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Les îles Scilly (Grande-Bretagne), l'archipel aux oiseaux rares

Même si un Harfang des neiges et plusieurs Goélands de Kumlien, à ailes blanches et bourgmestres ont été vus en janvier 2018, cet archipel est surtout réputé pour les raretés trouvées en automne.

| En cours de soumission au comité de lecture

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Les îles Scilly (Grande-Bretagne), l'archipel aux oiseaux rares

Vue de St Agnes Church sur l'île St Agnes, dans l'archipel des Scilly (Grande-Bretagne) : les buissons accueillent des migrateurs en automne, dont parfois des raretés.
Photographie : Andrew Rabbott 

Les îles Scilly (ou Sorlingues) sont situées à l'extrémité sud-ouest de la Grande-Bretagne. Elles sont composées de cinq îles habitées, St Mary's, St Martin's, St Agnes, Bryher et Tresco, et de quelques 150 îlots et rochers. Le climat y est exceptionnellement doux grâce au Gulf Stream. Les paysages sont variés, allant des jardins subtropicaux luxuriants et abrités du sud de Tresco à la côte granitique sauvage de St Agnes. Les îles Scilly sont réputées pour la beauté de leurs paysages et pour leurs eaux transparentes : plus de la moitié de l'archipel a ainsi été désignée en tant que Site of Special Scientific Interest, et l'ensemble a été classé en tant qu'Area of Outstanding Natural Beauty.
En raison de leur climat doux et des nombreuses heures d'ensoleillement, les îles Scilly accueillent une grande variété de plantes dont beaucoup sont absentes du reste du Royaume-Uni. Les fonds marins sont aussi très riches.
Plusieurs oiseaux marins se reproduisent dans l'archipel, comme le Macareux moine, le Cormoran huppé, le Puffin des Anglais et surtout l'Océanite tempête, mais du fait de leur situation géographique privilégiée, c'est surtout l'un des meilleurs sites d'Europe pour rechercher des espèces rares accidentelles venues d'Amérique du Nord et de Sibérie et même parfois d'Asie ou du bassin méditerranéen. Plus de quatre cents espèces ont été déjà été notées, dont plusieurs "premières" pour la Grande-Bretagne et même le continent.
Si au printemps, des oiseaux peu communs venus d'Europe du Sud sont notés chaque année, les îles sont surtout réputées en automne. Octobre est certainement le meilleur mois, et les observateurs sont alors nombreux à parcourir les landes, les jardins et les bosquets à la recherche de raretés. Parmi les espèces très rares déjà notées, citons la Marouette de Caroline (Porzana carolina), le Goéland d'Amérique (Larus smithsonianus), le Pouillot du Japon (Phylloscopus borealoides), le Pipit de Godlewski (Anthus godlewskii), le Merle obscur (Turdus obscurus), le Tarier du nord de la Caspienne (Saxicola maurus variegatus), le Robin à flancs roux (Tarsiger cyanurus) ou le Viréo à oeil rouge (Vireo olivaceus), mais aussi plusieurs parulines.
Les îles Scilly sont aussi réputées en août et en septembre pour leurs sorties en mer durant lesquelles l'Océanite de Wilson, le Puffin majeur et bien d'autres oiseaux pélagiques parfois très rares peuvent être observés.
Nous remercions le Isles of Scilly Bird Group pour nous avoir aidés à illustrer cet article et pour ses informations.

Abstract

The Scilly Islands are located at the southwestern tip of Great Britain. They are composed of five inhabited islands (St. Mary's, St. Martin's, St. Agnes, Bryher and Tresco), and some 150 islands and rocks. The climate is exceptionally mild thanks to the Gulf Stream. The landscapes are varied, ranging from lush, sheltered subtropical gardens south of Tresco to the rugged granitic coast of St Agnes.
The Scilly Islands are renowned for the beauty of their landscapes and their transparent waters: more than half of the archipelago has been designated as a Site of Special Scientific Interest, and has been ranked as an Area of Outstanding Natural Beauty. Because of their mild climate, the Scilly Islands are home to a wide variety of plants, many of which are absent from the rest of the UK. The seabed is also very rich.
Several marine birds breed in the archipelago, such as Atlantic Puffin, Shag, Manx Shearwater or Eurasian Storm Petrel, but because of their geographical location, it is one of the best European site to search for accidental rare bird species coming from North America and Siberia and even from Asia or the Mediterranean basin. Over four hundred species have already been noted, including several "firsts" for Britain and even the continent.
If in spring, unusual birds from Southern Europe are recorded every year, the islands are especially famous in autumn. October is certainly the best month, and hundred birders explore moors, gardens and groves in search of rarities. Here are some examples of very rare species already recorded: Sora, American Gull, Sakhalin Leaf Warbler, Godlewski's Pipit, Eyebrowed Thrush, Caspian Stonechat, Red-flanked Bluetail or Red-eyed Vireo. The Scilly Isles are also famous in August and September for their pelagic cruises during which the Wilson's Storm Petrel and the Greater Shearwater can be watched.
We thank the Isles of Scilly Bird Group for its help to illustrate this article.

