La transmission à
l'homme
La transmission aux
humains est possible
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La
grippe aviaire de Hong Kong en 1997 : Notée d'abord en Chine continentale chez
différentes espèces présentes sur les marchés (caille,
canards, oie) porteuses des sous-types H9N2, H5N1 et H6N1, elle a touché
l'île par le biais d'échanges commerciaux. Suite à des recombinaisons
génétiques, le virus a été transmis à l'homme
et a provoqué la mort de six personnes.
Schéma : Ornithomedia.com |
Le virus de la grippe aviaire
peut éventuellement infecter dautres espèces animales comme
le porc et/ou dautres mammifères.
Le virus de la grippe aviaire, lorsque la souche est hautement pathogène,
peut se transmettre exceptionnellement à lhomme.
C'est en 1997 que l'on a signalé les premiers cas humains d'infection au
virus de l'influenza aviaire A (H5N1). L'éclosion s'est déclarée
à Hong Kong, où 18 humains infectés par la souche H5N1 ont
souffert de troubles respiratoires graves et six en sont décédés.
L'infection chez les humains coïncidait avec une épidémie du
virus H5N1 chez les populations de volaille de Hong Kong. Les
études des cas humains d'infection au virus H5N1 donnent à penser
que le contact direct avec de la volaille infectée a été
le principal moyen d'infection, sinon le seul. Toutefois, dans un petit nombre
de cas il n'a pas été possible d'établir le contact direct
avec de la volaille infectée.
Sur les 15 sous-types du virus de la grippe aviaire, H5N1 est particulièrement
suivi pour plusieurs raisons. Il mute rapidement et a une propension connue à
acquérir les gènes des virus infectant d'autres espèces animales.
Sa capacité à provoquer une infection grave chez l'homme a été
étudiée à deux occasions. En outre, les études de
laboratoire ont démontré que les isolats de ce virus ont une pathogénicité
élevée et peuvent être dangereux pour l'homme.
Les oiseaux qui survivent à l'infection excrètent le virus pendant
au moins 10 jours, oralement et dans leurs matières fécales facilitant
ainsi la diffusion dans les marchés et par les oiseaux migrateurs.
C'est, en effet, le contact avec les excréments d'un animal infecté
qui est en général responsable de la transmission de la maladie
aux humains.
L'épidémie de la grippe aviaire fortement pathogène provoquée
par l'H5N1 qui a commencé à la mi-décembre 2003 en Corée
du sud et qui s'est ensuite étendue à d'autres pays asiatiques,
inquiète particulièrement les officiels de la santé publique.
Les variants d'H5N1 ont démontré une forte capacité à
infecter directement les humains en 1997 et au Vietnam en janvier 2004.
Depuis ce mois de janvier 2004, des flambées de H5N1 de grande envergure
chez les oiseaux des pays asiatiques ont été associées à
d'autres cas d'infection et de mortalité chez les humains en Asie.
En Colombie-Britannique au Canada, deux cas d'infection de la grippe aviaire ont
été confirmés chez des humains au cours d'une flambée
de H7N3 chez de la volaille en 2004. Ces deux cas d'infection se sont produits
par suite de contacts étroits avec des volailles et de l'équipement
contaminé et ont occasionné de légers symptômes. Les
deux personnes en question sont maintenant entièrement rétablies.
Durant le mois de février 2003, la souche H5N1 a fait le saut à
partir des oiseaux pour aller infecter deux membres (le père et le fils)
d'une famille de Hong Kong qui avaient fait un voyage en Chine du Sud. Le père
en est mort, mais le fils s'en est remis. Un troisième membre de la famille,
la sur du garçon, est mort d'une maladie respiratoire grave en Chine.
Une flambée de souche H7N7 aux Pays-Bas en 2003 a entraîné
un décès et plus de 80 cas de maladie sans gravité chez les
humains. La plupart de ces cas présentaient une conjonctivite et une affection
pseudo-grippale bénigne.
Le porc, un "centre de mélange"
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Les
porcs domestiques peuvent servir de "centres de mélange" des
sous-types de virus de la grippe aviaire, rendant plus aisée la possibilité
d'une pandémie chez l'homme par l'incoporation de gènes humains
dans le virus
Schéma : Ornithomedia.com |
Les virus de la grippe A,
y compris les sous-types, peuvent permuter ou réassortir leurs matériaux
génétiques et fusionner. Ce processus de
reassortiment, connu sous le nom de décalage antigénique, a comme
conséquence la création d'un sous-type différent des deux
virus parents. Comme les populations n'auront aucune immunité contre le
nouveau sous-type, et qu'aucun vaccin existant ne pourra conférer une protection,
le décalage antigénique a historiquement eu comme conséquence
la déclenchement de pandémies fortement mortelles. Pour que ceci
se produise, le sous-type doit avoir des gènes du virus humain de la grippe
qui le rendent aisément transmissible de personne à personne pendant
une période acceptable.
On a longtemps pensé des conditions favorables pour l'apparition du décalage
antigénique était la présence d'humains vivant dans la proximité
immédiate de la volaille et de porcs domestiques. Puisque les porcs sont
susceptibles d'être infectés par les virus aviaire et mammaire, y
compris humains, ils peuvent servir de "centres de mélange" des
matériels génétiques des virus humains et aviaires, ayant
pour résultat l'apparition d'un nouveau sous-type. Les événements
récents, cependant, ont identifié un deuxième mécanisme
possible. Des preuves montrent en effet que pour certains des 15 sous-types de
virus de la grippe aviaire circulant chez les oiseaux, l'homme peut aussi jourer
le rôle de centre de mélange. Un tel événement marquerait
le début d'une pandémie de grippe aviaire chez l'homme.
Contamination de l'homme à l'homme
Certaines personnes ont contracté la grippe aviaire et on présume
qu'il y a quelques cas de transmission restreinte et peu efficace d'une personne
à une autre. De plus, les analyses virologies sur les souches isolées
lors de ces cas suspects ne montrent pas d'évolution par rapport au virus
aviaire. Cela signifie qu'il n'y a pas eu d'adaptation du virus à l'Homme,
qui le rendrait facilement transmissible d'individu à individu.
L'AFSSA (l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)
indique que le risque de transmission du virus par l'alimentation est «
faible, voire négligeable ».
Le virus est tué à lors d'une cuisson de plus de 5 minutes à
60°C. En cas d'ingestion de viande de volaille contaminée et crue,
le virus est détruit par le pH acide de l'estomac. Les conditions de destruction
du virus sont également valables pour les oeufs. Il faut d'ailleurs rappeler
que la contamination chez l'Homme se fait par voie respiratoire.