Publicité

Kite Optics

 (En savoir plus ?)

S'inscrire
Mot de passe oublié ?

Accueil > Magazine > Observer en France > Observer les oiseaux au pays du roseau : la Grande Brière Mottière (Loire-Atlantique)

Observer en France

Retour à la liste des articles de Observer en France

Observer les oiseaux au pays du roseau : la Grande Brière Mottière (Loire-Atlantique)

Cette zone humide est méconnue car les accès sont rares et les roselières omniprésentes : sélection de bons sites d'observation.

| Validé par le comité de lecture

Partager
Translate

Observer les oiseaux au pays du roseau : la Grande Brière Mottière (Loire-Atlantique)

Grandes roselières vues depuis le troisième observatoire du site Pierre Constant, dans la réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 30/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal

Les marais de Brière (ou de Grande Brière), sont les seconds plus vastes de France après ceux de Camargue. Ils s'étendent entre les estuaires des fleuves Vilaine et Loire, dans le département de la Loire-Atlantique. Ils sont composés des marais du Brivet (19 000 hectares), du Haut-Brivet (2 000 hectares), du Mès (600 hectares), de Donges, de Besné et de la Taillée (8 000 hectares) et de la Grande Brière Mottière (6 850 hectares). Ils communiquent entre eux, avec l’estuaire de la Loire et le bassin versant de la rivière Brivet. La Grande Brière Mottière a la particularité d'être la propriété indivise et inaliénable des habitants des 21 communes riveraines : il s'agit du cœur de la Brière, et cette zone est assez peu connue car les points d'accès et d'observation sont rares. En outre, les roselières forment un habitat assez fermé, seulement parcouru de quelques canaux.
Dans cet article, Marc Le Moal nous propose de découvrir le site Pierre Constant, l'une des trois parties de la réserve naturelle régionale du marais de Brière, et le point d'entrée incontournable de tout visiteur souhaitant découvrir l'avifaune de ces marais. En complément, nous indiquons les emplacements d'autres bons points d'observation.

Abstract

The marshes of Brière, or Grande Brière, are the second largest in France after those of Camargue. They extend between the estuaries of the Vilaine and Loire rivers, in the Loire-Atlantique department. They are composed of the marshes of Brivet (19,000 hectares), Haut-Brivet (2,000 hectares), Mès (600 hectares), Donges, Besné and La Taillée (8,000 hectares), and Grande Brière Mottière (6,850 hectares). All communicate with each other and depend on the estuary of the Loire and the watershed of the Brivet River. The Grande Brière Mottière has the particularity of being the undivided and inalienable property of the inhabitants of the 21 riverside communes: it is the heart of the Brière, and it is rather little known, because the access points and therefore of observation are rare. In addition, reedbeds form a fairly closed habitat, only covered by a few channels.
In this article, Marc Le Moal invites us to discover the site Pierre Constant, one of the three parts of the regional nature reserve of Brière, and the entry point of any visitor wishing to discover the avifauna of these marshes. In addition, we show the locations of other good birdwatching points.

Parc naturel régional et réserve naturelle régionale des marais de Brière

Situation de la Grande Brière (Loire-Atlantique)

Situation de la Grande Brière (Loire-Atlantique).
Carte : Ornithomedia.com

Les zones humides de Brière font partie du Parc naturel régional de Brière, qui s’étend sur 54 800 hectares. Au sein de ce parc, la réserve naturelle régionale du marais de Brière est un ensemble protégé de 836 hectares géré par le Parc naturel régional de Brière et la Commission syndicale de Grande Brière Mottière. Elle est composée de trois parties :

  • le site Pierre Constant (26 hectares), à l'est, dans les communes de Rozé et de Saint-Malo-de-Guersac, librement accessible au public en juillet-août et équipé d'un sentier d’interprétation, d'observatoires et d'un centre d'information pour les visiteurs (maison de la réserve);
  • le site des Grands Charreaux (610 hectares) au sud, dans la commune de Saint-Joachim, un marais indivis fermé au public;
  • le site du Charreau de Pendille (200 hectares) au nord, un autre marais indivis fermé au public.

Des informations pratiques (hébergement, restauration, animations) sont disponibles sur le site web du parc naturel régional de Brière : en particulier, il est conseillé de faire une promenade en chaland (barque à fond plat) pour compléter sa découverte de la Grande Brière.