Conseils pratiques

Situation des îles Scilly (Grande-Bretagne)

Situation des îles Scilly (Grande-Bretagne).
Carte : Ornithomedia.com

Le climat des îles Scilly, appelées aussi îles Sorlingues en français, est généralement doux, mais il peut être changeant, humide et venteux : il est donc conseillé d'emporter en toute saison un vêtement et des chaussures imperméables. Plusieurs livres sont utiles, dont le fameux "Essential Guide to Birds of the Isles of Scilly" de Bob L Flood, Nigel Hudson et Bryan Thomas. Il donne des informations précises sur les espèces à voir, la liste des oiseaux déjà vues, des explications sur la migration....
Le Isles of Scilly Bird Group publie des bilans ornithologiques très attendus, et celui de 2015 est disponible : "Isles of Scilly Bird and Natural History Review 2015".
Le guide "Walking in the Isles of Scilly" (2016) de Paddy Dillon est complet et contient des éléments sur la géologie, l'écologie et l'histoire, ainsi que des informations pratiques.
La carte Isles of Scilly Map (2016) de Friendly Guides est claire et propose en outre des informations pratiques (transports, sentiers...).

Accès en bateau

Situées à 28 miles à l'ouest de Land's End, les îles Scilly sont assez isolées. Heureusement, il y a plusieurs liaisons maritimes et aériennes régulières avec le reste de la Grande-Bretagne tout au long de l'année.
Le ferry Scillonian III opère à partir du phare de Pier à Penzance et rejoint le village de Hugh Town sur l'île de St Mary's. Transportant jusqu'à 600 passagers, il assure un service quotidien de la fin mars au début du mois de novembre. Il part de Penzance vers 9 h 15 le matin et repart le soir de St Mary’s vers 16 h 30. La traversée dure en moyenne 2 h 40, mais elle peut être plus longue si les conditions sont défavorables. Elle sera l'occasion en août-septembre d'observer de nombreux oiseaux marins. Certains jours en été, des trajets supplémentaires sont proposés le matin ou le soir.
Le bateau est l'option la moins chère (prix indicatif : 90 livres sterling), mais quand la mer est houleuse, la traversée peut être assez agitée.
Les îles Scilly sont connectées entre elles par plusieurs bateaux qui partent de St Mary's à 10 h 15, 12 h 15 et 14 h 15. Les traversées durent généralement entre 15 et 20 minutes, et coûtent moins de 10 livres.
Un site web utile : www.islesofscilly-travel.co.uk.

Accès en avion

Carte des îles Scilly et quelques bons points d'observation

Carte des îles Scilly et quelques bons points d'observation (cliquez sur la carte pour l'agrandir).
Carte : Ornithomedia.com

Une autre possibilité pour se rendre aux Scilly est de prendre un avion de la compagnie Skybus : elle propose des vols réguliers depuis les aéroports de Land's End (le principal point de départ : 15 minutes de vol), de Newquay, d'Exeter, de Southampton (90 minutes) et de Bristol. Les avions se posent tous sur l'île St Mary's. Le prix approximatif est de 140 livres sterling pour un aller-retour (pour un séjour d'une semaine, le prix étant moindre pour un aller-retour dans la journée).

Accès en hélicoptère

Beaucoup d'observateurs se rendent sur les îles Scilly en hélicoptère avec la compagnie British International Helicopters, à partir de Penzance. Des vols réguliers sont proposés (sauf le dimanche). Ils durent 20 minutes, mais il faut ajouter le temps d'embarquement et de débarquement à St Mary's. Le prix approximatif est de 170 livres sterling (le prix est moindre pour un aller-retour dans la journée).

Déplacements sur les îles

Sur les îles, il est facile de se déplacer à pied ou en vélo grâce à un réseau dense de sentiers, certains étant très réputés pour l'observation en automne, comme les Garrison, Sunnyside Farm, Tremelethen et Peninnis Head trails sur l'île St Mary's.
Il y a quelques taxis sur St Mary's, et les tarifs sont très raisonnables (moins de trois livres sterling par personne).

