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Les plumages du Grand
Labbe et du Labbe pomarin
Les critères importants
Différences
entre les becs de :
A- Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus) : bec court
B- Labbe parasite (S. parasiticus) : bec fin, à pointe crochue
C- Labbe pomarin (S. pomarinus) : bec fort, très anguleux
1) la pointe représente à peu près la moitié du bec
et 2) le gonys est situé à peu au niveau de la moitié du
bec
3) la pointe noire représente moins de la moitié du bec et 4) le
gonys est situé près de l'extrémité
Schéma : Ornithomedia.com, d'après The Sibley Guide |
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l convient de rappeler que
les formes de couleurs
notées chez les labbes ne sont pas caractéristiques de sous-espèces,
mais sont simplement des variantes individuelle bien que, par exemple chez le
Labbe parasite, la forme sombre domine dans la partie méridionale de son
aire de nidification.
Les critères
principaux d'identification au plumage sont la présence plus ou moins marquées
d'une plage blanche sur les rémiges primaires, un contraste éventuel
à la nuque, aux sous-caudales, et la longueur des rectrices médianes.
Toutefois, ce dernier critère n'est valable qu'à certaines saisons,
ces plumes pouvant casser, sans compter la mue des oiseaux.
Alors que les petits
labbes ont un plumage nuptial spectaculaire et contrasté, le Grand Labbe
(comme les autres grands labbes du monde) présente un plumage adulte fort
semblable au plumage immature. Ainsi, un labbe qui a la face et la calotte noire
qui contrastent avec l'arrière de la tête très pâle
(jaune ou jaunâtre), un labbe qui a deux longues rectrices qui dépassent
largement du reste de la queue ou un labbe qui a la poitrine blanche/blanchâtre
est toujours un petit labbe.
Le Grand Labbe (Stercorarius
skua)
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Grand Labbe
(Stercorarius skua) adulte : notez les rayures grossières jaune-brunâtre
sur la nuque, le cou et le dessus
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
C'est le labbe le plus facile
à identifier chez nous. Il
est toujours entièrement sombre, avec de grandes taches blanches à
la base des rémiges primaires; ces taches sont très visibles du
dessus et du dessous, en tous plumages.
La queue est très courte, avec des rectrices médianes larges, à
pointes arrondies, et ne dépassant pas ou très peu du reste de la
queue.
L'adulte nuptial présente des rayures grossières jaune-brunâtre
sur la nuque, le cou et le dessus, ces rayures étant généralement
plus nettes chez les femelles.
Les individus de première année sont plus uniformément bruns,
à nuance brun-roux, notamment dessous.
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Grand Labbe
(Stercorarius skua) : notez la queue courte (1), le ventre dodu (2) et la plage
blanche à la bse des rémiges primaires (3)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com |
Divers plumages intermédiaires
sont observés, en fonction de l'âge (les oiseaux plus âgés
se rapprochant progressivement du plumage de l'adulte), mais de nombreuses variations
individuelles existent également.
Cette espèce peut être confondue avec un grand goéland juvénile
ou avec un Labbe pomarin juvénile ou adulte en phase sombre.
Le Grand Labbe diffère d'un goéland par ses sous-caudales sombres
(elles sont pâles chez les goélands) et surtout par la plage blanche
sur les rémiges primaires.
Le Labbe pomarin, assez grand et gros, pourrait être confondu avec le Grand
Labbe lorsqu'il est suffisamment jeune (les adultes et immatures plus âgés
montrent un ventre tout pâle, ce que le Grand Labbe ne présente jamais).
Le Labbe pomarin (Stercorarius pomarinus)
En vol, cette espèce
apparaît un peu plus grande qu'un Goéland cendré et un peu
plus petite qu'un Goéland argenté. Par contre, posée, elle
paraît très petite, comme une Mouette tridactyle mais avec une poitrine
et un ventre plus fort.
