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Où observer les oiseaux à Rio de Janeiro et dans les environs ?

Alors que les Jeux olympiques viennent de se dérouler à Rio de Janeiro (Brésil), voici une sélection de bons secteurs pour y observer les oiseaux.

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Où observer les oiseaux à Rio de Janeiro et dans les environs ?

La statue du Christ Rédempteur est l'un des symboles de Rio de Janeiro, mais on peut aussi observer plusieurs oiseaux endémiques de la forêt atlantique sur les pentes du mont Corcovado, sur lequel elle a été érigée.
Photographie : Vani Ribeiro / Wikimedia Commons

Rio de Janeiro, où les Jeux Olympiques se sont déroulés en août 2016, est la deuxième plus grande ville du Brésil, avec près de six millions d'habitants intra-muros et près de 13 millions d'habitants pour toute l'agglomération. Elle est surtout connue pour son carnaval, ses plages et la statue du Christ Rédempteur. L'agglomération est bordée au sud par l'océan Atlantique, à l'est par la baie de Guanabara, à l'ouest par celle de Sepetiba et au nord par plusieurs petits massifs montagneux (Sierra do Itaguaçu, Serra das Araras, Serra do Couto et Sierra dos Orgaos). Le littoral est varié : lagunes (de Marapendi, de Tijuca, de Rodrigo de Feitas, de Piratininga et d'Itaipu), cordon dunaire où pousse la "restinga" (végétation buissonneuse basse poussant sur le sol sablonneux adaptée aux embruns) et pics granitiques ou "morros". Les versants de ces pitons rocheux, dont les plus célèbres sont le Corcovado (sur lequel a été construit  le Christ Rédempteur) et le Pain de Sucre, sont boisés ou bâtis de façon anarchique (bidonvilles ou "favelas").
L'expansion agricole et urbaine, ainsi que la pollution, ont entraîné la destruction et/ou l'appauvrissement de vastes portions de forêt tropicale atlantique (ou mata atlântica), de mangroves, de marais et de "restingas", mais il subsiste encore des zones intéressantes pour l'observation des oiseaux, y compris certains endémiques typiques du sud-est du Brésil. Dans cet article, nous vous proposons une sélection de sites à visiter lors d'un séjour dans la "cidade maravilhosa" (ville merveilleuse).
Nous remercions Arthur Grosset (Arthurgrosset.com) de nous avoir aidés à illustrer cet article.

Abstract

Rio de Janeiro, where the Summer Olympic Games, is the second largest city in Brazil, with nearly six million inhabitants intramural and nearly 13 million inhabitants for the metropolitan area. It is best known for its carnival, famous beaches and the statue of the Christ the Redeemer. The town is bordered to the south by the Atlantic Ocean, to the east by the Guanabara Bay, on the west by the Sepetiba Bay and to the north by several sierras (Sierra do Itaguaçu, Serra das Araras, Serra do Couto, Sierra Orgaos back). The coast of the urban area are varied: lagoons (Marapendi, Tijuca, Rodrigo Feitas, Piratininga, Itaipu), dunes and sharp granite peaks or "Morros". The slopes of the Morros, the most famous being the Corcovado and the Pão de Açúcar, are forested or covered by "favelas".
Agricultural and urban development and pollution have led to the destruction and/ or loss of large areas of the Atlantic Rainforest (mata atlântica), mangroves, marshes and "restingas" (shrub and herbaceous formation growing on coastal sandy soil), but there are still some interesting areas for birdwatching. In this article we propose you a selection of good areas to visit during a stay in the "Cidade maravilhosa”.
We thank Arthur Grosset (Arthurgrosset.com) for his photos.