Hébergement

Il y a plusieurs solutions d'hébergement (hôtels, campings, maisons d'hôtes), le plus grand choix étant proposé sur St Mary's. De nombreuses informations sont proposées sur le site web www.visitislesofscilly.com.

Sorties guidées

Puffin majeur (Puffinus gravis)

Puffin majeur (Puffinus gravis) au large de St Mary's en août 2012 lors d'une sortie organisée par la compagnie Sapphire Pelagics.
Photographie : Joe Pender

Chaque soir durant le pic de la saison ornithologique (en octobre), des comptes rendus journaliers ou "logs", sont organisés dans certains pubs : on y établit la liste des espèces intéressantes vues dans la journée et on peut échanger des informations utiles. Un "log" se tient régulièrement le soir en octobre au Porthcressa Club à Hugh Town (île St Mary's), mais aussi au Longstones Heritage Centre et au restaurant Pilot’s Gig, également à Hugh Town.
Les observations récentes intéressantes et programme des sorties en mer sont localement affichées sur un panneau placé devant le restaurant Pilot's Gig, près de l'hôtel Mermaid Inn, par le Isles of Scilly Birdwatching Group.
Plusieurs compagnies proposent des sorties guidées sur les îles Scilly durant les périodes de migration, comme la société Island Wildlife Tours dirigée par Will Wagstaff, un observateur qui réside sur St Mary's et qui le connaît donc parfaitement la faune et la flore de l'archipel.
La St Mary's Boatmen Association organise des sorties guidées durant la saison de nidification pour observer entre autres les Puffins des Anglais, les Océanites tempêtes et les Macareux moines.
Des sorties en mer renommées dans toute la Grande-Bretagne sont organisées chaque année entre juillet et septembre (quatre sorties par semaine en moyenne, mais cela dépend des conditions météorologiques) par la compagnie Sapphire Pelagics à bord du navire MV Sapphire. Elles partent du quai du port de l'île St Mary's. De la bouillie de poissons, ou "chum", est jetée en mer à six miles des côtes pour attirer les Requins bleus et les oiseaux marins.
Bob Flood propose aussi des sorties très appréciées (il vaut mieux réserver à l'avance) en août à partir du port de St Mary's avec sa compagnie Scilly Pelagics

Les oiseaux migrateurs au printemps

Le printemps est une période idéale pour découvrir la riche flore de l'archipel, et les oiseaux migrateurs sont nombreux et variés à cette période : passereaux (gobemouches, pouillots, traquets...), limicoles (chevaliers, bécasseaux, barges, courlis..), canards de surface...
Il est possible à cette période d'observer en avril-mai des migrateurs peu communs venus du centre et du sud de l'Europe et remontant plus au nord que la normale (selon le phénomène du dépassement d'aire, lire Comment arrivent les oiseaux rares ?), comme la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), la Spatule blanche (Platalea leucorodia), la Bondrée apivore (Pernis apivorus), le Milan noir (Milvus migrans), les Pies-grièches écorcheur (Lanius collurio) et à tête rousse (Lanius excubitor) le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), le Héron pourpré (Ardea purpurea), le Blongios nain (Ixobrychus minutus), la Huppe fasciée (Upupa epops), le Guêpier d'Europe (Merops apiaster), l'Hirondelle rousseline (Cecropsis daurica), le Torcol fourmilier (Jynx torquilla) ou la Fauvette passerinette (Sylvia cantillans). Des espèces encore plus rares ont déjà été vues, comme le Faucon kobez (Falco vespertinus), le Chevalier bargette (Xenus cinereus) ou l'Alouette calandre (Melanocorypha calandra).

Faucon kobez (Falco vespertinus)

Faucon kobez (Falco vespertinus), île St Martin's, îles Scilly le 25/04/2013.
Photographie : R. Mawer
Pie-grièche à tête rousse (Lanius excubitor)

Pie-grièche à tête rousse (Lanius excubitor), Pelistry, île St Mary's, îles Scilly, le 20/04/2013.
Photographie : M. P. Goodey


Les oiseaux nicheurs

Océanite tempête (Hydrobates pelagicus)

Océanite tempête (Hydrobates pelagicus) nicheur sur l'île inhabitée de Castle Bryher, îles Scilly, juillet 2016.
Source : Jaclyn

