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Identifier le Vautour de Rüppell et le rechercher dans la péninsule ibérique

Nous avons mis à jour notre article suite à notre séjour dans le parc naturel du Détroit en Andalousie (Espagne) en octobre 2017.

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Identifier le Vautour de Rüppell et le rechercher dans la péninsule ibérique

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature (probablement de deuxième année), Torre Vigía Guadalmesi, parc naturel du Détroit (Andalousie), le 20/10/2017. Notez le dessous sombre peu contrasté et la bande blanche à l'avant de l'aile. Des rémiges manquent à cet oiseau en cours de mue.
Photographie : David Chandler / Sa page Facebook

Le Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) est un rapace africain nichant au sud du Sahara. Depuis 1992, un nombre croissant d'oiseaux (surtout des juvéniles et des immatures, mais également des adultes) sont observés chaque année dans l'ouest de la Méditerranée, essentiellement en Andalousie (Espagne), mais également au Portugal et au nord du Maroc. La quasi-totalité des observations ibériques est réalisée entre mars et octobre, avec des pics en mai et en septembre-octobre, deux périodes qui coïncident avec les mouvements migratoires de Vautours fauves (Gyps fulvus) entre l'Europe et l'Afrique : en effet, les Vautours de Rüppell accompagneraient ces derniers lors de leurs traversées du détroit de Gibraltar.
Si les Vautours de Rüppell adultes ont un plumage écaillé blanc et noir assez frappant, ce n'est pas le cas des juvéniles et des immatures, qui sont plus difficiles à distinguer des Vautours fauves. Dans cet article, nous vous rappelons les critères utiles sur le terrain pour distinguer ces deux espèces, et vous donnons quelques conseils pour chercher le Vautour de Rüppell dans la péninsule ibérique. 
À l'invitation de la compagnie Birding Tarifa et à la mairie d'Algésiras (Andalousie), nous avons eu l'opportunité de visiter plusieurs secteurs du parc naturel du Détroit (Parque Natural del Estrecho) du 19 au 24 octobre 2017, et nous avons pu observer trois Vautours de Rüppell immatures parmi les nombreux Vautours fauves. Grâce aux photos transmises par David Chandler (Sa page Facebook), Rachid El Khamlichi (GREPOM) et Manuel Morales (Birding Tarifa), nous avons pu compléter notre article.

Abstract

The Ruppell's Vulture (Gyps rueppellii) is an African raptor breeding south of the Sahara. Since 1992, an increasing number of birds (mostly juveniles and immatures, but also adults) are watched every year in western Mediterranea, mainly in Andalusia (Spain), but also in Portugal and Northern Morocco. Almost all Spanish data are recorded between March and October, with peaks in May and September-October, two periods coinciding with the migratory movements of Griffon Vultures (Gyps fulvus) between Europe and Africa: indeed, Rüppell's Vultures accompany them during their crossing of the Strait of Gibraltar.
While adult Ruppell's Vultures have a striking brown and white scaly plumage, this is not the case of juveniles and immatures, which are thus more difficult to distinguish from Griffon Vultures. In this article, we list the useful criteria in the field to distinguish these two species, and we give you some good areas to watch for the Rüppell's Vulture in the Iberian Peninsula.
Thanks to the Birding Tarifa company and the city of Algeciras (Andalucia), we had the opportunity to visit several areas of the Parque Natural del Estrecho from the 19th to 24th of October 2017, and we watched three immature Rüppell's Vultures among many Griffon Vultures. We have completed our article thanks to the photos of David Chandler (Sa page Facebook), Rachid El Khamlichi (GREPOM) and Manuel Morales (Birding Tarifa).

Le Vautour de Rüppel (Gyps rueppellii)

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte, Nairobi National Park (Kenya) : notez le plumage bariolé blanc et noir. Le juvénile et l'immature sont plus difficiles à distinguer du Vautour fauve (Gyps fulvus).
Photographie : Jorge Láscar / Wikimedia Commons
  • Longueur : 85 - 97 cm.

  • Envergure : 226 - 255 cm.

  • Description : un peu plus petit que le Vautour fauve (Gyps fulvus). L'adulte a un plumage foncé densément parsemé de taches blanc-beige dessus et dessous. Bec jaunâtre. Long cou gris avec la nuque rosâtre ou rougeâtre. Collerette blanche. Oeil jaune ou ambre. Jabot marron. Le bec est jaunâtre.
    Le dessin du dessous des ailes est caractéristique, avec une barre noire à l'arrière du bras et deux rangées de taches blanches en travers des rémiges.
    Le plumage du juvénile est moins marquant, mais il a aussi un plumage écaillé : il a des plumes chamois sur fond marron sombre, tandis que les couvertures du dessus des ailes présentent des marques pâles en forme d'ancres. La collerette est chamois. Le bec est gris.
    Après la première année, les immatures commencent à acquérir le plumage écailleux typique de l'adulte, en commençant par le dessous de la queue, les flancs et les axillaires. Le bec reste noir, et la tête et le cou sont gris-rose-rougeâtre avec du duvet brun.
  • Voix : généralement silencieux, mais il est plus bruyant au nid ou près d'une carcasse.