Le parc de Boa Vista, une bonne introduction à l’avifaune urbaine de Rio de Janeiro

Situation de Rio de Janeiro (Brésil)

Situation de Rio de Janeiro (Brésil).
Carte : Ornithomedia.com

Dès votre arrivée à l’aéroport de Rio de Janeiro, vous serez surpris par l’omniprésence des Urubus noirs (Coragyps atratus) : vous pourrez même les voir se nourrir de moules sur les rochers découverts dans la baie de Guanabara... Les Frégates superbes (Fregata magnificens) sont très nombreuses le long du rivage, et on peut facilement les voir le long de la célèbre plage de Copacabana. Le Goéland dominicain (Larus dominicus) est l’autre oiseau marin commun de Rio de Janeiro.
Une promenade dans les parcs de la ville, comme celui de Boa Vista vous permettra d'observer plusieurs espèces communes comme la Colombe rousse (Columbina talpacoti) et le Pigeon picazuro (Patagioenas picazuro), que l’on peut voir se nourrir parmi les Pigeons bisets (Columba livia), le Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) (peut-être le passereau le plus commun de la ville), le Fournier roux (Furnarius rufus), les Moucherolles aquatique (Fluvicola nengeta) et querelleur (Machetornis rixosa), le Merle à ventre roux (Turdus rufiventris) (l’oiseau national du Brésil), le Sucrier à ventre jaune (Coereba flaveola) et les Tangaras des palmiers (Thraupis palmarum) et sayaca (Thraupis sayaca). La Conure veuve (Myiopsitta monachus), originaire du sud du continent, est en pleine expansion. Le Vanneau téro (Vanellus chilensis) affectionne les étendues herbeuses des parcs, bords des routes et de l'aéroport international. La Buse à gros bec (Rupornis magnirostris) chasse aussi dans cet habitat.
Le Cormoran vigua (Phalacrocorax brasilianus), les Aigrettes garzette (Egretta garzetta) et neigeuse (Egretta thula) pêchent dans tous les lacs et plans d’eau de la ville. Le Faucon aplomado (Falco femoralis) n’est pas rare dans les zones ouvertes (friches, …) de la banlieue de Rio de Janeiro.

Au pied de la statue du Cristo Redentor (Christ Rédempteur)

Carte de la région de Rio de Janeiro et emplacements de plusieurs bons sites pour observer les oiseaux

Carte de la région de Rio de Janeiro et emplacements de plusieurs bons sites pour observer les oiseaux (cliquez sur la carte pour l'agrandir).
Carte : Ornithomedia.com

La statue du Christ Rédempteur, érigée au sommet du pic de Corcovado, domine la ville de Rio de Janeiro. Sa visite sera l’occasion d’observer les oiseaux qui vivent sur les pentes boisées du piton, comme le Pione de Maximilien (Pionus maximiliani), la Pénélope péoa (Penelope superciliaris), le Manakin à longue queue (Chiroxiphia caudate), le Tocro uru (Odontophorus capueira), le Toucan vitellin (Ramphastos vitellinus) ou la Buse lacernulée (Leucopternis lacernulata), et les Urubus noirs sont omniprésents... Les environs de la Casa Caminho do Corcovado, dans la vallée voisine du Rio Carioca, dans le quartier de Cosme Velho, sont par exemple un bon site d'observation.

Jardim Botânico

Le jardin botanique de Rio de Janeiro couvre 141 hectares et a été créé par D. João VI en 1808. Il est situé dans le sud de Rio de Janeiro et il présente environ huit mille espèces de plantes (dont 600 d'orchidées) du Brésil et du monde entier, dont les célèbres et immenses Palmiers royaux des Caraïbes (Roystonea oleracea). On y observe facilement le Toucan ariel (Ramphastos vitellinus), la Pénélope tacouhou (Penelope obscura), le Râle de Cayenne (Aramides cajaneus), le Héron strié (Butorides striatus), le Calliste à tête verte (Tangara seledon), les Tangaras sayaca et des palmiers, le Moucherolle aquatique et la Buse à gros bec.

Parque Nacional da Tijuca

Situé au cœur de Rio de Janeiro et facilement accessible, le Parque Nacional da Tijuca est le plus visité du Brésil (trois millions de visiteurs par an). Il protège la plus grande forêt urbaine du monde (3 953 hectares) plantée par l'Homme. En effet, ce bel exemple de forêt atlantique n'est pas vierge : il s'agit d'une ancienne plantation de café qui a été restaurée à partir de 1861 sous l'impulsion de l'Empereur Pedro II afin de protéger les sources d'eau alimentant la ville et lutter contre l'érosion. Cent mille arbres appartenant à des espèces typiques de la mata atlântica (lire Découvrir la Mata Atlântica avec Rick Simpson) ont été plantés.

