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Différencier les Phalaropes à bec large et à bec étroit en automne et en hiver

Alors que de nombreux Phalaropes à bec large sont notés en ce mois de septembre 2017 le long des côtes françaises, voici les critères pour les différencier des Phalaropes à bec étroit.

| Validé par le comité de lecture

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Différencier les Phalaropes à bec large et à bec étroit en automne et en hiver

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) de premier hiver, lagunage de Bréhal (Manche), le 12/09/2017.
Photographie : Michel Leroux

Les phalaropes (genre Phalaropus) sont des limicoles originaux : leurs doigts sont lobés, ils sont polyandres (la femelle se reproduit avec plusieurs partenaires), les femelles sont plus grandes que les mâles,  leur plumage est plus coloré que ces derniers durant la période de reproduction, elles chantent, courtisent les mâles et s'occupent de la défense de leur territoire, laissant à leur partenaire le soin de l'incubation des œufs. La méthode de pêche de ces oiseaux est aussi particulière et consiste à créer un faible tourbillon dans l'eau en tournant sur eux-mêmes afin de soulever la nourriture du fond et d'attraper les petits invertébrés en plongeant leur bec. Enfin, ils hivernent en haute mer.
Le genre Phalaropus compte seulement trois espèces, les Phalaropes à bec large (Phalaropus fulicarius), à bec étroit (Phalaropus lobatus) et de Wilson (Phalaropus tricolor), cette dernière ne nichant qu'en Amérique du Nord et étant donc très rare en Europe de l'Ouest. Si au printemps et en été les adultes sont très colorés et faciles à identifier, ce n'est pas le cas en automne et en hiver du fait de la mue post-nuptiale complète qui débute à la fin de l'été (dès le début du mois d'août pour le Phalarope à bec étroit). Les juvéniles des deux espèces sont aussi assez similaires, et à partir du mois d'août, ils muent progressivement pour acquérir leur plumage de premier hiver.
Dans cet article, nous présentons les critères permettant de distinguer les Phalaropes à bec large et à bec étroit dans les plumages de juvénile, de premier hiver et d'adulte internuptial.

Abstract

The phalaropes (Phalaropus sp.) are original waders: they have lobed toes, they are polyandrous (the female mate with several partners), females are larger than males and their plumage is more colorful during the breeding season, they sing and defense their territory. Their method to catch invertebrates is unique: they create a small vortex in the water by turning on themselves. Finally, during the water, they are mainly pelagic.
There are only three species of Phalaropes: the Grey Phalarope (Phalaropus fulicarius), the Red-necked Phalarope (Phalaropus lobatus) and the Wilson's Phalarope (Phalaropus tricolor), the latter breeding in North America and being very rare in Europe. If during spring and summer adults are very colorful and easy to identify, it is not the case in the fall and winter, due to the post-breeding molt which starts at the end of the summer. Juveniles of both species are also quite similar, and from August, they gradually moult to acquire their first winter plumage.
In this article, we present you the criteria for identify the Grey and Red-necked Phalaropes in their juvenile, first winter and internuptial plumages.

Le Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius)

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) en plumage nuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage nuptial (peut-être un mâle, les couleurs de la femelle pouvant être encore plus vives), Barrow, Alaska (États-Unis), le 03/06/04.
Photographie : Pierre-Paul Evrard

Longueur : 20 à 22 cm.

Description : en plumage nuptial, le mâle et la femelle adultes sont très colorés, et les teintes de la femelle sont encore plus vives. Elle est marron-roux vif de la gorge jusqu'à la queue, ses joues et ses oreilles sont blanches, sa calotte, le trait sourcilier et le menton sont noirs, et le dessus de son corps est noir avec des liserés ocre-chamois. Les couvertures sous-alaires sont blanc pur avec des bordures grises. Le plumage du mâle est similaire mais plus terne, souvent tacheté de blanc dessous et ses motifs du dessus sont moins nets.
En vol, on note un net contraste entre le corps roux sombre et le dessous blanchâtre des ailes. Le bec est jaune à pointe sombre.
La mue post-nuptiale de l’adulte est complète : elle commence chez les mâles à la mi-juin, chez les femelles à la fin juin. Elle est achevée dans les quartiers d’hiver, au plus tard début avril. En plumage internuptial complet, l'adulte (deux sexes) a le dessus gris pâle uni, le dessous blanc, l'arrière de la calotte est noir et une "virgule" sombre de forme plutôt rectangulaire est visible derrière l'oeil. Il rappelle une petite Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus). Le bec est sombre avec une base jaune d'étendue variable.
En vol, l'adulte en hiver ressemble à un Bécasseau sanderling (Calidris alba), mais ses ailes sont plus longues, sa poitrine est plus forte et sa queue est plus longue et sombre.
Le juvénile a le dessus brun sombre et les plumes sont bordées de liserés ocre-chamois. La calotte et le trait sourcilier sont brun sombre. La poitrine est teintée de chamois (parfois plus gris rosé). La mue post-juvénile débute au mois d'août, et des plumes grises apparaissent rapidement sur le dos et les scapulaires. À la fin de l'automne, le dessus est généralement gris pâle, comme l'adulte en plumage internuptial, seules les couvertures alaires et les tertiaires restant sombres (mais bordées de clair). La teinte chamois de la poitrine blanchit au cours de l'automne. Le bec est sombre avec une base jaune d'étendue variable.
Les pattes sont gris rosé et les doigts sont lobés. Une barre alaire blanche est bien visible sur le dessus des ailes et est plus large sur le "bras" que sur la "main".