En plumage immature,
le Labbe pomarin présente une tache claire à la base de la main,
dessous et dessus, moins nette que chez le Grand Labbe. Néanmoins,
si de dessus ces taches blanches sont extrêmement marquées chez le
Grand Labbe et relativement peu chez le Labbe pomarin, le blanc du Labbe pomarin
est très visible de dessous car il s'agit en réalité d'une
double tache blanche, l'une étant située sur les rémiges
primaires et l'autre sur les grandes couvertures primaires. Cette double tache
est caractéristique du Labbe pomarin et ce critère n'est partagé
par aucune autre espèce; néanmoins, il n'est pas toujours facile
à voir et certains individus (notamment les plus âgés) peuvent
ne pas présenter ce critère.
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Labbe pomarin
(Stercorarius pomarinus) adulte clair.
Notez le capuchon noir de grande taille, s'étendant à la commissure
du bec (1), le bec bicolore (2), la bande pectorale sombre sur fond clair (3),
et la queue à bout spatulé (4)
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
L'adulte nuptial a un long
et large prolongement caudal, à bout spatulé net de profil. Ces
plumes muent deux fois par an, en novembre-décembre et en mars-avril.
En plumage internuptial, le prolongement caudal est incomplet.
Les individus de forme claire, la plus fréquente, présentent un
capuchon noir englobant les commissures du bec; les parties inférieures
sont claires avec une bande pectorale sombre et grossière, qui, chez les
mâles est souvent interrompue au milieu de la poitrine et même parfois
absente.
La plupart des individus ont les flancs barrés.
Le bas-ventre est largement sombre avec des traces de barres pâles chez
de nombreux individus. Les individus de forme sombre sont totalement sombres,
à l'exception des taches alaires claires et de la base du bec pâle.
Labbes
pomarins (Stercorarius pomarinus) juvéniles, formes sombre (A), intermédiaire
(B) et claire (C).
Notez les couvertures plus pâles que les flancs (1), le ventre brun (2),
jamais cannelle, la base pâle des couvertures primaires (3), et le dessus
de la queue très barré (4)
Schéma : Ornithomedia.com, d'après The Sibley Guide |
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Chez le juvénile,
les rectrices médianes sont obtuses et ne dépassent pas ou peu de
la queue.
Le plumage peut varier du brun moyen barré de jaune-beige, surtout au croupion
et au bas-ventre, au brun-noir sombre uniforme. Toutefois, sur le terrain, il
paraît le plus souvent sombre. Il n'a pratiquement jamais la tête
ou le ventre pâle, contrastant nettement avec le reste du corps, au contraire
de certains Labbes parasites et à longue queue.
Les individus de deuxième
année de forme pâle ont le cou et le ventre plus clairs que chez
le juvénile, et le prolongement caudal est plus court ou à moitié
développé et non vrillé.
Dès la troisième année, ils ont le cou et le ventre nettement
pâles, le capuchon sombre commence à apparaître, et les couvertures
sous-alaires sont encore barrées (elles sont sombres chez l'adulte). Le
prolongement caudal est incomplet, comme chez un adulte en plumage internuptial.
Une caractéristique de coloration du Labbe pomarin est le bec nettement
gris-bleu clair à la base et noir au bout. Ce bec est plus gros que celui
du Labbe parasite.
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) adulte clair. Notez les rectrices à bout
en spatule (1) et le dessous de la queue sombre (critère typique d'un adulte)
(2)
Photo : Arthur Grosset / www.arthurgrosset.com
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) adulte clair.
Notez le capuchon noir de grande taille, s'étendant à la commissure
du bec (1), les flancs barrés (2) et la bande pectorale sombre sur fond
clair (3)
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) adulte sombre. Le plumage est entièrement
sombre sauf les taches alaires claires (1) et la base du bec pâle (2)
Photo : Brian Patteson / www.patteson.com
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) 2ème été. Notez le dessous
de la queue rayé (1), la plage claire à la base de la main (2) et
le bec bicolore (3)
Photo : Brian Patteson / www.patteson.com
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) 2ème été. Notez le dessous
de la queue rayé (1), la plage claire à la base des primaires et
de la main - peu visible ici - (2) et le bec bicolore (3)
Photo : Brian Patteson / www.patteson.com
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Labbe
pomarin (Stercorarius pomarinus) 3ème été. Notez le dessous
de la queue rayé (1), les rectrices à bout spatulé (2) et
le bec bicolore (1). Le ventre est déjà blanc
Photo : Jacques-André Leclercq |
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