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La réserve de Grand-Laviers (Somme) : du sucre au Grèbe à cou noir

À l'occasion du 29ème Festival de l'Oiseau et la Nature du 13 au 22/04/2019, présentation de ces anciens bassins de décantation de la sucrerie d'Abbeville devenus un refuge pour les oiseaux.

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La réserve de Grand-Laviers (Somme) : du sucre au Grèbe à cou noir

Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), la réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), août 2017.
Source : réserve ornithologique de Grand-Laviers 

La France est le premier producteur mondial de sucre et de bioéthanol de betterave. Le paysage typique associé à cette filière agroalimentaire, principalement concentrée dans les régions des Hauts-de-France et du Grand-Est, est composé de vastes champs, de sucreries-distilleries et de bassins de décantation qui recueillent l'eau de lavage des betteraves. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, de surproduction, de fin des quotas sucriers européens en 2017 et de diminution de la consommation de sucre, plusieurs usines ont fermé : ce fut le cas en 2008 de la sucrerie d’Abbeville (Somme), qui avait été créée en 1872. Ses sept bassins de décantation, situés dans la commune de Grand-Laviers, n'étaient plus utilisés et s'étaient progressivement végétalisés. Trois d'entre eux ont été acquis en 2010 par la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage et la Fédération des Chasseurs de la Somme, et des travaux de restauration et d’aménagement pour l'avifaune ont été réalisés entre 2011 et 2016. Une réserve de chasse et de faune sauvage a été créée en 2010, puis une réserve ornithologique en 2012.
Ce site bien aménagé pour les observateurs et les photographes, où plus de 187 espèces d’oiseaux ont été recensées, constitue désormais un site de nidification important pour plusieurs oiseaux dont l'Échasse blanche, l'Avocette élégante et le Grèbe à cou noir (58 couples en 2018), et attire de nombreux migrateurs et hivernants.
En partenariat avec le site web OiseauxEthologie.fr et à l'occasion de la tenue du 29ème Festival de l'Oiseau et de la Nature en baie de Somme qui se tiendra du 13 au 22 avril 2019, nous vous présentons ce site intéressant et méconnu.

Abstract

France is the world's first producer of beet sugar and bioethanol. The landscape associated with this activity, which is mainly concentrated in the Hauts-de-France and the Grand-Est regions, is composed of vast fields, sugar refineries and settling ponds, which receive beet washing water in order to gradually get rid of suspended solids. In a context of increased international competition, of overproduction, of the end of the European sugar quotas in 2017 and the decrease in sugar consumption, several factories have closed: this was the case in 2008 of the sugar refinery of Abbeville (Somme), which was created in 1872. Its seven settling ponds, located near the village of Grand-Laviers, were abandoned. Three of them were acquired and rehabilitated by the Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage ad the Fédération des Chasseurs de la Somme, and the restoration and development works for birds were carried out between 2011 and 2016. A Game and Wildlife Reserve was created in 2010, then a bird sanctuary in 2012.
This well-equipped site for birders and photographers, where more than 187 bird species have been recorded, is now an important breeding site for several species including the Black-winged Stilt, the Pied Avocet and the Black-necked Grebe (58 pairs in 2018), and attracts many migratory and wintering birds.
In partnership with the OiseauxEthologie.fr birdsite and on the occasion of the 29th Festival de l'Oiseau et de la Nature en baie de Somme to be held from 13th to the 22th of April 2019, we present you this interesting and unknown birding spot.

Observer les oiseaux dans la basse vallée de la Somme

Situation de la réserve ornithologique de Grand-Laviers

Situation de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme).
Carte : Ornithomedia.com

Pour en savoir plus sur les bons sites pour observer les oiseaux en baie de Somme, lire notre article Observer les oiseaux dans la baie et la basse vallée de la Somme. Nous vous conseillons aussi la carte "Baie et Vallée de Somme".

