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Baguage des oiseaux : principes, objectifs et observations

En novembre, le baguage des migrateurs se poursuit, et on peut observer des oiseaux marqués : Maxime Pirio nous rappelle des principes importants de cette méthode et nous donne des conseils utiles.

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Baguage des oiseaux : principes, objectifs et observations

Goéland argenté (Larus argentatus) de premier hiver bagué, Dublin (Irlande), avril 2018.
Photographie : Michel Pirio

En novembre, des migrateurs sont encore bagués en Europe, et on peut repérer des limicoles, des canards ou des oies marquées le long des côtes ou sur les lacs. Le baguage est une méthode d’étude permettant d’identifier et de suivre des oiseaux sur lesquels une (ou plusieurs) marque (bague, colliers...) portant un code a été posée, après leur capture. Cette technique a été utilisée pour la première fois en 1899 par le Danois Hans Christian Cornelius Mortensen lors d’une étude scientifique sur l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris). En France, le baguage existe depuis 1911 et il est coordonné par le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), qui dépend du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Malgré ses limites, comme la difficulté parfois de lire à grande distance des informations écrites ou gravées, le stress généré ou d'éventuelles blessures, le baguage est une technique éprouvée et relativement simple qui sert à déterminer entre autres les voies de migration, les zones d’hivernage et de nidification, la longévité des individus ou l’évolution des populations.
Dans cet article, Maxime Pirio présente les principes du baguage, les différents types de marques, les objectifs, l’observation et la recherche d’oiseaux bagués, et la transmission des données.

Abstract

In November, migrants are still ringed in Europe, and ringed shorebirds, ducks or geese can be spotted along the coasts or on lakes. Ringing is a method of study used to identify and track birds on which a ring with a code is installed after capture (however, there are other types of tags, such as necklaces for geese or tags for raptors). It was first used in 1899 by the Danish Hans Christian Cornelius Mortensen during a scientific study about the Common Starling (Sturnus vulgaris).
In France, ringing is used since 1911 and is coordinated by the Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), which is attached to the Muséum National d’Histoire Naturelle of Paris. Despite its limitations, such as the difficulty of reading the code at a long distance or the risks of stress and damages, ringing is a proven, and relatively simple technique that can be used to determine migration ways, wintering and nesting areas, longevity or population changes.
In this article, Maxime Pirio reminds us of the principles of ringing, the types of marks, the objectives, the observation and the search of ringed birds, and the transmission of the data.

Contrôles et reprises

Barge à queue noire (Limosa limosa) baguée

Barge à queue noire (Limosa limosa) baguée, La Faute-sur-Mer (Vendée), août 2017, Vendée (France).
Photographie : Maxime Pirio

Lorsque les bagueurs capturent des oiseaux pour les marquer, ils en profitent pour collecter différentes informations (mensurations, mue, éventuellement sous-espèce concernée, présence de parasites...).
En France, le baguage est une activité réglementée, seules les personnes qualifiées et expérimentées ayant passé un stage de qualification peuvent obtenir un permis (lire Sortie du guide d’identification pour les bagueurs de Laurent Demongin). Un individu bagué peut être retrouvé après sa capture. On distingue alors deux types de recontrôle des individus bagués : le contrôle et la reprise.
Un contrôle constitue l’ensemble des informations recueillies lors de recaptures par le même ou par un autre bagueur, ainsi que les données collectées grâce aux marques (bagues couleurs, gravées, etc.) et aux systèmes de suivi (GPS, ARGOS...). 
On parle de reprise lorsque les informations sont recueillies après la mort de l’oiseau, ou lorsque celui-ci est gardé dans un centre de soins après une blessure.