Les îles Scilly comptent peu d'espèces nicheuses terrestres, principalement le Merle noir (Turdus merula), dont le mâle a ici un bec orange particulièrement vif, la Grive musicienne (Turdus philomelos) et le Moineau domestique (Passer domesticus).  
L'avifaune nichant le long des côtes est plus variée : Huîtrier pie (Haematopus ostralegus) et Grand Gravelot (Charadrius hiaticula), Puffin des Anglais (Puffinus puffinus) (170 couples en 2006), Océanite tempête (Hydrobates pelagicus) (1 400 couples en 2006), Cormoran huppé (Phalacrocorax aristotelis) (plus de 1 200 couples en 2006), Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo) (50 couples en 2006), Macareux moine (Fratercula arctica) (environ 170 couples en 2006 alors que dans le passé, des milliers de couples nichaient dans l'archipel), Guillemot de Troïl (Uria aalge) (155 couples en 2006, sur quelques îlots inhabités), Pingouin torda (Alca torda) (342 couples en 2006, en déclin), Goélands argenté (Larus argentatus) (700 couples en 2006), brun (L. fuscus) (3 335 couples en 2006, presque 3 % de la population britannique) et marin (L. marinus) (900 couples en 2006), Fulmar boréal (Fulmarus glacialis) (moins de 300 couples en 2006), Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) (moins de 300 couples en 2006) et Sterne pierregarin (Sterna hirundo) (78 couples en 2006). La Sterne de Dougall (Sterna dougalli) a disparu en tant que nicheuse.
Un programme d'éradication des rats sur les îles St Agnes et Gugh a été lancé pour favoriser la nidification des Puffins des Anglais et des Océanites tempête.
Les eaux des Scilly accueillent des Phoques gris (Halichoerus grypus) qui sont assez faciles à voir.

Les oiseaux migrateurs en automne

Étourneau roselin (Pastor roseus) de première année

Étourneau roselin (Pastor roseus) de première année, île St Agnes, octobre 2013.
Photographie : Martin Mawer

Le pic de la saison ornithologique se situe au milieu du mois d'octobre : statistiquement, c'est en effet à cette période que le plus de raretés sont trouvées, mais l'afflux d'observateurs a aussi des inconvénients. Mais toute la période entre la mi-septembre et la mi-novembre est intéressante.
Certaines espèces peu communes (en Grande-Bretagne) ou rares sont presque "garanties" en automne, comme la Marouette ponctuée (Porzana porzana), le Fuligule à bec cerclé (Aythya collaris), le Bécasseau tacheté (Calidris melanotos), la Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus), le Torcol fourmilier (Jynx torquila), la Gorgebleue à miroir (Luscnia svecica), le Pipit de Richard (Anthus richardi), le Roselin cramoisi (Carpodacus erythrinus), les Bruants ortolan (Emberiza hortulana), des neiges (Plectrophenax nivalis) et lapon (Calcarius lapponicus), les Pouillots à grands sourcils (Phylloscopus inornatus), de Pallas (P. proregulus) de Sibérie (P. tristis), le Gobemouche nain (Ficedula parva) ou l'Étourneau roselin (Pastor roseus).
D'autres espèces bien plus rares ont déjà été vues : Héron bleu (Ardea herodias), Talève sultane (Porphyrio porphyrio), Bartramie des champs (Bartramia longicauda), Gravelot semipalmé (Charadrius semipalmatus) Pluvier dominicain (Pluvialis dominica), Guêpier de Perse (Merops persicus), Pic maculé (Sphyrapicus varius), Viréos à oeil rouge (Vireo olivaceus) et de Philadelphie (Vireo philadelphicus), Cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus), Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus), Oriole de Baltimore (Icterus galbula), Pouillots brun (Phylloscopus fuscatus) et de Schwarz (Phylloscopus schwarzi), Pipit à dos olive (Anthus hodgsoni), Merle obscur (Turdus obscurus), Grive dorée (Zoothera aurea), Piranga écarlate (Piranga olivacea), Parulines à collier (Setophaga americana), couronnée (Seiurus aurocapilla), à tête cendrée (Setophaga magnolia), à capuchon (Setophaga citrina) des ruisseaux (Parkesia noveboracensis), à croupion jaune (Setophaga coronata) et rayée (Setophaga striata), Pies-grièches masquée (Lanius personatus) et brune (Lanius cristatus), Jaseur d'Amérique (Bombycilla cedrorum), Martinet ramoneur (Chaetura pelagica)...

