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  Les sous-espèces de l'Eider à duvet | Identifier la sous-espèce borealis
 
Identifier la sous-espèce borealis

En prenant en compte les informations énoncées précédemment, nous vous proposons pour chaque sous-espèce les critères principaux d'identification.
Les critères s'appliquent seulement aux mâles d'adulte. Toutefois, certains mâles immatures et femelles de la sous-espèce v-nigra sont identifiables, et il est tout à fait possible que des femelles avec des "voiles" brunes puissent être d'origine arctique ou néarctique.


Les sous-espèces faeroeensis et islandica

Eiders borealis
Excellente photographie présentant chez trois mâles de borealis toute la gamme de variation de la forme du lobe frontal et de la couleur du bec. Notez également le bord inférieur plus droit de la calotte noire chez deux individus et les voiles blanches nettes. lslande, mars 2003.
Photo : Killian Mullarney
Ces deux sous-espèces, non reconnues par tous les auteurs, seront classés dans le chapitre borealis pour leur identification.

Des possibilités d'apparition en Irlande

Les oiseaux occasionnels vus en Grande-Bretagne et en Irlande proviennent probablement du Groenland ou du Nord-est du Canada, ces populations étant les plus migratrices. Les oiseaux islandais sont presque entièrement sédentaires; en effet, sur des milliers d'individus bagués, seul un a été récupéré loin de l'île […]; toutefois, de nombreux oiseaux de l'est du Groenland hivernent en Islande, et les oiseaux du sud de la grande île et du Nord-est du Canada (principalement près de l'île de Baffin) se déplacent vers l'est et le sud (selon des déplacements similaires à ceux du Goéland de Kumlien Larus (glaucoides) kumlieni).
Eiders borealis
Eiders à duvet borealis, Islande, mars 2003. La probabilité de l'observation d'un Eider du Pacifique (v-nigra) originaire de l'Alaska et du nord-ouest du Canada peut être envisagée
Photo : Killian Mullarney
Des oiseaux de l'île de Southampton dans l'Arctique canadien suivis par satellite ont été notés jusqu'au sud-ouest du Groenland. Parmi les preuves irréfutables de l'origine de certains oiseaux hivernant en Islande, on a trouvé des pointes de flèche et des pierres esquimaudes dans leur gésier!
Il est raisonnable de supposer que certains oiseaux canadiens et groenlandais peuvent atteindre les côtes britanniques et irlandaises. Au moins une partie de la population du Svalbard (Spitzberg) hiverne en Islande, et il y a donc une possibilité qu'ils continuent leur trajet vers le sud.


Identification sur le terrain

Beaucoup de mâles errants borealis ont des voiles blanches évidentes quand celles-si sont érigées (excepté peut-être quand le plumage est très usé, au milieu de l'été avant la mue).
Un grande proportion d'oiseaux présentent également un bec orange ou jaune-orange, principalement sur la moitié basale de celui-ci, l'autre moitié et l'ongle externe du bec étant plus gris (ces couleurs doivent être vues dans de bonnes conditions et la connaissance de la couleur moutarde du bec de certains mollissima doit toujours rester à l'esprit). Un certain nombre d'oiseaux vus au large de Donegal en Irlande présentaient un bec orange olive sale, peut-être le résultat de croisements avec des mollissima.
Eider à duvet borealis
Eider à duvet borealis, Tory Island, Co.Donegal octobre 2004
Photo : Paul Kelly / www.irishbirdimages.com/
A noter que la couleur orangée est surtout bien visible chez des oiseaux suffisamment proches. Une bande éloignée d'eiders peut contenir un oiseau nordique 'véritable', mais il est parfois difficile de discerner la couleur de loin. Certains mâles que nous avons observés avaient un front plus raide et une tête globalement plus carrée que chez les mollissima typiques, et montraient une tendance à avoir une calotte noire au bord inférieur plus droit et moins incurvé que chez mollissima, avec également un profil plus carré.
La variation de la couleur du bec, de la forme du lobe frontal et de la présence de voiles parmi les oiseaux de la sous-espèce borealis signifie que certains oiseaux ne présentent pas tous les critères typiques visibles.

Les critères importants


Selon nous, les critères suivants doivent être appliqués :
- les oiseaux doivent présenter de longues tertiaires blanches bien visibles. Tous les oiseaux avec ce critère ont une origine nordique. Aucun mollissima de la population de la Mer Baltique (comm. pers. Lars Jonsson), ni parmi ceux hivernant au large du nord de la Scandinavie (comm. pers. de K. Mullarney) ne possèdent ces " voiles"; cependant, des borealis venant du Spitzberg sont possibles au nord des côtes scandinaves.
- il est préférable (mais non indispensable) que la partie basale du bec soit orangée, bien que certains oiseaux du Spitzberg, certains dresseri (originaires du Labrador et du sud-ouest du Groenland,) et mollissima (par exemple probablement ceux vus au large de Donegal) ne présentent pas cette teinte. Les oiseaux montrant seulement un bec jaune vif ou orange sans voiles blanches sont selon nous valables, mais il est important de les décrire complètement (les mâles entre la première et la troisième année calendaire ne montrent pas forcément de longues tertiaires blanches nettes).




 
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La taxonomie
Identifier la sous-espèce borealis
Les sous-espèces américaines
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