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Oiseau blessé ou oisillon tombé du nid : que faire ?

Quelques gestes utiles et conseils pratiques pour aider un oiseau blessé, un oisillon tombé du nid ou en détresse.

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Oiseau blessé ou oisillon tombé du nid : que faire ?

Oisillon de Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) recueilli.
Photographie : Jacques Braun

Nous recevons régulièrement des demandes de la part de nos visiteurs pour savoir comment réagir lorsque l'on recueille un oiseau blessé ou un oisillon tombé du nid. Voici donc une synthèse de gestes utiles et de conseils pratiques pour faire face à différentes situations (oiseau choqué, souffrant d'une aile brisée, blessé par un chat ou encore un oisillon tombé du nid ou en détresse) : où l'installer confortablement, qui appeler pour vous aider ou éventuellement venir le chercher, comment et que lui donner à manger, quels premiers soins vous pouvez apporter si vous n'avez vraiment pas d'autre choix (en cas de plumes brisées, traumatisme, lacérations et saignements), et comment réagir face à un oisillon nu ou emplumé que vous avez recueilli (le remettre dans son nid, s'en occuper ou ne rien faire).

Abstract

We regularly receive requests for information about how to react when an injured bird or a fledgling fallen from the nest is found. Here is a summary of useful gestures for dealing with different situations (schocked bird, bird with a broken wing, hurt by a cat, chick found): how to install it comfortably, who can you contact for help, how to feed him, what first aid can you bring (in case of broken feathers, trauma, lacerations or bleeding), and how to react with a chick with or without feathers (to replace it in its nest, to care for it or to do nothing).

I - Un oiseau blessé

Approcher un oiseau blessé

Chat

Les chats sont responsables de nombreuses blessures chez les oiseaux.
Photographie : Élisabeth Strouve

Approchez doucement et patiemment de l'oiseau et déposez un linge sur lui afin de l'attraper et de le calmer. Le tissu ne devra pas s'effilocher ou pelucher pour ne pas que ses griffes s'y accrochent.

Où installer un oiseau blessé ?

Placez l'oiseau blessé dans une pièce tranquille, et dans un carton percé préalablement de trous : en effet l'obscurité le calmera. Au fond, placez des feuilles de journal pour faciliter le nettoyage. Maintenez une température agréable,  de 20°C environ. Installez-le dans une pièce calme. Appelez un centre de soins aussitôt. Si vous y allez en voiture, ne mettez pas la musique trop fort pour ne pas l'effrayer.

Appeler un centre de soins ou un vétérinaire

Il faut toujours éviter de donner les soins soi-même car vous pouvez aggraver les blessures ou le stresser. Confiez-le dans la mesure du possible à un centre de soins ou à un vétérinaire. Vous ne devrez essayer de lui apporter les premiers secours que si vous n'avez vraiment pas d'autre choix.
Si l'oiseau est très grièvement blessé, l'euthanasie pourra être la seule solution. Quelqu'un d'inexpérimenté ne pourra pas juger de l'état de l'oiseau : une fracture ouverte peut sembler horrible mais peut être soignée et un oiseau blessé par des barbelés peut aussi faire l'objet de soins et être sauvé.
Si l'oiseau a une blessure qui ne le met pas immédiatement en danger de mort, contactez le centre de sauvegarde le plus proche de chez vous ou même un vétérinaire. Les centres de sauvegarde de la faune accueillent en effet tous les animaux sauvages. Ils sont réglementés et disposent d’un agrément. Leurs responsables sont titulaires d’un certificat de capacité. La liste des centres LPO est disponible sur ce lien et celle des centres de Sauvegarde de la Faune Sauvage de l'UFCS sur  ce lien.

Détenir ou transporter un oiseau sauvage

Rappelons aussi qu'il est illégal de détenir ou de transporter un oiseau sauvage sans permission, sauf pour l'apporter à un centre de soins ou s'il est en détresse (lire l'arrêté du 10 août 2004) :  il faudra donc limiter au maximum sa présence à votre domicile.

Examiner et manipuler un oiseau

Si l'oiseau que vous avez recueilli vous semble blessé ou en mauvais état et que le centre de soins ne peut pas le prendre en charge, vous pouvez l'examiner brièvement pour rechercher d'éventuelles blessures, en évitant toute mauvaise manipulation risquant d'aggraver la situation. Utilisez des gants. Ne le faites que pour un oiseau de taille moyenne ou petite : s'il est de plus grande taille ou muni de serres ou d'un bec pointu (rapace, héron, pic..), il vaut mieux éviter l'examen.
Manipulez-le très doucement mais fermement. Si vous êtes droitier, tenez-le dans votre main gauche. Un petit oiseau (jusqu'à la taille d'un merle) pourra être tenu dans une seule main. Placez-la de sorte que sa tête se place entre votre index et le majeur. Le reste de vos doigts vont naturellement enrouler autour de chaque aile. Les oiseaux de taille moyenne seront tenus avec les deux mains, l'une sur chaque aile.
Vérifiez que ses pattes ne sont pas cassées ou blessées. Puis, avec les pattes coincées entre vos doigts, étalez une aile puis l'autre pour les vérifier. Contrôlez sa poitrine (sternum) : celle-ci doit être bien en chair, non pointu, arrondie chaque côté. Si elle est très pointue, cela signifie que l'oiseau meurt de faim et qu'il doit être alimenté et hydraté d'urgence.
Si vous trouvez des blessures, apportez l'oiseau à votre vétérinaire ou dans un centre de soins.