En fonction des habitats, on peut chercher différentes espèces :

  • boisements et haies : pouillots sibériens, roitelets, Gobemouche nain, pies-grièches, fauvettes...
  • prairies et cultures de fleurs à bulbe : pipits, alouettes, bruants,
  • étangs et marais : canards rares, marouettes, bécassines...
  • côtes : limicoles, dont des raretés nord-américaines (plutôt en septembre).
Grive dorée (Zoothera aurea)

Grive dorée (Zoothera aurea), île St Agnes, îles Scilly, le 27/10//2013.
Photographie : R. Mawer
Jaseur d'Amérique (Bombycilla cedrorum)

Jaseur d'Amérique (Bombycilla cedrorum), île St Agnes, îles Scilly, le 5/10/2017.
Photographie : Jim Almond


Les oiseaux marins visibles lors des sorties en mer à la fin de l'été

Océanite de Wilson (Oceanites oceanicus)

Océanite de Wilson (Oceanites oceanicus) au large de l'île St Mary's le 27/09/2013.
Photographie : Joe Pender

Les sorties en mer organisées au large des îles Scilly en août et en septembre sont renommées pour la richesse des espèces que l'on peut observer. Certains oiseaux pélagiques nichant dans l'hémisphère sud effectuent une grande boucle dans l'Atlantique durant leur migration et passent alors au large de ces îles : c'est le cas des Puffins majeurs (Puffinus gravis), visibles en nombre variable entre août et octobre, avec un pic en septembre et en octobre (lire Le Puffin majeur : peu connu et pourtant abondant en août dans l'Atlantique Nord) et des Puffins fuligineux (Puffinus griseus), réguliers entre juillet et octobre, avec un pic en septembre et en octobre.
L'Océanite de Wilson (Oceanites oceanicus) peut être vu en juillet et en août, les îles Scilly étant l'un des meilleurs sites de Grande-Bretagne pour l'observer. La meilleure période est comprise entre les dix derniers jours de juillet et les premiers jours d'août (lire Robert L. Flood et l'observation de l'Océanite de Wilson au large des îles Scilly).
Des Puffins cendrés (Calonectris diomedea), venus des îles Canaries et de Méditerranée, peuvent parfois être observés au large de juillet à octobre. Le nombre de Puffins cendrés varie d'une année sur l'autre, le meilleur mois étant juillet. 
Les quatre espèces de labbes qui nichent dans le nord de l'Europe et en Sibérie passent au printemps et au début de l'été (mai à juillet) et en automne (août à octobre) non loin des îles Scilly. Septembre est le meilleur mois pour les observer, le Labbe à longue queue (Stercorarius longicaudus) étant le plus rare.
En automne, la Mouette de Sabine (Xema sabini) (visible de la fin août à la mi-octobre, occasionnelle), le Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius) (en septembre et en octobre, occasionnel mais parfois commun) et l'Océanite culblanc (Oceanodroma leucorhoa) (en septembre et en octobre, mais rare et imprévisible) sont aussi visibles.

Pétrel gongon (Pterodroma feae)

Pétrel gongon (Pterodroma feae) au sud de l'île St Mary's, îles Scilly, le 08/07/2001.
Photographie : Ashley Fisher

Des raretés sont notées chaque année, comme l'Océanite de Swinhoe (Oceanodroma monorhis) (un en 2005), le Pétrel gongon (Pterodroma feae) (sept données, dont quatre en août) ou le Phaéton à bec rouge (Phaethon aethereus) (en 2001 et 2002). Des espèces encore plus rares seront peut-être vues un jour, comme le Petit Puffin (Puffinus assimilis), l'Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris), l'Océanite frégate (Pelagodroma marina), le Pétrel de Bulwer (Bulweria bulwerii) ou le Pétrel diablotin (Pterodroma hasitata)...
A titre exemple, lors d'une sortie en mer organisée le 03/08/2017, les participants ont pu observé plus de 3 000 Puffins des Anglais, 750 Puffins majeurs, 3 Puffins des Baléares, 250 Puffins cendrés, 350 Puffins fuligineux, 15 Océanites de Wilson et de nombreux Océanites tempêtes.

Cétacés, tortues et gros poissons

Les sorties pélagiques en été et en automne seront aussi l'occasion de voir des cétacés : Marsouin commun (Phocoena phocoena) (facile à voir), Dauphins commun (Delphinus delphis) (assez commun), de Risso (Grampus griseus) (annuel mais rare), tursiops (Tursiops truncatus) (annuel mais rare) et à flancs blancs (Lagenorhynchus acutus) (non annuel), Globicéphale noir (Globicephala melas) (annuel mais rare), Rorqual commun (Balaenoptera physalus) (non annuel), Rorqual boréal (Balaenoptera borealis) (non annuel), Baleine de Minke (Balaenoptera acutorostrata) (non annuel) et Orque épaulard (Orcinus orca) (non annuel).
La Tortue luth (Dermochelys coriacea) est parfois notée en août et en septembre, et des Requins bleus (Prionace glauca) sont capturés, marqués et relâchés en juillet et en août.