Historique et présentation de la réserve ornithologique de Grand-Laviers

La récolte des betteraves sucrières se déroule au mois d’octobre : elles sont arrachées jour et nuit puis sont transportées vers la sucrerie où elles sont nettoyées dans un lavoir avant d'être découpées en lamelles. Ce processus nécessite une forte consommation d’eau afin d'éliminer les grandes quantités de terre, de pierres, d'herbes et de feuilles. L’eau chargée est acheminée vers des bassins où les matières en suspension peuvent progressivement décanter. L'eau, finalement plus claire qu’elle ne l’était à son arrivée, est stockée.
Le département de la Somme, dans la région des Hauts-France, est une zone importante de production de sucre, mais plusieurs usines y ont fermé depuis une vingtaine d'années : ce fut le cas en 2008 de celle d’Abbeville, qui avait été créée en 1872, et qui a appartenu aux groupes Eridania Béghin-Say puis Tereos. Juste avant la Première Guerre Mondiale, 130 000 tonnes de betteraves y étaient traitées chaque année, et 1 500 tonnes de sucre étaient encore quotidiennement produites en 2006.
Ses bassins de décantation, situés dans la commune de Grand-Laviers, dans la basse vallée de la Somme, ont donc été abandonnés et progressivement envahis par la végétation. Leur profondeur est variable et ils sont bordés de phragmitaies et d'arbustes.
Conscient du potentiel ornithologique du site qui est placé sur une voie migratoire importante, la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage a acheté en mars 2010 trois bassins d’une superficie totale de 40 hectares. Cette acquisition a été rendue possible par un financement complémentaire de l’Agence de l’eau Artois-Picardie et de la Fédération des Chasseurs de la Somme. Ce terrain est géré depuis par l'association "Entre Terre et Mer en Somme". Depuis octobre 2010, le site est classé en Réserve de Chasse et de Faune Sauvage, et une réserve ornithologique a été créée en 2012.

Niveau bas de l'eau d'un bassin en août

Niveau bas de l'eau dans un bassin de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme) en août 2017.
Source : réserve ornithologique de Grand-Laviers 

Entre 2011 et 2016, d'importantes mesures de restauration ont été engagées pour offrir des lieux de nidification et une nourriture abondante pour les oiseaux. Lors de l’acquisition, les trois bassins présentaient un sévère déficit en eau, étaient colonisés par la végétation et les oiseaux souvent dérangés, notamment par des ramasseurs de vers de vase pour la pêche. Les travaux ont commencé par la mise en place d'un système de pompage réutilisant les vannes et les tuyaux de l'ancienne sucrerie. Une pompe d'un débit de 120 mètres cubes par heure, installée dans le canal de la Somme, alimente chaque bassin indépendamment et permet de gérer quotidiennement leur niveau d'eau grâce à des échelles limnimétriques. En effet, les oiseaux ont des exigences écologiques différentes : les canards migrateurs et hivernants préfèrent de grandes étendues inondées, avec un reposoir légèrement immergé, alors que les limicoles nicheurs ont besoin d'un niveau plus faible. Deux périodes sont donc définies : une dite "d'hivernage", de septembre à avril, et une dite "de reproduction", d'avril à août. Une période de transition en assec est réalisée en août afin de permettre à une machine spécialisée de faucher la végétation, et notamment de limiter le développement de la Renouée persicaire (Polygonum persicaria) très présente sur le site. 
Deux bassins furent remis en eau en 2011 et le dernier, qui demandait un déboisement préalable, en 2013. Les zones arbustives ont été éclaircies et la végétation est élaguée régulièrement afin de maintenir l'ouverture du milieu. La mise en place d’une clôture a réduit les différentes formes de dérangements. Des îlots ont été créés pour favoriser la nidification des limicoles et des laridés. Des sentiers, jalonnés de postes d'observation et de panneaux explicatifs, ont été mis en place pour limiter les dérangements tout en favorisant la découverte des oiseaux.
La réserve est encore peu connue car elle est située à six kilomètres de la baie de Somme : elle n'accueille ainsi que 8 000 visiteurs payants par an, mais étant donné les coûts de fonctionnement annuels, il en faudrait 15 000 pour couvrir les frais d'entretien. Afin d'augmenter sa notoriété, elle devrait bientôt changer de nom et s’appeler "réserve ornithologique Baie de Somme-Grand-Laviers".
180 espèces végétales ont été recensées par le Conservatoire Botanique National de Bailleul, dont certaines rares comme la Prêle des bourbiers (Equisetum fluviatile) ou le Potamot dense (Callitricho obtusangulae). Par ailleurs, sept espèces d’amphibiens, 21 de libellules et 19 de mammifères ont été notées. 