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, étang en Wallonie (Belgique), le 11/12/2011. Notez (1) l'arrière de la calotte noir, (2) le bec assez épais et court avec la base jaune (variable), (3) le dessus gris uni.
Photographie : Marc Fasol
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, étang en Wallonie (Belgique), le 11/12/2011. Notez (1) les pattes gris clair et les doigts lobés.
Photographie : Marc Fasol
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, étang en Wallonie (Belgique), le 11/12/2011. Notez la forme de la zone noire sur la nuque et à l'arrière de la calotte.
Photographie : Marc Fasol
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) juvénile

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) juvénile, Islande, le 25/07/2012. Notez (1) la calotte sombre striée d'ocre, (2) le bec épais sombre à base jaune, (3) les fines bandes jaune ocre sur le dos sombre (pas de larges bandes ocre jaune comme le jeune Phalarope à bec étroit) et (4) la nuance chamois-gris sur la poitrine (teinte assez variable).
Photographie : Yann Kolbeinsson / Sa galerie sur Flickr
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) juvénile > 1er hiver

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) juvénile en cours d'acquisition du plumage de premier hiver, Mare de Vauville (Manche), le 9/11/2013. Notez (1) la calotte encore sombre, (2) le bec sombre et assez épais à base jaune, (3) les restes de la tente chamois du plumage juvénile, (4) les plumes grises acquises depuis le début de la mue post-juvénile.
Photographie : Yann Kolbeinsson / Sa galerie sur Flickr
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) de 1er hiver

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) en plumage de premier hiver, réservoir de Ynys-y-For Reservoir, Newport, Pays-de-Galles (Grande-Bretagne), le 16/09/2015. Notez (1) le front blanc, (2) le bec épais sombre (la base jaune est peu visible), (3) le dessus gris (mue post-juvénile terminée), (4) les couvertures alaires et les tertiaires sombres bordées de clair, vestiges du plumage juvénile.
Image : Johnl L UK (image extraite d'une vidéo)


Voix : le cri de contact en vol est un "chit" ou "tit" monosyllabique, rauque et métallique, qui rappelle celui de la Foulque macroule (Fulica atra) (écoutez un enregistrement). Quand il est excité et qu'il nage, l'oiseau lance des "hipp, hipp hipp" (écoutez un enregistrement). Le chant, émis par la femelle lors de son vol nuptial est un "brippp" sonore et bourdonnant. 

Habitats : le Phalarope à bec large niche dans la toundra arctique le long des côtes, souvent non loin de l'eau. Il reste généralement en haute mer durant sa migration vers ses zones d'hivernage situées en haute mer dans l'Atlantique au large de l'Afrique, mais des oiseaux sont parfois poussés près des côtes par les vents d'ouest.
Quelques migrateurs peuvent aussi faire une halte sur les lacs, les étangs et les bassins des stations d’épuration.

Aire de répartition du Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius)

Aire de répartition du Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius). En rouge, aire de nidification, en bleu, aire d'hivernage, et flèches orange, voies de migration post-nuptiale.
Carte : Ornithomedia.com d'après HBW

Biologie : c’est le plus pélagique de tous les limicoles, passant la majeure partie de sa vie en mer. Sa migration s’effectue presque exclusivement au large des côtes, pour atteindre les eaux tropicales riches en zooplancton. Il hiverne en grandes bandes, souvent à proximité de baleines qui exploitent la même ressource de nourriture. Souvent très confiant (voir une vidéo). Diurne, il se nourrit en nageant, souvent en tournant sur lui-même pour créer un courant ascendant entraînant les invertébrés qu’il picore à la surface, parfois en basculant en avant et en plongeant la tête sous l’eau (voir une vidéo). Il capture également les moucherons en vol qui passent à sa portée ou picore ses proies en marchant sur le rivage. Les migrateurs ne s’attardent guère plus d’un jour. Le pic du passage post-nuptial en Europe de l’Ouest a lieu en septembre, mais des oiseaux sont aussi vus en hiver. L'espèce est très rare au printemps et en été.

