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Voyage ornithologique du sud au nord de l'Argentine entre février et juin 2018

Pierre-Lou Chapot, étudiant à AgroParisTech, a effectué un grand parcours, des glaciers de Patagonie aux steppes et aux forêts subtropicales des provinces de Salta et de Jujuy.

| Validé par le comité de lecture

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Voyage ornithologique du sud au nord de l'Argentine entre février et juin 2018

Vue des falaises du Río Limay, dans la province de Neuquén (Argentine).
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

Avec un territoire s'étendant sur près de 3 700 kilomètres du nord au sud, l’Argentine possède une impressionnante diversité d'habitats et de paysages, de la Patagonie andine et ses forêts d'araucarias aux sommets et aux étendues arides de l’altiplano des Andes, en passant par les forêts subtropicales du nord-est et la pampa dans la région de Buenos Aires.
Pierre-Lou Chapot, étudiant-ingénieur à l'école d'agronomie AgroParisTech, spécialisé dans le domaine de l’environnement et passionné d’ornithologie, a eu l’opportunité de partir à la découverte de l'avifaune de ce vaste pays entre février et juin 2018, et il a pu photographier près d'une centaine d'espèces d'oiseaux  : il a ainsi créé le site web AVES (Aperçus Volatils et Etendues Sauvages).
Il nous a transmis une synthèse illustrée de son grand parcours. Après une série d'informations pratiques (climat, transports, hébergement, santé) sur son voyage, il nous indique région par région les lieux et les oiseaux observés.

Abstract

With a territory measuring 3,700 kilometers from north to south, Argentina has an impressive diversity of environments and landscapes, from Andean Patagonia and its forests of Araucarias to the peaks and arid steppes of the Altiplano, through the subtropical forests of the Northeast and the vast pampas of the center. Pierre-Lou Chapot, a student at the agronomy school AgroParisTech, specialized in environment and a passionnate birder. He had the opportunity to discover the avifauna of this vast country between February and June 2018, and he photographed nearly an hundred species. He sent to us an illustrated synthesis of his trip. After a series of pratical informations (climate, transport, accommodation, health), he presents us region by region the areas he visited and the birds he watched.

Climat et période conseillés

Laguna Capri

Vue de la Laguna Capri, dans les environs d'El Chaltén, en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

L’Argentine est comprise entièrement dans l’hémisphère sud et les saisons sont donc inversées par rapport à notre hémisphère : l’été a lieu ainsi de décembre à mars. La Patagonie est située à l’extrémité méridionale du continent sud-américain, et les températures sont plutôt froides entre mai et août (il est d’ailleurs possible de skier à partir de juin autour de Bariloche). Les mois les plus agréables sont compris entre novembre et mars. Les mois les plus touristiques sont février et mars, et certains sites sont parfois un peu surchargés. Mais bien que certains sentiers soient très empruntés durant la journée, il est possible de voir des oiseaux en arrivant tôt : c’est par exemple le cas autour d’El Chaltén.
Pour visiter le nord-ouest du pays, il vaut mieux éviter l’été austral (de décembre à mars), qui correspond à la saison des pluies, rendant parfois les routes impraticables. D’avril à octobre, les précipitations sont plus rares (malgré quelques orages possibles) et les températures sont élevées. Pour cette partie du pays, le guide Lonely Planet conseille plus précisément les mois de septembre et d'octobre, qui constituent "un bon compromis, avec moins de touristes et des températures printanières".
Dans le nord-est subtropical, le climat est relativement humide toute l’année et les températures sont élevées. Les mois de juillet et d'août sont un peu plus doux, moins touristiques et donc plus propices à l’observation de la faune.

Transports

Le moyen de transport de prédilection en Argentine est le bus. Toutefois, comme le pays est très vaste (presque cinq fois plus grand que la France), les trajets peuvent être longs (près de 20 heures) : les bus de nuit s’avèrent être une bonne option pour ne pas perdre trop de temps. Les bus sont en général confortables. Louer une voiture est une bonne option si on désire plus de liberté et éviter les flux touristiques : attention, dans certaines régions, les routes sont parfois impraticables en cas de fortes pluies.

