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Conseils pour filmer au ralenti des oiseaux en vol

Jean-François Cornuet utilise avec succès le boîtier hybride Panasonic Lumix GH5 pour filmer les oiseaux en vol et au ralenti, et il nous présente sa technique.

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Conseils pour filmer au ralenti des oiseaux en vol

Le boîtier hybride Panasonic Lumix GH5 permet de filmer au ralenti des oiseaux en vol, même très rapides comme les martinets.
Source : Jean-François Cornuet

Les oiseaux en vol se déplacent souvent rapidement et leur trajectoire est imprévisible, ce qui rend difficile les prises de vue vidéo rapprochées, nettes et sans bougé. L'utilisation d'un trépied équipé d’une rotule fluide convient bien pour l’affût et pour les mouvements lents, mais elle est beaucoup plus compliquée si on veut les suivre lorsqu'ils évoluent dans le ciel.
Jean-François Cornuet est un professeur retraité passionné depuis son plus jeune âge par la nature en général et par les comportements des oiseaux en particulier. Il a participé à des études ornithologiques dans les Alpes (suivis de la migration, biologie du Lagopède alpin...) et à l'écriture et à l’illustration d’articles et de livres sur l'avifaune. Il photographie les oiseaux depuis près de 50 ans.
La mise sur le marché dans les années 2000 des boîtiers numériques et des objectifs autofocus ont grandement facilité la réalisation de clichés d'oiseaux en vol. La sortie en 2014 du Panasonic Lumix GH4, qui bénéficie de la qualité de l'Ultra Haute Définition, l'avait incité à passer de la photo-nature à la vidéo-nature, mais réaliser des vidéos d'oiseaux en vol restait très difficile. En 2017, il a  acheté le Panasonic Lumix GH5, qui permet de filmer en haute définition à une cadence de 180 images par seconde et dont l'ergonomie, le viseur électronique et la fonction d’intensification de la mise au point ("Focus Peaking") facilitent la réalisation de vidéos à main levée d'oiseaux en vol, y compris d'espèces très rapides comme les martinets.
Après des explications sur les raisons du choix de son équipement, il nous donne des conseils pratiques pour filmer des oiseaux en vol au ralenti, et il nous présente des exemples.

Abstract

Birds in flight often move quickly and their trajectory is unpredictable, so making close-up, sharp and unmoved video shootings are difficult. The use of a tripod joint is well suited for perched or slow birds, but is much more complicated on one wants to follow them when they fly quickly. Jean-François Cornuet is a retired teacher passionate by nature in general and by the behavior of birds in particular. He participated in ornithological studies in the Alps (surveys of the migration over mountain passes, biology of the Rock Ptarmigan ...) and the writing and illustration of birding articles and books. He has been photographing birds for nearly 50 years.
The introduction in the 2000s of digital cameras and autofocus lenses greatly facilitated the production of bird images in flight. The release in 2014 of the Panasonic Lumix GH4, which benefits from the quality of ultra-high definition (4K), convinced him to move from photo-nature to video-nature, but to make videos of birds in flight remained very difficult. He then bought the Panasonic Lumix GH5, released in 2017, which can shoot in HD, at a reduced frame rate of 180 frames per second and whose ergonomics, electronic viewfinder and focus intensification function ("Focus Peaking ") make it easy to make freehand videos of birds in flight, including very fast species such as swifts.
After explaining the reasons for choosing his equipment, he gives us practical tips for filming birds in flight, and he gives us some examples.

Les raisons du choix du Panasonic Lumix GH5

Panasonic Lumix GH5 avec le téléobjectif à focale fixe AFS-Nikkor 4/300 mm

Le Panasonic Lumix GH5 avec le téléobjectif à focale fixe AFS-Nikkor 4/300 mm.
Photographie : Jean-François Cornuet