Les bagues métalliques (ou du type métal)

Chaque individu capturé par un bagueur est bagué à l’aide d’une bague métal (également appelée bague "muséum") qui est très légère afin de gêner le moins possible l’oiseau. Il s’agit d’une bague officielle, fournie par les muséums ou les organismes officiels chargés du baguage dans chaque pays : elle porte un code et le nom du muséum ou de l’organisme ayant fourni cette dernière. L’un des avantages de ces bagues métalliques est leur résistance, permettant de suivre les individus tout au long de leur vie. De nombreux oiseaux marins (labbes, sternes et alcidés principalement) ont ainsi été retrouvés vivants ou morts après plusieurs dizaines d’années, avec de nombreux records de longévité à la clé. Toutefois, le code individuel gravé sur chaque bague ne peut être lu à distance (ou en de très rares occasions), et pour obtenir des informations sur les porteurs, il est nécessaire de les recapturer ou de les trouver morts...

Les marques colorées

Fuligule morillon (Aythya fuligula) avec une marque nasale

Fuligule morillon (Aythya fuligula) femelle avec une marque nasale, La Tranche-sur-Mer, Vendée (France), novembre 2017.
Photographie : Maxime Pirio

Afin de faciliter la lecture des informations à distance, et grâce à la démocratisation des équipements optiques (longues-vues, jumelles et appareils photo numériques), les bagueurs ont mis en place des marquages permettant d’être détectés et lus à distance, sans avoir à capturer à nouveau les individus. Les codes inscrits peuvent être numériques ou alphanumériques.  

Plusieurs types de marquages colorés ont été mis en place : 

  • bague ("legring") DARVIC (ronde) comportant un code (entre deux et quatre caractères, combinant chiffres et/ou lettres, voire éventuellement des symboles (-,+, :, ?,...)
  • bague ELSA (octogonale) comportant un code (jusqu’à cinq caractères, avec un code indiquant la centrale de baguage)
  • combinaison de bagues colorées avec bague codée
  • combinaison de bagues colorées
  • combinaison de bagues colorées et de banderoles ("flag")
  • colliers colorés ou porteurs d’un code ("neckband")
  • marques alaires ("wingtag")
  • marques nasales (selle ou disques sur les côtés du bec) ("nasal saddle")
  • décoloration des plumes ("colour dyed").

Des marquages colorés adaptés aux oiseaux

Ces types de marquage dépendent de la taille et du mode de vie des espèces visées : les colliers sont utilisés sur les cygnes et les oies (lire Les oies équipées d'un collier sont plus faibles au printemps), tandis que les marques nasales le sont sur les canards (plongeurs et de surface).
Chez les rapaces, on utilise souvent des plaques colorées placées à la base des ailes (marquage alaire), mais chez les grandes espèces (aigles, vautours…), dont les cycles de mue sont lents, on préfère décolorer certaines plumes, souvent en complément d’une bague couleur codée.
Certaines espèces sont très difficiles à capturer et/ou à recontrôler : c’est le cas de nombreux oiseaux aquatiques comme les canards marins, les grèbes, les plongeons ou les oiseaux pélagiques, et les données collectées sur ces espèces le sont généralement lors de reprises (cadavres récupérés sur l’estran, qui ont pu dériver sur de grandes distances avant de s’échouer), ou plus rarement de contrôles (individus pris dans les filets de pêche).
Les programmes de marquage coloré sont dépendants des efforts de relecture : ils permettent d’impliquer de nombreux observateurs, car il suffit généralement de posséder une paire de jumelles ou une longue-vue pour lire une telle marque, et on peut ainsi suivre les mouvements des oiseaux à une grande échelle.

Le cas des oiseaux échappés de captivité

Des oiseaux d’élevage, échappés de captivité, sont porteurs de bague fermée, ne présentant pas d’ouverture. Chaque numéro est une marque personnelle de l’éleveur, mais il existe aussi des bagues "officielles" permettant d’identifier l’organisme émetteur grâce à trois lettres (CDE, AVF, UOF et FFO par exemple) et de le contacter ensuite via son site web. Par exemple, dans le cas d’un pigeon voyageur dont la bague commence par FR, il est possible de contacter la Fédération Colombophile Française. Cependant, ces informations n’intéressent pas le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux (CRBPO) ni les centrales de baguage, car elles ne concernent pas des oiseaux sauvages.

