Un but : mieux comprendre
le statut de l'espèce
Répartition
géographique des Pluviers guignards observés en France à
l'automne 2003 :
Vert : 1 à 3 oiseaux - Jaune : 4 à 10 - Orange : 11 à 20
- Rouge : 21 à 40 - Violet : - 40
Source : Ornithos 11- 1 (2004) |
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Pour la cinquième année consécutive (depuis l'automne 2002), deux comptages simultanés
du Pluvier guignard (Charadrius morinellus) sont organisés en France en
période automnale le plus près des 25 août et 15 septembre,
les dates qui correspondent respectivement aux pics théoriques du passage
des adultes et des juvéniles, soient les samedis 26 août et 16 septembre 2006.
Ce limicole peu
connu et très coloré fait partie en France des migrateurs rares
et est sur liste rouge des espèces menacées en Europe.
Son statut connu est largement sous évalué car cette espèce
est sous-prospectée.
Ornithomedia.com vous incite donc à participer à cette action très
intéressante coordonnée par François Legendre (fl1973@yahoo.fr).
Lire aussi notre article Rechercher
le Pluvier guignard en automne.
Abstract
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For the 5th year,
two national fall counts of the Montain Dotterel (Charadrius morinellus) are organized
in France the 26th of August and the 16th of September 2005 (near the two peaks
of the migration of respectively adults and juveniles).
For more informations, please contact François Legendre (fl1973@yahoo.fr).
Les deux comptages automnaux
Quels buts ?
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Pluvier guignard
(Charadrius morinellus)
Photo : J.-Y. Barnagaud. |
- Mieux connaître
le statut de cette espèce en France aux passages migratoires.
- Mieux connaître, cibler et identifier les sites d'importance et éventuellement
leurs menaces pour le cas échéant fournir un argument de plus pour
leur protection.
- Mieux connaître son statut en plaine céréalière où
il est méconnu bien que présent comme le montrent diverses expériences.
Il en est de même pour certains massifs montagneux qui fournissent très
peu de données (Alpes, Pyrénées centrales et occidentales).
- Joindre l'utile à
l'agréable en créant une occasion pour aller là où
on ne va pas habituellement et se faire plaisir avec un oiseau super sympathique
et pas si souvent observé que cela !
- Cette prospection permettra également de mieux connaître les autres
espèces fréquentant les mêmes milieux, qui sont sous-prospectés
par rapport aux plans d'eau et au littoral par exemple.
Qui ?
Qui veut et qui peut. N'importe
quel observateur volontaire peut participer où il veut, où il peut.
Où ?
Partout où il y a
de grandes étendues planes ayant de la végétation rase (inférieure
à 5 cm et avec le moins possible d'arbres ou arbustes) si possible caillouteux.
Cela peut être des champs de pois fanés, des champs de lin récolté,
des labours fins, des friches rases, des prairies rases, les sommets les plus
plats et étendus en montagne. En montagne n'hésitez pas à
mettre vos chaussures de randonnée et à sortir des sentiers battus.
Comment ?
Le meilleur moment est,
comme pour toutes les autres oiseux, le matin, voire le soir. Être sur place
à l'aube ou avant l'aube (pour détecter au cri des oiseaux migrateurs
nocturnes). Bien écouter, prospecter en balayant aux jumelles les zones
favorables (sans pénétrer dans les champs). Il n'y a aucune méthode
particulière si ce n'est d'être patient. En effet le gros avantage
du guignard est qu'il n'est pas farouche et a une distance de fuite réduite.
Le gros inconvénient est qu'à quelques mètres, il peut ne
pas bouger et être très mimétique.
Les moments de repos excèdent rarement les 20 minutes : il faut donc rester
sur chaque site au moins 30 minutes.
Quand ?
En dehors des comptages
dont les dates sont indiquées ci-dessus, les périodes favorables
sont les suivantes : du 15 au 20 août à la fin octobre, les pics
se situant vers le 23-28 août et 12-18 septembre, ainsi que de la fin septembre
à la mi-octobre (pics de moindre importance). Pour le passage prénuptial,
du 10 avril au 20 mai avec un pic entre le 25 avril et le 10 mai.
Attention cela ne veut
pas dire qu'il n'est pas possible d'en observer avant ou après chaque date
citée.
Comment participer
?
