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Où observer les oiseaux de la laurisylve des îles Canaries ?

Sélection de bons sites pour observer les espèces typiques de cette forêt humide, en particulier les Pigeons des lauriers et de Bolle.

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Où observer les oiseaux de la laurisylve des îles Canaries ?

Les miradors qui dominent la laurisylve du parc national de Garajonay, sur l'île de La Gomera (Canaries), constituent de bons sites pour observer les Pigeons de Bolle et des lauriers.
Photographie : Eafosan / Wikimedia Commons

Les îles Canaries font partie de la Macaronésie, une région biogéographique incluant cinq archipels de l'Atlantique Nord : les Açores, Madère, les Salvages, les Canaries et les îles du Cap-Vert. Le terme de Macaronésie vient du grec "makarios", qui signifie "fortunées" et de "nessos" qui signifie "îles" : il aurait été utilisé en premier par les géographes de la Grèce antique pour désigner les îles situées à l'ouest du détroit de Gibraltar. Le botaniste Philip Barker avait employé ce terme en 1845 pour désigner ces terres qui partagent une flore et une faune similaires.
L'archipel des Canaries (7 445 km²) est composé de sept îles principales : La Palma, El Hierro, La Gomera, Tenerife, Grande Canarie, Fuerteventura et Lanzarote, celles situées les plus à l'ouest étant les plus montagneuses (le volcan Taburiente culmine à 2 423 mètres d'altitude à La Palma, et le pic de Teide atteint 3 718 mètres sur Tenerife). L'origine des Canaries est volcanique et elles n'ont jamais été rattachées au continent : du fait de leur isolement ancien (entre 2 et 20 millions d'années) et de la diversité de leur relief et de leurs écosystèmes, leur flore et leur faune comptent une forte proportion d'espèces endémiques. Sept espèces et plusieurs sous-espèces d'oiseaux ne vivent que sur ces îles, dont les Pigeons des lauriers (Columba junionae) et de Bolle (Columba bollii), qui dépendent de la laurisylve, une forêt humide particulière. Nous vous proposons une sélection de bons sites pour observer ces deux colombidés et les autres oiseaux forestiers qui partagent leur habitat.
Nous remercions Samuel Desbrosses, qui a visité La Gomera, Tenerife et Fuerteventura en mars 2019, pour nous avoir permis d'illustrer cet article.

Abstract

The Canary Islands are part of Macaronesia, a biogeographic region including five North Atlantic archipelagos: the Azores, Madeira, the Salvages, the Canaries and Cape Verde. The term of Macaronesia comes from the Greek word "makarios", which means "fortunate", and from "nessos", which means "islands": it would have been used first by the ancient Greek geographers to designate the islands to the west of the Strait of Gibraltar. The botanist Philip Barker used this term in 1845 to refer to these lands that share a similar flora and fauna.
The Canary Islands Archipelago (7,445 km²) is composed of seven main islands: La Palma, El Hierro, La Gomera, Tenerife, Gran Canaria, Fuerteventura and Lanzarote, the most westerly being the most mountainous (the Taburiente volcano peaks at 2,423 meters above sea level in La Palma, and the peak of Teide reaches 3,718 meters in Tenerife).
The origin of the Canaries is volcanic and they have never been attached to the continent: because of their ancient isolation (between 2 and 20 million years) and the diversity of their relief and their ecosystems, their flora and fauna have a high proportion of endemic species. Seven species and several subspecies of birds live only on these islands, including the Laurel Pigeon (Columba junionae) and the Bolle's Pigeon (Columba bollii), which lives in the laurisylve, a particularly wet forest. We propose you a selection of good watching points to find these two colombids and the other forest birds that share their habitat.
We thank Samuel Desbrosses, who visited La Gomera, Tenerife and Fuerteventura in March 2019, for helping us to illustrate this article.

