs font une halte dans ce milieu, dont la Paruline striée
(Dendroica striata) et le Coulicou à bec jaune (Cozzyzus americanus).
C'est un milieu riche en reptiles (plusieurs anolis), marqué par la présence
de l'Iguane des Petites Antilles (Iguana delicatissima), dont l'une des plus grosses
population mondiale est présente sur les îlets de Petite-Terre (10
000 individus en 1999).
La forêt humide
Ce milieu regroupe les forêts les zones hygrophiles et mésophiles
et les formations d'altitude (savanes, fourrés).
Les forêts hygrophiles et mésophiles sont les forêts qui recouvrent
les reliefs de Basse-Terre. Il s'agit des forêts qui se développent
à partir de 250 m d'altitude sur la Côte-sous-le-vent et à
partir du niveau de la mer sur la Côte-au-vent.
La forêt hygrophile de Guadeloupe a fait l'objet de nombreuses études,
notamment dans le cadre du parc national.
Les espèces les
plus typiques sont la Grive à pieds jaunes (Cichlerminia lherminieri),
le Pic de Guadeloupe (Melanerpes lherminieri), seul pic sédentaire des
Petites Antilles, les Colombes rouviolette (Geotrygon montana martinica) et à
croissants (Geotrygon mystacea).
Les Martinets chiquesol (Chaetura martinica) et sombre (Cypseloides niger) sont
assez communs dans les zones montagneuses boisées.
Le Tyran janeau (Myiarchus oberi) est une espèce rare, à l'aire
de répartition restreinte (six îles). Le Merle à lunettes
(Turdus nudigensis), assez rare, d'origine sud-américaine, et déjà
présent en Martinique, est nicheur depuis peu, mais son statut est peu
connu.
La mangrove
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L'Aigrette
neigeuse (Egretta thula) est commune aux Antilles. Elle s'observe facilement,
comme ici dans les mangroves à Port-Louis en Guadeloupe
Photo : Valéry Schollaert |
La mangrove est une forêt
particulière soumise à l'influence directe de la mer; elle constitue
une interface entre le milieu marin et le milieu terrestre. Elle est composée
essentiellement de quatre espèces de palétuviers, couvre environ
3 000 ha en Guadeloupe, dont 2 325 ha autour du Grand Cul-de-Sac Marin (Bouchon
et al., 2002). 90 espèces ont été recensées dans ce
milieu.
Le biotope accueille des nicheurs remarquables, dont le Râle gris
(Rallus longirostris manglecola), avec moins de 100 individus, dont environ 38
sur l'ilet Fajou situé dans la baie. Depuis l'éradication des rats
et mangoustes sur Fajou, l'espèce serait en expansion dans la Grand Cul-de-Sac
Marin (Ilet Macou, plage de Babin).
La mangrove attire d'autre part plusieurs hérons, dont le Petit Blongios
(Ixobrychus exilis) assez rare, la Guadeloupe étant la seule île
des Petites Antilles, avec la Dominique où l'espèce est présente.
Le Martin-pêcheur à ventre roux (Ceryle torquata) est rare, et la
population mondiale de la sous-espèce présente en Guadeloupe ne
dépasse pas la centaine d'individus.
Le Pigeon à tête blanche (Columba leucocephala) assez rare, nichait
autrefois, mais il a été décimé par la chasse.
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Le
Colibri madère (Eulampis jugularis) peut être observé dans
la mangrove
Photo : Valéry Schollaert |
La Colombe à queue
noire (Columbina passerina) et la Paruline jaune (Dendroica petechia) sont très
communes, le Coulicou manioc (Coccyzus minor) et le Viréo à moustaches
(Vireo altiloquus) sont assez communs.
A chercher aussi : la Paruline caféiette (Dendroica plumbea), le Moucherolle
gobemouche (Contopus latirostris), le Trembleur brun (Conclocerthia ruficauda),
le Moqueur grivotte (Margarops fuscus), le Sporophile rougegorge (Loxigilla noctis),
le Colibri madère (Eulampis jugularis) et la Colombe à croissants
(Geotrygon mystacea).
La Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus), la Talève violacée
(Porphyrula martinica) y nichent, et la Marouette de Caroline (Porzana carolina)
peut être aperçue aux passages, avec de la chance.
La mangrove attire de nombreux migrateurs et hivernants (canards, parulines, limicoles),
dont le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) : on pense favoriser la nidification
de la sous-espèce des Caraïbes ridgwayi en posant des plate-formes.