L'île St Mary's

Marais de Lower Moors

Marais de Lower Moors, île St Mary's, îles Scilly, août 2008 : des marouettes et des limicoles rares y sont observés chaque année.
Photographie : Bob Empleton

St Mary's est la plus grande et la plus peuplée des îles Scilly. Ses paysages sont variés : bois, landes, prairies et cultures bordées de haies, aérodrome, marais (Lower Moors et Holy Vale) et dunes. Le principal village, Hugh Town, a été construit sur le banc de sable qui sépare la garnison ("The Garrison") du reste de l'île. Le château et le fort ont été construits en 1593 sous le règne d'Elizabeth I. Le ferry Scillonian III, qui relie Pezance aux îles Scilly, débarque dans le port de Hugh Town.
C'est l'île idéale pour séjourner dans l'archipel : on y trouve un office de tourisme (sur Porthcressa Beach), un hôpital, des églises, des banques, des magasins, des restaurants, des hôtels (le Tregarthen’s est recommandé), un camping (près de garnison) et des maisons d'hôtes ("The Old Chapel", à Old Town, est conseillé). Un service de bus est proposé durant la belle saison. 
St Mary est la plus visitée des îles Scilly, et des raretés y sont trouvées chaque année, au printemps mais surtout en automne : leur liste serait trop longue.
Les marais de Lower Moors et de Holy Vale sont particulièrement intéressants pour les limicoles, et parfois des espèces très rares y ont été trouvées, comme la Bécassine de Wilson (Gallinago delicata) (plusieurs données). La Marouette ponctuée est quasiment annuelle. Deux Pouillots de Sibérie (Phylloscopus tristis) ont été trouvés au début du mois de décembre 2017 dans le vallon de Holy Vale.
Les prairies rases du golf et de l'aérodrome peuvent réserver des surprises parmi les Traquets motteux (Oenanthe oenanthe) et les Pipits farlouses (Anthus pratensis). En particulier, les Bruants des neiges et lapon y sont presque réguliers. Le Pluvier guignard (Charadrius morinellus), le Bécasseau rousset (Calidris subruficollis), la Bartramie des champs (Bartramia longicauda) et le Pluvier bronzé (Pluvialis dominica) y ont été vus.

Pluvier kildir (Charadrius vociferus)

Pluvier kildir (Charadrius vociferus), Parting Carn, île St Mary's, le 29/12/2017.
Photographie : R. Mower

Les champs de Telegraph, de Pelistry, de la Carn Friars Farm et de Peninnis Head sont à explorer pour chercher des passereaux rares : les Pipits de Richard, à gorge rousse (Anthus cervinus) et à dos olive y ont été observés à plusieurs reprises, et des pies-grièches stationnent parfois dans les haies.
Un Pluvier kildir (Charadrius vociferus) a été découvert le 29 décembre 2017 dans les prairies de Parting Carn, où il est resté quelques heures : la dernière donnée de ce limicole américain remontait à 2002.
Le Milan royal (Milvus milvus) qui niche en Cornouailles, survole parfois Higher Moors en dehors de la saison de nidification. Un Pouillot brun (Phylloscopus fuscatus) et un Pouillot de Sibérie y ont été trouvés fin décembre 2017.
L'étang de Port Hellick est réputé pour les raretés nord-américaines : par exemple, le 7 septembre 2017, un Chevalier à pattes jaunes (Tringa flavipes) et une Hirondelle à front blanc (Petrochelidon pyrrhonota) étaient présents. L'étang de Newford Duck est aussi très attractif d'un point de vue ornithologique.
En hiver, le port de Hugh Town et la côte entre Morning Point et Porthloo sont à explorer pour observer le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta), les Grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis) et esclavon (P. auritus), le Harle huppé (Margus serrator), les plongeons et des goélands arctiques. Par exemple le 29/01/2018, 5 Goélands à ailes blanches et 2 Goélands bourgmestres étaient visibles à Porthloo.  
Lors d'une sortie en mer organisée durant la semaine du 10 novembre 2017, une Macreuse à front blanc (Melanitta perspicillata) a été notée dans le Crow Sound, au nord de St Mary.