Les six écosystèmes des îles Canaries

Vue typique de la laurisylve

Vue de la laurisylve dans le parc national de Garajonay, sur l'île de La Gomera (Canaries). 
Photographie : Josevi11 / Wikimedia Commons

La flore des îles Canaries compte entre 1 750 et 1 800 espèces de plantes, dont 500 sont des endémiques strictes et 500 sont également présentes ailleurs en Macaronésie. 
Six écosystèmes se succèdent dans les îles Canaries, depuis le niveau de la mer jusqu'aux sommets les plus élevés :

  • la zone xérophyte, composée de plantes adaptées à la sécheresse (cactus, euphorbes, graminées, buissons), qui atteint localement 700 mètres d'altitude.
  • La forêt thermophile, qui s'étend généralement entre 200 et 600 mètres d'altitude, composée de genévriers, d'oliviers et de pistachiers et du fameux et menacé Dragonnier des Canaries (Dracaena draco). 
  • Le Fayal-Brezal (de 600 à 700 mètres d'altitude), une lande arbustive dominée par la Bruyère arborescente (Erica arborea) (qui peut atteindre 15 mètres de haut), le hêtre Myrica faya et le Houx des Canaries (Ilex canariensis), qui pousse sur les versants orientés vers le Nord.
  • La laurisylve, de 700 mètres à 1 500 mètres d'altitude, une forêt humide riche en mousses et au sous-bois peu développé composée d'arbres et d'arbustes aux feuilles persistantes, notamment les Lauriers des Canaries (Laurus azorica) et fétide (Ocotea foetens). 
  • La forêt de Pins des Canaries (Pinus canariensis), qui s'étend entre 1 200 et 2 000 mètres d'altitude sur îles d'El Hierro, de Gran Canaria, de La Palma et de Tenerife. C'est le domaine du fameux Pinson bleu de Tenerife (Fringilla teydea), que l'on peut par exemple observer facilement sur l'aire de pique-nique de Las Cañadas, le long de la route reliant le village de Vilaflor et le mont Teide. Le Pinson bleu de Grande Canarie (Fringilla polatzeki), récemment élevé au rang d'espèce (lire Le Pinson bleu de Grande Canarie devrait être élevé au rang d'espèce), vit aussi dans cet habitat.
  • La zone de haute montagne, au-delà de 2 000 mètres d'altitude, minérale, au climat très sec et aux fortes variations de température, où l'on trouve des Genévriers des Canaries (Juniperus cedrus) et des plantes endémiques comme la Vipérine de Tenerife (Echium wildpretii) ou la Violette du Teide (Viola cheiranthifolia).

La laurisylve des îles Canaries

Vue typique de la laurisylve

Vue de la laurisylve dans le parc rural d'Anaga, sur l'île de Tenerife (Canaries). 
Photographie : Kui / Wikimedia Commons

La laurisylve est un écosystème forestier subtropical humide que l'on trouve dans plusieurs archipels de la Macaronésie : Madère, les Açores, les îles du Cap-Vert et les Canaries, mais aussi à l'extrémité sud de la péninsule ibérique (Andalousie), dans quelques ravins étroits du parc naturel de Los Alcornocales (lire Séjour ornithologique dans le parc naturel du détroit de Gibraltar en octobre 2017). Elle se développe sur des versants orientés vers le Nord et soumis aux brumes des alizés et à des précipitations annuelles de l’ordre de 500 à 1 100 mm entre 300 et 1 500 mètres d'altitude, et entre 15 et 19 °C.
La laurisylve actuelle constitue une version appauvrie de la formation paléotropicale qui couvrait de vastes zones dans le sud de l'Europe et en Afrique du Nord durant l'ère Tertiaire jusqu'aux glaciations de la fin du Pliocène. L'avancée des glaciers à la fin de cette période et pendant une bonne partie du Quaternaire a repoussé la laurisylve en Afrique du Nord et dans les archipels macaronésiens, et ces derniers sont devenus ses derniers refuges à cause de la désertification du climat dans le Maghreb.
Ces forêts, dont la canopée dense peut atteindre 30 mètres de haut, sont dominées par des essences à feuilles persistantes des genres Laurus (qui a donné son nom à l'écosystème), Picconia, Ilex, Prunus, Myrica, Apollonia, Persea et Ocotea.
La laurisylve la plus étendue (149 km²) se trouve sur Madère, où elle s'étage entre 300 et 1 500 mètres d’altitude et accueille notamment le Pigeon trocaz (Columba trocaz(lire Observer les oiseaux sur l'île de Madère). Aux Açores, de petites étendues boisées originelles subsistent sur les îles de Pico, de Terceira et de São Miguel, et constituent l'habitat du Bouvreuil des Açores (Pyrrhula murina) (lire À la recherche du Bouvreuil des Açores en juin 2017). 
Dans les îles Canaries, cet habitat s'étend entre 400 et 1 500 mètres d'altitude sur les versants humides orientés vers le Nord, principalement sur Tenerife (60 km²) et à La Gomera (20 km²), mais aussi sur La Palma, El Hierro et Grande Canarie. La laurisylve des Canaries est composée de 18 espèces ligneuses. Parmi les beaux secteurs actuels de laurisylve, citons notamment dans le parc national de Garajonay, sur l'île de La Gomera, le parc rural d'Anaga et le Monte del Agua sur l'île de Tenerife, le parc rural de Doramas sur l'île de Grande Canarie, et le Valle de El Golfo appelée localement El Golfo, sur l'île d'El Hierro.

