Choucas des tours oriental
(Corvus m. soemmerringii)
Aspect général
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Choucas des
tours oriental (Corvus m. soemmerringii)
Photo : : Emo Klunde |
La couleur pâle de la
tête et du cou le rend particulièrement distinct même de loin.
Nuque / cou
Le gris de ces parties est très clair et tend vers l'argent vers la nuque,
ce qui contraste fortement avec le masque noir et le gris sombre des parties supérieures,
de la poitrine et du ventre. La plupart des individus présentent même
une légère nuance pourpre donnant une teinte lavande au gris de
la nuque.
Poitrine / ventre
Contrairement à monedula, la couleur des parties inférieures
est beaucoup plus sombre et, pour cette raison, il n'existe presque pas de contraste
entre la poitrine et la gorge noire; très souvent, la poitrine est d'un
noir brillant et non pas terne comme chez le Choucas des tours occidental.
Collier
Le collier de cette sous-espèce est nettement et uniformément
blanchâtre (les bords sont nets ou très légèrement
flous). La mue (les oiseaux en plumage frais ont un collier moins net) et le dimorphisme
sexuel (le collier des femelles est en moyenne un peu plus sombre que celui des
mâles) peuvent rendre ce critère légèrement variable.
Reflets métalliques
Contrairement à la plupart des choucas occidentaux et scandinaves,
soemmerringii présente de nets reflets violacés ou pourpres,
évidents sur le front.
Variations
En moyenne, les individus nichant plus à sud tendent à avoir
la nuque plus claire et les parties inférieures légèrement
plus sombres; ce phénomène a abouti dans le passé à
la description de plusieurs sous-espèces qui ne sont plus aujourd'hui considérées
comme valides : collaris en Grèce et
dans le sud des Balkans, et pontocaspicus au Moyen-Orient et dans le Caucase.
Plus que de vraies divergences génétiques, ces différences
sont surtout dues à des degrés divers d'usure du plumage : en effet,
le plumage des populations qui vivent dans les zones plus arides et ensoleillées
(comme en Grèce ou au Moyen-Orient) décolore davantage et plus rapidement
que celui des populations nordiques, d'où un plumage plus clair et plus
contrasté.
Les choucas orientaux nichant en Asie centrale sont légèrement plus
grands que les européens et les russes (la sous-espèce ultracollaris,
qui n'est plus aujourd'hui considérée comme valide, a été
décrite sur ces différences de structure).
En général, toutes les populations typiques de soemmerringii
possèdent un bec légèrement plus large à la base
que ceux de spermologus et de monedula; ce caractère est
extrêmement variable et difficile à remarquer sur le terrain, et
est donc insuffisant pour une détermination de la sous-espèce.
Les précisions de Ruddy Offereins
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Choucas
des tours oriental (Corvus m. soemmerringii), Leyde, Pays-Bas, janvier 1995. Photo
: Teus J C Luijendijk. La caractéristique principale de cet oiseau est
le long et net collier blanc. Il est probable que cet oiseau appartienne aux populations
occidentales de soemmerringii
en raison des parties inférieures et du manteau gris-plomb.
Photo : Teus J C Luijendijk |
Il n'est pas trop difficile
d'identifier un soemmerringii adulte typique. La nuque et les zones auriculaires
sont clairement plus pâles que chez un spermologus adulte en plumage
hivernal et plus pâle qu'un monedula, bien qu'il y ait un certain
chevauchement avec ce dernier.
La nuque et les zones auriculaires de soemmerringii ont toutefois une coloration
plus intense, avec une vague teinte pourpre, d'où une couronne et une gorge
noire contrastant davantage que chez monedula, bien qu'il puisse être
difficile d'évaluer ce critère sur un oiseau isolé.
Les parties inférieures et le manteau sont gris-noir d'une teinte intermédiaire
entre spermologus et monedula, devenant plus foncés vers
l'est et le sud de son aire de répartition (Crampe et Perrins 1994).
Le collier est toujours nettement blanc et bien défini, formant un ensemble
unique avec la tâche du cou, d'où un oiseau dans l'ensemble très
contrasté. Vu par derrière, le collier peut apparaître comme
une ligne blanche cassée. Chez un monedula "extrême",
seules deux taches grises diffuses sont visibles. Le collier de soemmerringii
mesure 0.5 centimètre de large à la base du cou et 4-5 centimètre
de long (Cramp et Perrins 1994), mais il est difficile de dire si cela s'applique
à toutes les populations.
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Choucas
des tours oriental (Corvus m. soemmerringii), Veendam, Pays-Bas, 3 février
1988. Il s'agît d'un oiseau très contrasté avec un long et
large collier blanc, une nuque et des zones auriculaires très pâles
et des parties inférieures presque noires. Il s'agît probablement
d'un soemmerringii oriental, rare aux Pays Bas.
Photo : : Emo Klunde
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Choucas
des tours oriental (Corvus m. soemmerringii), Kazakhstan, septembre 2003
Photo : Justin Jansen
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