Bruant nain (Emberiza pusilla)

Bruant nain (Emberiza pusilla), Porthloo, île St Mary's, îles Scilly le 28/09/2013.
Photographie : Kris Webb
Goéland de Kumlien (Larus glaucoides kumlieni)

Goéland de Kumlien (Larus glaucoides kumlieni), Porthloo, île St Mary's, îles Scilly, le 01/01/2018
Photographie : Kris Webb

L'île Tresco

Vue des Abbey Gardens

Vue des célèbres Abbey Gardens sur l'île de Tresco, îles Scilly.
Photographie : Andrew Rabbott

Tresco est la seconde plus grande des îles Scilly. Ses paysages sont très variés, allant de l'extrémité nord, sauvage et balayée par les vents, aux superbes jardins d'Abbey Gardens, qui présentent une riche collection d'espèces subtropicales et tempérées. L'île a été classée parmi les dix plus belles îles du monde par le magazine National Geographic. Les châteaux de Cromwell et du roi Charles méritent d'être visités. On trouve sur Tresco un supermarché, un restaurant et quelques chambres d'hôtes.
Tresco est un véritable "aimant" pour les oiseaux rares et donc pour les observateurs en automne : par exemple, plus de 300 personnes sont arrivées sur l'île en octobre 2012 suite à l'annonce de la découverte d'une Hypolaïs rama (Hippolais rama) ! Parmi les dernières espèces remarquables signalées sur Tresco, citons ces trois Guêpiers d'Europe (Merops apiaster) survolant les Abbey Gardens à la fin du mois de septembre 2017.
Les grands étangs de Great (le plus intéressant) et Abbey Pools constituent les points forts de Tresco : des oiseaux aquatiques divers y stationnent, tandis que les arbres et buissons qui les bordent sont particulièrement riches en passereaux, parmi lesquels le Gobemouche nain (Ficedula parva) et les Pouillots à grands sourcils et de Sibérie sont réguliers.
Lors d'une sortie en mer organisée durant la semaine du 10 novembre 2017, une Harelde boréale (Clangula hyemalis), six Oies à bec court (Anser brachyrhynchos) et plusieurs Grèbes esclavons et Plongeons imbrins (Gavia immer) ont été observés dans les eaux de Tresco.

Bécassin à bec court (Limnodromus griseus)

Bécassin à bec court (Limnodromus griseus), île Tresco,
îles Scilly le 10/09/2012.
Photographie : R. Mawer
Hibou des marais (Asio flammeus)

Hibou des marais (Asio flammeus), île Tresco, îles Scilly, le 01/04/2013.
Photographie : Max Rowe


L'île St Martin's

St Martin's est la troisième plus grande des îles Scilly. C'est peut-être la plus pittoresque, avec ses plages de sable, ses criques isolées, ses falaises et ses dunes. La côte nord est plus sauvage et moins abritée que celles du sud et de l'ouest. Le site de Chapel Down, qui remonte à l'âge du bronze, est l'un des sites les plus connus de l'île. Il y a quelques maisons d'hôtes et un hôtel. De Pâques à octobre, un service quotidien de bateaux relie St Martin's aux autres îles.  
Les Phoques gris sont faciles à voir dans les eaux peu profondes qui baignent l'île, mais là encore, ce sont les oiseaux rares qui attireront les visiteurs.
Plus "négligée" que les autres îles ces dernières années, St Martin's semble avoir un potentiel. Les jardins et les haies accueillent presque chaque automne le Torcol fourmilier, le Bruant nain (Emberiza pusilla), le Pipit à dos olive, le Pouillot à grands sourcils et la Fauvette épervière (Sylvia nisoria). Des "mégas" raretés ont aussi été vues, comme un Courvite isabelle (Cursorius cursor) en octobre 2004 (il a aussi été vu sur St Mary's).
L'hiver peut également être fantastique : un Harfang des neiges (Bubo scandiacus) a ainsi stationné à l'ouest de l'île quelques jours entre décembre 2017 et janvier 2018, une Buse pattue (Buteo lagopus) a été trouvée le 14 janvier 2018 dans le secteur de Thorney Toll, et un Goéland de Kumlien (Larus glaucoides kumlieni) a été signalé le15 janvier 2018.
Le printemps peut aussi réserver des surprises, comme ce Monticole de roche (Monticola solitarius) trouvé à l'entrée de la Little Arthur Farm le 9 avril 2017.

Robin à flancs roux (Tarsiger cyanurus)

Robin à flancs roux (Tarsiger cyanurus), île St Martin's, îles Scilly le 20/10/2010.
Photographie : S. Arlow
Harfang des neiges (Bubo scandiacus)

Harfang des neiges (Bubo scandiacus), île St Martin's, décembre 2017.
Photographie : R. Nicholls

L'île St Agnes

Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus)

Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus), Grimlington farmhouse, île St Agnes, îles Scilly, le 20/10/2017.
Photographie : S. Brayshaw