L'avifaune de la laurisylve des Canaries

Pouillot des Canaries (Phylloscopus canariensis) 
Pouillot des Canaries (Phylloscopus canariensis), île de Tenerife (Canaries), le 20/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

La laurisylve des Canaries accueille un cortège caractéristique d'oiseaux nicheurs, dont plusieurs sont endémiques de l'archipel : les Pigeons des lauriers (Columba junionae) et de Bolle (Columba bollii), la sous-espèce granti de l'Épervier d'Europe (Accipiter nisus), la sous-espèce insularum de la Buse variable (Buteo buteo), aux cris plus perçants que ceux des oiseaux continentaux, la Mésange nord-africaine (Cyanistes teneriffae), le Pouillot des Canaries (Phylloscopus canariensis), la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), la sous-espèce cabrerae du Merle noir (Turdus merula), la sous-espèce superbus du Rougegorge familier (Erithacus rubecula), le Roitelet de Ténérife (Regulus regulus teneriffae), la sous-espèce heineken de la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), la Fauvette mélanocéphale (Sylvia melanocephala), la sous-espèce canariensis du Pic épeiche (Dendrocopos major), les sous-espèces canariensis et ombriosa du Pinson des arbres (Fringilla coelebs), le Serin des Canaries (Serinus canaria) et le Verdier d'Europe (Chloris chloris).  

Les Pigeons des lauriers et de Bolle, les deux symboles de la laurisylve

Le Pigeon des lauriers est l'un des symboles de la laurisylve, et il n'est présent que sur les îles de La Palma, de Gomera et de Tenerife. L’adulte a la calotte, la nuque et le cou vert irisé, devenant rouge pourpré irisé sur le bas du cou et le haut du manteau, ses parties supérieures sont brun sombre, ses parties inférieures sont rouge vineux, et sa queue grise se termine par une bande terminale blanchâtre plus nette en dessous, qui permet de le distinguer de loin du Pigeon de Bolle, mais la différence de couleur n'est pas toujours évidente de loin.

Pigeon des lauriers (Columba junionae) 
Pigeon des lauriers (Columba junionae), mirador Bailadero, île de Tenerife, le 20/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Le Pigeon des lauriers vit dans les canyons profonds et les pentes escarpées boisées, jusqu’à 1 600 mètres d’altitude, mais il peut aussi fréquenter les zones arbustives et les forêts de pins bordant la laurisylve. Il se nourrit principalement de baies de Laurus azorica, d'Ocotea foetens, de Persea indica et d'Ilex canariensis. Son vol est plus lent que celui du Pigeon de Bolle, et il est généralement plus difficile à observer. C'est une espèce quasi menacée dont l'aire de répartition a beaucoup diminué à cause de l’exploitation forestière et de la dégradation de son habitat restant.
Le Pigeon de Bolle est l'autre symbole de la laurisylve des Canaries : il ressemble au Pigeon des lauriers, mais sa queue gris sombre n'est pas terminée par une bande blanchâtre, seule une bande gris clair étant visible du dessous. Ses yeux sont entourés d'un fin anneau rouge-violet, son bec est rouge avec une cire blanc poudreux, et ses pattes sont rouge terne. Le juvénile est plus terne, plutôt brun sépia sur le dessus, avec des liserés clairs sur les scapulaires et les couvertures alaires.
Il vit dans les forêts humides de Tenerife, de La Palma, de La Gomera et d'El Hierro, entre 600 et 1 500 mètres d’altitude. Il a été réintroduit en 2012 sur Grande Canarie. Il est considéré comme vulnérable et il est inscrit à l'annexe I de la Directive Oiseaux de l'Union Européenne. Son aire de répartition s'est considérablement contractée depuis le XIXe siècle, et par exemple sur Tenerife, il n'occupe plus que 35 % de son territoire d'origine du fait de la destruction et de la dégradation de son habitat. Il niche exclusivement dans les arbres (Erica arborea, Laurus azorica, Myrica faya et Ilex canariensis principalement), son nid étant bien camouflé pour se protéger des rapaces et du Grand Corbeau (Corvus corax canariensis).

