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Le montage (première
partie)
Introduction
Pour obtenir
des photos exploitables le but de ce piège photographique est de jongler
entre le rapport de repro et l'ouverture. En effet, si le sujet n'arrive que très
rarement par le même chemin (aérien) il est encore plus difficile
de prévoir ses déplacements (une fois dans le cadre) et encore moins
par où il va sortir (du cadre).
Le matériel
- Boîtiers : Nikon
FA et F80.
- Objectifs : 55mm f2,8 micro Nikkor, Nikkor 135mm f2,8, zoom 28/80 AF (sur le
F80) et 400mm f5,6 IF ED.
- Flashs Nikon : deux SB16b et un SB15.
- Autres flashs (sunpak) : un AZ3600, un MZ440 AF et deux 888 AFZ.
- Supports divers : un trépied Gitzo 1504 sans colonne avec rotule boule
pour le boîtier et quatre petits trépieds (du genre de ceux que l'on
trouve en grande surface pour les flashs).
Le montage : boîtier,
trépieds et connexions
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Boitier
et commande à cable : on peut voir le boîtier avec dans la griffe
flash le câble " primaire " et sur le moteur le câble de
commandedu déclenchement
Photo : François Peintre |
Je choisis dans le jardin
un endroit qui me permet d'avoir un fond de tableau agréable (évitez
les brouettes qui traînent, les outils, etc.). L'idéal est sans doute
de cadrer le fond (sol, arbuste) en plongée. Mais ce fond étant
proche, il sera probablement éclairé par les flashs et donc plus
ou moins visible. Il convient donc de veiller à éliminer tout élément
perturbateur. En contre-plongée, il faudra éviter d'avoir un problème
d'exposition avec le ciel.
Ensuite, je dispose
le boîtier sur trépied (Gitzo 1504) en réglant la hauteur
en fonction de l'effet voulu. J'utilise depuis peu un micro Nikkor 55mm f/2.8
AIS, ou encore un 135mm f2,8..
A moins d'avoir une rotule électrique (Jama), il n'est pas possible de
modifier le cadrage à distance, donc tout doit être réglé
avant le début de la séance photo.
Je précise que le boîtier doit être équipé d'un
réarmeur : sinon, vous devrez sortir de votre cache pour réarmer
à la main après chaque photo.
Je conseille d'utiliser un sac insonorisant pour d'évidentes raisons de
discrétion: on peut très bien le faire soit-même avec un vieux
vêtement d'hiver dont on récupère l'une des manches pour en
faire un sac parfaitement adapté car fait sur mesure et bon marché.
La manche se glisse sur l'objectif et l'emmanchure permet de fermer plus ou moins
hermétiquement l'ensemble de prise de vue qui devient moins bruyant. De
plus, on pourra le peindre ou l'entourer d'une écharpe militaire (filet
cam ou filet barracuda), et utiliser un élastique pour tenir le tout.
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Cable
de commande du boitier : nous voyons en gros plan le câble de la commande
du déclenchement avec sa connexion Jack 3,5 M/F
Photo : François Peintre |
Pour commander à
distance le boîtier, j'ai récupéré une commande à
câble de marque Hama : celle-ci est munie à l'une de ses extrémités
d'une prise pour moteur Nikon (type MD 12, MD 15) et à l'autre bout un
Jack 2,5 mâle qui a été remplacé par un Jack 3,5 mâle
un peu plus solide et surtout à la connexion plus sûre La poignée
de déclenchement ne me paraissant pas pratique, je l'ai remplacé
par une commande de projecteur diapos sur laquelle a été soudé
un bout de câble de 50 cm environ, lui-même terminé par un
Jack 3,5 femelle, ce qui me permet dans un premier temps d'avoir une commande
courte.
Par ailleurs, j'ai fait une rallonge avec 6 m de câble dont une extrémité
est équipée d'un Jack 3,5 mâle et l'autre d'un Jack 3,5 femelle.
Résultat, j'obtiens
une commande par câble d'une longueur utile de 6 m environ très suffisante
pour le cas présent.
Le montage : les flashs
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Vue
générale des flashs : on voit le support au premier plan et une
partie des flashs en arrière-plan. Au fond à droite, notez la cache
Photo : François Peintre |
J'utilise 7 flashs dont
4 ont une puissance partielle et/ou moteur. Ils sont disposés autour du
sujet afin de repartir l'éclairage. Il faut bien veiller à ce que
l'éclair de l'un des flashs ne vienne frapper directement la frontale du
caillou (contre-jour) source de "flare" (= reflet de lumière
à l'intérieur de l'objectif se traduisant par une baisse très
conséquente du contraste sur l'image finale). Ils seront disposés
par deux sur des rails eux-mêmes fixés à d'autres pieds ou
à des branches plantées dans le sol et maintenus sur celles-ci par
des élastiques. Attention, il ne faut ne jamais déplacer un pied
ou autre support avec le flash (risque d'arrachement du sabot, chute).
La liaison boîtier-flashs se fera par câble ou par cellule. Si j'utilise
les flashs en mode TTL, il me faudra bien sûr des câbles adéquats.
Pour les flashs utilisés en mode partiel, je pourrais me contenter de câbles
"synchro" ou de cellules de déclenchement à distance.
Les flashs utilisés :
- NIKON SB15 auto TTL NG 25 utilisable en puissance partielle NG 7 sans connectique
NIKON, ce qui impose de passer par un sabot flash relié par câble.
- 2 NIKON SB16b auto TTL NG 25 et utilisable en puissance partielle NG 8 avec
connectique NIKON : le sabot n'est donc pas obligatoire.
- SUNPAK MZ 440 AF auto TTL NG 20 : il n'y pas de puissance partielle sans connectique
NIKON, ce qui impose de passer par un sabot flash relié par câble.
- 2 SUNPAK 888 auto TTL NG 15 (utilisation aussi d'un sabot flash relié
par câble).
- SUNPAK AutoZoom 3600
NG 36 : utilisable en puissance partielle par variateur (NG entre 5 et 15 environ).
Pas de connectique NIKON : on peut l'utiliser avec une cellule d'auto déclenchement
ou avec un câble synchro.
Calculs sur les flashs
- En pleine puissance :
L'ensemble des flashs a un NG égal à : 25 + 25 + 25 + 20 + 15 +
15 + 36 = 63.
Total de 625 + 625 + 625 + 400 + 225 + 225 + 1296 = 4021 V.
Portée théorique pour f/11 = 5,72 m, soit 2,86 m en extérieur.
- En puissance partielle:
Total NG = 7 + 8 + 8 + 20 + 15 + 15 + 8 = 33
Total de 49 + 64 + 64 + 400 + 225 + 225 + 64 = 1091 V.
Portée théorique pour f/11 = 3 m, soit 1,50 m en extérieur.
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