Date de mise en ligne: 28/10/09
- Visé par le Comité de Lecture
L'identification
des alouettes est souvent problématique, notamment pour les débutants,
car ce sont des oiseaux plutôt farouches, vivant dans des milieux très
ouverts, et au plumage peu marquant. C'est notamment le cas de deux espèces
proches, l'Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla) et l'Alouette
pispolette (Calandrella rufescens). Elles coexistent dans certaines régions
d'Espagne, d'Afrique du Nord, du sud de la Russie et du Moyen-Orient.
Nous abordons ce sujet grâce à Javier Blasco-Zumeta qui
présente sur son site web www.javierblasco.arrakis.es
une série de photos très instructives de ces deux espèces;
en effet, selon lui, "une image vaut mieux que des mots".
Cet
article a été soumis à notre Comité
de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous
contacter.
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Abstract
| Publicité |
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Short-toed
Lark Calandrella brachydactyla is most likely to be confused with Lesser
Short-toed Lark Calandrella rufescens, but they differ from each other
by different features including plumage (for example Lesser Short-toed Lark has
always clearly streaked across the chest and have a much plainer face pattern),
bill and head shapes, and voice (Lesser Short-toed Lark has a particularly distinctive
voice, the commonest call being a dry "drrrrd" which has a gravelly,
almost Sand Martin Riparia riparia-like qualit).
We propose you an article to distinguish adults
and juveniles from both species based on excellent photos published by Javier
Blasco-Zumeta on his website www.javierblasco.arrakis.es;
indeed, for him, an "image is worth a thousand words".
Présentation des Alouettes calandrelle et pispolette
Alouette calandrelle (Calandrella
brachydactyla)
Longueur:
14-16 cm.
Son plumage est variable suivant les individus et dépend des zones géographiques:
mais il donne toujours l'impression d'un oiseau clair avec un bec relativement
large et pointu.
La tête présente un large sourcil caractéristique pâle
et une bande sombre à travers et derrière l'il.
Le mâle a un plumage plus roux que la femelle, particulièrement sur
la couronne. Les zones noires sur les côtés du cou sont souvent très
frappantes au printemps, beaucoup moins en automne. Comme l'Alouette calandre
(Melanocorypha calandra), ces taches constituent un signal quand les mâles
paradent devant leurs congénères et adversaires pour défendre
leur territoire.
Carte
de répartition de l'Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla):
en rouge, zones où l'espèce est migratrice, en vert celles où
elle est sédentaire
Carte: Ornithomedia.com d'après Le Guide Ornitho |
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La
zone carpale au poignet de l'aile est souvent peu nette. On peut la confondre
assez facilement avec l'Alouette pispolette (Calandrella rufescens), mais
parfois aussi avec le Pipit rousseline (Anthus campestris) à la
queue et aux pattes bien plus longues. Se
nourrit de graines et d'insectes.
Espèce migratrice en Europe.
Espèce
commune dans les zones sèches (dunes, steppes) et les terres arables dans
le sud de l'Europe.
Voix:
Le chant est émis durant son vol sautillant, il est constitué de
séquences typiques courtes de "pytt, tryll yll yll yll" entrecoupées
de petites trilles et d'imitations. Il ressemble un peu à celui du Pipit
rousseline.
L'espèce émet un cri typique en vol, semblable à celui d'un
fringille ou d'une Hirondelle de fenêtre: c'est souvent un double "tylp
teelp", et assez souvent (généralement durant l'envol) un son
roulé ressemblant au "chirryt!" de l'Alouette des champs (Alauda
arvensis).
Pour emporter sur le terrain les chants et cris de l'Alouette calandrelle, commandez
les deux MP3-CDs
The Bird Songs of Europe, North Africa and the Middle-East à utiliser
dans son Ipod ou lecteur mp3.
Alouette
pispolette (Calandrella
rufescens)
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Alouette pispolette (Calandrella rufescens apetzii)
Photo: Dani L. Huertas / www.daniscoping.com |
Longueur:
13-14,5 cm.
Il existe des variations dans les couleurs du plumage selon les zones géographiques,
et il est parfois très difficile de la distinguer de l'Alouette calandrelle:
dans le sud de l'Espagne (sous-espèce apetzii), elle est par exemple
plus grise que cette dernière, avec un manteau plus sombre et des marques
plus nettes sur le dessus, ainsi que des stries nettes sur la poitrine et les
flancs, évoquant plutôt une petite Alouette des champs grisâtre.
Elle est par contre plus claire, d'une teine plus "sable" dans les montagnes
de l'Atlas en Afrique du Nord. Les populations asiatiques (sous-espèces
aharonii et heinei) sont aussi beaucoup plus grises qaue l'Alouette
calandrelle . En plumage automnal, les stries sur la poitrine sont plus fines
et sont parfois (chez les immatures?) difficiles à voir, bien qu'on note
toujours une bande gris-chamois à travers la poitrine.
L'Alouette pispolette n'a pas de sourcil net ni de ligne sombre à travers
l'oeil, mais sa tête est plus ronde que celle de l'Alouette calandrelle,
avec un bec plus court et plus épais (comme une Linotte mélodieuse),
ainsi que des tertiaires plus courtes.
Vit dans
les steppes sans arbres, et rarement dans les cultures comme l'Alouette calandrelle.
Elle préfère les zones humides saisonièrement asséchées,
les bords des lacs, les steppes salines (comme dans le bassin de l'Ebre en Espagne)
et les levées entre les bassins des marais salants.
Elle
ne migre pas dans le sud de l'Epagne, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le
régime alimentaire est le même que celui de l'Alouette calandrelle.
Voix:
Le cri en vol est typique: c'est un bourdonnement typique évoquant le cri
d'un limicole: un "tchrrrty!" ou un double "trr-chrrr", parfois
presque sans voyelles, évoquant celui dune Hirondelle de rivage (Riparia
riparia), ou un "tirrr" ou un "dirrr" plus durs, ressemblant
parfois à celui de l'Alouette calandrelle.
Le chant est continu et varié, et comprend beaucoup d'imitations souvent
trompeuses, de l'Alouette calandrelle et du Cochevis huppé. Le chant est
émis lors du vol nuptial, qui consiste en cercles décrits avec des
battements d'ailes lents, rappelant la parade du Serin cini.
Carte
de répartition de l'Alouette pispolette (Calandrella rufescens):
en rouge, zones où l'espèce est migratrice, en vert celles où
elle est sédentaire
Carte: Ornithomedia.com d'après Le Guide Ornitho |
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La
zone carpale au poignet de l'aile est souvent peu nette. On peut la confondre
assez facilement avec l'Alouette pispolette (Calandrella rufescens), mais
parfois aussi avec le Pipit rousseline (Anthus campestris) à la
queue et aux pattes bien plus longues. Se
nourrit de graines et d'insectes.
Espèce migratrice en Europe.
Voix:
Le chant est émis durant son vol sautillant, il est constitué de
séquences typiques courtes de "pytt, tryll yll yll yll" entrecoupées
de petites trilles et d'imitations.
L'espèce émet un cri typique en vol, semblable à celui d'un
fringille ou d'une Hirondelle de fenêtre ou des rivages; c'est souvent un
double "tylp teelp", et assez souvent (généralement durant
l'envol) un son roulé ressemblant au "chirryt!" de l'Alouette
des champs (Alauda arvensis).
Pour emporter sur le terrain les chants et cris de l'Alouette pispolette, commandez
les deux MP3-CDs
The Bird Songs of Europe, North Africa and the Middle-East à utiliser
dans son Ipod ou lecteur mp3.
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