Répartition : le Phalarope à bec large a une distribution circumpolaire discontinue : Islande, Svalbard (Danemark), île aux Ours (Norvège), Sibérie septentrionale (de la Nouvelle-Zemble et de l’embouchure du Ienisseï à la péninsule des Tchouktches, y compris les îles de Nouvelle-Sibérie et Wrangel), côte nord de l’Alaska jusqu'à l’île d’Ellesmere (Canada), Groenland. Son aire de nidification se situe généralement au nord de celle du Phalarope à bec étroit. Les quartiers d’hiver de la population européenne, ouest-sibérienne et de l’est du Groenland se trouvent principalement dans deux zones de l’Atlantique au large de l’Afrique, entre la Mauritanie et le golfe de Guinée, et entre la Namibie et l'Afrique du Sud. La population nord-américaine hiverne au large du Chili.

Le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus)

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) en plumage nuptial

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) adulte en plumage nuptial (probablement une femelle, aux couleurs bien vives), Barrow, Alaska (États-Unis), le 03/06/04. Notez la tache blanche sur le côté.
Photographie : Pierre-Paul Evrard

Longueur : 17 à 19 cm.

Description : en plumage nuptial, le mâle et la femelle adultes sont très colorés et la femelle l'est encore plus que le mâle. La femelle adulte en plumage nuptial a le front, les tempes, le sommet de la tête, l'arrière du cou et le haut des joues gris-plomb, le menton, le bas des joues, la partie supérieure de la gorge blancs. Une zone orange-rouille s'étend sur les côtés du cou. Les yeux sont surmontés d'une petite tache blanche. Le dessus et les scapulaires sont gris foncé. Les scapulaires sont bordées par deux bandes jaune-ocre très claires. On note généralement une tache blanche sur les côtés de la poitrine, plus ou moins visible selon la position, l'âge et   l'individu.
En vol, le Phalarope à bec étroit est plus petit et plus compact, avec des ailes et une queue plus courte. Une étroite bande alaire blanche est visible sur le dessus de l'aile. Les couvertures sous-alaires blanchâtres sont marquées de noir.
Chez l'adulte, la mue post-nuptiale débute début août et le plumage internuptial complet est acquis en mars-avril. L'adulte est gris dessus strié de blanc et blanc dessous, mais il est très rare de le voir dans cette livrée en Europe. Il rappelle une petite Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus). 
La tache sombre derrière l'oeil est généralement plus courbée que celle du Phalarope à bec large.
Le Phalarope à bec étroit juvénile ressemble à celui du Phalarope à bec large, mais il présente de nets chevrons ocre jaune (blanchâtres à la fin de l'automne) sur le dessus, sa calotte est plus sombre et il présente une nuance grise sur le cou et la poitrine, qui pâlit au cours de l'automne et de l'hiver. La mue post-juvénile débute en août, mais contrairement au jeune Phalarope à bec large qui acquiert rapidement des plumes grises sur son dos, le juvénile de Phalarope à bec étroit conserve plus longtemps son plumage sombre sur le dos.
Les pattes sont gris sombre et les doigts sont lobés.

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) adulte en plumage internuptial, île de Masira, Oman, le 13/09/2013. Notez (1) le front et l'avant de la calotte blancs, (2) le bec fin et pointu entièrement noir, (3) le dessus gris avec des liserés blancs, (4) la tache noire courbée derrière l'oeil.
Photographie : Dunstan / Sa galerie sur Flickr
Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile ayant récemment quitté son nid, Norduland, (Islande), le 05/08/2014. Notez (1) la calotte sombre (plus sombre que celle du jeune Phalarope à bec large), (2) le bec fin et pointu entièrement sombre, (3) le dos sombre avec de larges bandes ocre chamois (aperçues) et (4) la nuance gris rosé sur la poitrine. 
Photographie : Samuel Desbrosses
Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile, Islande, août 2010. Notez (1) le bec fin et pointu entièrement sombre, (2) la calotte sombre, (3) la nuance gris rosé sur la poitrine, (4) les larges bandes ocre chamois sur le dos, (5) la tache blanche sur le côté de la poitrine, (6) la tache noire courbée derrière l'oeil.
Photographie : Marc Fasol
Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile > 1er hiver

Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) juvénile en cours d'acquisition du plumage de premier hiver, Cincinnati (Ohio), États-Unis, le 13/09/2014. Notez (1) la calotte sombre, (2) le bec fin et pointu entièrement sombre, (3) les bandes jaune chamois sont devenues blanches avec l'usure, (4) la tache noire courbée derrière l'oeil, (5) les premières plumes grises du plumage de premier hiver.
Photographie :Andrew C. / Wikimedia Commons

Voix : "cheep" monosyllabique, bref, un peu guttural, légèrement plus bas et plus rauque (écoutez un enregistrement) que le cri du Phalarope à bec large. Il pousse aussi un "tcherr" plus long.

Habitats : le Phalarope à bec étroit niche dans les marais et mares dans les montagnes arctiques au-dessus de la limite des arbres ou en toundra. Il atteint davantage l'intérieur des terres que le Phalarope à bec large. En migration, il est plus éclectique et moins marin que le Phalarope à bec large : on peut aussi l'observer sur des plans d’eau naturels (lagunes, étangs, lacs..) ou artificiels (bassins de lagunage des eaux usées, de sucrerie, sablières, marais salants...). En hiver, l’espèce est  marine.

Aire de répartition du Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus)

Aire de répartition du Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus). En rouge, aire de nidification, en bleu, aire d'hivernage, et flèches orange, voies de migration post-nuptiale. Comme on peut le voir, la France est située un peu à l'ouest de celles-ci.
Carte : Ornithomedia.com d'après HBW

Comportement : son comportement est semblable à celui du Phalarope à bec large (voir une vidéo de sa façon de se nourrir, en décrivant des cercles), mais il est moins maritime que ce dernier, sauf en plein hiver.

Répartition : le Phalarope à bec étroit niche dans le nord de l'Alaska, au nord du Canada, au Groenland, en Islande, en Écosse (en petit nombre sur les îles Hébrides et Shetland), en Scandinavie, dans le nord de la Sibérie jusqu’aux rivages du Pacifique. Trois grandes zones d’hivernage pélagiques sont connues : au large de la côte pacifique de l’Amérique du Sud, au sud-est de la péninsule Arabique (mer d’Oman, golfe Arabique) et au large de l’Indonésie jusqu’en Mélanésie.

En Europe, hormis les quelques secteurs septentrionaux où niche l’espèce, on l'observe uniquement durant sa migration, et plus particulièrement à l’automne. Il est rare dans l'ouest du continent, où il est surtout noté entre la fin juillet et la mi-septembre (en France, la Camargue est alors le meilleur secteur pour l'observer), donc un peu plus tôt que le Phalarope à bec large. Il est plus fréquent dans l'est de l'Europe car les nicheurs islandais, écossais, scandinaves et ouest-sibériens migrent en automne vers les mers Caspienne et du Nord, puis hivernent en grand nombre en mer d'Arabie, et ils retournent au printemps (avril-mai) par la même route. L'espèce est donc davantage visible dans l'est de l'Europe et en Asie centrale au printemps (des groupes très importants stationnent en avril sur les rives de la mer Caspienne et dans les zones humides du Kazakhstan) et en automne.

Comparaison en photos

Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) et à bec large (Phalaropus fulicarius) juvéniles

Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) (gauche) et à bec large (Phalaropus fulicarius) juvéniles, île de Noirmoutier (Vendée), France, septembre 2008. Notez (1) la calotte sombre étendue dans les deux cas à cet âge, (2) le bec plus fin du Phalarope à bec étroit, (3) les larges bandes ocre chamois chez le Phalarope à bec étroit (fines chez l'autre espèce), (4) la forme différente de la tache noire derrière l'oeil (plutôt rectangulaire chez le Phalarope à bec large, plus courbée chez le Phalarope à bec étroit).
Photographie : Aymeric Le Calvez
Têtes de Phalaropes à bec large (Phalaropus fulicarius) et à bec étroit (Phalaropus lobatus)

Têtes de Phalaropes à bec large (Phalaropus fulicarius) (gauche) et à bec étroit (Phalaropus lobatus) : notez (1) le bec plus épais, un peu plus court et à base jaune du Phalarope à bec large, alors qu'il est sombre et plus fin chez le Phalarope à bec étroit), et (2) la tache sombre derrière l'oeil, rectangulaire chez le Phalarope à bec large et plus courbée chez le Phalarope à bec étroit.
Photographies : Marc Fasol / Adler (Wikimedia Commons)
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, le 21/10/2010. Notez (1) la barre alaire blanche bien visible, un peu plus large que celle du Phalarope à bec étroit.
Photographie : Marc Fasol
Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) adultes en mue

Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) adultes en mue, Islande, août 2010. Notez (1) la barre alaire blanche bien visible, plus fine sur la "main" que sur le "bras".
Photographie : Marc Fasol
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial

Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) adulte en plumage internuptial, le 21/10/2010. Notez (1) les couvertures sous-alaires blanchâtres ou teintées de gris.
Photographie : Marc Fasol
Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) adultes

Phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus) adultes en mue, Islande, août 2010. Notez (1) les couvertures sous-alaires marquées de noir.
Photographie : Marc Fasol

Synthèse des critères

Comme c'est souvent le cas pour réussir à identifier des espèces similaires, il faut essayer de combiner le maximum de critères sur le terrain, surtout quand les conditions d'observation ne sont pas bonnes. 

Phalarope à bec large
(Phalaropus fulicarius)
Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus)
Silhouette
Un peu plus grand et plus robuste que le Phalarope à bec étroit Un peu plus petit, plus compact que le Phalarope à bec large, avec des ailes et une queue plus courte. 
Bec (en automne et en hiver) Un peu plus court et plus épais que le bec du Phalarope à bec étroit, sombre à base jaune (d'étendue variable et pas toujours visible sur le terrain) Plus fin et plus pointu, entièrement sombre
Calotte
Noir derrière la tête et avant de la calotte souligné de noir (variable) Noir derrière la tête (variable).
En général, le noir est plus étendu chez le Phalarope à bec étroit juvénile/1er hiver que chez le Phalarope à bec large du même âge
Tache derrière l'oeil (critère variable)
Forme grossièrement rectangulaire Forme plus courbée
Tache blanche sur les côtés de la poitrine Non Oui, plus ou moins visible
Dessus des ailes Barre alaire blanche un peu plus large que celle du Phalarope à bec étroit Barre alaire blanche un peu plus fine
Dessous des ailes Les couvertures sous-alaires sont blanchâtres ou gris clair Les couvertures sous-alaires sont marquées de noir
Dessus (adulte en plumage internuptial) Gris pâle uni Gris pâle avec stries blanches (plumage rarement visible en Europe)
Dessus (juvénile) Brun sombre avec liserés chamois Brun sombre avec longues stries jaunâtres
Dessus (plumage juvénile vers celui de premier hiver) Dès le début de la mue post-juvénile, en août-septembre des plumes grises apparaissent sur le dos. À la fin de cette mue, le jeune oiseau revêt son plumage de premier hiver et il ressemble alors à l'adulte en plumage internuptial mais ses couvertures alaires et ses tertiaires restent sombres En août-septembre, la mue n'a pas vraiment commencé et il n'y presque pas de plumes grises sur le dos. À la fin de cette mue (vers janvier), le jeune oiseau revêt son plumage de premier hiver et il ressemble alors à l'adulte en plumage internuptial mais ses ailes restent marquées de sombre
Dessous (plumage juvénile vers celui de premier hiver) Teinte gris-chamois (variable) sur le cou et la poitrine qui s'estompe à la fin de l'automne Teinte grisâtre sur le cou et sur la poitrine qui s'estompe à la fin de l'automne
Pattes Gris rosé Gris sombre
Cris Le cri de contact en vol est un "chit" ou "tit" monosyllabique, rauque et métallique, qui rappelle celui de la Foulque macroule. Quand il est excité et qu'il nage, l'oiseau lance des "hipp, hipp hipp" "Cheep" monosyllabique, bref, un peu guttural, légèrement plus bas et plus rauque que le cri du Phalarope à bec large. Aussi, "tcherr" plus long.
Habitats fréquentés lors du passage post-nuptial en Europe Généralement en mer, il se rapproche parfois des côtes quand soufflent les vents d'Ouest, et il peut alors se reposer sur des plans d'eau de l'intérieur Plans d’eau naturels (lagunes, étangs, lacs...) ou artificiels (bassins de lagunage des eaux usées, de sucrerie, sablières, marais salants...)
Statut en Europe de l'Ouest Assez régulier en automne (septembre-octobre) et en hiver le long des côtes  quand des vents d'ouest les rabattent Rare mais régulier en août-septembre sur les lagunes et les bassins. Très rare en hiver

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