Hébergement

D’une manière générale, l’Argentine n’est pas vraiment bon marché par rapport à l’Europe. Dans les régions relativement touristiques, par exemple près de Bariloche, les possibilités d’hébergements sont assez nombreuses. Le camping reste l’option la plus économique, mêmes si les prix sont variables (certains sont gratuits, d’autres peuvent vous faire payer jusqu’à dix euros par personne).  

Vaccins

Il est conseillé de faire certains vaccins pour voyager en Amérique du Sud, notamment contre la fièvre jaune. Des informations sont disponibles sur www.pasteur.fr.

Équipement

Carte de l'Argentine et emplacements des sites visités en 2018

Carte de l'Argentine et emplacements des sites visités en 2018 (cliquez sur la carte pour l'agrandir).
Carte : Ornithomedia.com

Je me suis déplacé avec un sac à dos, une paire de jumelles 10x42, un appareil photo reflex avec un discret téléobjectif 18-105 mm (faute de place) et une canne à pêche.
J'ai acheté sur place deux guides :

  • "Guia Para La Identificacion de Las Aves de Argentina y Uruguay" (2010)  (16ème édition) de T. Narosky et D. Yzurieta (Mazzini Editores).
  • "Aves de Sudamerica - Guia" (2006) de J. R. Mata, F. Erize et M. Rumboll (éditions Collins).  

Quelques espèces omniprésentes et d'autres aussi visibles en Europe

En Argentine, plusieurs espèces sont communes et peuvent être observées dans une grande partie du pays. C'est le cas notamment de deux rapaces, le Caracara huppé (Caracara plancus) plus connu sous le nom local de "Carancho", et le Caracara chimango (Milvago chimango) : ils sont opportunistes, se rencontrent dans tous les milieux, y compris dans les zones urbanisées, et sont généralement peu craintifs. Le Vanneau Téro (Vanellus chilensis) et la Tourterelle oreillarde (Zenaida auriculata) sont aussi très répandus.
Quelques espèces visibles en Europe sont aussi présentes en Argentine, comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), qui niche  par exemple sur les falaises bordant le Río Limay, mais aussi la Grande Aigrette (Ardea alba) et la Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus).
L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), une espèce introduite, est en expansion, en particulier dans la région de Buenos Aires.

La région des glaciers en Patagonie andine

Vue du Cerro Torre

Vue du Cerro Torre, dans le nord du Parque Nacional Los Glaciares en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

Arrivé en Argentine au début du mois de février 2018, je me suis directement rendu en Patagonie andine, que j'ai parcourue durant trois semaines d’El Calafate à San Martin de Los Andes avec Anne Baranger, également étudiante à AgroParisTech. Je suis arrivé à El Calafate durant l’été austral. Cette petite ville est idéale pour visiter le sud du Parque Nacional Los Glaciares et principalement l’imposant Glaciar Perito Moreno, situé à 80 km de la ville (un bus permet de le rejoindre). La Reserva Laguna Nimez, située un peu plus au nord, accueille de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques : j'ai observé l’Ouette de Magellan (Chloephaga picta), la Foulque à front rouge (Fulica rufifrons), le Canard huppé (Lophonetta specularioides), l’Ibis à face noire (Theristicus melanopsis), l’Érismature des Andes (Oxyura ferruginea) et des groupes de Flamants du Chili (Phoenicopterus chilensis) (lire Les flamants dans les Andes : une vie déjà rude, encore compliquée par l'Homme). J'ai repéré la Lessonie noire (Lessonia rufa) sur les berges.
Je suis ensuite parti vers le Nord : après quatre heures de bus, j'ai atteint la petite ville d’El Chaltén, le point de départ de nombreuses randonnées vers les fameux Cerro Fitz Roy et Cerro Torre, situés dans le nord du Parque Nacional Los Glaciares. Parmi les animaux observés, citons un Renard de Magellan (Lycalopex culpaeus) se promenant sans crainte à quelques mètres des visiteurs près du Lago de los Tres, en face du Cerro Fitz Roy.
J'ai poursuivi mon trajet vers le Nord et j'ai traversé le secteur s'étendant entre El Calafate et San Junin de los Andes. Depuis El Chaltén, un parcours en bus de près de 20 heures m'a conduit à Esquel, qui peut servir de base pour découvrir le Parque Nacional Los Alerces, peu connu mais qui offre de somptueux paysages de montagnes verdoyantes, de lacs et de rivières couleur turquoise.