Les zones humides ouvertes
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Le
Gravelots de Wilson (Charadrius wilsonia) fait partie des nombreux limicoles observés
à la Grande Saline en Guadeloupe
Photo : Valéry Schollaert |
Ces zones attirent de nombreux
oiseaux, dont des limicoles et Anatidés migrateurs et hivernants. Les salines,
les zones déboisées de la mangrove suite à une augmentation
de la salinité, à un cyclone ou à la coupe
des arbres, les marais en arrière mangrove, liés au défrichement
de la forêt marécageuse, souvent utilisés pour l'élevage
bovin, les plages sont inclus dans ce milieu.
Les principales zones humides ouvertes de Guadeloupe sont :
- sur Grande-Terre, la saline de la Pointe des Châteaux, l'étang
du Moule, le marais de Port-Louis, le secteur de Vieux-Bourg, le marais Lambi,
le marais Choisy, le barrage de Gaschet et l'îlet Fajou.
- sur Basse-Terre, la sablière et marais de Grande Anse (Deshaies) et l'embouchure
de la Grande Rivière à Goyave
Plusieurs hérons sont à chercher : Petit Blongios (Ixobrychus exilis),
assez rare, le Grand Héron (Ardea herodias) localisé, la Grande
Aigrette (Egretta alba), assez rare, nicheuse parfois dans le marais de Port Louis,
le Bihoreau violacé (Nycticorax violaceus) localisé, l'Aigrette
neigeuse (Egretta thula), assez commune, en extension en Guadeloupe (après
1963), l'Aigrette bleue (Egretta caerula) assez rare, dont la colonie nicheuse
a été détruite en 1955 par des chasseurs, l'Aigrette tricolore
(Egretta tricolor) rare, le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax).
L'Erismature routoutou (Oxyura dominica) inféodé aux mares et aux
étendues d'eau à végétation dense où elle se
sent en sécurité, et l'Erismature rousse (Oxyura jamaicensis), nichent
en petit nombre.
Les anatidés s'arrêtent peu en Guadeloupe, car ils sont très
chassés : la
Sarcelle à aile bleues (Anas discors), le Dendrocygne à ventre noir
(Dendrocygna autumnalis), et le Fuligule à bec cerclé (Aythya collaris)
sont les plus fréquemment vus.
Parmi les limicoles, l'Huîtrier d'Amérique (Haematopus palliatus)
est assez rare; il pourrait se reproduire en Guadeloupe, mais il est braconné
... Le Pluvier de Wilson (Charadrius wilsonia) niche depuis peu à Port-Louis
et à la
Pointe des Châteaux (5 couples). L'Echasse d'Amérique (Himantopus
mexicanus), assez rare, a niché à Port-Louis en 1998 (3 couples).
De nombreuses espèces de limicoles passent en petit nombre en Guadeloupe,
dont le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla) qui représente
entre 40 et 50% de la population de limicoles à la Pointe des Châteaux.
La Petite Sterne (Sterna antillarum) est assez rare, six colonies nidifiant en
Guadeloupe. Elle souffre de la prédation de la mangouste et des chiens,
ainsi que du dérangement par l'homme.
La Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) est assez commune. La Talève
violacée (Porphyrula martinica) est rare. La Marouette de Caroline (Porzana
carolina) est discrète et fréquente les zones humides en migration.
La Foulque
d'Amérique (Fulica americana) est localisée, car très braconnée.
La Foulque à
cachet blanc (Fulica caribaea) est assez rare.
Les falaises
Les falaises proprement dites occupent 117 km du littoral de Guadeloupe et des
dépendances proches.
Le Puffin d'Audubon (Puffinus lherminieri) niche sur les falaises et les îlots
déserts, le Phaéton à bec jaune (Phaeton lepturus) est assez
rare et nidifie sur les falaises, comme le Phaéton à bec rouge.
Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) est assez commun, et niche occasionnellement
sur la Côte-sous-le-Vent depuis 1997.
L'Huîtrier d'Amérique (Haematopus palliatus) est un nicheur très
rare.
La Sterne hansel (Sterna nilotica), la Sterne caugek (Sterna sandvicenis), la
Sterne royale (Sterna maxima) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) peuvent
être observées. La Sterne de Dougall (Sterna dougallii), la Sterne
bridée
(Sterna anaethetus) et la Sterne fuligineuse (Sterna fuscata), le Noddi niais
(Anous stolidus) nichent sur des îlos isolés, en nombre plus ou moins
important.
La Frégate superbe (Fregata magnificens) est assez commune, et nicherait
en mangrove si elle était moins dérangée.
Autres espèces visibles le long des côtes en seawatch : Fou masqué
(Sula dactylatra) Fou à pieds rouges (Sula sula), Fou brun (Sula leucogaster),
Goéland à bec cerclé (Larus delawarenis), Cormoran à
aigrettes (Phalacocorax auritus), Mouette atricille (Larus atricilla), ...
