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Les plumages des Labbes
parasite et à longue queue
Le Labbe parasite
(Stercorarius parasiticus)
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Labbe parasite
(Stercorarius parasiticus) adulte clair : notez la petite calotte sombre (1),
laissant une petite tache blanche à la base du bec (2), la bande pectorale
partielle (3), le dessous entièrement clair (4) et le prolongement caudal
pointu (5)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
Le plumage est généralement
assez comparable à celui du Labbe pomarin, avec également la présence
de différentes formes de couleur. Toutefois, le capuchon sombre des adultes
nuptiaux clairs est moins sombre et plus réduit, il n'entoure pas nettement
les commissures, et il laisse une petite tache pâle au-dessus de la base
du bec.
Les flancs et le bas-ventre ne sont pas ou bien sont peu marqués de sombre.
Certains adultes clairs peuvent avoir une bande pectorale très partielle
vague, mais la plupart présentent les parties inférieures du corps
entièrement pâles.
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Labbe parasite
(Stercorarius parasiticus) adulte clair : notez la petite calotte sombre (1),
le prolongement caudal pointu (2), et le bec fin semblant entièrement sombre
(3)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
Les autres plumages sont
très variables et difficiles à distinguer entre eux, ainsi que du
Labbe pomarin, le "jizz" étant plus facile à utiliser
que le plumage.
Des oiseaux tout sombres avec les taches blanches aux primaires peuvent être
des oiseaux de tout âge.
Le ventre et la poitrine blancs sont des critères d'adultes (notamment
les adultes pâles internuptiaux), mais ce critère peut se retrouver
chez des oiseaux un peu plus jeunes (notamment les sub-adultes), pâles également,
qui présenteront alors aussi une bande pectorale sombre (attention à
la confusion avec le Labbe pomarin adulte).
Labbes
parasites (Stercorarius parasiticus) juvéniles, formes sombre (A), intermédiaire
(B) et claire (C).
Notez le dessus de la queue faiblement barré (1), les couvertures brun-roux
(2)
Schéma : Ornithomedia.com, d'après The Sibley Guide |
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Les oiseaux immatures pâles
présentent néanmoins toujours des zones de mélange de clair
et de sombre au niveau des couvertures sous-alaires.
Les juvéniles
les plus clairs le sont davantage que ceux du Labbe pomarin: ils ont la tête,
le cou et aussi souvent le ventre clairs qui contrastent avec le reste du corps,
et ils sont également finement rayés, ce qui est visible de près.
Les juvéniles les plus sombres sont très semblables aux juvéniles
les plus sombres du Labbe pomarin.
Les couvertures primaires sous-alaires ne sont pas claires à la base, le
bec apparaît en général sombre, sans base nettement pâle,
et les rectrices médianes pointues ne dépassent que de 1 à
3 cm, formant ainsi un petit éperon double à l'extrémité
de la queue
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Labbe
parasite (Stercorarius parasiticus) juvénile, forme claire. Notez la tête
claire (1) se détachant du reste du corps
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
Les individus de deuxième
été sont semblables aux juvéniles, mais avec les rectrices
médianes plus saillantes; ils ont le dessous presque uniformément
sombre, et dans la forme pâle, le dessous est pâle.
Le plumage de troisième été ressemble à celui d'un
adulte internuptial, mais avec le dessous de l'aile barré, comme chez un
juvénile, et avec une bande pectorale marbrée, pouvant rappeler
le Labbe pomarin.
Le plumage de quatrième été est, quant à lui quasi-similaire
à celui d'un adulte, si ce n'est les rectrices médianes incomplètement
développées, ainsi que la présence de traces sombre (réminiscence
des barres présentes chez l'oiseau plus jeune) sous l'aile.
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Labbe
parasite (Stercorarius parasiticus) adulte sombre. Notez le bec fin et sombre
(1), les rectrices pointues (2)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com
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Labbe
parasite (Stercorarius parasiticus) juvénile forme sombre
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
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Labbe
parasite (Stercorarius parasiticus) juvénile forme sombre. Notez le bec
fin
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com
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Le Labbe à
longue queue (Stercorarius longicaudus)
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Labbe à
longue queue (Stercorarius longicaudus) subadulte clair. Notez la queue longue
et effilée (1), le contraste du dessus brun clair avec les secondaires
sombres, le blanc très faiblement étendu sur la main (3)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
L'adulte en plumage nuptial
est toujours de forme pâle, l'existence de forme sombre n'ayant pas été
prouvée. Il présente un capuchon noir, un contraste sur le dessus
entre les rémiges foncées et les couvertures alaires gris-brunâtre.
Au contraire des autres labbes, cette espèce n'a pas de tache basale claire
bien visible sur la main, seuls les rachis de deux ou trois rémiges primaires
externes étant blanches. L'éperon caudal est très long et
étroit. Les sous-caudales ainsi que le bas- ventre sont gris-brunâtre
et s'éclaircissent graduellement vers la poitrine blanchâtre.
Le juvénile a
un plumage très variable, comme le Labbe parasite.
Chez les formes claire et intermédiaire, la coloration de fond est plus
grise, moins brune, la forme foncée étant très similaire
à celle du Labbe pomarin.
Les rectrices médianes dépassent de façon insignifiante et
sont arrondies à la pointe.
Le bec est à base nettement plus claire, d'un ton gris-bleu, et il est
également plus court.
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Labbes
à longue queue (Stercorarius longicaudus) juvéniles formes sombre
(A), intermédiaire (B) et claire (C).
Notez les couvertures barrées plus claires que les flancs (1), le dessous de
la queue très barré(2)
Schéma : Ornithomedia.com, d'après The Sibley Guide |
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Labbe
à longue queue (Stercorarius longicaudus) juvénile. Les rectrices
médianes dépassent peu de la queue (1)
Photo : Jacques-André Leclercq |
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Labbe
à longue queue (Stercorarius longicaudus) juvénile. Notez (1) les
rectrices médianes dépassant peu de la queue et à bout arrondi
(1), le dessous des ailes barré noir et blanc plus clair que les flancs,
et le dessous de la queue fortement barré
Photo : Jacques-André Leclercq |
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Labbe
à longue queue (Stercorarius longicaudus) juvénile posé Notez
l'allure grisâtre
Photo : Jacques-André Leclercq |
Contacts
- Valéry Schollaert : valeryschollaert@scarlet.be
- Véronique Adriens : adriaens_veronique@yahoo.fr
Bibliographie
- Jacques-André Leclercq, 1996 : Clés d'identification des jeunes
Labbes à longue queue Stercorarius longicaudus en migration active. Ornithos
3-3 : 118 - 129.
- Olsen, K.M. &
Larsson, H. (1997) Skuas
& Jaegers. Pica Press, Sussex.
- Olsen K, M (1989)
Field identification of the smaller skuas. British Birds 82 : 143 - 175.
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