Les objectifs du marquage coloré

Tournepierre à collier (Arenaria interpres) bagué

Tournepierre à collier (Arenaria interpres) avec une bague métal sur la patte droite et une banderole sur la patte gauche, La Tranche-sur-Mer, Vendée (France), novembre 2018.
Photographie : Maxime Pirio

Les programmes de marquage coloré ont amélioré de manière significative nos connaissances chez certaines espèces, particulièrement chez les anatidés, les laridés et les limicoles. Ils permettent de collecter de nombreuses données sur les mêmes individus en différents lieux et le long de leur axe de migration, en particulier quand les observateurs sont avertis : par exemple, en Grande-Bretagne, seules 2,5 % des Barges à queue noire (Limosa limosa) baguées étaient autrefois contrôlées, mais suite à la mise en place d’un programme de marquage coloré et à une augmentation du nombre d’observateurs sensibilisés, plus de 80 % des oiseaux marqués ont été réobservés par la suite, dont certains à plusieurs endroits le long de leur axe migratoire.
Le marquage permet aussi d'en savoir plus sur les mouvements de certaines populations au-dessus de vastes étendues marines, par exemple de la sous-espèce rufa du Bécasseau maubèche (Calidris canutus) entre l’Amérique du Nord et l'Islande, et de la sous-espèce eurasiatique canutus vers l'Amérique du Nord. Citons aussi un Tournepierre à collier (Arenaria interpres) bagué au Canada puis observé en France, et des Sarcelles à ailes bleues (Anas discors) marquées aux États-Unis puis observées au Royaume-Uni.
Le marquage coloré facilite aussi l'identification d'individus provenant d’une région spécifique. Par exemple, les observations de Goélands de la Baltique (Larus fuscus fuscus) ne sont validées par le Comité d’Homologation National (CHN) que si les oiseaux sont bagués.
Le baguage, et par extension le marquage coloré, fournit des informations sur plusieurs problématiques relatives à la biologie, comme la détermination des voies migratoires empruntées par les migrateurs, les stratégies de migration (longueur des étapes, phénologie des jeunes et des adultes, différences des zones d’hivernage entre les populations...), les distances maximales parcourues (lire Baguer les Goélands bruns pour comprendre leur biologie), la longévité des individus, les déplacements d’espèces supposées sédentaires comme le Moineau domestique (Passer domesticus), et les Mésanges bleue (Cyanistes caeruleus) et charbonnière (Parus major), le temps de séjour (et la fidélité aux) dans les zones d’hivernage, de halte migratoire ou de mue, les directions de migration ou de dispersion, ou la connaissance de l’erratisme.
Bien qu'il existe des moyens plus modernes (balise ARGOS ou GPS), la lecture de bagues peut servir à calculer la vitesse de migration en collectant les positions géographiques moyennes des contrôles d’individus d’une même population à différentes dates, le long des axes de migration.
De nos jours, le baguage cherche aussi à estimer les paramètres démographiques des espèces : estimation des tailles de population, des taux de survie (du juvénile et de l'adulte) et de recrutement, de la productivité annuelle, ou encore quantification des processus de dispersion.