Parque Nacional da Tijuca

Pico Tijuca et forêt atlantique dans le Parque Nacional de Tijuca, Rio de Janeiro (Brésil).
Photographie : Halleypo / Wikimedia Commons

Cet espace boisé, dont l'altitude varie de 100 à 1 020 mètres, constitue un havre de fraîcheur pour les habitants de Rio de Janeiro. Il est bien aménagé : on y trouve des sentiers, des aires de pique-nique et plusieurs points de vue (Vista Chinesa, Mirante Dona Marta, Mirante da Logoa...) sur la ville. Comme partout ailleurs à Rio de Janeiro, l'Urubu noir est très présent, mais la visite du parc constitue surtout une bonne introduction à l'avifaune de la forêt atlantique, y compris plusieurs endémiques comme le Calliste à tête bleue (Tangara cyanocephala), le Grisin écaillé (Drymophila squamata), le Toui tirica (Brotogeris tirica), le Myrmidon à gorge étoilée (Rhopias gularis) et le Batara tachet (Dysithamnus stictothorax). Et cette forêt réserve encore des surprises : on y a ainsi découvert récemment la présence du Petit-duc à mèches noires (Megascops atricapilla).
Un guide sur l'avifaune du parc a été publié, le "Guia de Observação de Aves do Parque Nacional da Tijuca" d'Ivandy Castro-Astor et Claudia Bauer.
Le Ouistiti oreillard (Callithrix aurita), le Sapajou noir (Cebus nigritus) et le Coati roux (Nasua nasua) animeront vos visites.

Parque Natural Municipal Bosque da Barra

D’une superficie de 50 hectares, cette zone de restinga et de marais maritimes, aménagée pour les visiteurs (pistes cyclables, sentiers, aires de pique-nique), constitue un refuge pour les oiseaux dans une zone urbaine en pleine expansion. Ce parc donne une idée des paysages originels de la Barra da Tijuca. Il est accessible par l’avenue Ayrton Senna. On peut y observer des nicheurs classiques comme le Tangara du Brésil (Ramphocelus bresilius), le Râle de Cayenne (Aramides cajaneus) ou le Vanneau téro (Vanellus chilensis), mais aussi de nombreux limicoles lors des passages. Le Ouistiti à pinceaux blancs (Callithrix jacchus), l’Agouti doré (Dasyprocta leporina), le Capybara (Hydrochoerus hydrochaeris) et le Paresseux à gorge brune (Bradypus variegatus) sont quelques-uns des mammifères visibles.

Parque Natural Municipal de Marapendi

Parque Natural Municipal de Marapendi

Vue du Parque Natural Municipal de Marapendi, Rio de Janeiro (Brésil).
Photographie : Diogo Freund / Wikimedia Commons

La lagune côtière de Marapendi s’étend sur 10 km de longueur et couvre 3,3 km². Son nom amérindien signifie "eau claire", mais ce n’est plus le cas depuis longtemps à cause de la forte pollution : la pêche y est même interdite. Malgré cette dégradation, de nombreux oiseaux migrateurs y font une halte, les Caïmans noirs (Melanosuchus niger) et les Capybaras sont assez nombreux (bien présents sur le parcours de golf lors des Jeux Olympiques de 2016 !).
Le Parque Natural Municipal de Marapendi, que l’on peut atteindre par l’avenue Lucio Costa, protège un beau secteur de restinga (végétation buissonneuse poussant sur sol sablonneux) le long de la rive sud de la lagune de Marapendi : c’est un bon site pour observer les limicoles durant les migrations et une grande variété de grands échassiers (hérons, spatules). Mais n’oubliez pas votre crème anti moustiques.

Reserva Biológica Estadual de Guaratiba

Cette réserve située à l'est de Pedra de Guaratiba protège près de 1 600 hectares de mangroves et 704 hectares de marais maritimes. 168 espèces d'oiseaux y ont été observées : c'est notamment l'un des seuls sites brésiliens de reproduction du Bihoreau violacé (Nyctanassa violacea). La Spatule rosée (Platalea ajaja), l'Aigrette bleue (Egretta caerulea), le Héron cocoi (Ardea cocoi), le Savacou huppé (Cochlearius cochlearius), le Cormoran vigua (Phalacrocorax brasilianus) et le Martin-pêcheur à ventre roux (Megaceryle torquata) pêchent les nombreux poissons qui se reproduisent dans la zone. Le Râle de Cayenne (Aramides cajanea) est visible le long des chenaux. C'est une zone de chasse pour la Buse à gros bec (Rupornis magnirostris) et le Caracara à tête jaune (Milvago chimachima). Lors des migrations, de nombreux limicoles se nourrissent sur les vasières.

