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Un possible Grand Héron immature en Algérie en décembre 2018 ?

Manal Hanieche a observé et photographié le 12/12/2018 à Hamala (wilaya de Mila) un oiseau présentant certaines caractéristiques du Grand Héron (Ardea herodias), une espèce américaine.

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Un possible Grand Héron immature en Algérie en décembre 2018 ?

Un possible Grand Héron (Ardea herodias) immature sur les rives de l'oued El-Kebir, dans la commune d'Hamala (Algérie), le 12/12/2018 ? 
Photographie : Manal Hanieche

Les observations en Afrique du Nord d'oiseaux originaires du continent américain (= néarctiques) concernent généralement le Maroc, du fait de sa situation géographique occidentale : des limicoles, des laridés et des canards "yankees" sont ainsi signalés pratiquement chaque année le long du littoral atlantique du royaume. Les données sont beaucoup plus rares à l'intérieur des terres, le long des côtes méditerranéennes et dans les autres pays du Maghreb. Le Grand Héron (Ardea herodias) est commun dans la plus grande partie de l'Amérique du Nord, et il niche localement en Amérique du Sud. C'est un accidentel très rare en Europe de l'Ouest, et sa ressemblance étroite avec le Héron cendré (Ardea cinerea) réduit encore le nombre de données confirmées.
Le 12 décembre 2018, lors d'une sortie de préparation du comptage annuel hivernal "Wetlands" de janvier 2019, Manal Hanieche, membre du Réseau National des Observateurs Ornithologues Algériens (R.N.O.O.A), a observé et photographié sur les bords de l’oued El-kebir, dans la commune de Hamala (wilaya de Mila, Algérie) un héron intéressant, présentant certaines caractéristiques d'un Grand Héron immature. Après une description de cette observation nous rappelons les critères permettant de distinguer le Héron cendré et le Grand Héron, et nous énumérons quelques-unes des données de ce dernier dans le Paléarctique occidental.

Abstract

Discoveries of nearctic birds in North Africa generally concern Morocco, because of its western geographical situation: american waders, gulls and ducks are thus reported practically every year along the Atlantic coast of the kingdom. Data are much rarer inland, along the Mediterranean coasts and in other Maghreb countries. The Great Blue Heron (Ardea herodias) is common in most North America, and it breeds also locally in South America. It is a very rare vagrant in Western Europe, and its close resemblance to the Gray Heron (Ardea cinerea) contributes to the paucity of data. During the preparation of the International Waterbird Census of January 2019, Manal Hanieche, member of the Réseau National des Observateurs Ornithologues Algériens (R.N.O.O.A), watched and photographed on the banks of the wadi El-kebir near Hamala (wilaya of Mila, Algeria) an interesting heron, presenting some characteristics of an immature Great Heron.
After a description of this record, we enumerate the criteria for distinguishing the Gray Heron and the Great Blue Heron, and we list some data of this latter species in the Western Palearctic.

Le Grand Héron (Ardea herodias)

Grand Héron (Ardea herodias) adulte

Grand Héron (Ardea herodias) adulte en plumage nuptial, Hilton Head Island, Caroline du Sud (États-Unis), le 13/03/2018. Notez (1) le bec assez épais, (2) les lores sombres (avec peu de jaune), (3) le cou "reptilien" gris teinté de lilas, (4) le brun-roux sur les épaules, (5) le dessus gris assez sombre, légèrement teinté de cannelle, (6) les tibias roux et (7) les longues pattes assez sombres (ici la lumière les éclaire).
Photographie : Dave Pape / Wikimedia Commons
Hauteur : 1,20 - 1,25 m.

Longueur : 1,08 - 1,32 m.

Envergure : 1,83 - 2,14 m.

Description : c'est le plus grand héron d'Amérique. Chez l'adulte, la calotte est blanche et une bande noire s’étend depuis les yeux (jaunes) jusqu'aux plumes noires effilées à l’arrière de la tête. Le dos est bleu grisâtre et la poitrine est blanche et striée de noir. En plumage nuptial, l'adulte a de longues plumes blanc-gris sur la poitrine, les flancs et le dos. Les oiseaux des deux sexes se ressemblent beaucoup, mais les mâles sont habituellement plus gros. En dehors de la période de reproduction, le plumage devient plus terne.
Le juvénile a une couronne gris sombre et des ailes grises parsemées de taches brun-cannelle.