  • Aire de répartition : il niche du Sénégal au nord du Nigéria, Soudan, ouest de l'Éthiopie, Somalie, Ouganda, Kenya, et nord de la Tanzanie. Deux sous-espèces sont reconnues : G. r. erlangeri en Éthiopie et en Somalie (plus pâles, avec des liserés clairs plus larges), et G. r. rueppelli dans le reste de l'aire de répartition.

  • Biologie : espèce très sociable, nichant, se nourrissant et dormant en grands groupes. Il se nourrit de charognes repérées avec sa vue perçante. Le Vautour de Rüppell peut s'éloigner de son nid sur de longues distances (plus de 150 km) pour trouver de quoi nourrir ses petits. Son vol peut être rapide (jusqu'à 35 km/h). Il peut s'élever très haut, atteignant régulièrement 6 000 mètres d'altitude grâce à une adaptation physiologique (la sous-unité alpha-D de son hémoglobine a une forte affinité avec l'oxygène, ce qui lui permet de l'assimiler avec efficacité). Il niche sur les parois rocheuses ou sur un arbre. La femelle dépose un seul oeuf. L'incubation dure 55 jours, et est assurée par les deux parents.

  • Habitat : milieux arides (savane, semi-désert) avec des milieux rupestres.
Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte (en bas) et Vautour fauve (Gyps fulvus), Rémuzat, Drôme (France), le 5 octobre 2003 : notez le dessous tacheté de beige et de brun sombre.
Photographie : Jean-Philippe Paul
Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) adulte (en bas) et Vautours fauves (Gyps fulvus), Rémuzat, Drôme (France), le 5 octobre 2003 : notez le dessus beige et brun sombre.
Photographie : Jean-Philippe Paul
Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) juvénile, site de suivi de la migration d'Algarrobo près de Tarifa (Espagne), le 6 octobre 2006 : notez (1) les couvertures sus-alaire d'un brun relativement uniforme, contrastant peu avec les primaires. On note aussi (2) une bande blanchâtre à l'avant de l'aile.
Photographie : Todor Todorov / Rarebirdspain.net
Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature, observatoire de Cazalla (Espagne), septembre 2007. Notez (1) la nette bande blanchâtre à l'avant du dessous de l'aile, et les fines lignes blanches sur les couvertures.
Photographie : Todor Todorov / Rarebirdspain.net


Distinguer l'immature de Vautour de Rüppell du Vautour fauve

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) juvénile à gauche et Vautour fauve (Gyps fulvus), île de Tarifa (= Isla de Palomas) en Andalousie (Espagne) le 10/06/2005. Notez la teinte générale plus sombre du Vautour de Rüppell.
Photographie : David Cuenca / GOES

Si l'adulte bariolé de blanc et de noir dessus et dessous est assez facile à distinguer du Vautour fauve, c'est moins vrai pour le juvénile et l'immature. Or la plupart des oiseaux vus dans la péninsule ibérique sont des jeunes qui n'ont pas encore acquis leur plumage d'adulte si particulier. Heureusement, ils sont presque toujours observés avec des Vautours fauves, ce qui permet d'utiles comparaisons.
Les deux espèces sont très proches dans leur structure et dans leur silhouette, mais le Vautour de Rüppell est légèrement plus petit, ce qui peut être noté par comparaison directe. La différence de taille est perceptible en vol et au sol. Son vol est plus "léger".
Le bord de fuite (= arrière) de l'aile est plus "bombé" au niveau des rémiges secondaires que celui du Vautour fauve.
En vol, la caractéristique principale pour séparer la deux espèces est la coloration du dessus des ailes. Chez l'immature, il est brun relativement uniforme, sans contraste entre les couvertures et les primaires, ce qui n'est pas le cas du Vautour fauve (couvertures brun-sable, primaires marron sombre) : le pattern du Vautour de Rüppell immature évoque ainsi plutôt celui d'un Vautour moine (Aegypius monachus) ou d'un Vautour oricou (Torgos tracheliotos).
C'est vrai aussi pour le dessous des ailes, où l'on ne note pas de contraste entre les couvertures sous-alaires et les rémiges (les deux sont gris-marron sombre). Toutefois, sous les ailes, le long du bord d'attaque, on note une bande blanche le long des petites couvertures. Attention, de nombreux Vautours fauves présentent aussi une bande pâle dans cette zone, mais elle contraste beaucoup moins. Et comme au-dessus, le dessous des ailes du Vautour fauve est fortement contrasté entre les couvertures claires et les rémiges sombres.
Chez le juvénile, le ventre et la poitrine brun sombre sont densément tachetés de chamois, et de nombreuses petites taches claires en forme d'ancres sont visibles sur les couvertures sus-alaires. 
Si la distinction entre les deux espèces est généralement relativement aisée dans des conditions correctes d'observation, il faut préciser qu'il n'est pas facile de repérer un Vautour de Rüppell parmi des centaines de Vautours fauves quand on manque d'expérience. D'autre part, certains Vautours fauves peuvent être particulièrement sombres, et des cas d'hybridation entre les deux espèces sont possibles.  