Parque Nacional de Ilha Grande

Amazone à sourcils rouges (Amazona rhodocorytha)

L'Amazone à sourcils rouges (Amazona rhodocorytha) est présente sur l'Ilha Grane (Brésil).
Photographie : Arthur Grosset / Arthurgrosset.com

L’Ilha Grande est la plus grande île de l'État de Rio de Janeiro (environ 29 kilomètres de long pour 11,8 kilomètres de large) : elle est située à 150 km à l'ouest de Rio de Janeiro. On y a construit en 1903 un pénitencier qui a cessé son activité en 1994. L’île est couverte en grande partie par une forêt atlantique primaire protégée par le parc national d'Ilha Grande, et les fonds marins sont magnifiques. On peut y accéder par un ferry à partir du port d’Angra dos Reis.
C’est un site ornithologique méconnu mais d’un très grand intérêt, et on y trouve en particulier l’Amazone à sourcils rouges (Amazona rhodocorytha), l'Aulia grisâtre (Rhytipterna simplex) et l’Araponga à gorge nue (Procnias nudicollis). Sur les côtes, les Sternes de Cayenne (Thalasseus eurygnathus), royale (Sterna maxima) et hirundinacée (Sterna hirundinacea) sont communes. Les visiteurs peuvent séjourner par exemple dans la Pousada Aratinga, un établissement agréable bien placé pour observer l’avifaune de l’île.

Parque Natural Municipal Barão de Mauá

Le nord de la grande baie de Guadabarra est bordé par de grandes étendues de mangroves, hélas de plus en plus menacées par le développement urbain et la pollution. Une visite du Parque Natural Municipal Barão de Mauá est un bon moyen de découvrir les oiseaux typiques de cet habitat : Cormoran vigua (Phalacrocorax brasilianus) (colonie dans la baie), Spatule rosée (Platalea ajaja), Grande Aigrette (Ardea alba), Aigrettes neigeuse (Egretta thula) et bleue (Egretta caerulea), Dendrocygne veuf (Dendrocygna viduata), Vanneau téro, Frégate magnifique (nicheuse sur l’lha Redonda), Sternes de Cayenne, hirundinacée (nicheuse sur Ilha d'Agua) et royale (plus rare), et de nombreux limicoles lors des passages.

Parque Nacional da Serra dos Órgãos

Dedo de Deus

Le Dedo de Deus, le paysage emblématique de la Serra dos Órgãos (Brésil).
Photographie : Fulviusbsas / Wikimedia Commons

Créé en 1939, le parc national de la Serra dos Órgãos s'étend sur 20 024 hectares sur les territoires des municipalités de Guapimirim, de Magé, de Petrópolis et de Teresópolis, entre 200 et 2 263 mètres d'altitude (au niveau du Pedra do Sino). Il doit son nom à ses formations rocheuses ressemblant à des orgues, dont la plus célèbre est le Dedo de Deus (le "doigt de Dieu") qui ressemble en effet à une main gauche géante avec l'index pointant vers le ciel...
Ce parc protège une vaste étendue de forêt atlantique primaire parsemée de chutes d'eau (dont la plus belle est peut-être la Véu da Noiva) où ont été recensées 465 espèces d'oiseaux et 83 de mammifères. Il est sillonné par un beau réseau de sentiers balisés, plus ou moins difficiles et parmi les plus spectaculaires du Brésil. Le sentier de Pedra do Sino est l'un des plus intéressants car il traverse à la fois des secteurs boisés et des zones s'étendant au-delà de la limite des arbres : il vous permettra d'observer une grande variété d'oiseaux comme la Picerthie de Saint-Hilaire (Lochmias nematura), la Sclérure à gorge rousse (Sclerurus mexicanus), la Grallaire roi (Grallaria varia), le Tinamou brun (Crypturellus obsoletus), le Trogon surucua (Trogon surrucura), le Manakin à longue queue (Chiroxiphia caudata), le Tétéma à queue rousse (Chamaeza turdina), l'Ermite eurynome (Phaethornis eurynome), le Sclérure à poitrine rousse (Sclerurus scansor), le Mérulaxe souris (Scytalopus speluncae), les Cotingas coqueluchon (Carpornis cucullata) et noir (Tijuca atra), les Bataras bleuâtre (Thamnophilus caerulescens) et à dos roux (Dysithamnus xanthopterus), l'Anabate bridé (Anabacerthia amaurotis), l'Organiste chalybée (Euphonia chalybea), le Synallaxe pâle (Cranioleuca pallida), la Phibalure à queue fourchue (Phibalura flavirostris) (entre 1 500 et 1 800 mètres d'altitude) ou le Cotinga à ailes grises (Tijuca condita) (au-dessus de 1 800 mètres d'altitude : un bon site pour cette espèce est la colline opposée au premier campement). Pour atteindre ce sentier, il faut se garer au niveau du barrage de Barragem do Rio Beija-Flor.
Précisons qu'un livre a été édité sur l'avifaune de la Serra de Órgãos : le "Guia de Campo : Aves da Serra dos Órgãos e Adjacências".