En 2017, je possédais déjà depuis trois ans le boîtier hybride Panasonic GH4, lancé en avril 2014, dont j’appréciais les images Ultra Haute Définition (UHD/4K). Sa fonction de ralenti ("slow-motion") était toutefois simpliste (96 images par seconde) et de basse qualité. J’avais tenté quelques suivis de rapaces en vol en UHD/4K, mais l’exercice me semblait bien difficile et aboutissait à des vidéos trop saccadées et très difficiles à stabiliser en post-production.
Lorsque j'ai découvert les caractéristiques techniques du Panasonic Lumix GH5 en 2017, sa fonction de ralenti n'était pas vraiment mise en avant, et il m'intéressait surtout pour ses améliorations par rapport au Panasonic GH4, en particulier la présence d'une double fente ("slot") pour deux cartes SD et un viseur électronique plus performant.
C’est un peu par hasard que j’ai expérimenté sa fonction de "slow-motion" en filmant des oiseaux en vol dans un parc, et ce fut une révélation : l’image FHD (1920 x 1080 pixels) était de très bonne qualité même à la cadence de 180 images/seconde (ce qui correspond à un ralenti de six fois), à condition bien sûr d'effectuer une mise au point continue sur l’oiseau; or cela est possible grâce à sa fonction de mise au point focalisée ou "Focus peaking", une aide à la mise au point qui ajoute une surbrillance blanche ou colorée sur les contours nets du sujet.
D’autres modèles de reflex et d'hybrides ont une fonction de ralenti, comme les derniers boîtiers hybrides de la série Z de Nikon (Z6 et Z7), ainsi que plusieurs caméscopes, mais je n’ai jamais eu l’occasion de les tester en grandeur nature pour filmer le vol des oiseaux. Par ailleurs, peu de vidéastes amateurs ou professionnels diffusent leurs prises de vue d'oiseaux en vol (lire Filmer les oiseaux avec un appareil photo : l’expérience de René Droog).

Les atouts du Panasonic Lumix GH5 pour filmer les oiseaux en vol en ralenti

Ce boîtier hybride présente beaucoup d'avantages, et actuellement (en juin 2019), je ne connais pas d’autres modèles qui rassemblent toutes ces qualités : 

  • son système micro 4/3 offre un coefficient multiplicateur ("crop factor") de 2 x qui permet l’usage d’un téléobjectif d'une focale 300 mm, soit l'équivalent d'un 600 mm, et il peut être utilisé sans problème à main levée, étant donné son poids raisonnable de 725 grammes (cartes et batterie comprises).
  • Comme tous les hybrides micro 4/3, le Panasonic Lumix GH5 accepte tous les anciens objectifs photographiques manuels (avec des bagues adaptatrices).
  • La stabilisation de l'image est conservée quelle que soit l'optique utilisée, même ancienne ou manuelle. Elle est très efficace et indispensable, et on ne peut que regretter la disparition de cette fonction sur le modèle plus récent Panasonic Lumix GH5s, qui est toutefois plus performant à faible luminosité.
  • Comme tous les hybrides, le Panasonic Lumix GH5 est muni d'un viseur électronique qui permet de suivre les oiseaux en vol (comme le viseur optique d’un reflex). 
  • Son viseur électronique et son système d’assistance à la mise au point manuelle ("Focus Peaking") sont d’assez bonne qualité.
  • Même à une cadence de 180 images par seconde, les images conservent leur qualité quand la mise au point est bien faite.

Les limites du Panasonic Lumix GH5 

Le Panasonic GH5 a peu de défauts. On pourrait certes souhaiter des améliorations de la visée, du "Focus Peaking" et de la valeur maximale du ralenti, mais la cadence de 180 images par seconde, qui correspond à un ralentissement de six fois pour une lecture à 30 images par seconde, convient bien à la très grande majorité des oiseaux. Par contre, pour filmer au ralenti des oiseaux aussi rapides que des martinets, je suis obligé d’ajouter un ralenti logiciel de 50 % en post-production (voir un exemple plus bas) pour avoir un rendu plus fluide lors de la lecture sur écran : une cadence de 360 images par seconde, tout en conservant la qualité actuelle des images à 180 images par seconde, serait donc une amélioration bienvenue. 

