Autres espèces
Fou de Bassan (Sula bassana)
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| Fou de Bassan
(Sula bassana) adulte. Photo : Jean-Paul Moulin. |
- Distribution mondiale.
C'est l'oiseau le plus commun du Golfe de Gascogne, et le plus spectaculaire.
Il niche uniquement dans l'Atlantique Nord sur des îlots rocheux souvent
inaccessibles. La plus grande colonie se trouve sur l'île de Sainte-Kilda
(60 000 couples). Les non nicheurs se dispersent au début de l'été.
Certains oiseaux hivernent près des côtes anglaises tandis que d'autres
vont vers le Sud à l'Ouest de l'Afrique.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
L'espèce niche sur les îles de la Manche (3 000 couples) et sur l'archipel
des Sept-îles en Bretagne (15 000 - 16 000couples) (Source : The
Gannet, Brian Nelson, 2ème edition - Merci à Guillaume Bouteloup
pour la précision). En hiver, il existe une large population d'adultes
et de sub-adultes auxquels s'ajoutent au printemps et en été les
adultes nicheurs. En automne, les juvéniles semblent se rassembler au nord
du plateau continental où ils s'associent aux grands puffins.
- Identification.
Le Fou de Bassan est un grand oiseau à forme allongée, très
facile à identifier, surtout les adultes. Les juvéniles, les oiseaux
de première et de seconde année peuvent être confondus avec
un grand puffin ou même avec un labbe à grande distance ou avec une
mauvaise lumière.
Remarque : durant l'automne 2003, un Fou masqué (Sula dactylatra),
une espèce tropicale, a été observé dans le Golfe,
ce qui démontre bien le potentiel de cette zone.
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius)
- Distribution mondiale.
Ce limicole niche dans l'Arctique dans la toundra et migre vers le Sud en traversant
l'océan, hivernant au large de l'Afrique. Les oiseaux sont rarement observés
en Europe, au printemps et principalement en automne, après des périodes
de forts vents d'Ouest qui les rapprochent des côtes.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
Le Phalarope à
bec large est surtout noté en août-octobre, en petit nombre, se nourrissant
à la manière typique de cette famille (en faisant des cercles sur
lui-même) ou se reposant à la surface de l'eau.
- Identification.
Espèce très différente des autres espèces marines,
qui peut toutefois être confondu avec d'autres limicoles migrants au dessus
de la mer.
Voir notre article Les
Phalaropes en plumage internuptial.
Les labbes
Les labbes sont typiques d'une
sortie ornitho en haute mer. Leur taille est moyenne, et ils ont l'habitude de
"pirater" les autres espèces. Il s'agit d'espèces puissantes,
rapides, harassant les oiseaux pour leur faire recracher leurs proies.
Dans le Golfe de Gascogne, il est possible d'observer quatre espèces qui
nichent dans l'Arctique et le Nord de l'Europe :
- Le Labbe pomarin (Stercorarius pomarinus) et le Labbe parasite (Stercorarius
parasiticus), surtout notés en automne, mais aussi au printemps en très
petit nombre.
- Le Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus), uniquement observé
en automne, et plus rare que les autres espèces.
- Le Grand Labbe (Stercorarius skua), le plus grand et le plus commun dans le
Golfe de Gascogne, vu surtout en automne, mais aussi en hiver.
Nous n'allons pas aborder dans cet article l'identification de ces espèces,
qui nécessiterait une description très détaillée.
Les mouettes
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| Mouette pygmée
(Larus minutus) adulte en mue. Photo : Jean-Paul Moulin. |
Trois espèces principalement
sont observables dans le Golfe de Gascogne : la Mouette pygmée (larus minutus),
la Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) et la Mouette de Sabine (Larus sabini).
- Où et quand les voir dans le Golfe de Gascogne ?
La Mouette pygmée est visible essentiellement de mai à septembre.
la Mouette tridactyle, et est surtout observable en hiver, tandis que la Mouette
de Sabine l'est plutôt en automne : elle est alors plus répandue
que la Mouette tridactyle à cette époque dans le Golfe.
- Identification.
La Mouette tridactyle est la plus grande des trois espèces. La petite taille
et le dessous sombre des ailes de la Mouette pygmée la rendent assez facile
à distinguer des deux autres espèces.
Il existe un petit risque de confusion entre le juvénile de la Mouette
de Sabine et celui de la Mouette tridactyle, mais le brun du manteau du premier
est distinctif.
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