Une sélection de bons secteurs pour observer les oiseaux de la laurisylve des Canaries

Carte des îles Canaries où pousse la laurisylve 
Carte des cinq îles des Canaries où la laurisylve est présente (en vert) et emplacements de bons sites d'observation des oiseaux (cliquez sur la carte pour l'agrandir).
Carte : Ornithomedia.com

La laurisylve est un habitat assez fermé et l'observation n'y est pas toujours facile, surtout quand le temps est brumeux, ce qui est fréquent. Nous vous proposons ci-dessous une sélection de secteurs à parcourir, en particulier pour chercher les Pigeons des lauriers et de Bolle. Attention aux objets laissés dans votre véhicule pendant vos observations, des cas de vols ont déjà été rapportés à plusieurs reprises.

Le mirador de la Cumbrecita / Île de La Palma

Ce belvédère (voir sa localisation sur Google Maps) est situé dans le parc national de la Caldera de Taburiente, au débouché d'une vallée étroite qui s'arrête soudainement et domine une imposante caldera de 6,5 kilomètres de diamètre au centre de l'île de La Palma. L'accès en voiture n'est possible que sur réservation préalable d'une place sur le parking du mirador (16 disponibles), d'où partent plusieurs sentiers. On peut autrement faire l'ascension depuis le centre de visiteurs d'El Paso. C'est un bon site pour le Pigeon des lauriers, la Mésange nord-africaine, la sous-espèce canariensis du Grand Corbeau et le Faucon de Barbarie (Falco peregrinoides), qui peut être vu chassant les Pigeons bisets (Columba livia).

Le mirador de Bàscos / Île d'El Hierro

La réserve naturelle intégrale de Mencafete est située à l'ouest de l'île d'El Hierro, dans la municipalité de Frontera. Elle fait partie du parc rural de Frontera et occupe une surface de 464 hectares. Elle protège une belle laurisylve. Le mirador de Bàscos (voir sa localisation sur Google Maps), qui est accessible depuis la route de Frontera, est le meilleur site de l'île pour observer le Pigeon de Bolle.

Le centre d'information du parc national de Garajonay / Île de La Gomera

Pigeons de Bolle (Columba bollii) 
Pigeons de Bolle (Columba bollii), parc national de Garajonay, La Gomera (Canaries), le 24/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Le parc national de Garajonay protège la plus vaste zone de laurisylve des Canaries, et c'est donc le meilleur secteur de l'archipel pour voir les Pigeons des lauriers et de Bolle. Avant de parcourir le parc et de faire une halte sur les différents belvédères (miradors), il est conseillé de visiter le centre d'information de Juego de Bolas, près de La Palmita et de Las Rosas (téléchargez la carte du parc). Des salles d'exposition présentent les richesses naturelles, le passé géologique et les traditions de La Gomera, un documentaire y est projeté, et l'on peut y obtenir des conseils utiles pour observer les oiseaux. Le jardin du centre, où le Serin des Canaries est facile à voir présente plusieurs plantes endémiques de l'île. Plus d'informations sur le parc national sont disponibles sur le site web du Ministerio para la Transición Ecológica.