Accès et visites

Carte d'accès à la réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme)

Carte d'accès à la réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), avec les sentiers (en rouge) et les emplacements des observatoires.
Carte : Ornithomedia.com d'après la réserve ornithologique de Grand-Laviers 

Depuis Abbeville, suivre la D40 en direction de Noyelles-sur-Mer et de la baie de Somme, rejoindre le village de Grand-Laviers puis le hameau de Petit-Laviers : la réserve est située à l'extrémité de la rue de Touvent. Vous pouvez laisser votre véhicule au chalet d’accueil et acheter un billet (l'entrée est payante pour les visiteurs de plus de huit ans). Un accès direct est désormais possible pour les vélos en venant de Saint-Valéry-sur-Somme ou d’Abbeville en suivant le chemin du Halage le long du canal de la Somme. Des bilans des derniers comptages sont à votre disposition à l'accueil. Vous pouvez vous promener sur les chemins balisés, à pied ou en vélo. Des visites guidées (huit euros par personne) sont proposées tous les mercredis et vendredis à 14 h.
Des visites guidées sont également organisées par l’office de Tourisme de la baie de Somme tous les mercredis et les samedis de 10 h à 12 h à partir du 3 mai 2018.
La réserve est ouverte tous les jours de 10 h à 19 h du 1er mars au 30 septembre, et de 10 h à 17 h du 1er octobre à la fin des vacances de la Toussaint. En dehors de ces périodes, elle est ouverte toutes les fins de semaine et durant les vacances scolaires de 10 h à 19 h.
Plus d'informations sont disponibles au 06 08 16 50 86 et sur le site web Reserve-grand-laviers.fr.

Les oiseaux durant la période de nidification

Des comptages sont effectués deux à quatre fois par semaine dans la réserve, ce qui en fait l'un des sites les mieux suivis de la région. Depuis 2010, plus de 187 espèces d’oiseaux ont été recensées. Moins connue que d'autres sites de la basse vallée de la Somme, elle est particulièrement intéressante durant la période de nidification, de mai à juillet.

Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) et Avocette élégante (Recurvirostra avosetta)

Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) et Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), le 06/04/2018.
Photographie : Marc Le Moal

L'Échasse blanche (Himantopus himantopus) est l'un des oiseaux nicheurs emblématiques de la réserve. Elle installe de préférence son nid sur les îlots dépourvus de végétation, et ses effectifs varient d'une année sur l'autre. Par exemple, 28 adultes, six jeunes non volants et six jeunes volants ont été comptés le 8 juillet 2016.
L'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) se reproduit aussi sur ces îlots :  36 adultes , 11 juvéniles et deux poussins ont été comptés par exemple le 15 juillet 2016.
Le Petit Gravelot (Charadrius dubius) est également nicheur (de un à deux couples), et la nidification du Vanneau huppé (Vanellus vanellus) est irrégulière.
Une bruyante colonie de Mouettes rieuses, composée de plusieurs dizaines de couples, s'installe chaque année, auxquels se joignent quelques couples de Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) à partir du mois de mars : la réserve est l'un des rares sites de nidification picards de cette espèce.
Plusieurs anatidés se reproduisent dans la réserve de Grand-Laviers : c'est le cas du Cygne tuberculé (Cygnus olor), du Canard colvert (Anas platyrhynchos), du Fuligule milouin (Aythya ferina), du Fuligule morillon (A. fuligula) (premier cas de reproduction documenté en 2015, suivi de trois couvées en 2016) et du Tadorne de Belon (Tadorna tadorna). Cette dernière espèce installe volontiers son nid dans un ancien terrier de lapin ou de renard, et on peut fréquemment l'observer sur le terrain de football jouxtant la réserve ou encore derrière le cabanon qui abrite le matériel d'entretien. 
Les cris chevrotants de plusieurs Grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) animent les bassins durant la période de reproduction. Le Grèbe huppé (Podiceps cristatus) est beaucoup moins commun.

Grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis)

Grèbes à cou noir (Podiceps nigricollis), réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), février 2019.
Photographie : André Boussard

Comme le site ornithologique des Cinq Tailles (lire Les oiseaux du site ornithologique des Cinq Tailles à Thumeries), également situé dans la région des Hauts-de-France, la réserve de Grand-Laviers constitue un bastion pour le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) : des dizaines de couples (58 en 2018) construisent leur nid sur la végétation flottante à proximité des Mouettes rieuses, bénéficiant ainsi de leur vigilance. 
La Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) et la Foulque macroule (Fulica atra) sont communes. Le Râle d'eau (Rallus aquaticus) est probablement nicheur, mais il est davantage visible en hiver. 
Le Héron cendré ne construit pas son nid dans le périmètre de la réserve, mais il peut être vu toute l'année. 
Un couple de Cigognes blanches (Ciconia ciconia) niche non loin et se nourrit parfois dans les bassins. 
Outre un couple sédentaire de Busards des roseaux (Circus aeruginosus), la réserve est parfois survolée par la Buse variable (Buteo buteo), l'Épervier d'Europe (Accipiter nisus), la Bondrée apivore (Pernis apivorus) et le Faucon hobereau (Falco subbuteo), qui nichent dans les environs. La Chevêche d’Athéna (Athene noctua) s'installe volontiers dans les vieux saules de la basse vallée de la Somme.
Plusieurs Bouscarles de Cetti (Cettia cetti) lancent leur chant "explosif" cachées dans les arbres et les arbustes de la réserve. Les roselières sont le domaine du Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) et de la Rousserolle effarvatte (A. scirpaceus). Il faut essayer de repérer le chant riche en imitations de la Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) (lire Différencier les Rousserolles effarvatte et verderolle) : un à deux couples sont notés chaque année. Le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) est aussi présent dans ce milieu, même s'il est rare.

