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Fulmar et Puffin cendré
Introduction : océanites et puffins
Il s'agit du groupe le plus adapté à la vie en haute mer. Ils ne
vont à terre que pour nicher et élever leurs petits. Les plus grandes
espèces ont de longues ailes pointues parfaites pour le vol glissé
au dessus des vagues. Les albatros, le Fou de Bassan (Sula bassana), les puffins
et ont une méthode de vol qui tire profit des différences de vitesses
de vent entre les creux et la surface des vagues (voir notre article "le
vol à voile sur mer"). Cette méthode dite "en cisailles"
se traduit visuellement par le fait que l'observateur voir alternativement le
dessus et le dessous de l'oiseau.
Les océanites ont de plus petites ailes et battent davantage de celles-ci.
Mais ces oiseaux pratiquent aussi parfois le vol glissé.
La façon de voler des puffins et des océanites est souvent cruciale
pour aider à leur identification dans de mauvaises conditions de lumière
ou à grande distance, quand les signes distinctifs du pluamge sont difficiles
à noter. Pour des observateurs expérimentés, le vol est souvent
la première et le plus importante clé d'identification.
Lors de la période de nidification, la plupart des espèces sont
pélagiques durant la journée et retournent à leur site de
nidification de nuit pour éviter au maximum de se faire repérer
par leurs prédateurs. Leur manque d'adaptation au mode de vie terrestre
leur font préférer les îles isolées pauvres en prédateurs
terrestres (renard, etc.). L'introduction sur ces îles de chats ou de rats
peut être catastrophique pour le maintien des colonies.
Les Albatros
L'observation des albatros, les plus grands oiseaux marins, est très rare.
L'Albatros à sourcils noirs (Diomedea melanophris) est l'espèce
que vous aurez le plus de chances d'observer.
Fulmar boréal (Fulmarus glacialis)
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| Fulmar boréal
(Fulmarus glacialis) phase claire. Photo : Jean-Paul Moulin. |
- Distribution mondiale.
Pacifique Nord et Atlantique Nord. Dans l'Atlantique Nord, niche de l'Arctique
jusqu'aux côtes du Nord de la France. Augmentation récente des effectifs.
L'espèce est assez commune sur les falaises irlandaises, britanniques et
du nord de la France.
- Biologie
Nicheur diurne.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
Plus fréquent à la fin du printemps et en été quand
ils se rassemblent en grandes troupes près des bateaux et bancs de poissons.
Plus rare au sud d'Ushant, où l'espèce est davantage vue en automne
et en hiver.
- Identification.
Silhouette intermédiaire entre un goéland et un puffin, et donc
la confusion est possible avec ces deux catégories. En vol, il glisse,
avec les ailes droites, alternant avec de rapides battements (comme un laridé).
L'epèce est robuste, avec des ailes larges et pointues et une courte queue.
Son cou et son bec épais, sa queue courte, permettent de le différencier
des grands puffins.
Dans de bonnes conditions de lumière, la coloration est typique : tête
blanchâtre, dessus gris argenté, plus pâle sur le dessous du
corps. Il existe aussi une phase sombre, presque entièrement brun-noir,
très répandue dans les colonies arctiques.
Puffin cendré (Calonectris diomedea)
- Distribution mondiale.
Niche sur des îlots rocheux du Nord-est de l'Atlantique et de Méditerranée.
Espèce pélagique loin des sites de nidification. La race nominale
C.d.diomedae niche en Méditerranée, et la race atlantique C.d.borealis
sur différentes îles autour des lattitudes 15° N - 40° N. Les oiseaux
sont présents sur les sites de nidification de la fin février jusqu'à
octobre-novembre, puis les oiseaux se dispersent pour migrer vers l'Atlantique
Sud, au large de l'Afrique méridionale et dans l'ouest de l'Océan
indien. Des oiseaux non nicheurs ont été notés en grand nombre
sur la côte Est de l'Amérique du Nord, en juillet-octobre. Cette
espèce est rarement vue au nord des eaux irlandaises, quand la température
des eaux descend sous les 13 °C.
- Où et quand le voir dans le Golfe de Gascogne ?
Il s'agit d'une des spécialités du Golfe. A la fin de l'été
et en automne, le Puffin cendré peut y être vu en grand nombre. L'espèce
est rarement vue au nord du parallèle 48° N, avec un maximum entre les
46° N et 47° N.
L'espèce est aussi notée avec des beaux effectifs dans les eaux
au-dessus de la plaine abyssale du canyon de Cap Breton. Cette espèce forme
des groupes de centaines ou milliers d'oiseaux, souvent associés au Puffin
majeur ou au Fou de Bassan. L'espèce reste une grande partie de l'année
dans le Golfe de Gascogne.
Le Puffin cendré est rare au printemps, même si elle a été
vue en mars et en avril. Il peut être vu en petit nombre en juin-juillet,
mais le pic s'observe à partir de la seconde partie d'août.
Il a été démontré qu'il existe une population d'oiseaux
en mue en provenance de Méditerranée qui se déplace vers
le Golfe en mai-juin.
Un grand nombre de migrateurs passent au large de la Galice (Nord-ouest de l'Espagne)
en août-novembre avec un pic en octobre.
Il est difficile d'affirmer si les oiseaux observables dans la baie appartiennent
à la race C.d.diomedea ou C.d.borealis, du fait de la difficulté
à séparer les deux populations sur le terrain. On n'a pas encore
noté la sous-espèce du Cap Vert C.d.edwardsii dans la baie, même
si une donnée en juillet 2000 semble être acceptable. Cette sous-espèce
sera peut-être considérée comme une espèce à
part entière du fait des différences de morphologie avec le Puffin
cendré.
- Identification.
Large et puissant puffin, avec une taille semblable au Puffin majeur ou au Goéland
brun. Le vol est distinctif, mais dépend de la force du vent. En comparaison
avec le Puffin majeur, les ailes apparaissent plus flexibles, plus arquées.
Bat rarement des ailes et glisse même lors de conditions de temps calmes,
avec des ailes plus angulaires que le majeur. Il cercle fréquemment dans
des conditions calmes et dérive sans réelle direction, à
l'inverse du majeur.
Lorsqu'il recherche de la nourriture, le Puffin cendré vole en cercles
serrés lors par temps calme, ce qui n'est jamais le cas apparemment du
Puffin majeur. Lors de vents forts, il bat rarement des ailes et vole à
grande hauteur, avant de descendre dans les creux de vagues.
Il ramasse souvent sa nourriture à la surface de l'eau ou en plongeant
à moins de 10 m. Il reste peu de temps sous l'eau et nage peu.
Identification : Plumage beige, surtout à grande distance où il
semble manquer de signes distinctifs. A faible distance, il semble très
différent. Son bec est long, pâle, jaunâtre et une bande terminale
noire diffuse.
Il semble huppé du fait de sa calotte brune. Possède une zone brune
également sur les côtés de la poitrine.
Le dessus semble écailleux, surtout sur le dos et le dessus de la queue,
et on note une "selle" distincte sombre sur le manteau, les tertiaires,
les couvertures supérieures et les primaires (pour s'y repérer avec
les différentes parties du plumage d'un oiseau, voir notre article Description
d'un oiseau).
Il y a souvent du blanc au dessus de la queue, mais jamais autant que chez le
Puffin majeur.
Le dessous est souvent blanc pur avec une bordure sombre aux primaires sous les
ailes.
La race C.d.edwardsii du Cap Vert est distincte quand les conditions d'observation
sont bonnes. Le bec est mince, la tête et le dessous sont plus sombres.
Le vol, plus raide, est composé de battements plus rapides.
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