Environs de l’hôtel Floresta do Pico

Ada noir (Knipolegus nigerrimus)

Ada noir (Knipolegus nigerrimus).
Photographie : Arthur Grosset / Arthurgrosset.com

L’hôtel Floresta do Pico est situé près du Pico Grande de Magé, au sud du Parque Nacional da Serra dos Órgãos : c’est un endroit calme et agréable, entouré de forêts. Une promenade le long du sentier qui s’enfonce dans le parc donnera la possibilité d’observer des oiseaux typiques de la forêt atlantique comme l’Aigle tyran (Spizaetus tyrannus) et le Tinamou brun (Crypturellus obsoletus), mais aussi tout un cortège de passereaux incluant le Moucherolle à longs brins (Colonia colonus), le Tétéma colma (Formicarius colma), les Bataras tachet (Dysithamnus stictothorax) et gorgeret (Dysithamnus mentalis), le Myrmidon unicolore (Myrmotherula unicolor), le Synallxe de Spix (Synallaxis spixi) ou l’Ada noir (Knipolegus nigerrimus). Certaines de ces espèces forment des troupes mixtes. L'Hirondelle à cuisses blanches (Atticora tibialis), et l'Hirondelle bleu et blanc (Notiochelidon cyanoleuca) survolent le lodge et chassent souvent les insectes au-dessus du lac de barrage proche. Des troupes de Touïs tiricas (Brotogeris tirica) passent de temps en temps près de l’hôtel. Le Toui à queue d'or (Touit surdus), plus rare, est aussi présent dans le secteur.

Forêts près de la station-service de Garrafão

Cette zone boisée située tout près de Teresópolis, est devenue célèbre en 1996 quand Ricardo Parrini et d'autres observateurs y ont redécouvert le Cotinga roitelet (Calyptura cristata) que l'on croyait disparu depuis de nombreuses années (lire Première observation du Cotinga roitelet depuis 1996). On peut aussi y observer une grande variété d’oiseaux de la forêt atlantique de moyenne montagne (au-dessus de 600 mètres d’altitude). Pour atteindre ce site, 200 mètres après la station-service de Garrafão (voir sa localisation sur Google Maps), il faut prendre à droite un sentier au niveau d'un virage étroit. 

Posto Jacarandá (Parque Estadual dos Três Picos)

Cotinga élégant (Laniisoma elegans)

Cotinga élégant (Laniisoma elegans).
Photographie : Arthur Grosset / Arthurgrosset.com