Ouette de Magellan (Chloephaga picta)

Ouette de Magellan (Chloephaga picta) mâle en Patagonie andine en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Lessonie noire (Lessonia rufa)

Lessonie noire (Lessonia rufa) sur les rives de la Laguna Nimez en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot


La région des lacs en Patagonie andine

J'ai ensuite pris la direction de Bariloche et de la région des lacs, 200 kilomètres plus au nord. Il est possible (et recommandé) de louer une voiture afin de suivre la très belle Ruta de los Siete Lagos, vers San Martin de Los Andes : cette route offre des points de vue imprenables sur de grands lacs et sert de points de départ à plusieurs sentiers de randonnée dans les parcs nationaux Nahuel Huapi et de Lanin (lire Séjour ornithologique dans le nord de la Patagonie en février 2008). Dans les forêts d'Araucarias du Chili (Araucaria araucana) et de Lengas ou Hêtres de la Terre de Feu (Nothofagus pumilio), j'ai observé plusieurs espèces typiques comme le Canard à lunettes (Speculanas specularis), la Conure magellanique (Enicognathus ferrugineus), le Tourco rougegorge (Scelorchilus rubeluca), le Merle austral (Turdus falklandii) et le Pic de Magellan (Campephilus magellanicus). J'ai eu la chance d'admirer le Condor des Andes (Vultur gryphus) au sommet du Cerro de la Mona, dans le Parque Nacional Nahuel Huapi.
Une fois revenu à San Martin de los Andes, je suis retourné à Bariloche en empruntant la route vers Confluencia passant par la Valle Encantado et ses formations rocheuses étonnantes.

Vue du parc national Nahuel Huapi

Vue du parc national Nahuel Huapi en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Pic de Magellan (Campephilus magellanicus)

Pic de Magellan (Campephilus magellanicus).
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Conure magellanique (Enicognathus ferrugineus)

Conure magellanique (Enicognathus ferrugineus) dans  une forêt de Hêtres de la Terre de Feu.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Canard à lunettes (Speculanas specularis)

Canard à lunettes (Speculanas specularis), une espèce  typique des lacs et rivières de la forêt d'araucarias.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot


Le long du Rio Limay

Vue du Rio Limay

Vue du Rio Limay, bordé de hautes falaises d'argile rouge en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

Depuis Bariloche, après environ six heures de bus, on rejoint la ville de Neuquén, la capitale de la province du même nom. J'y suis allé à la fin du mois de mars depuis Buenos Aires. À la gare routière de Neuquén,  j'ai pris un taxi pour le village de Las Perlas, à environ 15 kilomètres au sud-ouest. À partir de là, j'ai suivi le Rio Limay, une belle rivière sauvage. Attention, les infrastructures touristiques sont rares : Il faut dormir sous une tente et transporter sa nourriture. Le dépaysement est garanti dans ces vastes steppes désertiques traversées par un cours d''eau bordé d'une abondante végétation.
Dans les steppes, j'ai observé des passereaux typiques comme le Cacholote à gorge blanche (Pseudoseisura gutturalis) et le Moqueur de Patagonie (Mimus patagonicus). Des groupes d'Urubus noir (Coragyps atratus) et à tête rouge (Carthates aura) planaient au-dessus des falaises qui bordent le Río Limay.
La végétation riveraine était le domaine entre autres du Pépoaza irupéro (Xolmis irupero), du Moucherolle querelleur (Machetornis rixosa) et du Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus), qui adopte souvent le comportement d’un martin-pêcheur pour se nourrir. Le Cormoran vigua (Phalacrocorax brasilianus), le Brassemer de Patagonie (Tachyeres patachonicus), le Canard à queue pointue (Anas georgica) dont la silhouette effilée rappelle celle du Canard pilet (Anas acuta), et le Grèbe aux belles joues (Podiceps occipitalis) évoluaient sur le cours d'eau.

