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| La marée
noire du tricolor a touché début 2003 les côtes de la Mer
du Nord, de Dunkerque jusqu'aux Pays-Bas. |
2003 commence décidément
très mal pour les oiseaux marins d'Europe de l'Ouest, avec les marées
noires du pétrolier "Prestige" en Galice (Espagne), et celle
du "Tricolor" sur les côtes françaises, belges et néerlandaises
de la Mer du Nord.
Un communiqué de Birdlife Belgique du 5 février nous informe ainsi
que plus de 8000 oiseaux mazoutés ont été récupérés entre Dunkerque et La Hague,
et au total, 2468 oiseaux ont été trouvés morts, la plupart des Guillemots de
Troïl et des Petits Pingouins.
Touché comme tout le monde par ces catastrophes à répétition,
Ornithomedia vous propose, grâce à un volontaire, Emmanuel
Cazier, de vous décrire le parcours des oiseaux englués.
Plus de photos sont disponibles sur le site
d'E. Cazier.
Sur les plages
Il s'agit tout d'abord de récupérer les oiseaux touchés sur
les côtes, en privilégiant bien entendu en priorité les oiseaux
encore vivants. Afin de limiter leur stress, placez-les dans des cartons secs,
mettez-les à l'abri du froid et apportez-les au centre de sauvegarde le
plus proche.
Quelques adresses utiles en France :
- La SPA
(Société protectrice des Animaux).
- La LPO (Ligue
pour la Protection des Oiseaux).
- Les Centres
de Sauvegarde de la Faune Sauvage.
Pensez aussi à la mairie de la commune, voire à la Gendarmerie.
Au centre de soins
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Les oiseaux
récupérés (ici des Guillemots de Troïl) sont placés
dans des containers (s'ils sont nombreux) en attendant leur traitement.
Photo : Emmanuel Cazier. |
Les oiseaux sont d'abord placés
dans des endroits calmes, propres et secs à l'entrée du centre de
soins, en attendant leur nettoyage.
Les alcidés (pingouins, guillemots, macareux) sont souvent les plus touchés,
et sont très sensibles aux hydrocarbures. Les plongeons le sont encore
plus et sont très rarement récupérables.
Mais tous les oiseaux marins sont concernés (limicoles, canards plongeurs,
laridés ...).
L'épreuve est rude pour
les oiseaux qui meurent d'épuisement en grand nombre et pour beaucoup d'entre
eux, le chemin s'arrêtera là...
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| Les oiseaux
sont réhydratés et traités contre l'intoxication. Photo :
Emmanuel Cazier. |
Après avoir patienté des heures
voire des jours (si les volontaires sont en nombre insuffisant, comme c'est souvent
le cas en semaine) dans les cartons, un petit gavage des oiseaux (traitement contre
l'intoxication, réhydratation) est une première étape. Les
oiseaux sont souvent brûlants de fièvre (intoxiqués) et l'odeur est incommodante.
Pour ceux qui sont apportés tard en soirée, on leur donne juste
de quoi tenir la nuit : quelques grammes de poisson.
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| Les oiseaux
qui peuvent être sauvés sont soigneusement lavés. Photo :
Emmanuel Cazier. |
La coordination doit être
parfaite, afin de limiter les temps d'attente. Le bain (détergent et eau chaude),
les cartons, la nourriture sont constamment tenus prêts pour les nouveaux
arrivants.
Ce sont les oiseaux chanceux (les plus vifs, ceux qui sont d'une espèce menacée...)
qui subissent un lavage, souvent manuel : 1/2 h de nettoyage/rinçage par
oiseau ...
Certains centres sont néanmoins équipés de "laveuses"
automatiques, mais souvent en nombre insuffisant lors des catastrophes.
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| Certains oiseaux
chanceux ont été nettoyés et s'en sortiront. Photo : Emmanuel
Cazier. |
Après le lavage, les oiseaux sont séchés et réchauffés.
Malheureusement, une grande
partie d'entre eux ne pourront être sauvés, ils finiront leur séjour
... dans un sac poubelle .
Volontaires
Au moment de la mise en ligne de cet article (le 10/02/03), on a toujours besoin
de volontaires. Vous pouvez contacter la SPA de Dunkerque (tel : + (33) 03-28-61-12-00)
ou le coordinateur local : Nicolas
Selosse.
Réagissez à cet article sur le forum
ou par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).
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