Les oiseaux souvent marqués (autres que les passereaux)

Spatule blanche (Platalea leucorodia) baguée

Spatule blanche (Platalea leucorodia) baguée, La Faute-sur-Mer (Vendée), mars 2017, Vendée (France).
Photographie : Maxime Pirio

Certaines espèces d'oiseaux, du fait de leur mode de vie (comportement migratoire, habitats, régime alimentaire), de leurs dimensions ou de la taille de leur population, sont rarement baguées. D’autres en revanche font l’objet d’une attention particulière : c'est le cas de celles ayant connu un accroissement notable récent ou présentant un déclin important de leurs populations : en Europe, citons la Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus), la Spatule blanche (Platalea leucorodia), la Barge à queue noire, l'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) ou la Cigogne blanche (Ciconia ciconia). Les limicoles et les laridés sont les plus fréquemment marqués (lire Le baguage couleur des limicoles dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron) car ils ont l’avantage de se regrouper dans des milieux ouverts et de rester fréquemment immobiles (formation de reposoirs à marée haute). Un important rassemblement d'oiseaux est susceptible de comprendre au moins un individu bagué.
En hiver, il est plus facile de repérer les marques  posées sur les oies, les cygnes et les canards "brouteurs" quand ils se nourrissent dans les prairies ou les cultures. Les colliers colorés, parfois utilisés chez les anatidés à long cou, facilitent la lecture des informations quand ils sont posés sur l’eau. En hiver, on a plus de chances de repérer des canards plongeurs marqués  dans les grandes troupes se rassemblant sur les lacs et réservoirs (Observer les oiseaux en hiver dans la partie ouest du lac Léman), et des  Bernaches cravants (Branta bernicla) et nonnettes (B. leucopsis) sur les vasières et dans les marais salants le long du littoral.
Les meilleurs secteurs pour l’observation de laridés marqués sont les côtes, les vastes plans d'eau qui accueillent des dortoirs et les décharges ou Centres d’Enfouissement technique (lire La décharge d'Eteignières et les bassins de l'Eau-d'Heure).
En Europe, parmi les rapaces, le Faucon crécerellette (Falco naumanni), le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), les aigles, les busards et les vautours sont les plus fréquemment marqués (marquage alaire ou bagues).

Comment repérer un oiseau avec une marque colorée ? 

Bécasseau sanderling (Calidris alba)

Une longue-vue est souvent nécessaire pour repérer les bagues posées sur des petits limicoles comme sur ce Bécasseau sanderling (Calidris alba). Photo prise à La Tranche-sur-Mer en Vendée (France) en août 2017.
Photographie : Maxime Pirio

Une longue-vue équipée d’un zoom est l'équipement le plus efficace pour repérer un oiseau aquatique bagué, mais les jumelles ou l’appareil photo numérique peuvent aussi être utilisés chez les petites espèces ou celles qui sont peu craintives. Un carnet et/ou un smartphone permettent de noter directement sur le terrain l’ensemble des éléments utiles pour une transmission ultérieure des données.
Les oiseaux sont en général moins craintifs à l’approche d’une voiture, qui constitue donc un bon point d'observation (vous pouvez en outre placer votre longue-vue sur une vitre grâce à un support adapté). Le confort et le respect des oiseaux doivent être respectés : il faut donc s'approcher le plus discrètement possible et conserver une distance minimale pour éviter de faire fuir les individus.
Les grandes concentrations d’oiseaux sont davantage susceptibles de comprendre des individus bagués, mais il peut être difficile de les repérer directement : il ne faut donc pas hésiter à inspecter ("scanner") à plusieurs reprises un même groupe d’oiseaux, et si possible, en variant les points de vue.

La transmission des données dans le cas d'une bague métal 

Du fait de la taille réduite des bagues métal, les collectes de données associées concernent généralement des reprises d'oiseaux morts (lire Que faire si l'on trouve un oiseau mort ?). Si vous trouvez ce type de bague, il est nécessaire d’envoyer la bague aplatie (ou une photo) à l’organisme chargé du baguage qui a fourni la bague. Cette information est inscrite sur celle-ci. Le site internet Euring permet de retrouver les centrales de baguage et leurs coordonnées pour la transmission de ce type de données.
Les informations à fournir sont l’espèce, la commune (fournir également les coordonnées géodésiques grâce à des sites web comme Géoportail, Google Earth ou Google Maps), la date, les circonstances de la découverte et vos coordonnées.
Avec beaucoup de patience (et une part de chance), on arrive parfois à lire les informations gravées sur une bague métal sur un oiseau vivant (contrôle) : dans ce cas, il est préférable de prendre des photographies permettant de confirmer la lecture visuelle. Les informations à transmettre sont alors les mêmes que pour une reprise, mais vous pouvez rajouter des compléments sur l’effectif observé, la proportion d’individus bagués, l’heure d’observation, et toute autre information que vous jugerez intéressante (présence d’un GPS, d'une balise ARGOS ou d'un géolocalisateur).