Pointe de la Grande Vigie
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Pointe
de la Grande Vigie
Photo : Valéry Schollaert |
Ce site est situé
à l'extrême nord de Grande Terre (prendre la D122 à partir
d'Anse Bertrand). C'est un bon site d'observation des oiseaux marins, notamment
de la Sterne bridée (Sterna anaethetus) qui y niche.
Pointe du Piton
C'est un autre site sympa pour les oiseaux de mer, avec notamment le Phaéton
à bec rouge et le Fou brun (Sula leucogaster). Accès par le D122
à l'est de la Pointe de la Grande Vigie.
Pointe des Châteaux
C'est un site où se situe une grande colonie de Sternes fuligineuses (Sterna
fuscata). Accès à l'est de Saint-François par la D118.
Grande Saline
Accès en voiture (plusieurs pistes d'accès en sable) ou à
pied depuis la D118 à 3 km à l'ouest de la Pointe des Château
(8 km à l'est de Saint-François). Excellente lagune pour les limicoles
et la Petite Sterne (Sterna antillarum).
Port-Louis
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Le
Pélican brun (Pelecanus occidentalis) est visible dans le port de Port-Louis
Photo : Valéry Schollaert |
Le port de la ville au Nord-Ouest
de Grande-Terre est excellent pour le Pélican brun (Pelecanus occidentalis),
la Mouette atricille (Larus atricilla) et les sternes. Au nord de la ville, à
droite de la N6 vers Anse-Bertrand, se situe une réserve naturelle avec
des sentiers promenade dans la mangrove et des affûts qui permettent de
belles observations.
Deshaies
Au nord de la ville, le long de la N2, l'hôtel Fleur des Îles offre
un accès à la plage. Le sentier d'accès passe une petite
rivière où, le soir, on observe souvent le Bihoreau violacé
(Nyctanassa violacea) depuis le pont en bois sur la rivière.
A l'est de Deshaies, une petite route fait une boucle via Morne Mazeau et Morne
Bois d'Inde jusqu'à 600 mètres d'altitude dans la forêt (essentiellement
secondaire). On y observe quasi toutes les spécialités forestière
de l'île : Pic de la Guadeloupe, Trembleur brun, Grive à pattes jaunes,
...
Maison de la Forêt
- Cascade aux Ecrevisses
La D23 ou Route de la Traversée est le meilleur accès au Parc National
de Guadeloupe. Bien que souvent chargé les week-end, rendant les sites
moins attrayants, cette route est un "must". Les possibilités
d'arrêter la voiture sont malheureusement réduites, à part
justement à la Maison de la Forêt et à la cascade aux Ecrevisses,
deux kilomètres à l'est de celle-ci.
La Maison de la Forêt propose un système de sentiers très
intéressants à prospecter même si en pratique c'est à
proximité de la route que l'on voit presque toutes les spécialités
: Pic de la Guadeloupe, les Moqueurs grivotte et corossol (Margarops fuscatus),
notamment le long de la rivière Bras David.
Les mêmes espèces à peu près sont visible au site de
Pique-Nique de la Cascade aux Ecrevisses et surtout le petit sentier qui mène
à cette cascade le long de la rivière Corossol. Ce dernier sentier
est excellent pour la Colombe à croissants, mais pour avoir une chance
de l'observer il faut arriver avant les promeneurs.
Forêt Domaniale
de Sarcelle
Une petite route monte droit vers l'ouest au départ de Blonzac, situé
sur la N1 au Nord de Goyave, à travers les cultures. Elle n'atteint pas
de forêt proprement dite, mais des zones de cultures extensives mélangées
à des très petits morceaux de forêt naturelle. On peut accèder
en quelques minutes, à pieds, à travers les champs, à la
forêt proprement dite, mais il n'y a pas de sentiers la parcourant.
Martinets sombre et chiquesol, nombreux astrilds (introduits), Grive à
pattes jaunes (en lisière), Trembleurs bruns et autres spécialités
sont observées là-bas.
Le Grand Cul-de-Sac Marin
Le Grand Cul-de-Sac Marin est une zone humide d'importance internationale. Il
s'agît de la plus grande zone de mangroves de la Guadeloupe, mais elle est
peu facile à visiter.
La réserve du Grand Cul-de-Sac Marin, protège les forêts littorales
humides de la pointe de la Grande Rivière à Goyaves (Sainte-Rose),
de l'îlet Fajou et de la Pointe Lambi (Abymes), soit environ 786 ha.
Le Lamantin (Trichechus manatus), un mammifère marin qui a disparu de Guadeloupe
depuis le milieu du XIX ième siècle, pourrait être réintroduit
à long terme (25 ans), et ce projet figure parmi les objectifs de la réserve
naturelle.
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