Pépoaza irupéro (Xolmis irupero)

Pépoaza irupéro (Xolmis irupero) sur les rives du Rio Limay en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Grèbes aux belles joues (Podiceps occipitalis)

Grèbes aux belles joues (Podiceps occipitalis) sur le Rio Limay en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot


La visite de l'altiplano, dans le nord-ouest

Vue des Valles Calchaquíes

Vue des Valles Calchaquíes, au pied des sommets enneigés du Nevado de Cachi en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

Entre la fin du mois d'avril et le début du mois de mai, j’ai passé deux semaines dans le nord-ouest argentin, dans les provinces de Salta et de Jujuy, et leurs immenses steppes arides parsemées d’imposants cactus et dominées par des montagnes colorées. Depuis Buenos Aires, il faut compter 24 heures de bus ou deux heures d'avion (aéroports de Salta ou de Jujuy) : c'est cette dernière option que j'ai choisie. À San Salvador de Jujuy, j'ai loué une voiture pour visiter différents secteurs (voir notre carte) : la Quebrada de Humahuaca, la Laguna de los Pozuelos, les Salinas Grandes, les Valles Calchaquíes et la Quebrada de Humahuaca. Les routes sont plutôt des pistes et sont difficilement praticables en cas de fortes pluies : il est donc toujours préférable de se renseigner sur leur état  auprès des offices de tourisme ou encore mieux, dans les postes de police (le personnel des organismes touristiques sont généralement moins informés et vous conseilleront généralement dans le doute de renoncer à votre projet).  
Les oiseaux étaient peu nombreux dans l'atiplano aride, à part quelques lointains rapaces planant au loin, des groupes de Conures de Patagonie (Cyanoliseus patagonus) (ici à l'extrémité nord de leur aire de répartition) et des Colombes de Moreno (Metriopelia morenoi). Le long des cours d'eau, j'ai observé entre autres le Colibri d’Anaïs (Colibri coruscans) et des bandes de Sarcelles tachetées (Anas flavirostris), quand les rivières n'étaient pas asséchées.

La Laguna de Los Pozuelos

Avocette des Andes (Recurvirostra andina)

Avocette des Andes (Recurvirostra andina) sur la Laguna de los Pozuelos en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

J'ai prolongé mon parcours vers le nord jusqu’à la Laguna de los Pozuelos, un lac situé à 3 600 mètres d’altitude sur un grand plateau. Précisons que les sept derniers kilomètres de la piste peuvent être difficiles à parcourir si l'on ne  dispose pas d'une voiture surélevée. Il est aussi possible de rejoindre ce lac en prenant un bus à Abra Pampa et en marchant sur la dernière partie du parcours.
La Laguna de los Pozuelos est d'un grand intérêt ornithologique : j'y ai observé entre autres les Flamants du Chili (Phoenicopterus chilensis), des Andes (Phoenicoparrus andinus) et de James (Phoenicoparrus jamesi), l'Ouette des Andes (Chloephaga melanoptera), le Vanneau des Andes (Vanellus resplendens), l’Avocette des Andes (Recurvirostra andina) et des troupes de limicoles sur les rives.
En redescendant vers le sud, je vous conseille de faire un arrêt dans les Salinas Grandes, une vaste zone désertique saline très impressionnante.
J'ai ensuite continué mon parcours vers les Valles Calchaquíes et la Quebrada de Cafayate, et depuis la route, j'ai repéré à plusieurs reprises des troupes de Lamas (Lama glama) et de Vigognes (Vicugna vicugna). Je suis enfin retourné à San Salvador de Jujuy.

Dans les forêts subtropicales du Parque Nacional Calilegua

J'ai prolongé mon circuit vers la petite ville de Libertador General San Martin, située à dix kilomètres au sud du Parque Nacional Calilegua. Le changement de décor était radical, les étendues désertiques laissant la place à une forêt subtropicale de montagne. On peut également rejoindre ce parc en bus depuis Jujuy en passant par Libertador General San Martin.