L'oiseau a heurté un objet

Les oiseaux heurtent des vitres car ils ne les voient pas : ce choc provoque parfois des blessures à la tête, des ailes brisées ou même la mort. Un oiseau avec une blessure à la tête ne parvient généralement pas à voler. Si les conditions atmosphériques sont acceptables (l'oiseau n'est pas directement sous la pluie ou en plein soleil), quittez la zone en éloignant enfants et chiens ou chats en laissant l'oiseau se reposer. Vous pouvez autrement essayer de l'attraper et de le placer une ou deux heures dans une boîte sombre percée de trous : cela sera souvent suffisant pour qu'il puisse s'en remettre.
Si l'oiseau saigne du bec ou si ses pupilles sont dilatées, il aura besoin d'une assistance rapide : appelez un centre de sauvegarde.

L'oiseau a été attaqué par un animal

Il doit être conduit dans un centre de sauvegarde. En effet, le chat (par exemple) a des bactéries dans sa gueule, ce qui va causer la mort de l'oiseau en 48 heures environ par septicémie. Lire aussi notre article Protéger les oiseaux des chats.

Les ailes brisées

Grèbe huppé (Podiceps cristata) avec une aile brisée

Grèbe huppé (Podiceps cristata) avec une aile brisée.
Photographie : Dominique Klein

Les ailes brisées sont des blessures fréquentes. Souvent, l'aile concernée est tenue plus basse que l'autre et ne semble donc plus symétrique.
Où la victime a-t-elle été trouvée ? Cela pourra vous aider à déterminer s'il s'agit vraiment d'une aile brisée. Les oiseaux recueillis dans une rue, près d'un immeuble ou qui ont été attaqués par un animal sont les plus susceptibles d'avoir cette sorte de blessure. Il peut saigner de façon évidente ou non. Il ne peut pas voler mais généralement il parvient à courir.
Attention ! beaucoup de personnes confondent les oiseaux non encore volants et encore nourris par leurs parents avec des oiseaux avec une aile blessée. Si l'animal sautille d'un endroit vers un autre et si vous voyez des oiseaux le nourrir, la situation est claire : il faut le laisser seul.
Les oiseaux avec des ailes brisées ont besoin d'assistance le plus rapidement possible : en effet, leurs os se recalcifient rapidement après une blessure et s'ils se "réparent" de manière incorrecte, l'oiseau sera incapable de voler ultérieurement. Il faut capturer l'animal et l'apporter à un centre de sauvegarde.

Les plumes brisées

Si vous remarquez une grande tache de sang sur les côtés de l'oiseau ou sous les ailes, examinez plus attentivement l'oiseau. Si vous notez que le sang provient d'une plume de l'aile, il peut s'agir d'un problème sérieux. Un traumatisme ou une infection peut provoquer des ruptures des conduits sanguins. Et une plume ne cicatrise pas. Il est nécessaire de retirer les plumes concernées afin de stopper l'hémorragie et empêcher une éventuelle infection. Si aucun centre de soins ou vétérinaire ne peut s'occuper de votre oiseau, étendez l'aile délicatement, saisissez la plume le plus haut possible au dessus de la blessure avec une pince. Comme la plume est attachée à l'os, saisissez fermement l'os de l'aile et extrayez doucement la plume de son follicule. Si une hémorragie apparaît, faîtes pression sur le follicule. Le sang peut être retiré par de l'eau chaude. Placez ensuite l'oiseau dans un endroit sombre et calme.

Lacérations

Nettoyez la blessure avec une substance désinfectante comme la povidine iodine ou la chlorhexidine. Évitez des applications de crèmes antibiotique sans les conseils d'un vétérinaire : en effet, elles sont souvent huileuses et peuvent poser des problèmes aux plumes.

Saignements

Trouvez tout d'abord la cause des saignements. Retirez la plume si le sang provient de la rupture d'une d'entre elles. N'utilisez pas de poudres cicatrisantes sur les follicules (= bases) des plumes. Utilisez du coton ou un tissu trempé dans une solution nettoyante. Appuyez sur la blessure deux minutes. Si tout va bien, vous ne trouverez pas de blessure.