Il faut joindre son association
locale pour savoir si ces comptages sont organisés (contacter François
Legendre à l'e-mail : fl1973@yahoo.fr
ou votre association départementale). Si c'est le cas, se joindre aux équipes
ou offrir ses services. Si non, prendre les choses en main, seuls ou avec des
amis, repérer des secteurs à l'avance sur carte (ou mieux encore
sur le terrain), me le faire savoir et se porter candidat pour une coordination
locale (organiser les prospections, les équipes, recueillir les résultats
et renvoyer la fiche).
Là où vous êtes, y compris en vacances, repérer le
meilleur secteur à priori, y aller et rendre compte en remplissant la fiche
et en la renvoyant.
Dans tous les cas, il
faut se faire connaître à l'avance au coordinateur national, surtout
si vous assurez vous-même une coordination, de sorte que l'on puisse éviter
les doublons et aiguiller d'éventuels observateurs solitaires vers les
responsables de secteurs.
Ces comptages peuvent faire l'objet d'une sortie sur un calendrier associatif.
Et rappelez-vous que même si vous ne voyez pas de guignards, vous verrez
toujours quelque chose et que vous aurez le plaisir de la convivialité.
Quel retour ?
Comme après chaque
période de comptage, une synthèse est réalisée et
envoyée à tous les participants, et est diffusée sur la liste
de discussion Obsfr de Yahoo. Chaque observateur sera cité. Dans plusieurs
années, quand il y aura un recul suffisant, ces comptages feront l'objet
d'une synthèse générale et d'une parution dans une revue
d'ornithologie.
Résultats des comptages 2004
Comptages du 22 août 2004 - sites ayant fourni des guignards :
- Bouches du Rhône (13) : 6 individus à Peyre-Estève
- Lozère (48): 1 individu au Serre de l'Aspic (causse de Sauveterre)
- Pyrénées-Orientales (66): 16 individus: Réserve de Py et
Mantet: 4; Serre de Les Lloses: 2; Pla du Carlit: 12
- Savoie (73) : 2 individus : Roc des Enclaves (Hauteluce, massif de Beaufortin)
Comptages du 22 août 2004 - sites n'ayant fourni aucun Pluvier guignard:
- Alpes de Haute Provence (04) : sommet de Chine (massif des Monges) ; col de
Talon-Cimet et Croix de Paris- Saïgon (Allos)
- Hautes-Alpes (05) : prospecté le 21. Plateau de Bure (massif du Dévoluy)
- Alpes Maritimes (06) : plateau de Calern
- Ardèche : Les Valadous et le Tanargue
- Aude (11) : plaine dOuveillan
- Aveyron (12): Puech d'Alteteste et Les Carteyroux (Aubrac)
- Bouches du Rhône (13) : Camargue
- Côtes dArmor (22) : Cap Fréhel
- Finistère (29): Monts dArrhée, Menez Hom, Pointe de La Torche
(baie dAudierne)
- Loir et Cher (41) : nord du département (Beauce)
- Haute-Loire (43) : Massif du Mézenc
- Lozère (48): Mont Gargo (causse Méjean), sommet de Finiels (Mont
- Lozère), Signal de Mailhebiau (Aubrac)
- Maine et Loire (49) : plaine de Douvy
- Marne (51) : divers secteurs de plaine (non communiqués)
- Puy de Dôme (63) : Puy de Champgourdeix, Puy de Paillaret, Plaine
- des moutons et Montagne de la Plate, Puy de la Perdrix, Puy Ferrand, Puy de Chabanne, Puy de Cliergue et Montagne de Bozat (massif du Sancy).
- Pyrénées-Orientales (66): Le Puigmal, Campcardos, Le Puncho, Pic
de
- Dourmidou
- Sarthe (72) : plaine de Mamers
- Yvelines (78) : sud du département et Chatignonville-Allainville, Sainville
- Var (83): montagne de la Sainte Baume
- Vendée (85) : Île dYeu
- Essonne (91) : Plaines de Boissy le Sec, La Forêt le Roi, Richarville, Authon la Plaine
Comptages du 12 septembre 2004 - sites ayant fourni des guignards :
- Alpes-Maritimes (06) : 31 individus : plateau de Calern (Cipières)
- Ariège (09) : 1 individu sur le plateau de Sault (limite avec lAude).
- Bouches du Rhône (13) : 51-94 individus répartis en plaine de la
Crau dont 37 à la bergerie du Grand Carton.