Le mirador d'El Rejo / Île de La Gomera

Le mirador d'El Rejo est également situé dans la commune de Hermigua et dans le parc national de Garajonay, à quatre kilomètres de Caserio del Cedro (voir sa localisation sur Google Maps). Dominant le ravin ("barraco") d'El Rejo, il offre une belle vue sur une grande étendue de laurisylve. On peut y observer les mêmes espèces que depuis le mirador d'El Bailadero. 

Le mirador de La Carbonera / Île de La Gomera

On peut observer les Pigeons de Bolle et des lauriers depuis ce belvédère (voir sa localisation sur Google Maps), en vol et parfois perchés sur des branches mortes. On atteint ce point de vue en prenant la route reliant San Sebastian et Hermigua. Après quatre tunnels, on domine une zone boisée favorable. Il faut se garer à environ 400 mètres avant le premier bâtiment.

Le hameau (caserío) del Cedro / Île de La Gomera

Pigeons de Bolle (Columba bollii) 
Pigeon de Bolle (Columba bollii), parc national de Garajonay, La Gomera (Canaries), le 24/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Le caserío del Cedro est aussi situé dans la commune de Hermigua et dans le parc national de Garajonay (voir sa localisation sur Google Maps). Pour y accéder depuis La Carbonera, rouler sur un kilomètre et tourner à gauche vers Monte El Cedro. Il faut s'arrêter ensuite sur les points de vue qui se succèdent le long de la route, en faisant attention au trafic routier. On peut repérer les Pigeons de Bolle et des lauriers (entre autres) quand ils volent au-dessus des grandes étendues boisées. Le long de la route, on peut aussi observer la Mésange nord-africaine, le Roitelet de Ténérife et le Pouillot des Canaries, qui sont communs ici.

Les fontaines de Los Chorros de Epina / Île de La Gomera

Ce site touristique est situé au niveau du col d'Epina, le long de la route vers Valle de Gran Rey (voir sa localisation sur Google Maps). L'eau des trois fontaines est réputée pour ses propriétés curatives, et elle est censée porter bonheur. Les versants boisés constituent un site classique pour les Pigeons de Bolle et des lauriers. Il est possible de (bien) manger et de dormir dans le bar-restaurant de Los Chorros de Epina.

Le mirador de Lomo del Dinero / Île de La Gomera

Ce point de vue, situé le long de la route qui relie Laguna Grande et le centre d'information du parc national de Garajonay (voir sa localisation sur Google Maps), offre un beau panorama sur une vaste étendue de laurisylve, où il est possible de voir les deux pigeons et les rapaces forestiers, mais aussi le Martinet unicolore (Apus unicolor)

Le mirador d'El Bailadero / Île de La Gomera

Pinson des Canaries (Fringilla coelebs canariensis) mâle, 
Pinson des Canaries (Fringilla coelebs canariensis) mâle, Tenerife (Canaries), le 22/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Toujours situé dans le parc national de Garajonay, ce belvédère (voir sa localisation sur Google Maps) offre une belle vue sur plusieurs pics rocheux (Roques de Los Roques, de Ojila, de Las Lajas, de Carmona et de Agando), dont la couleur gris sombre des parois contraste avec le vert profond de la laurisylve. C'est aussi un bon site pour les Pigeons de Bolle et des lauriers, la sous-espèce canariensis du Pinson des arbres, la sous-espèce heineken de la Fauvette à tête noire, le Roitelet de Ténérife, la sous-espèce superbus du Rougegorge familier, la sous-espèce granti de l'Épervier d'Europe, la sous-espèce canariensis du Faucon crécerelle, la sous-espèce insularum de la Buse variable et le Martinet unicolore.
Le lézard endémique Gallotia gallotia gomerae et le Seps doré (Chalcides viridanus) se reposent volontiers sur les rochers chauffés par le soleil.

Le mirador de Pico del Ingles / Île de Tenerife

Ce belvédère est situé dans le parc rural d'Anaga (voir sa localisation sur Google Maps) : c'est l'un des belvédères les plus visités de l'île car il offre de superbes points de vue sur le nord et le centre de Tenerife, y compris sur le pic de Teide. On y accède en parcourant le sentier qui part de la ville de La Laguna et atteint le sommet du Monte de Las Mercedes. Au niveau de l'aire de pique-nique de Las Mercedes, il est possible d'observer les deux pigeons, la sous-espèce superbus du Rougegorge familier et la sous-espèce canariensis du Pinson des arbres. Le mirador est un bon site pour observer les Pigeons de Bolle et des lauriers. Le mirador de Cruz del Carmen, assez proche, est également très favorable pour voir ces deux espèces.