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) juvénile

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) juvénile, secteur de Tarifa (Espagne). Notez (1) la bande pâle à l'avant de l'aile, (2) les couvertures sombres contrastant peu avec les rémiges secondaires (3) et primaires sombres, (4) le ventre sombre densément tacheté de chamois et (5) la collerette sombre (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Manuel Morales
Vautour fauve (Gyps fulvus) juvénile

Vautour fauve (Gyps fulvus) juvénile, secteur de Tarifa (Espagne), octobre 2017. Notez (1) la bande pâle à l'avant de l'aile plus étroite et moins visible que celle du vautour de Rüppell, (2) les couvertures chamois et blanchâtres contrastant nettement avec les rémiges secondaires (3) et primaires sombres, (4) le ventre chamois-roux et (5) la collerette chamois (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : David Chandler / Sa page Facebook
Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) immature (probablement de deuxième année), secteur de Tarifa (Espagne), octobre 2017. Notez (1) la bande pâle à l'avant de l'aile, (2) les couvertures sombres contrastant peu avec les rémiges secondaires (3) et primaires sombres (ici certaines manquent), (4) le ventre sombre densément tacheté de chamois (ainsi que les sous-caudales), (5) la collerette sombre et (6) la tête grisâtre (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Rachid El Khamlichi
Vautour fauve (Gyps fulvus) immature

Vautour fauve (Gyps fulvus) immature, Saint-May (Drôme), le 21/05/2016. Notez (1) la bande pâle à l'avant de l'aile plus étroite et moins visible que celle du vautour de Rüppell, (2) les couvertures chamois et blanchâtres contrastant nettement avec les rémiges secondaires (3) et primaires sombres, (4) le ventre  chamois-roux, (5) la collerette chamois et (6) la tête blanchâtre (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Samuel Desbrosses


Pourquoi voit-on des Vautours de Rüppell dans la péninsule ibérique ?

Vautours de Rüppell (Gyps rueppellii) et fauve (Gyps fulvus)

Vautour de Rüppell (Gyps rueppellii) juvénile à gauche et Vautour fauve (Gyps fulvus) près d'une charogne dans le secteur de Tarifa (Espagne) le 27/10/2003 : notez le dessus plus sombre.
Photographie : Todor Todorov / Rarebirdspain.net

La première donnée vérifiée de Vautour de Rüppell en Espagne date de 1992, et en 2003 il y avait déjà eu au moins 24 données recensées, et depuis, les données sont en augmentation. La plupart des observations espagnoles sont concentrées en Andalousie, notamment dans la région de Tarifa et d'Algésiras, tandis qu'au Portugal le secteur le plus favorable se situe dans la haute vallée du Tage, dans la région de Castelo Branco, près de la frontière espagnole, où sont établies plusieurs colonies de Vautours fauves.
Le facteur principal expliquant les arrivées de Vautours de Rüppell en Espagne est l'augmentation du nombre de Vautours fauves nichant en Europe et qui hivernent en Afrique de l'Ouest, au sud du Sahara, où ils côtoient alors des Vautours de Rüppell, mais aussi d'autres espèces locales comme le Vautour africain (Gyps africanus). Cette augmentation est principalement liée à l'explosion démographique de l'espèce en Espagne (+ 500 % entre 1979 et 1999!) mais aussi en France. Entre octobre et novembre, des milliers de Vautours fauves sont comptés chaque année traversant le détroit de Gibraltar entre l'Espagne et le Maroc. En revenant de leurs quartiers africains, les Vautours fauves sont suivis par quelques Vautours de Rüppell, surtout des immatures plus enclins à découvrir de nouveaux territoires que les adultes, mais ces derniers étant plus facilement identifiables que les immatures, il est probable que ces derniers soient peu remarqués et donc que leurs effectifs réels soient sous-estimés. Les mouvements des Vautours de Rüppell au-dessus du détroit de Gibraltar sont dans les deux sens (lire Première observation marocaine d'un Vautour de Rüppell arrivant d'Espagne).
Précisons aussi qu'un Vautour africain (Gyps africanus) a été observé et photographié au Portugal le 14 octobre 2006 par Brian J. Small au-dessus du cap Saint-Vincent près de Sagres au Portugal (lire Observer les oiseaux sur la péninsule de Sagres), selon sûrement le même processus que les Vautours de Rüppell arrivant dans la péninsule ibérique.