Avec une surface de plus de 65 000 hectares, le Parque Estadual dos Três Picos est le plus vaste espace protégé de l’état du Rio de Janeiro : son objectif est de protéger un vaste secteur de la forêt atlantique. C’est aussi une zone très appréciée des habitants pour la beauté de ses paysages, et notamment pour ses trois majestueux pics de granit.
321 espèces d’oiseaux avaient été recensées lors d'une étude réalisée entre 2005 et 2006. C'est notamment une zone importante pour le Synallaxe d'Itatiaia (Asthenes moreira) et le Cotinga élégant (Laniisoma elegans).
Les sentiers qui partent du Posto Jacarandá, l’une des maisons du parc située à l’est du village de Meudon, dans la banlieue de Teresópolis (voir la localisation exacte du Posto Jacarandá sur Google Maps), vous permettront de découvrir une multitude d'espèces d’oiseaux endémiques de la forêt atlantique, dont certaines sont rares ailleurs comme le Batara à dos roux (Dysithamnus xanthopterus), les Cotingas coqueluchon (Carpornis cucullata), à ailes grises (Tijuca condita) et noir (Tijuca atra) ou l'Ermite terne (Phaethornis squalidus).
La fazenda (ferme) Vale da Revolta, qui accueille le siège du parc, est une bonne base de découverte. Parmi les autres secteurs intéressants, citons le sentier reliant Teodoro de Oliveira et Macaé de Cima pour le Cotinga élégant (près de Macaé de Cima), le Caïque mitré (Pionopsitta pileata) et le Batara à poitrine noire (Biatas  nigropectus), mais aussi la forêt près de Cachoeiras de Macacu pour le Crick à ventre bleu (Triclaria malachitacea) et la Chouette huhul (Strix huhula).

Reserva Ecologica de Guapiacu (REGUA)

Située à 80 km au nord-est de Rio de Janeiro, près du village de Cachoeiras de Macacu, la Reserva Ecologica de Guapiacu est gérée par l'association REGUA et couvre 6 500 hectares. C’est une zone très riche, l’un des meilleurs sites de la forêt atlantique. Plusieurs sentiers balisés et quatre tours d’observation permettent de découvrir l’avifaune (plus de 470 espèces recensées) dans de bonnes conditions. L'Aigle tyran (Spizaetus tyrannus), le Toui à dos noir (Touit melanonotus), l'Arapongu à gorge nue (Procnias nudicollis), le Sporophile de Temminck (Sporophila falcirostris), le Toucan ariel (Ramphastos vitellinus), la Chevêchette brune (Glaucidium brasilianum), le Trogon surucua (Trogon surrucura), le Grisin écaillé (Drymophila squamata), l’Aulia grisâtre (Rhytipterna simplex), le Tangara à huppe ignée (Tachyphonus cristatus) et le Tangara à dos jaune (Hemithraupis flavicollis) peuvent être vus non loin du lodge lors d'un séjour d'une journée.

Vue de la Reserva Ecologica de Guapiacu

Vue de la Reserva Ecologica de Guapiacu.
Source : Regua.org

Mais la Reserva Ecologica de Guapiacu accueille surtout des "spécialités" difficiles à voir ailleurs :

  • le Cotinga élégant (Laniisoma elegans) de la sous-espèce nominale elegans, qui est à rechercher au printemps et en été dans le sous-bois de la forêt primaire et secondaire le long des sentiers "Elfin Forest" et "São José"
  • le Platyrhynque à ailes rousses (Platyrinchus leucoryphus), visible notamment depuis les sentiers "Elfin Forest", "Grey" et "Waterfall"
  • le Dacnis à pattes noires (Dacnis nigripes) qui hiverne (janvier-mai) dans la zone humide de la réserve
  • la Bécassine géante (Gallinago undulata), une espèce rare et nocturne qui se nourrit dans les prairies humides proches du lodge
  • le Myrmidon de Salvadori (Myrmotherula minor), un endémique forestier qui peut être noté depuis les sentiers "Elfin Forest" (notamment près du poste 1700), "Grey" et "Waterfall"
  • le Calliste diable-enrhumé (Tangara mexicana), un passereau qui vit dans les secteurs de lisières, par exemple près de la Casa Pesquisa au début du sentier "Waterfall"
  • la Chouette huhul (Strix huhula), qui n'est pas trop rare
  • le Crick à ventre bleu (Triclaria malachitacea), un perroquet assez difficile à observer mais que l'on peut apercevoir depuis les sentiers "Elfin Forest", "Grey" et "Waterfall".

Le Paresseux à gorge brune (Bradypus variegatus), le Tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus), l’Agouti doré (Dasyprocta leporina) et le Puma (Puma concolor) sont quelques-uns des mammifères présents.

