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Quelques conseils pour rechercher le Pluvier guignard en migration

Informations pratiques pour rechercher ce beau limicole lors de ses passages migratoires pré-nuptial et post-nuptial.

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Quelques conseils pour rechercher le Pluvier guignard  en migration

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) femelle adulte en migration, Le Hohneck (Vosges), mai 2010.
Photographie : Dominique Holz

Le Pluvier guignard (Charadrius morinellus) est un limicole élégant et peu connu : le plumage nuptial des adultes est bariolé, avec notamment un ventre roux profond marqué de noir, une calotte noire et des sourcils blancs qui se rejoignent sur la nuque pour former un "V". La femelle est plus colorée que le mâle. Le plumage des jeunes oiseaux et des adultes en plumage internuptial est plus terne et écailleux sur le dos.
Cette espèce niche principalement de l'Écosse à la Sibérie orientale, en Asie centrale et dans quelques massifs montagneux d'Europe continentale (Carpates, Alpes et Pyrénées).
Les populations du nord de l'Europe hivernent principalement en Afrique du Nord, dans la péninsule ibérique et au Moyen-Orient : elles traversent alors l’Europe sur un large front, principalement en avril-mai et en août-septembre.
Des oiseaux, isolés ou en petits groupes, font alors des haltes dans des milieux ouverts et à la végétation rase ou dispersée comme les dunes grises, les sommets dénudés des montagnes, les plateaux, les steppes, les labours, les jeunes semis, les champs de pommes de terre, de pois ou de lin...
Dans cet article, nous vous donnons un certain nombre d’éléments pour observer cet oiseau fascinant lors de ses passages migratoires : identification, repérage, période et moment de la journée, habitats, météo...

Abstract

The Dotterel (Charadrius morinellus) is an elegant wader: the adult plumage is brightly colored (females are more colored than males), including a deep ruddy belly marked with black, a black cap and white eyebrows that converge on the neck to form a "V". The plumages of the young and the post-breeding adults are duller and scaly. This species breeds mainly from Scotland to Eastern Siberia, in Central Asia and in some mountains in continental Europe (Carpathian, Alps and Pyrenees).
Northern European birds winter mainly in North Africa, in the Iberian Peninsula and in the Middle East: they migrate through Europe on a broad front, mainly in April-May and August-September. Isolated or small groups stop over in open areas such as dunes, barren peaks of mountains, plateaus, semi-deserts (such as the Crau plain in Provence for example), open fields...
In this article, we give you a number of tips to find and watch this fascinating bird during its migratory passage through France: detection and identification, best period, habitat and weather...

Le Pluvier guignard (Charadrius morinellus)

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) femelle adulte

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) femelle adulte, Le Hohneck (Vosges), mai 2010.
Photographie : Dominique Holz

Longueur : 22 cm.

Présentation : en plumage nuptial (avril-juillet), le Pluvier guignard est très coloré et facile à reconnaître : bas de la poitrine et ventre roux profond, avec une tache noire au bas-ventre. La poitrine grise est séparée du ventre roux par une bande horizontale blanche, bordée de noir. Le dos est brun gris. Les couvertures et les rémiges sont grises frangées de beige. La gorge est blanche, de même que les sourcils qui se rejoignent sur la nuque pour former un "V". La calotte est noire. Les pattes sont jaune terne.
Les deux sexes sont identiques mais la femelle est plus colorée.
Le plumage internuptial (après la mue post-nuptiale qui débute en août et s’achève en octobre) est plus terne et plus uniforme : le dos est écailleux (plumes brunes frangées de beige) et le dessous est gris brun pâle, mais la barre claire sur la poitrine et les sourcils blancs restent visibles.
Les juvéniles ont un plumage similaire à celui des adultes internuptiaux mais leur dos écailleux est plus marqué (le centre des plumes est plus sombre), leur poitrine est finement striée, et leurs couleurs sont globalement plus rousses (plumage frais). 
Les oiseaux de premier hiver présentent sur les scapulaires et les couvertures un mélange de plumes qui ont mué et de restes du plumage juvénile.

Voix : en vol,durant la migration, le Pluvier guignard émet un cri de contact flûté, roulé et doux, composé de "pyurrr" répétés (écoutez un enregistrement) qui permet de le repérer plus facilement. Il communique ainsi avec ceux qui sont posés.