Où le chercher en Espagne ?

Bons spots pour le Vautour de Rüppell en Espagne et au Portugal

Quelques bons secteurs pour chercher le Vautour de Rüppell à Gibraltar, en Espagne et au Portugal : (1) Gibraltar (Europa point, phare) et La Línea de la Concepción, (2) Algésiras (port et El Pelayo), (3) point de suivi de la migration de Cazalla, (4) Tarifa (point de suivi de la migration d'EL Algarrobo, Playa de los Lances, Muladar de la Peña), (5) falaises (dortoir) au nord-est de Bolonia, (6) La Zarzuela près de Zahara de los Atunes, (7) l'ancien lac asséché de La Janda, (8) Vila Velha de Rodão près de Castelo Branco, (Portugal), (9) refugio de rapaces de Montejo de la Vega  dans le Parque Natural de las Hoces de Duratón (province de Ségovie, Castille-et-León) et (10) secteur d'Alcoi (province d'Alicante, Communauté valencienne).
Carte : Ornithomedia.com

La plupart des observations (une dizaine en moyenne par an depuis 2005) ont lieu entre mars et octobre, les mois de mai et d'octobre étant les plus favorables.
Les zones les plus propices sont celles où les Vautours fauves sont les plus nombreux en migration. Les collines entre Tarifa et Algésiras, notamment les sites de suivi de la migration de Cazalla (voir sa localisation sur Google Maps) et d'El Algarrobo (voir sa localisation sur Google Maps), ainsi que l'ancien lac asséché de la Janda, à l'est de Vejer de la Frontera, sont certainement les meilleurs secteurs espagnols pour observer le Vautour de Rüppell, surtout en septembre et en octobre.
L'espèce a également été notée à l'ouest et au centre de l'Espagne, comme le Parque Natural de las Hoces de Duratón (Castille-et-León) (lire Le Parc de las Hoces del Río Duratón, un bon secteur pour le Sirli de Dupont), ou le parc national de Monfragüe, où l'espèce a déjà été signalée à plusieurs reprises depuis le Salto del Gitano (par exemple trois en 2014) (lire Observer les oiseaux en Estrémadure). Toujours en Estrémadure, la Sierra de San Pedro (lire Observer les oiseaux en Estrémadure : la Sierra de San Pedro) et le parc naturel Tajo International sont aussi potentiellement favorables.
Lors de notre séjour en octobre 2017 dans le parque natural El Estrecho (Andalousie), guidé par Manuel Morales (directeur de la compagnie Birding Tarifa), nous avons pu observer trois Vautours de Rüppell immatures (de deuxième année a priori) : un le 19 octobre près de la ferme (cortijo) de La Hoja (voir sa localisation sur Google Maps), et deux le 20/10 au nord de la Torre Vigía Guadalmesi (voir sa localisation sur Google Maps).

Où le chercher au Portugal ?

Les gorges le long de la haute vallée du Tage, près de la frontière espagnole, dans la région de Castelo Branco, sont aussi très favorables, surtout de juin à septembre. Un ou deux oiseaux y sont vus chaque année. Vila Velha de Rodão est un autre site connu (voir carte ci-contre), et une caméra installée près d'une aire de Vautour fauve avait même permis de filmer un adulte fin mai 2008.
Des oiseaux sont parfois vus en automne au-dessus de la péninsule de Sagres en Algarve (Portugal) (lire La péninsule de Sagres (Portugal) en octobre 2017 : oiseaux marins et rapaces migrateurs).

Dans le nord du Maroc

De plus en plus de Vautours de Rüppell sont observés dans le nord du Maroc : jusqu'à sept oiseaux ont par exemple été comptés parmi des milliers de Vautours fauves les 10 et 11 mai 2014 au sud du détroit de Gibraltar (trois dans le parc national du Djebel Bouhachem et quatre sur le Djebel Moussa).

En France aussi

En France, le Vautour de Rüppell est rarissime, mais un adulte d'origine inconnue (voir des photos au début de cet article) a été vu en octobre 2003 près du site de réintroduction du Vautour fauve de Rémuzat, dans le massif des Baronnies (Drôme) (lire Observer les oiseaux sur le plateau de Saint-Laurent).
Un immature provenant du Portugal a été observé en août 2013 dans les gorges du Verdon (Alpes-de-Haute-Provence) et dans le parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes) : il a été recueilli affaibli dans un centre de soins puis marqué (lire Un Vautour de Rüppell dans le sud de la France en août 2013).

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