Le mirador Bailadero / Île de Tenerife

Pigeon des lauriers (Columba junionae) 
Pigeon des lauriers (Columba junionae), mirador Bailadero, île de Tenerife, le 20/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Situé dans le parc rural d'Anaga, ce belvédère (voir sa localisation sur Google Maps), accessible par la route TF-12 entre San-Andres et Las Mercedes, constitue un bon site pour le Pigeon des lauriers, mais aussi pour le Martinet unicolore.

Le secteur d'Erjos / Île de Tenerife

Le Monte del Agua, près du village d'Erjos, est l'une des meilleures zones de Tenerife pour observer les Pigeons de Bolle et des lauriers (lire Observer les deux pigeons endémiques des Canaries autour d'Erjos). Depuis le village d'Erjos, un petit chemin tortueux et caillouteux mène vers une antenne (d'une station météorologique) installée sur le Monte de Agua (voir sa localisation sur Google Maps), après plusieurs kilomètres dans le cœur du massif du Teno et de sa laurisylve. Depuis les points dégagés, on peut observer les Pigeons de Bolle (commun) et des lauriers (plus rare et discret), mais aussi le Serin des Canaries, le Roitelet de Tenerife, qui est toutefois plus facile à repérer dans les bois de pins, la Fauvette mélanocéphale, la Mésange nord-africaine et les sous-espèces endémiques du Pinson des arbres, du Merle noir, de la Buse variable et du Pic épeiche.

Le Barranco de Ruiz / Île de Tenerife

Le Barranco (ravin) de Ruiz est situé dans le nord de l'île de Ténérife, entre les municipalités de Los Realejos et de San Juan de la Rambla, dans le Parque Barranco de Ruiz. Il mesure deux kilomètres de long et moins d'un kilomètre de large. C'est une zone protégée spectaculaire d'un grand intérêt scientifique, car plusieurs écosystèmes, dont la laurisylve, y sont concentrés sur une faible surface. Depuis l'aire de stationnement de la station-service Cepsa (voir sa localisation sur Google Maps), on a une belle vue sur des falaises qui dominent une zone boisée très favorable au Pigeon des lauriers. Le Faucon de Barbarie niche également dans le ravin.

Mésange nord-africaine (Cyanistes teneriffae) 
Mésange nord-africaine (Cyanistes teneriffae), Tenerife (Canaries), le 21/03/2019 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Samuel Desbrosses

Le barranco de la Virgen / Île de Grande Canarie

Le parc rural de Doramas s'étend au nord de l'île de Grande Canarie. Il abrite environ 400 espèces de plantes vasculaires, dont 30 sont endémiques de l'île. Son avifaune est remarquable, avec 49 espèces recensées, dont la Mésange nord-africaine et les sous-espèces endémiques du Pic épeiche, du Petit-duc scops (Asio otus), de la Buse féroce, du  Rougegorge familier et du Pinson des arbres. Le Pigeon de Bolle, qui avait disparu, y a été réintroduit en 2012 (plus de 30 oiseaux relâchés en 2017). Le centre de réintroduction a été installé dans la Finca (ferme) d'Osario, située dans le Barranco de la Virgen, où sont affichés des panneaux d'informations et l'on peut voir les pigeons dans des volières. Des oiseaux issus des lâchers peuvent être vus dans le secteur. 
Le Barranco de la Virgen est situé dans la communauté de Valleseco, et pour le visiter, il faut suivre la petite route GC-305 qui rejoint Firgas (voir sa localisation sur Google Maps).

Le mirador de La Grimona / Île de Tenerife

Ce belvédère situé à l'est du Barranco de Ruiz, est accessible par la route TF-5, à la sortie du tunnel TF-42 (voir sa localisation sur Google Maps). C'est un très bon site pour observer le Pigeon des lauriers (entre autres). 

Contact

Samuel Desbrosses - Courriel : samuel.desbrosses@gmail.com

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