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) juvénile

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) probable juvénile, plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône), le
28/08/2008.
Photographie : Sylvain Maury
Pluvier guignard (Charadrius morinellus) juvénile

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) juvénile/premier hiver, Puy de Granval (Cantal), le 16/09/2007. Notez (1) les sourcils clairs nets qui se rejoignent sur la nuque et (2) le collier pâle (ici peu net) sur la poitrine. Les pattes sont jaunâtres.
Photographie : Henri Verne
Pluvier guignard (Charadrius morinellus) premier hiver

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) de premier hiver  : notez sur les ailes (1) le mélange de plumes juvéniles et ayant déjà mué, Puy de Granval (Cantal), le 16/09/2007.
Photographie : Henri Verne
Pluvier guignard (Charadrius morinellus) adulte en mue

Pluvier guignard (Charadrius morinellus) adulte en mue (en train de perdre son plumage nuptial pour acquérir son plumage internuptial), baie de Goulven (Finistère), le 06/08/2008.
Photographie : Sébastien Mauvieux

Quels sont les critères importants d'identification ?

Pluvier guignard (Charadrius morinellus)

Pluvier guignard (Charadrius morinellus), Lespignan (Hérault), le 03/09/2008 : notez les sourcils pâles qui se rejoignent sur la nuque en formant un "V".
Photographie : Dominique Clément

Lors des passages migratoires, si les conditions d'observation sont mauvaises (grande distance, brouillard, contre-jour), on peut confondre le Pluvier guignard avec un autre limicole, le Pluvier doré (Pluvialis apricaria), à la silhouette comparable; toutefois ce dernier est plus grand et ses ailes sont proportionnellement moins longues.
Au printemps, les plumages des adultes de ces deux espèces sont très différents et ils ne peuvent être confondus.
Les plumages des jeunes et des adultes en période postnuptiale sont plus ternes et plus comparables, mais deux critères permettent généralement d'identifier le Pluvier guignard :

  • les grands sourcils clairs qui se rejoignent en "V" sur la nuque, présents dans tous les plumages, et qui sont bien visibles de loin
  • le collier blanchâtre sur la poitrine est visible quand l'oiseau est debout ; il est néanmoins parfois peu net, voire absent chez certains adultes.

En vol, les deux espèces sont très difficiles à distinguer l'une de l'autre, sauf si les conditions d'observation sont bonnes : le Pluvier guignard est plus clair (pour les plumages internuptiaux et juvéniles), plus petit et plus effilé que le Pluvier doré.
La voix est un bon critère d'identification : lors des passages, le Pluvier guignard lance des cris bas (grave), assez doux et un peu roulés (écoutez un enregistrement), tandis que ceux du Pluvier doré sont des sifflements aigus (écoutez un enregistrement).

Pluviers dorés (Pluvialis apricaria) et Vanneaux huppés (Vanellus vanellus)

Pluviers dorés (Pluvialis apricaria) et Vanneaux huppés (Vanellus vanellus). Les Pluviers dorés n'ont pas de sourcils (1) blanchâtres très visibles comme ceux du Pluvier guignard.
Photographie : François Lelièvre / Sa galerie sur Flickr
Pluvier doré (Pluvialis apricaria)

Pluvier doré (Pluvialis apricaria) adulte en hiver : notez l'absence des larges sourcils blanchâtres (1), de la bande claire (2) sur la poitrine, et (3) les pattes noirâtres et non jaunâtres.
Photographie : Jacques-André Leclercq

Quelles sont les meilleures périodes pour le rechercher ?

Carte de répartition du Pluvier guignard en Europe

Carte de répartition du Pluvier guignard en Europe : en rouge, zones de nidification, en bleu, zones d'hivernage et en jaune, zones de passage (migration).
Carte : Ornithomedia.com d'après Le Guide Ornitho

Les principales périodes de passage de l’espèce en France (et probablement aussi en Belgique et en Suisse) sont :

  • lors de la migration prénuptiale, du 10 avril au 20 mai avec un pic entre le 25 avril et le 10 mai.
  • lors de la migration postnuptiale, du 15 août à la fin du mois d’octobre, les pics se situant entre le 23 et le 28 août, entre le 12  et le 18 septembre et de la fin du mois de septembre à la mi-octobre (pic de moindre importance).

Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas possible d'en observer avant ou après ces périodes !

Où le rechercher ?

Il est plus probable d'observer le Pluvier guignard en migration si l'on se trouve dans l’une des régions survolées par l’espèce en migration, entre les zones de nidification du nord de l'Europe et celles d’hivernage dans la péninsule ibérique et en Afrique du Nord (voir notre carte ci-contre).
En France, certaines régions semblent plus favorables que d'autres, comme le Nord-Pas-de-Calais, le Centre, l’Auvergne, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, le Languedoc-Roussillon ou en Midi-Pyrénées.
La consultation des données des comptages nationaux ou régionaux (lire Bilan du passage postnuptial 2010 du Pluvier guignard en France) est intéressante car elle permet de repérer des secteurs régulièrement visités par l’espèce en migration.

Comment le repérer et quel est son comportement en migration ?

