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Faire le point sur la photographie animalière argentique
Par François Peintre
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| Photographie de Héron cendré (Ardea cinerea) avec téléobjectif. Photo : François Peintre. |
Avec le
développement actuel de la digiscopie, qui associe appareil-photo numérique
et longue-vue, on oublie parfois qu'un grand nombre d'amateurs pratiquent la "chasse
photo" argentique, avec des téléobjectifs.
François Peintre (fbcp1504@voila.fr),
amateur "éclairé", nous aide à faire le point sur la complexité
de la photo animalière en répondant à un certain nombre de questions
(choisir un modèle de supertéléobjectif, de film, optimiser
l'utilisation de son matériel, etc.)
Remarque : toutes les photographies et autres éléments graphiques
de cet article ne sont reproductibles qu'avec l'accord écrit de l'auteur.
Matériel : introduction
Généralités
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Téléobjectif Nikkor 135 mm.
Photo : François Peintre. |
Le photographe
animalier étant avant tout un ami de la nature, il ne doit jamais perdre de vue
le fait qu'il pénètre sur le lieu de vie des animaux qu'il cherche à photographier.
Avant tout achat éventuel de superteleobjectif, apprenez à tirer le meilleur de celui que vous avez.
Il est trop court ? Apprenez à vous approcher en silence.
Il n'est pas très piqué ? Aurez-vous réellement besoin d'un téléobjectif deux à dix fois plus cher ?
Il n'est pas très ouvert ? Utilisez un pied et ou un flash.
Si vous en avez les moyens et si vous voulez vendre vos photos, offrez-vous un
supertéléobjectif APO à grande ouverture de marque : ils sont chers
mais incomparables en piqué (définition).
La photo c'est avant tout une bonne lumière : sans belle lumière, il ne peut y avoir de beaux clichés. Mais ces derniers dépendent aussi de l'objectif et du film.
Le boîtier n'est là que pour faciliter la prise de vue technique, et les accessoires tels que pieds, pièges, télécommandes, ne sont intéressants que pour faciliter la prise de vue, mais n'ont évidement aucune influence dans le piqué de vos photos.
En conclusion, une belle photo ne dépend que de trois facteurs : la lumière, l'objectif
et le film. Ensuite interviennent le choix du sujet, de la perspective et du cadrage. Il convient aussi de tenir compte de la chance, comme lorsqu'un oiseau attendu vient se poser au bon endroit et au bon moment.
Matériel argentique ou numérique
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| Téléobjectif
135 mm avec doubleur, un matériel choisi par François Peintre. |
En terme de
matériel, la photo numérique a apporté de nombreuses améliorations
pour l'utilisateur, notamment au niveau de la rapidité de diffusion des images.
Mais l'argentique reste encore à ce jour très utilisé, qu'il s'agisse d'appareils
avec ou sans autofocus. Il n'est pas indispensable de choisir un matériel
très sophistiqué, souvent source de problèmes techniques sous certaines
conditions extérieures (humidité, froid, chaud).
Il faut ainsi toujours vérifier le bon fonctionnement du boîtier et des objectifs avant toute sortie sur le terrain. Des poussières sur les objectifs ne perturbent aucunement le rendu final de l'image (mieux vaut quelques poussières qu'une lentille rayée !). Prévoir toujours des piles de rechange.
J'ai récemment découvert un site internet conseillant aux visiteurs de nettoyer l'intérieur de leur boîtier avec un compresseur ! Il ne faut bien sûr jamais faire cela, sauf si vous souhaitez changer de matériel par la suite ....
Il n'existe pas de matériel parfait, et tout système optique comprend des avantages et des inconvénients :
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un zoom permet de parfaire le cadrage mais est moins "piqué" qu'une focale fixe.
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un boîtier numérique possède un côté pratique mais est encore cher et trop sensible au climat.
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un supertéléobjectif permet de rapprocher le sujet mais il est moins "piqué" qu'un simple téléobjectif.
- un film 400 ISO permet de travailler par faible lumière mais possède
un grain plus "visible" qu'un film de 100 ou 50 ISO.
Avec un boîtier solide et calé à 0 EV, un bon film de 100 ISO, un téléobjectif de 135 à 200 mm de focale, on limite les risques de problèmes.
Matériel de l'auteur
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Supertéléobjectif
Nikkor 400 mm.
Photo : François Peintre. |
- Boîtier : Nikon FA avec moteur (pour la poignée, je réarme à la main).
- Objectifs : un Nikkor 400 mm f5.6, un IFED/ Nikkor 135 mm f2.8, un FOCA HR7 convertisseur 2X, un Nikon série E 28 mm f2.8, un NIKKOR 28 mm PC f3.5 et un Nikkor 50 mm f1.4. Les trois derniers objectifs ne sont que très peu utilisés en photo animalière.
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Flashs: un flash Nikon SB16b et deux flashs NIKON SB15.
- Trépieds : un monopied et un tripode Gitzo 1504 de 5 Kg env.
- Jumelles : des 7X50. Le photographe peut se contenter d'un modèle simple et peu cher et placer son argent dans des objectifs photo de qualité, tandis que l'observateur ne faisant que peu de photo a tout intérêt à choisir des jumelles aux performances plus pointues donc plus chères.
Tout ce matériel (hormis les pieds) a été acheté d'occasion.
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