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| Hypolaïs
pâle et espèces proches |
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Des astuces pratiques
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Hypolaïs d'Upcher
(Hippolais languida) en plumage d'automne. La distinction avec l'Hypolaïs
pâle (H. pallida) n'est pas toujours évidente
Source : www.birdingisrael.com |
Les hypolaîs (Hippolais
sp.) posent souvent de sérieux problèmes d'identification aux observateurs
débutants ou même parfois confirmés. C'est particulièrement
le cas de trois espèces proches : les Hypolaîs pâle (Hippolais
pallida), d'Upcher (H. languida) et bottée (H. caligata).
Dans cet article, nous vous proposons quelques critères simples pour ditinguer
l'Hypolaïs pâle des rousserolles et des autres hypolaîs.
Abstract
In this article, we propose
you some simple criteria to distinct the Olivaceous
Warbler (Hippolais pallida) from similar Hippolais and Acrocephalus
species.
Hypolaîs pâle et espèces proches
Présentation de l'Hypolaïs pâle
Longueur
: 12-14 cm.
L'Hypolaïs pâle est une espèce migratrice nichant notamment
sur le pourtour méditerranéen et hivernant au sud du Sahara.
Elle fréquente les zones broussailleuses arides, les ripisylves le long
des cours d'eau, et les jardins et vergers.
Il en existe trois sous-espèces,distinguées par des nuances de couleur
et dpar la taille du bec : pallida (est de l'Afrique du Nord), opaca
(péninsule ibérique et Nord-ouest de l'Afrique) et elaeica
(Sud-est de l'Europe et Moyen-Orient).
Distinction avec les rousserolles
La silhouette et la couleur générale de Hypolaïs pâle
font penser à une rousserolle, et dans les buissons elle pourrait être
confondue avec une Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) ou à
une Rousserolle verderolle (A. palustris). Mais il existe quelques critères
pratiques :
- Queue plus carrée, moins étagée que celle des rousserolles.
- Couvertures sous-caudales courtes, atteignant seulement le tiers de la longueur
de la queue (contre les 2/3 chez les rousserolles)
- Bords de la queue blancs, alors qu'ils sont pratiquement indiscernables chez
les rousserolles.
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La
longueur des sous-caudales est un critère important pour distinguer l'Hypolaïs
pâle des rousserolles
1- chez l'Hypolaïs pâle, longueur des sous-caudales = 1/3 de la longueur
de la queue
2- chez les rousserolles, longueur des sous-caudales = 2/3 de la longueur de la
queue
Dessin : Ornithomedia.com |
Distinction davec les autres hypolaïs
- Absence totale de jaune diffus sur le ventre et la gorge, permettant une distinction
aisée avec les Hypolaïs ictérine (H. icterina) et polyglotte
(H. polyglotta).
- Mouvement de la queue typique et qui constitue le meilleur critère de
terrain : elle est fréquemment abaissée, et est toujours
tenue fermée. Ce mouvement est souvent associé avec un cri du type
: "tiack, tiack!" ou "tak, tak, tak!", assez semblable à
celui des fauvettes (Sylvia sp.). L'Hypolaïs d'Upcher (H. languida) bouge
aussi fréquemment la queue, mais celle-ci effectue un mouvement différent
(latéral, rotatif, avec un léger étalement en éventail).
Chez l'Hypolaïs bottée (H. caligata), le mouvement de queue est constitué
de petites oscillations, généralement vers le haut.
- Le dessin des tertiaires est un autre critère très utile, souvent
ignoré dans les guides. La couleur de l'aile de l'Hypolaïs pâle
est homogène, peu
contrastée, les tertiaires étant brun clair avec des bordures peu
nettes. Chez l'Hypolaïs ictérine, une plage alaire pâle est
bien visible sur les secondaires.
D'autre part, l'Hypolaïs d'Upcher présente des rémiges primaires
et une queue sombres contrastant avec le reste du plumage, critère qu'on
ne retrouve pas chez l'Hypolaïs pâle, dont la queue n'est pas beaucoup
plus sombre que le dos
-
Il convient de prendre (parfois) en compte les variantes de plumage des sous-espèces
de l'Hypolaïs pâle : opaca est plus grande, avec plus de brun
sur le dessus que la sous-espèce nominale, et avec un bec plus fort. Elaeica
est plus petite, davantage verdâtre dessus en plumage frais, et avec un
bec plus fin.
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Hypolaïs
pâle (Hippolais pallida opaca) jeune, automne:
1- couvertures sous-caudales courtes, permettant de la distinguer des rousserolles.
Notez aussi le bord blanc de la queue
2- projection primaire courte (assez variable), permettant de la distinguer des
rousserolles
3- pas de zone pâle sur les primaires, à l'inverse des Hypolaïs
d'Upcher et ictérine
4- dessus brun-gris (pour cette sous-espèce)
5- bec gros
Source : Ocells
Palma |
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Hypolaïs
pâle (Hippolais pallida), peut-être de la sous-epèce elaeica
1- couvertures sous-caudales courtes, permettant de la distinguer des rousserolles
2- projection primaire courte (assez variable), permettant de la distinguer des
rousserolles
Source : Ocells
Palma |
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Hypolaïs
d'Upcher (Hippolais languida) jeune, automne:
1- queue sombre, contrastant avec le dos plus clair (couleurs proches chez l'Hypolaïs
pâle)
2- zone claire sur les ailes (absence chez l'Hypolaïs pâle)
3- dessus très gris (brunâtre ou verdâtre chez l'Hypolaïs
pâle)
4- bec fort
Source : www.birdingisrael.com |
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Hypolaïs
bottée (Hippolais caligata), peut-être de la sous-espèce rama:
1- projection primaire courte (comme l'Hypoalïs pâle)
2- bec fin (ici à pointe claire sur la mandibule inférieure) : la
tête évoque davantage un pouillot qu'une hypolaïs
3- pattes roses (plus sombres chez l'Hypolaïs pâle)
4- dessus plus brunâtre que chez l'Hypolaïs pâle
Source : Varpuslinnut |
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par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
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