Pluviers guignards (Charadrius morinellus)

Pluviers guignards (Charadrius morinellus) adultes en mue lors du passage post-nuptial en Belgique.
Photographie : Marc Fasol

Malgré son plumage coloré (au printemps), le Pluvier guignard peut être mimétique et donc difficile à voir s'il ne bouge pas (le sourcil blanc est alors un bon repère) : mais ses déplacements rapides et nerveux aident à le trouver.
Il est confiant et on peut parfois l'approcher de très près (lire Pourquoi certains oiseaux sont-ils parfois si confiants ?), même s'il est conseillé de garder une certaine distance pour éviter de le déranger (ainsi que les autres espèces). Cette confiance en fait un sujet très apprécié des photographes (lire Un code de bonne conduite pour photographes et observateurs) : un téléobjectif de 200 mm, voire un objectif standard de 50 mm, suffisent généralement pour réaliser de bons clichés.
Le meilleur moment pour le photographier est quand il est couché et calme. Si vous constatez qu'un oiseau commence à montrer des signes d'inquiétude (= il se dresse), il faut alors cesser de s'approcher.
Si l'on a la chance d'être là au moment où des oiseaux arrivent, on notera leur vol souvent hésitant : ils tournent un peu, cherchant à se regrouper avant de se poser.
Au printemps, les oiseaux arrivent du Sud, tandis qu'en automne, ils proviennent généralement du Nord ou du Nord-est.
Lorsqu’un Pluvier guignard est repéré en vol, il est essentiel de ne pas le perdre de vue, même s'il s'éloigne : en effet, il peut faire un grand détour avant de revenir se poser non loin.
Les Pluviers guignards peuvent migrer seuls ou en petits groupes; toutefois certains rassemblements peuvent compter plus de 100 oiseaux : ils se forment progressivement, par arrivées successives.
Les sites de halte sont souvent les mêmes d’une année sur l’autre s'ils restent attractifs (tranquilles, à la végétation rare et rase...), et certains secteurs sont des sites de halte "traditionnels".

Quels sont les milieux favorables lors de ses haltes migratoires ?

Mont Gargo

Les prairies rases du mont Gargo sur le causse Méjean (Lozère) accuillent régulièrement des Pluviers guignards (Charadrius morinellus) lors du passage post-nuptial.
Photographie : Serge Laurent / Wikimedia Commons

Durant les périodes de passage, le Pluvier guignard recherche des secteurs ouverts avec une végétation dispersée comme :

  • les plateaux herbeux et/ou caillouteux comme les Causses (Lozère, Aveyron, Tarn)
  • les steppes caillouteuses comme la plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône)
  • les landes rases et les zones dunaires des côtes de l’Atlantique et de la Manche
  • les prairies d'altitude (planes) des Pyrénées-orientales ou d'Auvergne
  • les chaumes dans les Vosges
  • les zones de grandes cultures (Beauce, plaine de Parcé--sur-Sarthe…)
  • les friches rases
  • les aérodromes. 

Quelles sont les parcelles agricoles les plus favorables ?

Dans les plaines agricoles, les Pluviers guignards recherchent plus particulièrement certaines parcelles :

  • celles labourées très finement, souvent caillouteuses, aux chaumes courts et peu denses
  • celles en hauteur, qui permettent aux oiseaux d’avoir une bonne visibilité
  • celles de grande taille, éloignées des haies, des bois et des habitations
  • les champs de pommes de terre, de pois et de lin : attention, la repousse de la végétation peut modifier l’attractivité d’un champ qui, bien qu'attractif à la fin du mois d’août, peut ne plus l’être en septembre.
Beauce

Type de parcelle agricole favorable au Pluvier guignard en migration : labourée finement et grande.
Photographie : Ornithomedia.com
Parcelle favorable

Type de parcelle agricole potentiellement favorable au Pluvier guignard en migration : grande, caillouteuse, à la végétation rase.
Photographie : Ornithomedia.com

Quelques bons secteurs pour chercher le Pluvier guignard en France

Plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône)

Plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône) est l'un des meilleurs secteurs de France pour chercher le Pluvier  guignard (Charadrius morinellus) en halte migratoire.
Photographie : Falcoperegrinus / Wikimedia Commons
  • Alpes-Maritimes (06) : plateau de Calern (Cipières)
  • Aveyron (12) : Puech d'Alteteste et Les Carteyroux (Aubrac)
  • Bouches du Rhône (13) : plaine de la Crau (lire Une carte des bons spots du cœur de la Crau à télécharger)
  • Eure-et Loir (28) : Beauce
  • Finistère (29) : pointe de La Torche (baie d’Audierne) (lire La baie d'Audierne)
  • Haute-Loire (43) : massif du Mézenc (lire Observer les oiseaux sur le mont Mézenc)
  • Vosges (88) : Le Hohneck (lire Rencontre avec le Pluvier guignard sur le Hohneck (Vosges))
  • Loir-et- Cher (41) : nord du département (Beauce)
  • Lozère (48) : Serre de l’Aspic (causse de Sauveterre), mont Gargo et Serre d’Aures (causse Méjean), sommet de Finiels (mont Lozère), Signal de Mailhebiau (Aubrac)
  • Nord : champs dans la commune de Carvin
  • Puy-de-Dôme (63) : massif du Sancy
  • Pyrénées-Orientales (66) : réserve de Py et Mantet, Serre de Les Lloses, Pla du Carlit, Le Puigmal, Pla Guillem (massif du Canigou)
  • Sarthe (72) : plaine de Mamers
  • Yvelines (78) : plaine d'Ablis.