St Agnes est la plus éloignée des îles habitées des Scilly. Le phare (lighthouse) de Bishop est d'ailleurs la dernière terre européenne avant le continent américain. L'atmosphère de St Agnes est agréable, son climat est très doux (même en octobre) et elle est parcourue par plusieurs sentiers et petites routes. Son littoral est profondément découpé, et l'extrémité ouest, avec ses affleurements de granit, est la partie la plus sauvage. Le menhir Old Man of Gugh est l'un des symboles de l'île. Au printemps, les fleurs sauvages abondent. Il y a des cafés, un pub, plusieurs magasins, des chambres d'hôtes et un camping. 
Des Puffins des Anglais nichent localement dans les touffes d'herbes le long de la côte, et  des Océanites tempête pondent leurs oeufs entre les blocs rocheux.
L'île a accueilli dans les années 1950 et 1960 le premier "Bird Observatory" des Scilly, car des raretés sont trouvées presque chaque automne dans les haies et les bosquets : par exemple, un jeune Jaseur d'Amérique  (Bombycilla cedrorum) trouvé dans les Browarth fields le 3 octobre 2017, un Cardinal à poitrine rose (Pheucticus ludovicianus) découvert dans les jardins de Roseveer Cottage le 28 septembre 2017, et un Coulicou à bec jaune (Coccyzus americanus) épuisé a été observé près de la ferme de Grimlington le 20 octobre 017.
Les arbres près de The Parsonage sont à explorer pour chercher des pouillots rares et le Gobemouche nain, et les secteurs de Periglis et de Porth Killier sont les meilleurs pour les limicoles.
En hiver, l'île est aussi intéressante : un Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus) et deux Goélands à ailes blanches (Larus glaucoides) ont par exemple été trouvés entre le 31 décembre 2017 et le 6 janvier 2018.

L'île Bryher

Fauvette passerinette (Sylvia cantillans)

Fauvette passerinette (Sylvia cantillans), île Bryher, îles Scilly, octobre 2010.
Photographie : J. Hall

Bryher est la plus petite île habitée de l'archipel des Scilly. Elle est en grande partie couverte de landes. La côte ouest, accidentée, fait face à l'Atlantique tandis que la côte orientale est baignée par les eaux abritées du chenal (sound) séparant Bryher de Tresco. On y trouve un hôtel et des maisons d'hôtes, un restaurant, deux cafés, un bureau de poste, un supermarché, une boulangerie et une église.
L'île accueille des colonies de Phoques gris et des oiseaux marins y nichent. En automne, ses baies et les collines de Samson Hill et de Shipman Head ont un grand potentiel. Bryher est réputée pour ses raretés venues d'Amérique du Nord, comme le Chevalier solitaire (Tringa solitaria), le Pipit d'Amérique (Anthus rubescens) ou les Parulines rayée (Setophaga striata) et obscure (Oreothlypis peregrina). Le Pluvier guignard (Charadrius morinellus), le Bécasseau roussâtre (Calidris subruficollis), l'Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla) et les Bruants des neiges et lapon sont presque réguliers.
Un Harfang des neiges (le même que celui de St Martin ?) a été vu par un amateur en janvier 2018 sur Shipman Head.

L'île Samson

Les collines jumelles arrondies granitiques de Samson, une île autrefois habitée, sont très connues et souvent photographiées au coucher du soleil. Cet îlot accueille plus de 1 200 couples de Goélands bruns, près de 50 couples de Mouettes tridactyles et de Sternes pierregarins et 35 couples de Cormorans huppés. Un couple de Sternes caugeks (Thalasseus sandvicensis) s'y est reproduit cette année-là.

L'île St Helens

St Helens est toute petite (0,2 km²), mais on y trouve tout de même les ruines du plus ancien édifice chrétien de l'archipel, d'un ermitage du 8ème siècle et d'un ancien hôpital qui accueillait les équipages placés en quarantaine. Onze espèces d'oiseaux marins y nichent, dont près de 700 couples de Goélands bruns, 270 couples d'Océanites tempêtes et 50 couples de Puffins des Anglais.

L'île Annet

Cette petite île est la plus importante des Scilly pour la nidification des oiseaux marins, et elle a été classée en réserve naturelle. En 2006, 1 638 couples appartenant à dix espèces ont été comptés, dont 788 couples d'Océanites tempêtes (la moitié des couples de l'archipel), 89 couples de Puffins des Anglais et 50 couples de Macareux moines. La St Mary's Boatmen Association organise des sorties guidées pour observer les oiseaux marins d'Annet (et des autres îles) durant la période de nidification.

Macareux moine (Fratercula arctica)

Macareux moine (Fratercula arctica), île Annet, îles Scilly, le 04/04/2010.
Photographie : Joe Pender
ïle Annet

Vue de l'île Annet, dans l'archipel des îles Scilly.
Photographie : Rowan Legg

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