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), le 02/04/2018.
Photographie : Marc Le Moal

L'observateur pourra admirer la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) : au moins trois chanteurs peuvent être entendus dans les saules bordant les bassins. Le Coucou gris (Cuculus canorus), le Loriot d'Europe (Oriolus oriolus), la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), la Fauvette des jardins (Sylvia borin), le Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) et l'Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) sont également nicheurs.

Les oiseaux durant les migrations

La réserve ornithologique de Grand-Laviers est également intéressante durant les migrations de printemps et d'automne. Des limicoles font une halte sur les bassins pour se reposer et se nourrir, profitant de la protection du site. C'est notamment le cas de la Barge à queue noire (Limosa limosa), qui passe entre mars et août : un premier pic est noté en mai-juin et un second en juillet-août. Des concentrations de plus de 50 oiseaux sont possibles.
Les effectifs des limicoles sont souvent faibles, mais la variété des espèces est intéressante : les espèces les plus régulières sont la Bécassine des marais (Gallinago gallinago) (également hivernante), les Chevaliers arlequin (Tringa erythropus), aboyeur (T. nebularia) et gambette (T. totanus), cul-blanc (T. ochropus), guignette (Actitis hypoleucos) et Combattant varié (Philomachus pugnax). Des espèces plus rares ont déjà été vues comme le Bécasseau de Temminck (C. temminckii), le Chevalier stagnatile (T. stagnatilis) et le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) et même la Bécassine double (Gallinago medius) (une signalée le 8 septembre 2018). Jusqu’à 600 Vanneaux huppés ont été comptés en septembre 2016.

Sarcelle d'été (Anas querquedula) mâle

Sarcelle d'été (Anas querquedula) mâle, réserve ornithologique de Grand-Laviers (Somme), le 05/04/2018.
Photographie : Marc Le Moal

Dès la fin de l'hiver et en automne, des troupes de canards de surface et plongeurs font une halte, et certains hiverneront sur place. Des groupes d'Oies cendrées (Anser anser) survolent régulièrement la réserve en octobre et en novembre. 
La Spatule blanche (Platalea leucorodia), nicheuse en baie de Somme, visite parfois la réserve entre mai et août. C'est aussi le cas de l'Aigrette garzette (Egretta garzetta).
La Mouette pygmée (Hydrocoloeus minutus), la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) et la Guifette noire (Chlodonias niger) stationnent plus ou moins longtemps et pêchent dans les bassins.
Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) peut faire une halte en avril ou à la fin de l'été, mais il est rare.
Des surprises sont toujours possibles : Grèbe jougris (Podiceps griseigena), Marouette ponctuée (Porzana porzana), Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla) (un immature le 5 avril 2015), Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus)... 

Les oiseaux en hiver

Grâce à un climat hivernal relativement clément et à la protection dont bénéficie le site, la réserve sert de refuge à des milliers d'anatidés entre novembre et février, principalement la Sarcelle d'hiver (Anas crecca), les Canards souchet (A. clypeata), colvert, chipeau (A. strepera), siffleur (A. penelope) et pilet (A. acuta), le Tadorne de Belon et le Fuligule morillon. À titre d'exemple, le 25 février 2019, 303 Canards pilets, 260 Canards souchets, 108 Sarcelles d'hiver, 88 Canards siffleurs et 46 Tadornes de Belon étaient présents.
Des troupes de Foulques macroules les accompagnent. Durant la mauvaise saison, les Grèbes castagneux et à cou noir sont faciles à voir, et quelques Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo), Hérons cendrés et Grandes Aigrettes (Ardea alba) pêchent dans les bassins. Le Râle d'eau peut être bien observé à cette période.
Les laridés se rassemblent également : majoritairement des Mouettes rieuses, mais aussi quelques Mouettes mélanocéphales et des Goélands cendrés (Larus canus) et argentés (L. argentatus). Des Avocettes élégantes, des Bécassines des marais et des Vanneaux huppés hivernent sur place. 

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