Le baguage des goélands
en Belgique
Cette partie de l'article nous
a été rédigée par Marc Fasol, un observateur belge
passionné du suivi du baguage des goélands en Belgique.
Des programmes de
plus en plus nombreux
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Goéland
argenté (Larus argentatus) bagué en Allemagne
Photo : Marc Fasol |
De plus en plus d'études
ornithologiques utilisent le
marquage couleur. Le nombre d'observateurs sur le terrain, la
performance des longues-vues actuelles et l'essor du courrier électronique
ont permis en quelques années à cette méthode d'étude
de devenir très
performante. Les programmes de marquage couleur permettent non seulement de reconnaître
les individus, mais aussi de les suivre, de manière plus ou moins aisée
selon les espèces, au cours de leurs déplacements journaliers, saisonniers,
de leur migration, de leur vie.
Parmi les moyens utilisés pour marquer les oiseaux, figurent les bagues
de
couleur. Ce sont de loin les plus utilisées, notamment pour les laridés.
Figurent aussi les "wingtags" aux ailes, sur le dos, au bec (canards
plongeurs) ou encore les colliers de couleurs. Ces derniers permettent par
exemple de "lire" les cygnes et les oies au-dessus de la mêlée.
Pour l'observateur de terrain, l'intérêt consiste à pouvoir
accéder à des informations pointues sur les oiseaux observés,
grâce aux explications des biologistes qui sont à l'initiative des
programmes.
Par retour du courrier (électronique) et ce, parfois dans un délai
extrêmement court, de nombreuses informations sur l'oiseau en question sont
fournies: lieu de naissance, longévité, déplacements saisonniers,
habitudes, voire CV tout entier ("Lifelist") ainsi que par la suite,
par courtoisie, l'essentiel des résultats engrangés par l'étude.
La lecture des marquages devient vite une passion. Marc Fasol est ainsi
devenu accro des lectures de bagues de goélands. Peu à peu, il s'est
ainsi fait non seulement de nombreux amis et correspondants dans tous les pays
européens, mais la lecture systématique de bagues lui a permis de
faire un
bond formidable dans la connaissance des laridés, souvent considérés
à tort comme sans intérêt.
A la vue d'une bague
sur un oiseau bagué couleur, de nombreux observateurs ne prennent pas la
peine de noter l'information ou ne savent pas comment procéder. Et quand
l'information est relevée, elle est rarement transmise, faute de savoir
comment et surtout à qui s'adresser.
Sur les forums de discussion, on remarque de temps en temps de courageux observateurs
entreprendre des démarches pour essayer de suivre tel ou tel programme
de marquage.
Comment procéder ?
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Goéland
argenté (Larus argentatus) bagué en Belgique
Photo : Marc Fasol |
Les programmes de baguage sont
nombreux. Chaque pays, chaque programme utilise son type de marquage, avec sa
ou ses couleur(s) et ses codes. Les codes utilisés changent d'année
en année. Ils sont généralement alphanumériques, c'est-à-dire
faits d'une combinaison de lettres et de chiffres. Avec un peu d'habitude, une
bonne longue-vue munie d'un zoom (20x-60x), on arrive à les lire facilement.
Grâce à la généralisation de la digiscopie, il est
aujourd'hui aisé de ramener une confirmation de son observation, de sa
lecture. Reste à savoir ce qu'il faut regarder pour documenter valablement
son observation.
Que faut-il noter
?
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Goéland
argenté (Larus argentatus) bagué vert menthe code 5L
Photo : Marc Fasol |
1) L'espèce et si
possible la sous-espèce de l'oiseau marqué;
2) Le lieu précis de l'observation. Exemple la plage d'une ville.
3) La date de l'observation ainsi que l'heure;
4) Le type de marquage. Exemples: bague ("legring"), collier ("neckband"),
marquage à l'aile ("wingtag") ou sur le dos ("backtag");
5) La couleur exacte de la bague (ou de leurs combinaison). Exemple: bague verte.
("Green ring");
6) La couleur du code. Exemple: code blanc ("White code");
7) Le n° de code exact. Exemple "X59L". Les premières fois,
le top est de
joindre une photo de l'oiseau digiscopé;
8) Préciser si le code est vertical (il se lit alors de bas en haut) ou
horizontal;
9) Pour les oiseaux bagués, préciser l'emplacement de la bague.
Exemple
patte droite ("right") ou gauche ("left");
10) Préciser si la bague est située au niveau du tibia ("tibia")(au-dessus
du genou) ou du tarse ("tarsus")( en-dessous du genou);
11) Préciser la présence d'une bague métallique. Normalement
sur l'autre
patte;
12) Des détails supplémentaire, tels que l'âge de l'oiseau
(premier hiver,
deuxième hiver...), l'activité de l'oiseau (nourrissage, couvaison,
etc.)
sont évidemment les bienvenus.
Où envoyer
l'information ?
Il est possible grâce
à Google, de retrouver le site web avec tous les
détails du programme scientifique concerné. Le site www.cr-birding.be
est l'un des plus connus en Europe; ous les programmes, espèce par espèce,
puis couleur par couleur, y sont repris. Les rapports d'observation ("sightreport")
se font généralement en anglais. Mais pour ceux que cela pourrait
rebuter, il faut savoir que le vocabulaire est extrêmement simple et toujours
le même.
Contact
Marc Fasol relaie bien volontiers
vos observations relatives aux goélands
étrangers. E-mail : marc.fasol@swing.be
Réagissez
à cet article sur nos forums
ou par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
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