Milan
royal : "L'oiseau où que c'est marqué dessus"
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Par Renan Levaillant.
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plume de Renan Levaillant, découvrez régulièrement
dans notre rubrique Débuter des articles originaux pour apprendre
en s'amusant.
Parcourant dernièrement mon propre site, ma narcissique autosatisfaction
fut soudain ébranlée par ce constat navrant : j'y parle bien peu des
rapaces. Hormis la mention de la buse variable et du faucon crécerelle
dans un article destiné aux parents, ainsi qu'une analyse peu académique
de l'étymologie du pygargue à queue blanche, je ne m'étends guère
sur ces magnifiques prédateurs et/ou charognards ailés.
Honte à moi. A ma décharge, en tant que vulgarisateur ornithologique
(ça en jette...), il faut reconnaître que la famille des rapaces se
prête moins que d'autres à de faciles identifications de ses différents
membres.
Il faut dire que ces cachotiers, observés les trois quarts du temps
en vol, ne nous offrent qu'un contre-jour frustrant de leur livrée
inférieure, et la vue de dessus des guides ornithologiques nous fait
une belle jambe, car il n'est pas né le rapace qui volera à l'envers
pour faire plaisir à l'observateur au sol !
Mais il est un oiseau de proie dont l'amabilité envers l'ornithologue
néophyte est à saluer : c'est le milan royal.