Sous-espèces et
difficultés ...
Sous-espèces
Les êtres vivants évoluent avec le temps. Cette évolution
est due à des modifications légères ou importantes qui sont
en quelque sorte des "accidents génétiques". Quand ces
"accidents" n'apportent rien de bon, les individus qui en sont victimes
ne réussissent généralement pas à se multiplier. Par
contre, des "accidents" qui apportent un avantage pour la survie (bec
plus long, taille réduite ou plus importante, pattes plus longues,
)
permettent aux "victimes" de réussir mieux que les autres individus,
et donc de se reproduire. Les avantages du changement génétique
sont bien entendu transmis à la progéniture. C'est ainsi qu'une
population évolue.
Tant que l'on ne perçoit aucune différence entre deux populations
géographiquement séparées, on aura tendance à classer
celles-ci comme faisant partie d'une seule et même sous-espèce. Cela
est normal. Mais dès que l'on trouve une différence (plumage, voix,
taille,...) entre deux populations, on va les classer comme sous-espèces.
Généralement, la distinction entre sous-espèces n'est possible
qu'avec des oiseaux en main, mais il arrive qu'elle puisse être faite sur
le terrain.
A noter qu'on définit une population de référence ou nominale,
dont le troisième mot est une répétition du second : Parus
major major est ainsi la sous-espèce nominale de la Mésange
charbonnière et dans ce cas le troisième mot n'est généralement
pas précisé.
Certaines populations de Mésanges charbonnières par exemple, sont
suffisamment différentes pour justifier la création de sous-espèces.
La sous-espèce Parus major aphrodite qui vit au Sud de la Grèce,
en Crète, à Chypre et aux Baléares est plus pâle que
l'espèce nominale, tandis que Parus major excelsus du Maghreb a
un ventre jaune plus vif.
Les spécialistes débattent en permanence des relations entre
espèces, et des sous-espèces deviennent parfois des espèces
quand on estime que les populations sont suffisamment séparées.
Les progrès récents de la génétique changent ainsi
régulièrement la liste mondiale des espèces.
Super-espèces
A noter qu'il existe aussi une notion de super-espèce, au delà
de l'espèce.
- Cas de deux espèces différentes du même genre et de même
super-espèce, si deux populations ne cohabitent que marginalement, et qu'aux
zones de contact elles s'hybrident mais que leur progéniture n'est pas
fertile. Les deux populations se sont suffisamment différenciées
pour ne plus produire entre elles que des jeunes stériles, elles restent
concurrentes (niche écologique semblable) et ne peuvent donc pas cohabiter.
Exemple: Alouette haussecol et Alouette bilophe (Eremophila alpestris et E. bilopha).
- Cas de deux espèces différentes de même genre et de super-espèces
différentes: si deux populations sont très proches morphologiquement,
mais cohabitent volontiers sans interaction. Exemple: Cochevis
huppé et Cochevis de Thékla (Galerida cristata et G. theklae).
Ca se complique ...
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La
Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) est du genre Aegithalos,
alors que la Mésange charbonnière est du genre Parus
Photo : David
Laloi. |
Le terme de "mésange"
n'est pas exact scientifiquement parlant: si toutes les mésanges sont
classéss dan l'ordre des Passériformes, certaines "mésanges"
européennes n'appartiennent pas à la même famille (les Paridés)
que notre Mésange charbonnière.
C 'est le cas de :
- la Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) qui appartient
à la famille des Aegithalidés.
- la Mésange à moustaches (Panurus biarmicus), appelée aujourd'hui
Panure à moustaches en référence à sa vraie famille
(les Panurinés).
- la Mésange rémiz (Remiz pendulinus), appelée aujoud'hui
Rémiz penduline en référence à sa vraie famille (les
Remizidés).
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