Lagunes et forêts autour de Maricá 

Vue de la Reserva Ecologica de Guapiacu

Râle de Cayenne (Aramides cajanea).
Photographie : Arthur Grosset / Arthurgrosset.com

La ville de Maricá est idéalement située à proximité d'un vaste ensemble de marais et de lagunes littorales. Le cordon dunaire est aussi bien conservé par endroits et l'on peut y découvrir des portions intactes de restinga (les plus vastes de l'état de Rio de Janeiro), même si des aménagements touristiques déjà réalisés ou en cours ont transformé certains secteurs : les autorités mènent toutefois également des activités de restauration et de protection du cordon dunaire. Plus de 255 espèces d'oiseaux ont été observées dans ce complexe de zones humides : en particulier, la diversité des espèces aquatiques migratrices et hivernantes y est remarquable : hérons, ibis et spatules, Cigogne maguari (Ciconia maguari), canards dont les Canards musqué (Cairina moschata) et à bosse (Sarkidiornis melanotos), Râle de Cayenne (Aramides cajanea).... Le Guira cantara (Guira guira), l'Amazone à sourcils rouges (Amazona rhodocorytha), le Tangara du Brésil (Ramphocelus bresilius) et l'Ermite d'Idalie (Phaethornis idaliae) sont quelques-unes des espèces visibles dans les zones arborées sur la côte.
À l'arrière de Maricá s'étendent des sierras couvertes par la forêt atlantique et protégées en partie par l'Area de Proteção Ambiental Municipal das Serras de Maricá. Une promenade sur l'un des sentiers de randonnée vous permettra de chercher des endémiques comme le Tamatia rayé (Malacoptila striata), les Bataras de Sooretam (Thamnophilus ambiguus) et mantelé (Thamnophilus palliatus), le Grisin écaillé (Drymophila squamata), le Grisin à ailes rousses (Herpsilochmus rufimarginatus) ou le Myrmidon à flancs blancs (Myrmotherula axillaris).

Savanes et forêts sèches près de Carmo et de Sumidouro (en dehors de notre carte)

Sentier dans la forêt tropicale sèche près de Sumidouro

Sentier dans la forêt tropicale sèche près de Sumidouro (Brésil).
Photographie : Ronaldo1jrb / Wikimedia Commons

Les secteurs de forêts tropicales sèches, de savanes et de marais au nord de la Serra dos Órgãos, par exemple près des villages de Carmo et de Sumidouro, sont le domaine d'une avifaune particulière : c'est l'un des derniers bastions du Jacamar tridactyle (Jacamaralcyon tridactyla). Il partage cet habitat avec l'Ara d'Illiger (Primolius maracana), la Chevêchette brune (Glaucidium brasilianum), le Tamatia chacuru (Nystalus chacuru), l'Araçari grigri (Pteroglossus aracari), le Fournier bridé (Furnarius figulus), le Grisin des montagnes (Formicivora serrana), le Moucherolle yétapa (Gubernetes yetapa), le Viréon aux yeux gris (Hylophilus amaurocephalus), le Tangara à tête rousse (Hemithraupis ruficapilla), et le très rare Grisin du Brésil (Cercomacra brasiliana).

Rives du Rio Ariró (en dehors de notre carte)

Angra dos Reis est une ville située à 151 km à l’ouest de Rio de Janeiro, dans une baie parsemée de centaines d’îles où se jettent plusieurs petits fleuves bordés de marais et de forêts humides, comme le rio Ariró (voir sa localisation sur Google Maps) : on peut y chercher l'un des oiseaux les plus rares du Brésil, redécouvert en 1987 après 135 ans d'absence, le Grisin à dos roux (Formicivora erythronotos). Toute cette région côtière est en train de devenir une alternative à celle plus connue d’Ubatuba pour observer de nombreuses espèces de la forêt atlantique de plaine.

Rives du Rio Mambucaba (en dehors de notre carte)

Le petit village de Perequê (voir sa localisation sur Google Maps), situé à l'ouest d’Angra dos Reis, est un point de départ pour remonter en bateau le Rio Mambucaba : l'association Ativa rafting organise des sorties pour photographes et ornithologues pour observer les oiseaux le long de ce petit fleuve, et en particulier le Grisin à dos roux.

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