Autres conseils pratiques

Le meilleur moment pour rechercher le Pluvier guignard est le matin, voire la fin de journée, pour éviter les brumes de chaleur et parce que les oiseaux sont alors plus actifs.
Il est préférable d’être sur place à l'aube ou avant l'aube pour détecter les pluviers à leurs cris : ils migrent en effet essentiellement de nuit.
Inspectez un secteur donné en le "balayant" aux jumelles, puis si possible à la longue-vue. Il n'y a aucune méthode particulière, si ce n'est d'être patient : en effet, comme nous l'avons évoqué plus haut, le Pluvier guignard n'est pas farouche et a une distance de fuite réduite. Mais ce comportement a aussi des défauts : même si l'on n'est qu'à quelques mètres de lui, il peut ne pas bouger et rester "invisible".

Pluvier guignard (Charadrius morinellus)

Pluvier guignard(Charadrius morinellus) adulte en mue dans une parcelle plantée en pois lors du passage post-nuptial en Belgique.
Photographie : Marc Fasol

Les durées des haltes de cette espèce dépassent rarement les 20 minutes : il faut donc rester sur chaque site au moins 30 minutes.
Lorsque le temps est nuageux ou pluvieux, les Pluviers guignards ont tendance à rester "bloqués" dans les sites de halte, alors que s'il fait beau, ils peuvent décider de reprendre leur migration : un mauvais temps est donc paradoxalement plus favorable pour chercher ce limicole.
Concentrez-vous sur un secteur précis : évitez de vous disperser en parcourant des dizaines de kilomètres en voiture
Multipliez les visites durant les meilleures périodes de passage.
Dans tous les cas, respectez les propriétés privées.
Transmettez vos observations à votre association, sur l'un des sites web collaboratifs du réseau VisioNature ou dans la rubrique Observations d'Ornithomedia.com.

Participez à des comptages

Des comptages du Pluvier guignard sont organisés lors des périodes de passage de l’espèce en France (lire La synthèse 2007 des comptages de Pluviers guignards en France) : Il faut contacter l'association locale ou régionale de protection des oiseaux pour savoir si de tels suivis sont organisés dans votre département et si une planification des zones à prospecter a été prévue, afin d'éviter les doubles comptages. Si c'est le cas, il faut se joindre aux équipes ou offrir ses services. Sinon, vous pouvez prendre les choses en main, seuls ou avec des amis, repérer des secteurs a priori favorables sur une carte (si possible au 1/25 000ème) ou sur Google maps et aller sur le terrain !

Notez les éléments suivants :

  • le(s) nom(s) du(des) observateur(s) / observatrice(s), ainsi que leurs e-mails
  • la ou les dates d'observation
  • le département
  • la commune et si possible le lieu-dit
  • l'effectif en précisant si possible l'âge et le sexe des oiseaux
  • l’habitat
  • la météo
  • les autres éléments que vous jugerez utiles : comportements…

Ces comptages du Pluvier guignard ont plusieurs buts :

  • mieux connaître le statut de cette espèce en France lors des passages migratoires.
  • mieux connaître, cibler et identifier les sites importants et éventuellement les menaces qui pèsent sur eux
  • mieux connaître son statut dans les plaines agricoles et dans certains massifs montagneux (Alpes, Pyrénées)
  • observer les oiseaux dans des secteurs souvent négligés et mal connus comme les zones agricoles ou les plateaux.

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Pluvier guignard (Charadrius morinellus)

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Pluvier guignard (Charadrius morinellus)

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Commentaires postés :

Ulysse

Une joile compagnie de pluviers guignard sur les plateaux de la montagne de Boule, Haute Bléone, commune de 04420 Prads Haute Bléone arrondissement de Digne-les-Bains Canton de La Javie le dimanche 31 août 2014 vers 14h00.
Richard Bonnet, beau temps ensoleillé, plateau d'altitude , antécîme de la montagne de Boule, végétation rase de type steppique, sec caractéristique des préalpes du sud. Comportement grégaire, confiant se laissent approcher à une vingtaine de mètres. Certains sont immobiles sur une patte, les autres en boule au ras du sol. Déplacement rapide et nerveux. Pas de femelle visible.Une trentaine d'individus.

08/09/2014

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