Les raisons du choix du téléobjectif AFS-Nikkor 4/300mm



Le téléobjectif AFS-Nikkor 4/300 mm.
Source : Kenrockwell.com

Le choix de l’objectif est très important pour filmer les oiseaux en vol : j'utilise le téléobjectif à focale fixe AFS-Nikkor 4/300 mm, qui est idéalement conçu pour photographier les oiseaux (je l'avais acheté en 2000 pour cela).
Comme sa longueur focale de 300 mm est fixe, il permet de faire une mise au point manuelle souple, très précise, rapide et en continu, entre 1,45 mètre et l'infini. Sa course est en outre très réduite à partir de sept mètres.
Sa focale de 300 mm (soit un équivalent 600 mm avec le coefficient multiplicateur 2 x du Panasonic GH5) m’a paru être un bon compromis entre la taille, le poids, l'ergonomie, la répartition des masses et le bon autofocus (qui n'est toutefois pas utilisable en mode ralenti).
La bague de l'AFS Nikkor 300 mm est fluide, précise, et la course entre sept mètres et l’infini est courte, ce qui facilite les changements rapides de mise au point quand l’oiseau arrive face à l’opérateur.
Le moteur autofocus de mon téléobjectif AFS Nikkor 300 mm ne fonctionne plus, mais il conserve une bonne mise au point manuelle.
Les optiques plus récentes de Nikon (4/300 et 5,6/500), au diaphragme électromagnétique, ne conviennent pas car on ne peut pas régler manuellement leur diaphragme.
Avec les Panasonic Lumix GH4 et le GH5, je continue par ailleurs à utiliser avec bonheur avec un trépied mon ancien téléobjectif Nikkor 5,6/600 mm AIS que j'avais acheté en 1986 : sa mise au point est en effet fluide et précise, il a un très bon piqué, il dispose d'un diaphragme manuel et sa focale équivalente est de 1 440 mm (avec le Panasonic GH4) ou de 1 200 mm (avec le Panasonic GH5). J'ai publié une vidéo de Cincle plongeur (Cinclus cinclus) réalisée avec le téléobjectif Nikkor 5,6/600 mm.

Les réglages du Panasonic Lumix GH5  

Faucon hobereau (Falco subbuteo)

Image de Faucon hobereau (Falco subbuteo) extraite d'une vidéo en FHD (1920 x 1080 px) réalisée en  baie d'Audierne (Finistère) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Jean-François Cornuet

Pour mes vidéos d'oiseaux en vol au ralenti, j'utilise les réglages suivants :

  • mode d'exposition : M.
  • format d'enregistrement : MOV
  • qualité d'enregistrement : FHD 8 bits / 100M / 30p 
  • cadence variable : 180 images par seconde (im/s)
  • stabilisation du boîtier : activée sur la focale 300 mm, un réglage indispensable pour stabiliser l'image pendant le suivi de l'oiseau à main levée.
  • Fonction "Focus Peaking" : la couleur jaune a été choisie pour la surbrillance du sujet car elle est très visible.
  • Résolution : pour les oiseaux en vol, je tourne en FHD ou Full HD (1920 x 1080 px) à 180 im/s, convertie en 30 im/s par le GH5. Quand je filme un oiseau posé en balade ou à l’affût, j'utilise un trépied avec une tête fluide, et je tourne en UHD (3840 x 2160 px) à 60p (GH5) pour une qualité maximale.
    Quand on filme en UHD  la cadence maximum est de 60 im/s, et ^pour les cadences supérieures (120, 150, 180 im/s), il faut filmer en FHD.

Stabilisation et cadence

À chaque allumage du Panasonic Lumix GH5, il faut renseigner la valeur de stabilisation, qui doit correspondre à la focale utilisée, soit 300 mm dans mon cas. Ce réglage est très important pour obtenir une stabilisation efficace du boîtier. Si j'utilise un réglage de 100 mm par exemple, l’image devient instable dans le viseur. Cette contrainte de réglage rend impossible l’utilisation d’un téléobjectif zoom car la stabilisation ne s’adapterait pas automatiquement à la focale si celle-ci était modifiée au moment de la prise de vue.
Le téléobjectif Panasonic 100-400 mm est également reconnu et communique avec le boîtier Panasonic Lumix GH5; et il pourrait donc en théorie être utilisé. Sa double stabilisation optique-boîtier est très efficace ainsi que l’autofocus, selon ses utilisateurs. Par contre, sa mise au point manuelle au ralenti ne semble pas convenir d’après ce que j’ai pu lire, mais il faudrait que je vérifie ce point.
J'ai choisi une cadence "slow-motion" de 180 images par seconde car c’est la valeur maximale du ralenti du Panasonic Lumix GH5. Elle convient bien pour filmer la majorité des oiseaux en vol, mais je n’ai pas vraiment fait de tests comparatifs avec des valeurs inférieures, comme 150 ou 120 images par seconde. À une cadence de 180 images par seconde, l’image est bien piquée si la mise au point a été bien faite. Bien sûr, on ne conserve pas la résolution UHD/4K, mais les images au ralenti sont dynamiques et elles ont un grand intérêt pour la compréhension et la description des comportements.