La transmission des données dans le cas d'un marquage couleur 

Goéland marin (Larus marinus) juvénile bagué

Goéland marin (Larus marinusde premier hiver bagué, Dublin (Irlande), avril 2018. Quand vous repérez un oiseau bagué, il faut noter un certain nombre d'informations.
Photographie : Michel Pirio

Du fait du nombre important de programmes de marquage existants, il est nécessaire de transmettre le maximum d’informations lors du contrôle d’un oiseau bagué. Les principales sont l’espèce, le lieu de l’observation (commune et lieu-dit), les coordonnées géodésiques, la date, le(s) nom(s) du/des observateur(s), la couleur de la ou des bague(s), la couleur du code (bague codée) et l'emplacement de la bague (pattes, ailes, cou ou bec). Si possible, joignez une photo.
Les positions des différentes bagues les unes par rapport aux autres, le sens de la lecture (de gauche à droite ou de bas en haut) sont également des données utiles. Les bagues placées sur les pattes peuvent être fixées sur le tibia (partie supérieure) ou le tarse (partie inférieure), et il est intéressant de le préciser. Précisons que les lectures se font de manière conventionnelle en commençant par la patte gauche des oiseaux.
Les informations transmises doivent être sûres (les incertitudes doivent être remplacées par des points d'interrogation).
Les marques colorées sont sujettes à décoloration (à cause du rayonnement ultra-violet ou du sel notamment) ou peuvent se salir (vase et terre) : il est donc important de bien les regarder pour essayer de repérer les parties les plus nettes, mais cela n’est pas toujours évident. L’expérience permet de connaître les couleurs les plus sujettes à la décoloration. En fonction des conditions d’observation (luminosité, distance...), les couleurs peuvent être modifiées : par exemple, le bleu foncé peut être confondu avec le vert foncé, le bleu foncé avec le bleu clair, le vert foncé avec le vert clair, le pistache avec le blanc, le jaune avec l’orange, ou l’orange avec le rouge. L’envoi de photographies est donc utile pour réduire les risques de confusion.

Les limites du baguage

Le baguage et les autres types de marques sont très utiles pour les ornithologues, mais ils ont des limites : difficultés de lecture, stress lors des captures (lire Erica Spotswood nous en dit plus sur les risques de la capture par filets) et perturbation des oiseaux marqués (lire Le marquage alaire est-il risqué pour les busards ?).

Marquage couleur : sites web utiles pour trouver qui contacter  

Pour retrouver la personne ou l'organisme à contacter dans le cas de l’observation d’un oiseau marqué avec un programme couleur, le site de référence est celui de l’European Colour-Ring Birding. Il est en anglais mais il est facile de s'y retrouver parmi les nombreux programmes référencés. Le responsable de ce site est Dirk Raes, qui assure son fonctionnement de façon bénévole. Les informations fournies sur le site web CR-Birding permettent de lever des incertitudes avant envoi au responsable grâce à des aides sur les codes et les couleurs. Si vous avez des difficultés pour retrouver un programme, il est possible que cela provienne d’une erreur d’identification ou de lecture. N’hésitez pas à demander l'aide d'associations locales.
Certains programmes de marquage coloré ne sont pas référencés sur le site European Colour-Ring Birding, comme ceux concernant les limicoles : le site web de l’International Wader Study Group (IWSG) est alors utile. Vous pouvez aussi envoyer un message à l'adresse sightings@waderstudygroup.org.
L'oiseau peut avoir été marqué dans un autre continent : dans le cas de l’Amérique du Nord, le site web du Patuxent Wildlife Research Center Bird Banding Laboratory est alors utile.

Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) juvénile bagué

Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) juvénile bagué, marais du Vigueirat, Bouches-du-Rhône (France), le 29/08/2019
Photographie : Marc Le Moal

Certains sites web recensent des programmes concernant des espèces ou des groupes d'espèces, en France ou ailleurs en Europe :

Une application pour smartphones

L’application BirdRing permet de saisir et de transmettre des observations d’oiseaux marqués (un fichier au format PDF explique son fonctionnement).

Des sites web présentant des résultats de marquages colorés

Le blog d’Alain Fossé recense les données de marquages et de contrôles pour le Maine-et-Loire (France) et fournit des explications sur les différents marquages existants. Vous trouverez également sur le site web Faune Charente-Maritime un tutoriel sur la codification des marquages.
Plusieurs sites internet publient des résultats d’études sur les oiseaux bagués, comme le blog du CRBPO ou le blog de Graham Appleton, axé sur les limicoles. Enfin, pour les plus curieux, Lee Collins, un ornithologue britannique vivant dans le comté du Devon (sud-ouest de la Grande-Bretagne) publie depuis cinq ans des rapports sur les lectures de bagues qu’il effectue dans la Dawlish Warren National Nature Reserve (vous pouvez télécharger le rapport 2017). Ces bilans permettent de se rendre compte de la diversité d’individus et d’espèces marquées que l’on peut rencontrer, de la fidélité dont certains individus font preuve ou encore des distances parcourues par ces migrateurs.

Contact

Maxime Pirio - Courriel : maxime.pirio@gmail.com

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À lire sur le web

Sources

  • C. Baggott, M. Helberg et M. Muusse M (2018). Breeding ‘Baltic Gulls’ from the Horsvær archipelago in Norway and the occurrence of such birds in Britain. British Birds. Volume : 111. Pages : 499-511.
  • F. Baroteaux  et le CRBPO (2005). Le baguage des oiseaux : un outil de connaissance sur la migration et pour la conservation. Ornithos. Volume: 12. Numéro : 2. Pages : 87-93.
  • J.-L. Bourrioux, T. Printemps,  B.van Heck, A. Villers, J. Chadoeuf, S. Augiron, V. Bretagnolle, A. Millon et le réseau Busards. Bilan de dix ans de marquage des jeunes Busards cendrés Circus pygargus en France. Ornithos. Volume : 24. Numéro : 6. Pages : 305-322.
  • P.-J. Dubois et M. Duquet M. (2009). La Passion des oiseaux : Guide pratique de l’ornitho. Delachaux et Niestlé. 332 pages.
  • M. Guillemain et A. Caizergues (2010). L'étude des canards par le biais des marques nasales : intérêt de la méthode et premiers résultats. Ornithos. Volume : 17. Numéro : 5. Pages : 290-297.
  • G.Q.A Anderson et R.E. Green (2009). The value of ringing for bird conservation. Ringing and Migration. Volume : 24. Numéro : 3. Pages : 205-212.
  • Y. Kayser, A. Verneau et le CHN (2015). Les oiseaux rares en France en 2013 : 31e rapport du CHN. Ornithos. Volume : 22. Numéro : 3 . Pages : 113-145.
  • I. Newton (2010). Bird Migration. Collins New Naturalist (113). 400 pages.
  • P. Wright (2018). An American Red Knot in Iceland. British Birds. Volume : 111. Pages : 700-701.
  • M. Zucca (2010) La Migration des oiseaux : comprendre les voyageurs du ciel. Sud-ouest Editions. 350 pages.  

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