Vocalisations : le Grand Héron est généralement silencieux, mais il lance parfois un "kraak" ou un "fraunk" quand il est dérangé et un "guuu" à la fin de la parade nuptiale (le mâle produit aussi des bruits de claquement avec son bec durant cette période). Il émet des séries de gloussements quand il est en quête de nourriture, un "roh-roh-roh" en s’approchant du nid, peut-être pour annoncer son arrivée.

Aire de répartition : le Grand Héron niche dans le sud de l'Alaska, dans l'ouest, le sud et l'est du Canada, dans une grande partie des États-Unis, le long des côtes du Mexique, dans les Grandes Antilles et localement en Colombie, au Venezuela et dans les îles Galápagos (Équateur). Les oiseaux nordiques hivernent en Amérique tropicale. 
 

L'observation du 12 décembre 2018 de Manal Hanieche 

Situation de la commune d'Hamala (Algérie)

Situation de la commune d'Hamala (Algérie).
Carte : Ornithomedia.com
Dans le cadre de la préparation du comptage annuel hivernal "Wetlands" du mois de janvier 2019, une sortie ornithologique avait été organisée le 12 décembre 2018 par le Réseau National des Observateurs Ornithologues Algériens (R.N.O.O.A) dans la commune de Hamala, dans la wilaya de Mila, au nord de l'Algérie. Les observateurs étaient Yacine Soltane, Saad Namous, Slimen Boukarache et Manal Hanieche. 
Manal a repéré et photographié un héron un peu atypique se posant sur la berge de l'oued El-Kebir, au nord-est du bassin versant du lac de barrage de Beni Haroun. Il était significativement plus grand que les Hérons cendrés présents, et il marchait en silence. Il est resté environ trois minutes, puis s'est envolé vers le nord.
Possible Grand Héron (Ardea herodias) immature ?

Un possible Grand Héron (Ardea herodias) immature, oued El-Kebir, Hamala (Algérie), le 12/12/2018 ? Notez (1) le bec assez épais, (2) les lores sombres, (3) le cou long et reptilien assez sombre, (4) le dessus assez sombre (plus visible sur le terrain) et teinté de brun cannelle, (5) les tibias semblant sombres et (6) les pattes sombres et longues (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Manal Hanieche
Elle a pu prendre une photo, qui est présentée ici.
Son allure était plus filiforme que celle d'un Héron cendré, son cou, son bec et ses pattes étaient plus longs, sa calotte était grisâtre, avec de chaque côté de la tête une bande sombre s’étendant des yeux jaunes à l’arrière de la tête, son dos était d'un bleu grisâtre assez sombre (plus visible sur le terrain que sur la photo), ses tibias semblaient sombres (voir la photo), et ses pattes étaient rose sombre à la base et gris-noir à leur extrémité. Des taches brun-cannelle étaient visibles sur les ailes et le cou, et la mandibule supérieure du bec était sombre, ce qui confirme qu'il s'agissait d'un immature.
Remarque : il n'y avait pas de trace de roux au niveau du poignet de l'aile, mais ce n'est pas le cas de tous les jeunes Grands Hérons (voir plus bas).
Plusieurs observateurs et des membres du site web collaboratif iNaturalist ont confirmé son identification à partir de sa photo, mais elle n'a pas encore soumis sa donnée au Comité d'Homologation Algérien.

Les critères permettant de différencier le Grand Héron du Héron cendré

Le Grand Héron et le Héron cendré se ressemblent étroitement, mais plusieurs critères morphologiques et de plumage peuvent être utilisés pour les différencier.

  • Le Grand Héron est nettement plus grand (longueur : 110 à 125 cm et envergure : 175 à 195 cm) que le Héron cendré (longueur : 90 à 98 cm et envergure : 155 à 175 cm). Les Grands Hérons du sud-est de l'Amérique du Nord sont plus grands que ceux du reste du continent.
  • Le bec du Grand Héron est proportionnellement plus épais et plus massif.
  • Le cou du Grand Héron est proportionnellement plus fin et plus anguleux ("reptilien"). Le Héron cendré peut rentrer son cou et sembler assez trapu, rappelant même parfois la silhouette du Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), ce qui n'est pas le cas du Grand Héron.
  • Les parties supérieures (dessus des ailes et dos) du Grand Héron sont généralement un peu plus sombres que celles du Héron cendré, mais ce critère est variable (la sous-espèce A. h. fannini des côtes du Pacifique est nettement plus sombre que la sous-espèce nominale).
  • Grand Héron (Ardea herodias) et Héron cendré (Ardea cinerea) adultes