Logiciels et microphone utilisés

Je possède un ordinateur iMac de 27 pouces de 2012 et j’utilise le logiciel Final Cut Pro X pour le montage et l’étalonnage, ainsi que Compressor pour les exportations. 
En prise de vue au ralenti, la prise de son est désactivée automatiquement. Au format UHD, sur trépied, j’utilise toujours un microphone externe branché sur la cage du Panasonic GH. J'ai choisi le Panasonic DMW-MS2 car il est léger (150 grammes, bonnette de poils comprise). Les réglages du microphone se font uniquement dans les menus du boîtier Panasonic, notamment l’angle de capture des sons.
Avec les Panasonic Lumix GH4 et GH5, comme j’utilise une optique fixe AFS Nikkor 300 mm, je choisis le mode "Shotgun" du microphone pour mieux isoler le chant de l’oiseau visé en train de chanter. Le principal inconvénient du Panasonic DMW-MS2 est son prix relativement plus élevé (250 euros) que celui de ses concurrents.
La bande son de mes vidéos est toujours produite par assemblage de sons enregistrés sur place et retravaillée avec le logiciel iZotope RX6 Audio Editor (remplacé actuellement par la version RX7). 



Vidéo au ralenti (cadence de 180 images par seconde) de Coucou gris (Cuculus canorus) en vol réalisée sur le cap Sizun (Finistère) avec le Panasonic Lumix GH5.
Source : Jean-François Cornuet

Filmer à main levée 

Les oiseaux en vol se déplacent rapidement dans le ciel, et pour des prises de vue rapprochées, le suivi du sujet se fait difficilement si l’appareil est placé sur un trépied, un équipement qui convient mieux pour l’affût et pour des mouvements lents (lire Choisir un trépied). Pour suivre les évolutions de l’oiseau en vol, il faut travailler à main levée (= sans trépied) comme en photo, debout de préférence et bien stable sur ses jambes pour être réactif et efficace dans les mouvements de suivi.
Dès mes premiers essais, j'avais constaté qu’il était inutile d’utiliser un trépied car les oiseaux surgissent de n’importe où et suivent des trajectoires imprévisibles : en fait, je filme les oiseaux en vol comme lorsque je les photographie.
L’image reste suffisamment stable et le suivi régulier car le ralenti de six fois amortit en partie les oscillations et les tremblements de l’opérateur, et la stabilisation du boîtier compense aussi une bonne partie des vibrations. Avec une cadence de 180 images par seconde, un suivi bien net de l'oiseau sur une durée de trois secondes produit un plan de 3 x 6 = 18 secondes, et c’est un des avantages importants de cette technique de ralenti. Par contre, pour filmer les oiseaux posés ou à l’affût, j’utilise un bon trépied vidéo et une tête fluide de la marque Sachtler.



Vidéo au ralenti (cadence de 180 images par seconde) de Fou de Bassan (Sula bassana) en vol réalisée sur le cap Sizun (Finistère) avec le Panasonic Lumix GH5.
Source : Jean-François Cornuet

Conseils pratiques 

Je conseille tout d'abord de commencer par apprendre à photographier des oiseaux en vol (lire Photographier les oiseaux en vol) pour s’entraîner à cadrer l’oiseau, à le suivre au cours de son vol et à ajuster la mise au point manuelle en continu, si l'objectif possède une bonne bague de mise au point, ce qui est de plus en plus rare. Pour passer à la vidéo, il faut apprendre à travailler à main levée, choisir des espèces où il est possible de répéter les prises de vue pour augmenter les chances de réussite, et maîtriser la mise au point manuelle en continu grâce au "Focus peaking". Cette fonction nécessite un apprentissage si l'on a toujours utilisé l’autofocus, mais comme j’ai longtemps pratiqué la photo avec des optiques manuelles, cela était plus facile pour moi. Le "Focus peaking" est absolument indispensable pour effectuer la mise au point manuelle, car il est très précis et permet à chaque instant de savoir si la mise au point est bonne. Le Panasonic Lumix GH5 présente l’avantage de pouvoir choisir la couleur du "Focus peaking", et j’ai opté pour le jaune qui ressort assez bien dans le viseur lorsque je suis le vol d’un oiseau sur fond de ciel. 

Une technique plus adaptée que la digiscopie  

Je n’ai jamais fait de digiscopie (lire Qu'est-ce que la digiscopie ?), mais j’ai déjà vu le matériel utilisé. En raison des grossissements élevés produits par cette technique, il me semble que tous les digiscopeurs font leurs prises de vue sur trépied (lire Digiscopie contre photo reflex : le match), et filmer des oiseaux en vol doit donc être difficile pour le suivi en vol et la mise au point. Tara Tanaka (voir sa chaîne vidéo) utilise toutefois le Panasonic Lumix GH5 avec une longue-vue Swarovski STX 95 (lire Longues-vues Swarovski ATX/STX : ce qu'on en dit sur le web), et elle a réussi à filmer de grands oiseaux lents en vol, comme des Grues du Canada (Antigone canadensis) (voir une vidéo).

