Les principales méthodes
 |
Le compteur
manuel (que vous pouvez commander
dans notre boutique) est un outil indispensable pour les comptages d'oiseaux.
|
Il
existe différentes techniques de recensement, qui se combinent entre elles. Dans
tous les cas, le calepin et surtout le compteur
manuel sont des outils indispensables.
Les espèces présentes en petit nombre ou dispersées peuvent être comptées individuellement.
Les oiseaux en larges troupes sont généralement estimés en répartissant mentalement
les oiseaux dans des groupes, de 5 jusqu'à 1000 oiseaux, puis en comptant le nombre
de groupes crées.
Beaucoup d'espèces et de sous-espèces sont facilement identifiables pendant les
comptages, dans des conditions correctes d'observations. Il est possible, dans
le cas contraire, de créer une catégorie "oiseau spe" (ex : goéland spe pour un
goéland uniquement aperçu par exemple, et qui pourrait être un Argenté, un Brun,
un Marin ...).
Méthode des points
de comptage
 |
| La méthode
des points de comptage : Un point de comptage est un lieu fixe depuis lequel est
effectué un recensement d'une ou de plusieurs espèces sur une période donnée.
|
Un point de comptage est un
lieu fixe depuis lequel est effectué un recensement d'une ou de plusieurs espèces
sur une période donnée.
Ce comptage peut être réalisé à n'importe quel moment de l'année.
Cette méthode permet d'estimer l'abondance relative de chaque espèce et, quand
elle est couplée avec une évaluation de la distance, elle peut aussi servir à
calculer des densités absolues.
Les points de comptage peuvent être choisis de manière raisonnée ou être disposés
aléatoirement. Toutefois, ils ne doivent pas être trop près les uns des autres,
avec une distance minimum de séparation de 200 m.
Le comptage doit être réalisé pendant une durée fixe pour chaque point. Dans des
zones très riches en oiseaux ou lorsque les espèces sont discrètes, il peut être
nécessaire de compter pendant plus de 10 min.
Si on se contente d'indices d'abondance, les points peuvent être choisis sans
contrainte de distance minimum ou bien avec une distance arbitraire (25 m par
exemple). La détection des oiseaux diminuant quand la distance depuis l'observateur
augmente, il est généralement nécessaire de faire des estimations.
Dans la pratique, il y a trois façons d'incorporer le facteur de distance dans
le calcul de la densité des populations. La plus simple est de mettre en place
deux couloirs de comptage et de recenser les oiseaux jusqu'à une limite fixe et
au delà, de manière séparée.
Il est conseillé de réaliser au moins deux comptages séparés pour chaque point,
le premier durant la première moitié de la saison, et l'autre pendant l'autre
moitié. Cela permet non seulement de recenser les nicheurs précoces et tardifs,
mais également de prendre en compte les variations saisonnières dans la détectabilité
des oiseaux (les oiseaux sont plus visibles en hiver). Cette méthode des points
de comptage est largement utilisée dans le recensement des chanteurs, mais elle
est peu utile pour les espèces plus discrètes.
Elle a été aussi employée pour recenser des limicoles, des canards et des oiseaux
nocturnes.
Méthode des lignes transversales
(IKA)
 |
| La Méthode
des lignes transversales. L'observateur marche le long d'un trajet établi et note
les oiseaux vus de part et d'autre du trajet. |
L'observateur marche le long
d'un trajet établi et note les oiseaux vus de part et d'autre du trajet. Ce parcours
peut être terrestre, aérien (par avion) ou aquatique (par bateau).
Cette méthode est recommandée pour les vastes espaces découverts. Il faut tout
d'abord choisir le parcours, qui peut être un carré ou un rectangle fermé, afin
de pouvoir revenir au point de départ.
En principe, il pourrait aussi être circulaire, mais il est souvent difficile
de parcourir sur le terrain ce type de trajet et de le refaire à l'identique lors
des visites suivantes.
La longueur totale du trajet dépend de l'étude que l'on mène. Des considérations
pratiques, comme le temps disponible et la superficie de la zone de comptage,
doivent souvent être prises en compte. Idéalement, le parcours sera divisé en
segments plus petits,contigus ou isolés.
Si plusieurs parcours ont été déterminés, il convient de s'assurer qu'ils sont
suffisamment éloignés les uns des autres, afin d'éviter de compter deux fois les
mêmes oiseaux. La distance minimum conseillée est de 250 à 500 m dans les habitats
ouverts (landes humides, tourbières, etc.).
Quand le ou les parcours ont été choisis, il faut planifier combien de visites
seront effectuées, et la distance de comptage à partir de la ligne de parcours.
En effet, de simples indications sur le nombre d'oiseaux par unité de longueur
peuvent déjà être acquis en comptant les oiseaux sur certaine distance, ou même
sans limite de distance. Des densités approximatives sont alors calculées, en
prenant l'hypothèse que tous les oiseaux sont détectés.
Des mesures plus fiables de densité sont calculables en choisissant deux surfaces
de comptage parallèles à la ligne de parcours, une proche ('bande primaire’) et
une plus éloignée (‘bande secondaire’). Le comptage est réalisé séparément
dans ces deux bandes.
Les oiseaux aquatiques sont parfois recensés par avion en suivant un parcours
de longueur et de largeur connues. La largeur variera suivant l'étude, mais 200
m est une valeur raisonnable. L'avion se déplacera à faible vitesse (100 km/h).
Cette vitesse est généralement trop rapide pour compter chaque oiseau, mais elle
autorise une estimation des groupes. La densité est alors calculée en divisant
le nombre d'oiseaux par la surface de la zone de parcours (on utilise sa largeur,
la vitesse de l'avion et le temps pris pour la parcourir).
La densité ne peut être estimée correctement qu'en supposant :
1 - qu'aucun oiseau n'a été oublié (ce qui est possible si l'observateur se déplace
trop vite ou s'il n'est pas assez discret) et qu'il n'a pas été compté deux fois
(s'il marche trop lentement).
2 - Qu'il n'y a pas d'erreur dans l'estimation des distances de comptage.
3 - que toutes les observations sont indépendantes.
En pratique, ces hypothèses ne sont jamais totalement réalisées, d'où des biais
dans les résultats obtenus.
|
 |