    Héron cendré (Ardea cinerea) et Grand Héron (Ardea herodias) adultes. Notez la taille supérieure du Grand Héron, (1) le bec plus épais, (2) la zone jaune plus réduite dans les lores globalement sombres, (3) le cou plus long et plus sombre (teinté de lilas), (4) le dessus un peu plus sombre, (5) la tache carpienne et le bord d'attaque roux, (6) les tibias roux et (7) les pattes plus sombres (et plus longues).
    Schéma : Ornithomedia.com d'après Barry W. Van Dusen
    Les tibias du Grand Héron sont normalement brun-roux et non pas blanchâtres comme ceux du Héron cendré. Ils peuvent néanmoins parfois être grisâtres ou blanchâtres chez les jeunes oiseaux : un Grand Héron adulte observé sur l'île de Ténérife (Canaries) en décembre 1998 avait ainsi les tibias blancs.
  • Les taches carpiennes (= zones au niveau du poignet de l'aile, visibles à l'avant de l'aile quand elle est repliée) et une partie des couvertures primaires (bord d'attaque) sont  brun-roux et non pas blanchâtres/gris clair. Ces zones peuvent parfois être grisâtres ou blanchâtres ou seulement teintées de chamois chez les jeunes oiseaux.
  • Les côtés du cou sont d'un gris ou gris teinté de lilas plus sombre que le Héron cendré.
  • Le jeune Grand Héron a la calotte gris sombre, alors qu'elle est gris moyen chez le jeune Héron cendré : chez ce dernier, la calotte est ainsi moins nettement définie (toutefois, chez certains Hérons cendrés, elle peut parfois être assez sombre).
  • Les pattes du Grand Héron sont proportionnellement plus longues et sont généralement plus sombres que celles du Héron cendré, mais leur articulation est souvent un peu plus claire que le reste. Chez le Héron cendré, les pattes sont généralement plus pâles (rose pâle à gris-jaune), en particulier au-dessus de l'articulation.
  • Les lores (= zones entre la base du bec et les yeux) des Grands Hérons adultes et immatures sont généralement plus sombres que ceux du Héron cendré, en tout cas en dehors de la période de nidification. Une tache jaune pâle, souvent de taille réduite (de 20 à 40 % de la surface) et de forme étroite, est toutefois visible près de la base de leur bec. La majorité des Hérons cendrés ont des lores plus clairs, en particulier près de la base du bec : le jaune peut occuper près de la moitié de la zone, d'où un aspect bicolore. Ce critère d'identification est plus fiable que celui de la couleur des pattes, mais il existe toutefois des chevauchements entre les deux espèces.

Les oiseaux juvéniles et immatures

Les Grands Hérons et les Hérons cendrés juvéniles et immatures sont plus ternes que les adultes, et leur identification est encore plus délicate du fait des variations de leur plumage et des effets de la mue. La calotte est gris sombre chez le Grand Héron et gris moyen chez le Héron cendré, le bec est bicolore (sombre dessus et jaune dessous) chez les deux espèces, et ils présentent une nuance brun-cannelle sur leurs parties supérieures, qui est plus prononcée chez le Grand Héron.
Les stries noires sur le cou du jeune Grand Héron sont plus fines que celles du jeune Héron cendré.
Le jeune Grand Héron a généralement des tibias brun-roux, mais ce n'est pas toujours le cas (ils sont parfois aussi blanchâtres ou grisâtres). Les taches carpiennes et le bord d'attaque de l'aile sont généralement légèrement teintés de roux, mais ce n'est pas toujours le cas. Le Héron cendré juvénile peut parfois présenter une légère teinte chamois sur les tibias et sur le bord d'attaque de l'aile.