Filmer le Martinet noir en vol

Tous les oiseaux m’intéressent. J’ai commencé par filmer au ralenti le Martinet noir (Apus apus) car c’est un oiseau qui m’a toujours fasciné et qui vole régulièrement au-dessus du toit de mon pavillon en banlieue parisienne. En 2017 et en 2018, durant les mois de mai, de juin et de juillet, j'ai consacré 65 jours à filmer des Martinets noirs nicheurs. Le premier objectif de ce travail était de pouvoir saisir en vidéo les différents comportements de ces oiseaux en vol, seul le suivi du vol avec prise de vue au ralenti permettant d’obtenir des données vidéos exploitables. J'ai réalisé 1 400 vidéos présentant les différents types de vols (battu, plané, inversé…), des comportements sociaux (vols en dièdre et en duo, toilettage…) et des captures de proies en vol (25 % des vidéos).
J'avais trouvé très peu de publications sur le toilettage des oiseaux en vol. Certains comportements avaient été observés, photographiés et même pour certains filmés au format argentique dès 1968, mais ils n'étaient pas toujours correctement interprétés par manque de précisions des documents utilisés. Mes vidéos réalisées à une cadence 180 images par seconde m'ont permis de faire des descriptions très détaillées, aboutissant à un premier répertoire comportemental des soins du plumage en vol chez le Martinet noir (lire mon étude).
L’analyse de plus de 600 vidéos de captures de proies filmées au ralenti m'a permis de décrire avec précision les techniques utilisées par le Martinet noir : détection des proies, postures de captures, durée moyenne d’ouverture/fermeture du bec, fréquence des captures, taux de réussite, sélection des proies…
Outre les vols plané et vol battu, j’ai aussi accumulé des données sur certains types de vols plus discrets comme le vol inversé utilisé lors des captures, mais aussi des éléments de communication entre individus se croisant en vol ou volant en groupe (lire Martinets noirs : effleurages et poursuites stridentes).



Vidéo au ralenti de Martinet noir (Apus apus) en vol montrant une scène de toilettage sur le dos réalisée avec le Panasonic Lumix GH5.
Source : Jean-François Cornuet




D'autres vidéos d'oiseaux en vol au ralenti

Lors de mes séjours en province (Bretagne et Alpes), j’essaie de filmer tout ce qui vole au-dessus de ma tête en cherchant à saisir des comportements intéressants de captures de proies, de toilettes ou de relations intraspécifiques et interspécifiques (voir ma chaîne YouTube). J’aime établir des comparaisons, par exemple entre les captures d’insectes du Faucon hobereau (Falco subbuteo) (lire Un Faucon hobereau capturant un Martinet noir) et des Martinets noirs et à ventre blanc (Tachymarptis melba). Avec les vidéos au ralenti, des comportements d’une durée inférieure à la seconde peuvent être saisis et analysés en détail.



Vidéo au ralenti d'un Faucon hobereau (Falco subbuteo) chassant en vol les insectes en baie d'Audierne (Finistère) réalisée avec le Panasonic Lumix GH5.
Source : Jean-François Cornuet

Filmer au ralenti des oiseaux posés ou perchés à main levée

J'utilise également le Panasonic Lumix GH5 pour filmer au ralenti des oiseaux posés si je peux anticiper un envol possible, mais la visée à main levée en position fixe devient rapidement inconfortable, sans compter que chaque seconde de prise correspond à six secondes de vidéo.
Pour les petits oiseaux posés ou perchés, commencer la prise avant l’envol donne plus de réussite que de la déclencher au moment du décollage : c’est la technique que j’ai utilisée pour arriver à filmer l’envol et le vol de la Panure à moustaches (Panurus biarmicus). Dans le cas où l’oiseau ne semble pas vouloir s’envoler tout de suite, je préfère utiliser un trépied pour obtenir des images plus stables et bien piquées en UHD avec le son.



Vidéo au ralenti de Panures à moustaches (Panurus biarmicusen baie d'Audierne (Finistère) réalisée avec le Panasonic Lumix GH5.
Source : Jean-François Cornuet

Contact

Jean-François Cornuet - Courriel : jfc@jfcornuet.info -  Site web : www.jfcornuet.fr  - Chaîne YouTube : www.youtube.com/channel/UCY36iCT3WNtiIQ5-xa3mlCw/videos

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