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Phalaropes de Wilson (Phalaropus tricolor) adulte en plumage
hivernal (haut) et d'été (bas).
Photo
: D. Champine
/ Klamath
Refuge.
L'identification des Phalaropes est beaucoup plus délicat
en plumage internuptial.
Des limicoles particuliers et peu fréquents
Les femelles sont plus colorées
que les mâles
Il en existe trois espèces observables en Europe pendant
les migrations, le Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius),
le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) et
le Phalarope de Wilson (Phalaropus tricolor).
Leur longueur varie de 17 à 22 cm, pour une envergure allant
de 30 à 41 cm, le
Phalarope à bec étroit étant le plus petit.
Ce sont des espèces originaires de l'Arctique, le Phalarope
de Wilson provenant plus spécialement de l'Arctique canadien.
Ils nichent l'été dans la toundra ou les mares, et
sont visibles en Europe de l'ouest en migration dans les marais
et même en haute mer pour le Phalarope à bec large.
Ils se
distinguent des autres échassiers par leur méthode
pour rechercher leur nourriture : ils nagent en tournant sur eux-même,
picorant les insectes à la surface de l'eau.
Fait très rare, les femelles sont plus colorées
que les mâles (en plumage nuptial).
Des oiseaux peu fréquents
Ces espèces sont relativement rares d'observation en Europe
:
- Le Phalarope à bec large est souvent noté sur les
côtes Atlantiques ou de la manche en septembre-octobre, quand
des tempêtes poussent les oiseaux depuis le large lors de
leur parcours vers ses lieux d'hivernage au large de l'Atlantique.
- Le Phalarope à bec étroit est noté principalement
en petit nombre à la fin de l'été et au printemps.
Mais son parcours de migration, orienté vers le Golfe Persique,
fait qu'il est assez rare en Europe.
- Le Phalarope de Wilson est encore plus occasionnel, visible surtout
en automne.
Si
ces trois espèces sont faciles à identifier en plumage
nuptial, cela devient plus délicat en plumage internuptial
(hivernal). Il est à noter toutefois que les oiseaux notés
en Europe sont souvent en plumage juvénile.
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