Geai acahé (Cyanocorax chrysops)

Geai acahé (Cyanocorax chrysops).
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot

Le parc dispose d’une aire de camping (rudimentaire), mais dormir dans cet environnement subtropical humide, où évoluaient des hordes de moustiques et de petites mouches mordeuses, n'a pas été facile. Trois étages de végétation se succèdent en fonction de l'altitude : la jungle pré-montagnarde ou "selva pedemontana", entre 400 et 700 mètres d’altitude, la jungle montagnarde ou "selva montana", entre 700 à 1500 mètres d'altitude, et la forêt nébuleuse ou "bosque montano", entre 1 500 et 3 000 mètres d'altitude. La "selva montana" est la plus riche d'un point de vue ornithologique, mais les oiseaux y sont difficiles à observer dans la végétation dense et souvent enveloppée de brume. J'ai observé entre autres le Toucan toco (Ramphastos toco), le Piaye écureuil (Piaya cayana), le Geai acahé (Cyanocorax chrysops), la Paruline à joues noires (Setophaga pitiayumi), le Tohi à bec jaune (Arremon flavirostris), le Merle à ventre roux (Turdus rufiventrus), le Grimpar varié (Dendrocolaptes picumnus), qui se déplace sur le tronc des arbres, et le Pic à dos crème (Campephilus leucopogon), une grande espèce à la tête rouge vif avec une large tâche de couleur crème sur le dos.

La ville de Buenos Aires et ses espaces verts

Je suis finalement revenu dans la capitale où j'effectue mes études. Cette agglomération de 11 millions d'habitants a de quoi impressionner, mais elle reste assez verte : il y a en effet de nombreux parcs et une réserve de 350 hectares située le long du Rio de la Plata, la Reserva Ecologica Costanera Sur (lire La réserve El Saladero, un vestige des paysages du Rio de la Plata). Il s'agit d'une zone bien préservée qui accueille de nombreuses espèces d’oiseaux (plus de 300 d’après les guides de voyage). Il faut toutefois éviter les journées d’affluence, car la réserve est très fréquentée en fin de semaine et les oiseaux restent alors cachés dans la végétation. Le long des sentiers, j'ai observé en semaine le bruyant Fournier roux (Furnarius rufus) se déplaçant le long des haies à la recherche de nourriture, le Moqueur plombé (Mimus saturnius), assez commun, le Guira cantara (Guira guira), appartenant à la famille des cuculidés, le Carouge à ailes baies (Agalaioides badius), le Saltator à bec orange (saltator aurantiirostris), le Gobemoucheron masqué (Polioptila dumicola), le Pic varié (Verniliornis mixtus), l'imposant Pigeon picazuro (Columba picazuro) et de grandes troupes de Conures nanday (Aratinga nenday). Dans les marais, j'ai noté plusieurs espèces de canards, la Grande aigrette (Ardea alba), le Héron cocoi (Ardea cocoi) et l’Onoré rayé (Tigrisoma lineaum), de nombreux Jacanas noirs (Jacana jacana) et l'original Kamichi à collier (Chauna torquata).
Dans les parcs de la ville, j'ai observé la Conure veuve (Myiopsitta monachus), le Vacher luisant (Molothrus bonariensis), le Merle à ventre roux (Turdus rufiventrus), le Fournier roux et le Moqueur plombé.

Fournier roux (Furnarius rufus)

Fournier roux (Furnarius rufus) dans la région de Buenos Aires en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot
Kamichi à collier (Chauna torquata)

Kamichi à collier (Chauna torquata) dans la Reserva Ecologica Costanera Sur en 2018.
Photographie : Aves - Pierre-Lou Chapot


Mes projets

J'aurais également aimé visiter les marais du Parque Nacional del Rey, situé à l'est de Salta, mais il est relativement difficile d’accès (l'arrêt du bus le plus proche est situé à environ 40 km de l'entrée). Je pense visiter les marais subtropicaux de la Reserva Provincial Esteros del Iberá, située près de la petite ville de Colonia Carlos Pellegrini, dans la province de Corrientes. Depuis Buenos Aires, un bus vous conduit jusqu’à Mercedes, puis il faut prendre une navette vers Colonia.
Je travaille sur un projet de reportage sur l’avifaune migratrice européenne, du littoral atlantique à la Scandinavie, en relation avec des spécialistes du Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux, de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Vous pouvez retrouver les photographies de mon séjour en Argentine, ainsi que les avancées de mes projets sur le site web photographique AVES (Aperחus Volatils et Etendues Sauvages). 

Auteur

Pierre-Lou Chapot - Site web : https://pierrelouchapot.com - Facebook : https://www.facebook.com/aves.photographie - Page Instagram : https://instagram.com/aves.ezar - Twitter : https://twitter.com/aves_ezar.

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