Grand Héron (Ardea herodias) immature

Grand Héron (Ardea herodias) immature, réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, Québec (Canada), le 3/09/2009. Notez (1) le bec assez épais, (2) les lores presque entièrement sombres, (3) la calotte gris sombre, (4) le cou "reptilien" et gris sombre, (5) la tache carpienne teintée de roux, (6) le dessus assez sombre teinté de cannelle, (7) les tibias roux et (8) les pattes sombres (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Cephas / Wikimedia Commons
Héron cendré (Atdea cinerea) immature

Héron cendré (Ardea cinerea) immature, presqu'île de Champaubert, lac du Der (Marne), le 22/11/2017. Notez l'allure moins élancée et la taille inférieure à celle du Grand Héron, (1) le bec plus fin, (2) le jaune plus étendu sur les lores, (3) la calotte d'un gris plus clair, (4) le cou moins long, (5) la tache carpienne blanche, (6) le dessus gris pouvant paraître assez sombre, (7) les tibias blanchâtres et (8) les pattes plus courtes et assez claires (jaunâtres) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Marc Le Moal

Les vocalisations des deux espèces

Les vocalisations des deux espèces sont très proches. Le Héron cendré lance des "yearrh" forts, devenant gutturaux sur la fin. Cette note est un peu dissyllabique. Le Grand Héron lance un "rrak" plus profond, plus guttural. En Californie au moins, il lance aussi un "ar-r-r-g-g," guttural et étiré, parfois associé à trois notes "rrak - arr-r-g-g - ar-r-r-g-g.".

Une espèce nord-américaine accidentelle rarissime dans le Paléarctique occidental

Le Grand Héron est rarissime dans le Paléarctique occidental (lire Qu'est-ce que le Paléarctique occidental ?). 
Un juvénile a été observé et photographié le 7 décembre 2007 sur l'île St Mary's, dans l'archipel des Scilly (Grande-Bretagne) (lire Les îles Scilly (Grande-Bretagne), l'archipel aux oiseaux rares), après un épisode venteux de sud-ouest. Auparavant, deux oiseaux étaient arrivés en Grande-Bretagne après avoir traversé l'Atlantique sur des bateaux (lire Ces oiseaux qui voyagent sur des bateaux) : l'un avait débarqué à Avonmouth en novembre 1968, et l'autre est mort en mai 1982 à 240 km des îles Scilly.
En Islande, au moins deux données ont été signalées : un oiseau de seconde année tué à Porbrands-Stair, dans le Vopnafjörur (nord-est) le 5 novembre 1983, et un adulte à Laugarnes, Reykjavík (sud-ouest) le 6 avril 1984, qui a été retrouvé quatre jours plus tard avec des blessures aux pattes : il a été capturé et est mort dans un centre de soins le 24 avril. 
En France, un adulte a été observé sur l'île d'Ouessant (Finistère) du 11 au 27 avril 1996 (source : Comité d'Homologation National).
Un Grand Héron adulte ou immature a été observé en décembre 1998 sur le lac de barrage de Los Realejos, sur l'île de Ténérife (Canaries).
Il y a plusieurs données sur les archipels de Cap-Vert et des Açores, où l'espèce est pratiquement annuelle en automne (au moins 23 données, lire Observer les oiseaux sur l’île de Corvo).
Il n'y a a priori pas de données homologuées en Afrique du Nord (y compris au Maroc).

Le Héron cendré peut atteindre l'Amérique du Nord

Le Héron cendré est aussi un accidentel très rare en Amérique du Nord : un oiseau a été observé sur l'île Saint-Paul, dans l'archipel des Pribilof (Alaska) (lire Observer les oiseaux des îles Pribilof) le 1er août 1999, et un autre a été photographié sur cette même île les 1er et 2 octobre 2007.
Un individu a séjourné du 29 avril au 2 mai 2010 sur l'île de Shemya, dans l'archipel des Aléoutiennes. Un adulte a été noté en 2015 dans l'archipel d'Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte) en Colombie-Britannique (Canada).
La rareté des données américaines est en partie due à sa forte ressemblance avec le Grand Héron, et des individus passent certainement inaperçus.

Contact

Manal Hanieche - Courriel : service.protection1@gmail.com

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Dans la galerie de photos d'Ornithomedia.com

Héron cendré (Ardea cinerea)

À visiter sur le web 

La page Facebook du Réseau National des Observateurs Ornithologues Algériens (R.N.O.O.A) : https://www.facebook.com/ReseauOrnithologieAlgerie/

Sources

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