II - Un oisillon recueilli

L'âge de l'oisillon

Jeunes Martinets noirs (Apus apus) recueillis

Jeunes Martinets noirs (Apus apus) emplumés recueillis.
Photographie : Elisabeth Strouve
  • Nu, sans plumes, les yeux fermés et dépendant de leurs parents : il doit être nourri toutes les 15-20 minutes, du lever au coucher du soleil. S'occuper d'un oisillon nu, "rose", est contraignant, et il est conseillé d'appeler un centre de sauvegarde.
  • Précoce : il est couvert de duvet et peut  suivre ses parents. Il devra être nourri très régulièrement également, toutes les 30 minutes à une heure; Assurez-vous que les parents ne s'en occupent plus avant de le prendre en charge.
  • Emplumé et ayant quitté le nid : assurez-vous que les parents ne s'en occupent plus avant de le prendre en charge.

Un principe de base : intervenez le moins possible

Tout d'abord, si l'oiseau recueilli est vraiment très petit, il faut savoir que ses chances de survie sont minces, donc ne culpabilisez pas si vous ne réussissez pas à le maintenir en vie.
La meilleure solution est souvent d'intervenir le moins possible : essayez dans tous les cas de replacer l'oisillon nu dans son nid. Si l'oisillon est emplumé et a quitté le nid, les parents continuent sûrement de s'en occuper. S'il semble en forme, ne rien faire.
Les petits emplumés quittent naturellement leur nid et peuvent sembler "perdus" : il s'agit toutefois d'une situation normale et les parents continuent à s'occuper des jeunes et les nourrissent. C'est le cas par exemples des merles, des grives ou des chouettes (lire Que faire si vous trouvez une jeune Chouette hulotte ?). N'essayez donc pas de les replacer dans un nid. Rapprochez-les de leurs parents ou de l'endroit où vous les avez trouvés. Éloignez ensuite enfants et animaux domestiques. Cela peut prendre encore 5 à 15 jours avant qu'ils ne puissent voler.
En cas de danger imminent (chats, circulation, dérangements) placez l'oisillon en hauteur près de l'endroit où a été trouvé. Vous pouvez le remettre en hauteur, par exemple sur un carton ouvert ou dans une cage suspendue mais à l'abri du soleil et des intempéries (lire Trois jeunes Merles noirs sauvés avec l'aide de leurs parents). 
Vous pouvez dans tous les cas appeler un centre de sauvegarde LPO (la liste est disponible sur ce lien) ou de l'UFCS (la liste est disponible sur  ce lien).

Comment remettre un oisillon nu dans son nid ?

Des oisillons nus aux yeux fermés tombent parfois de leur nid. Ils peuvent être ramassés et tenus dans la paume de la main pour les maintenir au chaud. Une fois réchauffés, vous pouvez les remettre dans leur nid si celui-ci semble en bon état, avec d'autres oisillons (ils se tiennent chaud ensemble) : un oiseau sans plume et seul ne va pas pouvoir réguler sa température et mourra d'hypothermie. Précisons que s'il n'est généralement pas vrai que les parents abandonnent leurs petits s'ils sentent une odeur humaine, il y a des exceptions et il vaut mieux porter des gants si cela est possible (lire Toucher un oisillon peut-il provoquer son abandon ?).

Déplacer un nid occupé

En cas de force majeure, il peut être nécessaire de déplacer un nid occupé : lire à ce sujet notre article Déplacer un nid occupé (contenant des oeufs ou des oisillons).

Remplacer un nid détruit

Poussin de Moineau domestique (Passer domesticus)

Poussin de Moineau domestique (Passer domesticus) dans un "nid de remplacement".
Photographie : Chantal Rousset

Parfois les nids sont détruits (par des prédateurs ou le vent), et il n'est pas possible de replacer le nid dans son emplacement car il est trop haut. On peut alors fabriquer un nid avec une barquette de fruits ou une coupole en plastique. Si vous pouvez récupérer le nid originel, placez-le dans un contenant plastique. Pour garnir le nid, n'utilisez pas d'herbe car elle contient des moisissures qui peuvent contaminer les petits.
Replacez le nid aussi près que possible de l'emplacement originel. Assurez-vous qu'il n'est pas exposé en plein soleil ou sous la pluie. Réchauffez les petits avec votre main et placez-les dans votre "faux nid". Quittez la zone et observez à distance. Les parents reviendront sûrement quand ils entendront les cris de leurs oisillons.

Réchauffer un oisillon nu

Si vous êtes sûrs que les parents sont partis ou qu'il n'y a aucun moyen de replacer les oisillons nus dans leur nid, alors il faut les secourir. Retirez les petits du nid, mettez-les dans une petite boîte percée préalablement de trous pour faire circuler l'air. Placez-la près d'une source de chaleur : chauffage réglé à un niveau bas, gant en caoutchouc rempli d'eau chaude, assiette chauffée pendant 25 secondes, bouillotte entourée d'une serviette...

