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Les flashs
Trois types
Les flashs, très utiles pour améliorer la lumière ou compenser un contre-jour, sont de trois types : manuel, auto ou auto TTL. Ces derniers ont un avantage certain sur les premiers, leur éclair étant mesuré directement par le boîtier avec coupure automatique dès que le film a reçu suffisamment de lumière pour une exposition correcte.
Attention à la portée maximale du ou des flashs et aux limites de couplages : lisez-bien vos notices et les modes d'emplois.
Attention aussi à la longueur limite des câbles utilisables.
Infra-rouges et ultra-violets
Les flashs infra rouges ou ultra violets sont très spécialisés et chers.
Ils doivent être réservés au cas très particulier de la photo
sous UV; il vous faudra en outre un objectif adapté car les verres minéraux
ne laissent pas passer les UV. A ma connaissance, une seule marque a proposé un
tel objectif à la vente.
Les flashs de l'auteur
J'utilise :
- un Nikon SB16 b de Nombre Guide = 32 à 100 ISO pour une focale de 35 mm et un
NG 42 pour une focale de 85 mm toujours à 100 ISO.
- deux 2 Nikon SB 15 de Nombre Guide = 25 à 100 ISO pour une focale de 35 mm.
Pour avoir une portée de flash maximale, je place les trois flashs en série, avec un sytème de rail multiflashs "la tourelle".
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Rail multiflashs " la tourelle", pour placer plusieurs flashs en série.
Photo : François Peintre.
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Le nombre guide (NG)
Le nombre guide (NG) est la puissance du flash indiquée par le fabriquant. Ce
nombre, divisé par l'ouverture de diaphragme f - utiliser l'ouverture T dans le
cas de l'utilisation d'un convertisseur avec l'objectif - donne la limite de portée
maxi du flash.
Ce NG est calculé pour une petite pièce : si vous utilisez ce flash à l'extérieur, vous devrez le diviser par deux. Un flash de NG 20 à 100 ISO n'en fera plus que 10 à l'extérieur, d'où l'intérêt d'avoir au moins deux flashs, pour améliorer la lumière, et une forte puissance pour avoir une portée suffisante.
Voici quelques combinaisons pratiques :
- Flash à l'extérieur : pour un flash utilisé à l'extérieur, vous devrez diviser
le NG par deux.
- Plusieurs flashs :
les NG ne s'additionnent pas.
Exemple : prenons deux flashs avec NG de 20 à 100 ISO.
On a NG² + NG²
= 800. On prend ensuite la racine carrée de ce chiffre, soit 28.28 qui
sera arrondie à 30. Le NG total est donc de 30 et non pas de 40. Ainsi, pour un
objectif ouvert à f2 et un sujet à une distance de 20 m, il vous faudra un NG
total de 40 au moins, soit 4 flashs de NG 20.
On constate également que pour un NG total de 60, il ne faut pas moins de 9 flashs,
avec pour chacun un NG= 20. Et ceci en intérieur, car comme nous l'avons vu précédemment,
le NG en extérieur est diminué de moitié. Il suffit donc de diviser les
distances du tableau 3 par deux pour obtenir la distance maxi en extérieur, ou
de diviser le NG total modifié pour l'extérieur par l'ouverture du diaphragme.
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Nombre de flashs
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NG de chaque flash
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NG total
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Portée maxi à f2 en m
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1
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20
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20
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10
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2
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20
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28
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14
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3
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20
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34
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17
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4
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20
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40
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20
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5
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20
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44
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22
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6
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20
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48
|
24
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7
|
20
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52
|
26
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8
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20
|
56
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28
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9
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20
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60
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30
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10
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20
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63
|
31.5
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16
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20
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80
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40
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Tableau 3- Séries de flashs et NG
résultants.
Calcul de limite de portée
Soit un
NG 20 à 100 ISO.
Divisez le NG par l'ouverture utilisée (f4). On obtient
20/4 = 5, soit une portée maximale de 5 m.
Ce qui veut dire que le sujet qui se trouve à 5 m du flash sera correctement exposé, mais pas au-delà : il faudra donc soit approcher le flash, soit ouvrir le diaphragme d'un cran, soit utiliser un film plus sensible (mais avec un grain plus gros), soit ajouter un flash.
Le NG en fonction de la sensibilité
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Sensibilité du film
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Coefficient de correction
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Nombre guide
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50
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0.7
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14
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64
|
0.8
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16
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100
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0
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20
|
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200
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1.4
|
28
|
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400
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2
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40
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Tableau 4-
Correspondances entre le NG et la sensibilité.
Un flash dont le voyant vient juste de s'allumer n'est pas à sa pleine puissance, et si cela est possible, attendez encore 1 minute pour gagner un peu en distance.
On voit donc l'intérêt d'avoir soit plusieurs flashs, soit un ou des flashs très puissants, soit de pouvoir les déporter. Le problème est qu'en affût, vous ne pouvez ni pointer vos flash ni les mettre sous/hors tension.
Trois grandes familles de flashs
En résumé, il existe
trois grandes familles de flashs :
- les flashs manuels peu chers, intéressants s'ils sont très puissants, par exemple avec un NG de 20 à 70.
- Les
flashs auto, un peu plus chers, mais intéressants s'ils sont très puissants.
- les flashs auto TTL, qui permettent une exposition contrôlée par la cellule
mais qui sont plus chers.
Tous doivent pouvoir être utilisés avec des câbles autorisant leur déport. Attention
également à certaines espèces qui sont facilement effrayées par l'éclair
des flashs.
Il ne
faut jamais laisser un flash sur le boîtier ou un pied pendant le déplacement, car il existe un risque d'arrachement du sabot flash.
Trucs et astuces
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| Photo de pipistrelle avec flash. Photo : François Peintre. |
Les flashs utilisés n'ont pas
toujours de réflecteurs ajustables à la focale : si vous les utilisez avec des
téléobjectifs, vous pouvez concentrer l'éclair du flash en fabriquant une bonnette
de carton qui va canaliser la lumière (celle ci diminue avec le carré de la distance).
Il vous faudra également une Fresnel (récupérée sur un vieux flash HS), qui vous
permettra de gagner jusqu'à trois diaphragmes (attention, cette valeur maximale
est rarement atteinte, et le plus souvent on se contente d'un gain de 1 ou 2 diaphs).
Le montage est similaire à la fabrication d'un
pare -soleil d'objectif, mais avec une peinture blanche a l'intérieur.
Attention également à la parallaxe (il faut bien diriger le flash sur le sujet : en affût, si vos flashs sont à l'extérieur, vous ne pourrez sortir pour les régler).
Par ailleurs, il existe dans la gamme Metz (flash pro) un accessoire appelé "Televorsatz"
adaptable sur divers modèles de flash.
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