- Eure et Loir (28) : 7 individus à Dammarie (Beauce)
- Finistère (29) : 1 individu : Pointe de La Torche (baie dAudierne)
: 1
- Hérault (34) : 6 individus : Les Cayrelles (Lansargues)
- Indre (36) : 2 individus probables entendus en vol à Champenoise et Brion
(Champagne Berrichonne)
- Loir et Cher (41) : 3 individus à Conan (Beauce).
- Lozère (48) : 48-68 individus. Mont Gargo et alentours (causse Méjean)
: 19-30 ; serre dAures (causse Méjean) : 5 ;
- Signal de Mailhebiau (Aubrac) : 12-21 ; serre de lAspic (causse de Sauveterre)
: 12
- Pyrénées Orientales (66) : 15 individus : Pla Guillem (Massif
du Canigou) : 4 ; Le Punxo (massif du Carlit) : 11
- Sarthe (72): 3 individus en plaine de Mamers
- Var (83): 1 individu: Signal des Béguignes (montagne de la Sainte Baume)
Comptages du 12 septembre 2004 - sites n'ayant pas fourni de guignards:
- Alpes-Maritimes (06): Plateau d'Agnellières, 2700 m (St martin de Vésubie,
PN. du Mercantour)
- Aube (10): plaine de Prunay-Belleville
- Aveyron (12): Puech d'Alteteste (Aubrac)
- Bouches du Rhône (13): massif de Garlaban-Marseille
- Cantal (15): Puy Violent, Roc des Ombres (massif du Cantal)
- Doubs (25) Mont d'Or
- Hérault (34) causse de Montarnaud
- Indre (36) : Champenoise, Brion (Chamapgne Berrichonne
- Haute-Loire : Massif du Mézenc
- Lozère (48): Sommet de Finiels (Mont Lozère)
- Maine et Loire (49) plaine de Douvy
- Marne (51) : divers secteurs de plaine (non communiqués)
- Puy de Dôme (63): Massif du Sancy et Chaudefour, Puy de la Perdrix, Puy Ferrand
- Pyrénées Orientales (66): comptés le 11/09: Pla du Puigmal
des bornes 504 à 506, les Albères, Réserve de Py et Mantet
- Haut Rhin (68) : Hohneck, Kastelberg, Trehkopf
- Seine et Marne (77): plaine de Jouarre, Montceaux les Meaux, St Jean les Deux Jumeaux, Isles les Meldeuses
- Yvelines (78): plaines d'Ablis, Boinville le Gaillard, Paray, Douaiville, St Martin de Bréthencourt
- Deux Sèvres (79) plaine de Beauvoir sur Niort
- Essonne (91): plaines de Chatignonville
- Val d'Oise (95): plaines de Cléry en Vexin, Banthelu, Longuesse
Conclusion:
La date du 22 août n'était pas forcément trop précoce
(bien que ce ne soit pas exclu), étant donné le nombre de guignards
qui arrivèrent dans les jours suivants (jusqu'à 64 dans le Nord
à Carvin le 24/08).
La date du 12 septembre semblait pertinente. Malheureusement elle tombait pour
la seconde année consécutive le dimanche de l'ouverture générale
de la chasse, jour où quasiment tous les chasseurs étaient dehors.
Il y avait ainsi près de 150 voitures en Crau ce jour-là !
Les plaines ont confirmé leur attractivité. Cest un domaine
de lornithologie qui ne demande quà se développer, le
plus dur étant de faire la première observation. Les champs de pois
sont arrivés "en tête" et semblent constituer un «
must » pour le guignard en plaine cultivée. Ensuite viennent les
labours fins ou les champs de lin. La repousse de la végétation
modifie les sites qui, bien qu'attractifs à la fin-août, ne létaient
plus en septembre. Ces indications devraient permettre de mieux concentrer les
recherches en évitant toutes les zones à priori défavorables
ou moins attractives.
Malheureusement il y a eu en 2004 des trous dans la répartition des recherches
: Alpes, Pyrénées Centrales et Atlantiques, tout le littoral, Bourgogne
(où les plaines et plateaux ne manquent pas), Vosges, Franche- Comté,
Sud-ouest en général.
Téléchargez la fiche
Vous pouvez télécharger la fiche de comptage à l'adresse
: http://alepe.objectis.net/pluvierguignard.
Au cas ou cela ne fonctionnerait pas ou pour toute question s'adresser à
François Legendre (fl1973@yahoo.fr).
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le Pluvier guignard en automne.
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