Calmer un oisillon stressé avant de le nourrir

Huppes fasciées (Upupa epops) recueilles

Jeunes Huppes fasciées (Upupa epops) recueillies.
Photographie : Elisabeth Strouve

Si l'oisillon recueilli est déjà emplumé et vif, il faudra le calmer en le plaçant dans une boîte de carton recouverte de tissu sombre. Il faut le laisser seul pendant environ une heure pour passer à la suite des opérations. La pièce ne doit pas être trop fortement éclairée. Puis retirez doucement la pièce de tissu. Nourriture à portée de main et pinces prêtes, approchez tranquillement de la boîte. L'oisillon ouvrira très probablement son bec tout de suite. Si c'est le cas, donnez lui la nourriture rapidement et précisément. S'il semble encore stressé, remettez le tissu et attendez un peu. Cette méthode est bien meilleure que l'engraissement forcé, mais parfois il n'y a pas d'alternative.

Que donner à manger à un oisillon ?

Lire aussi notre article Nourrir un oisillon au printemps.
La nourriture la plus simple à donner à un oisillon est de la nourriture (pâtée ou croquettes imbibées d'eau) pour chat mélangée à du jaune d'oeuf, qui apportera protéines et eau. Vous pouvez aussi donner de la pâtée pour insectivores que l'on peut trouver dans les animaleries, mais il faudra y ajouter une source de protéines (vers de farine, pâtée pour chats...).
Les oiseaux ont en effet besoin de se réhydrater : vous pouvez lui donner une nourriture riche en eau et/ou lui verser quelques gouttes d'eau à l'aide de vos doigts. Il ne faut pas lui donner à boire de force : en effet, il existe deux orifices au fond du bec, dont un seul correspond à l'œsophage. Si jamais le liquide est rentré dans le mauvais trou, on entend une sorte de ronflement et des bulles peuvent même sortir des narines : c'est alors très mauvais signe…
Vérifiez la consistance des fientes. Si elles sont fermes, cela signifie que le régime de votre oiseau est correct. Si elles sont jaunâtres et liquides ou brunes et malodorantes, il faut changer ou varier les aliments.
Attention ! Le pain, le lait, et les œufs brouillés, ne conviennent pas. Ils provoquent des troubles digestifs. Ne donnez pas de vers de terre car ils sont indigestes. Donnez plutôt des vers de farine et des chenilles que vous aurez coupés en petits morceaux.

Comment donner à manger à un oisillon ?

S'il s'agit d'un oisillon tombé du nid, il ne mangera pas de lui-même. Il faudra donc essayer de le nourrir. Vous pouvez utiliser une pince à bouts ronds (pince à timbres) pour déposer doucement la nourriture dans le gosier. Lorsque l'oiseau est rassasié, il cessera d'ouvrir le bec. Si vous hésitez, contactez le centre de sauvegarde le plus proche de chez vous. Attention, l'utilisation de seringue ou de pipette est risqué (noyade possible), soyez très prudent. Le plus simple est encore de bien imbiber la nourriture. Lire à ce sujet notre article Nourrir un oisillon au printemps.

Emancipation progressive

Après quelques sessions d'alimentation, l'oisillon réclamera de lui-même la nourriture. Il sera alors temps de le transférer dans une boîte avec une ou deux faces grillagées ou une cage à fond plein (fermez si possible ou ou deux faces pour tranquilliser l'oiseau et l'isoler un peu). Couvrez-la au début avec un tissu clair, pour diffuser une lumière tamisée et le calmer. Laissez l'oiseau s'approprier son nouvel environnement, puis alimentez-le. Il hésitera au début, puis deviendra plus confiant. C'est une bonne idée que de placer du feuillage dans la boîte grillagée pour qu'il puisse se cacher. S'il essaye de "couper" le grillage, replacez le tissu pour le calmer. Placez aussi une petite coupelle remplie d'eau.
Lorsque vous vous apercevez qu'il s'approche de vous pour récupérer son repas, vous pouvez ouvrir sa boîte. Placez-le dans un secteur calme du jardin, où il peut vous attendre pour être nourrit. Le soir, replacez-le dans sa boîte. Le matin suivant, il peut être remis dans sa cachette diurne. Ne l'encouragez pas à voler : il le fera naturellement plus tard.
En attendant, placez-le la nuit dans sa boîte sombre. Le matin, il piaillera pour réclamer sa nourriture. Au bout d'une semaine, il volera dans votre jardin puis un jour partira...
Lire aussi notre article Que faire pour aider un oisillon avant de le relâcher ?

Note : cliquez sur chaque chapitre pour dérouler son contenu.

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