Le programme de la réserve de Moëze-Oléron
La réserve naturelle de Moëze-Oléron
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Vue aérienne de la partie continentale de la réserve naturelle de Moëze-Oléron (Charente-Maritime)
Photo: R. N. de Moëze-Oléron |
La réserve naturelle de Moëze-Oléron, située dans le département de Charente-Maritime, sur la côte atlantique française, est un site d'importance internationale pour l'hivernage et la migration de nombreux oiseaux, et constitue une étape majeure sur la grande voie migratoires Est-Atlantique.
Une partie maritime de 5000 ha, constituée de vasières découvertes à marée bassée, s'étend entre la côte et l'ïle
d'Oléron, non loin de l'embouchure de la Charente.
270 espèces d’oiseaux ont été observées sur la réserve dont 69 nicheurs. et Les espèces les plus répandues sont les oiseaux d’eau hivernants et les migrateurs. En 2005, 19 641anatidés et 44 692 limicoles on été comptés en hivernage.
Un sentier de découverte « le sentier des Polders » est en accès libre à partir de la Ferme de Plaisance. Sur ce circuit de 1,4 km, un observatoire avec une longue vue est à votre disposition tous les jours de 12H à 18H du 1er septembre au 31 janvier et de 8H30 à 18H30 du 1er février au 31 août.
D’autres points d’observation sont aménagés le long du chemin communal des Tannes (2,4 km aller/retour), en accès libre toute l’année.
Contact: Réserve Naturelle de Moëze-Oléron / LPO
- Plaisance
17780 - Saint-Froult - France - Tel/fax: 05 46 83 17 07
- E-mail: rn.moeze@lpo.fr.
Six plus deux espèces suivies
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Barge à queue noire (Limosa limosa) contrôlée dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron (Charente-Maritime)
Photo: R. N. de Moëze-Oléron |
Un programme de suivi a débuté en 2001 dans la réserve et concerne les limicoles côtiers, et plus particulièrement six espèces par la
pose de bagues couleurs (bague drapeau ou banderole orange + bagues de couleurs) : Courlis cendré (Numenius arquata), Barge
à queue noire (Limosa limosa), Barge rousse (Limosa lapponica), Pluvier argenté (Pluvialis squatarola), Chevalier gambette (Tringa totanus) et Chevalier arlequin (Tringa arythropus).
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Barge rousse (Limosa limosa) baguée, réserve naturelle de Moëze-Oléron (Charente-Maritime)
Photo: R. N. de Moëze-Oléron |
Depuis 2007, deux nouvelles espèces ont été ajoutées, le Combattant varié (Philomachus pugnax) et le Chevalier
aboyeur (Tringa nebularia); mais ces deux denières ne sont pas prioritaires, et seuls les oiseaux attrapés de façon accidentelle sont marqués.
Toutes les autres espèces de limicoles capturées sont simplement baguées
de métal (bague du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris).
Les poussins d’Avocette élégante (Avosetta recurvirostra) sont également bagués pour le
programme de Matthieu Vaslin et de Guillaume Gélinaud, ainsi que les Bécasseaux maubèche (Calidris canutus) de la sous espèce canutus durant la
migration pré-nuptiale pour le programme de Theunis
Piersma (NIOZ aux Pays-Bas).
Les objectifs
Pour la Barge à queue à noire sont étudiés plus précisément les échanges
entre les différentes réserves de Charente-Maritime et de Vendée en relation avec les
ressources alimentaires.
&) R. N. de Lilleau des Niges, 2) R. N. de la Baie de l'Aiguillon, 3) R. N. des marais d'Yves, 4) R. N. de Moëze-Oléron
Carte: Ornithomedia.com |
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Les principaux
objectifs du programme sont d’étudier :
-
l’utilisation spatio-temporelle de l’écosystème estuarien "Charente-Seudre-Oléron"
autour de la Réserve Naturelle Nationale de Moëze-Oléron
- la relation avec la macrofaune benthique (larves d'insectes, vers, mollusques et petits crustacés peuplant le fond de
l'eau).
Sont également abordées les durées de stationnements, la fidélité au site, l’origine
des oiseaux, la mue et les voies de migration.
Pour la Barge à queue à noire sont étudiés plus précisément les échanges
entre les différentes réserves de Charente-Maritime et de Vendée en relation avec les ressources alimentaires.
Méthode
Chaque mois, si la météorologie le permet, les oiseaux sont capturés durant une à trois nuits
(avec 10 à 18 filets verticaux) pendant la période de "lune noire". Actuellement sur la réserve travaillent cinq salariés dont trois bagueurs (Philippe Delaporte, Julien Gonin et Jérôme
Gautier) et un futur bagueur (Pierre Rousseau). Une bonne équipe de bénévoles (de deux à huit
personnes) les aident également pour la réalisation des captures.
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Barge à queue noire (Limosa limosa) photographiée aux Pays-Bas au printemps 2007 et baguée dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron en février 2004
Photo: R. N. de Moëze-Oléron |
Entre 2001 et janvier 2008, 11 474 limicoles ont été bagués (dont 1633 avec des bagues
couleurs), et environ 4 546 contrôles et 72 reprises (suite à l'activité de chasse
majoritairement) ont été effectués.
Un volet de formation au baguage des limicoles côtiers est également opérationnel
depuis 2007, avec pour objectif de créer sur la base du groupe d’étude "limicoles de
Réserve Naturelle de France" un réseau de baguage sur le littoral français et les zones
humides continentales.
Plusieurs autres programme régionaux sont d’ores et déjà actifs, ou
devraient l’être, comme celui du Chevalier gambette et de la Barge à queue noire dans le Marais Breton
(Vendée).
Site de baguage
Les oiseaux sont capturés sur la partie continentale de la Réserve Naturelle de
Moëze-Oléron (214 hectares) (W01°02’ N45°54’), principalement sur des lagunes côtières et
des anciens marais salants, mais aussi parfois dans des prairies inondées. Cependant, dans le
cadre de l’étude sur la Barge à queue noire, des séances de baguages ont été menées dans les réserves naturelles des marais d’Yves et de Lilleau des Niges (Charente-Maritime) durant l’automne et
l’hiver 2007-2008.
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