Une avifaune nicheuse variée

Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)

Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 26/07/2018.
Photographie : Marc Le Moal

142 espèces d’oiseaux nicheuses ont été recensées dans la réserve naturelle régionale de Brière, qui est représentative des marais briérons. La Grande Brière Mottière est surtout connue pour ses immenses roselières (plus de 6 800 hectares) sillonnées de canaux, qui constituent le domaine de plusieurs espèces typiques comme le Butor étoilé (Botaurus stellaris) (près de 15 % des couples de France, de 51 à 62 chanteurs recensés en 2007), le Râle d'eau (Rallus aquaticus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) (plusieurs dizaines de couples), la Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides) (500 à 700 couples), la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) (commune), le Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) (1 800 couples), la Panure à moustaches (Panurus biarmicus) (plusieurs dizaines de couples) et le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus).
La majorité des chanteurs de Butors étoilés est concentrée dans le marais des Grands Charreaux, au sud du site Pierre Constant.
Le Héron cendré (Ardea cinerea), le Héron pourpré (A. purpurea) (20 à 30 couples), l'Aigrette garzette (Egretta garzetta), le Héron gardeboeufs (Bulbucus ibis) (plusieurs centaines de couples), et depuis 2000, la Grande Aigrette (Ardea alba) (plus de 20 couples), nichent aussi en Brière.
L’essentiel de la population briéronne (plus de 100 couples) de Spatules blanches (Platalea leucorodia) se concentre dans le marais des Grands Charreaux.
Malgré le programme d'extermination dont il a fait l'objet dans les années 2000 (lire La campagne d’extermination des Ibis sacrés français est probablement injustifiée), quelques couples d'Ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus) se reproduisent encore en Brière, en association avec les spatules et les hérons.
Les colonies de Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo) (totalisant plusieurs centaines de couples) sont installées à proximité de celles des ardéidés.

Guifette noire (Chlidonias niger)

Guifette noire (Chlidonias niger), port de La Chaussée-Neuve, Grande Brière Mottière (Loire-Atlantique), le 09/06/2017.
Photographie : Marc Le Moal

Une trentaine de couples de Cigognes blanches (Ciconia ciconia) nichent sur de vieux arbres, des bâtiments en ruine et sur des plateformes artificielles.
Le Râle d'eau est bien présent, et la Brière est l'un des principaux sites de nidification français de la Marouette ponctuée (Porzana porzana), avec de 50 à 60 chanteurs.
La Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) est une nicheuse commune en Grande Brière, et quelques couples de Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) se reproduisent désormais dans les prairies humides de la Chaussée Neuve et à Trignac.
La Grande Brière est l'un des bastions français de la Guifette noire (Chlidonias niger), mais ses effectifs sont très fluctuants, avec de 45 à 300 couples selon les années. Les colonies sont installées dans les prairies inondables pâturées, et les marais sud de la Boulaie, de Caloyau, de la Palée (entre les villages de l'Île-d'Errand et La Guesne) et de Grande Brière Mottière sont régulièrement occupés. Plusieurs facteurs (dérangements par le bétail, niveau d'eau trop bas ou trop haut) peuvent influencer négativement la reproduction de l'espèce.  
La Guifette moustac (Chlidonias hybridus) est en expansion, avec plus de 600 couples en 2010 et 900 en 2011 : les colonies sont surtout localisées sud et le sud-ouest de la Brière.
Les marais de Brière figurent parmi les trois principaux sites français de reproduction de la Barge à queue noire (Limosa limosa), avec 16 à 17 couples en 2016 (lire Situation actuelle la population nicheuse française de la Barge à queue noire). Ce limicole affectionne les prairies humides avec des dépressions où l’eau persiste. La plupart des couples se reproduisent au sud de la Grande Brière Mottière, dans les prairies entre la Chaussée de Lonce et la Chaussée de Rozé (à l’ouest de Saint-Malo-de- Guersac), et dans les marais privés de la Boulaie (sud) et du Moyen-Brivet (au sud et à l'est de l’Île-d’Errand).
La Gorgebleue à miroir de Nantes (Luscinia svecica namnetum) est bien représentée en Brière, principalement dans le marais de Brivet, avec de 3 500 à 4 400 couples selon un recensement de 2008. Ce beau passereau revient de migration dès le mois de mars : il niche dans les roselières moyennement denses parsemées de saules.

Spatules blanches (Platalea leucorodia)

Spatule blanche (Platalea leucorodia) nourrissant son jeune, site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 23/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal
Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 23/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal


De grands rassemblements durant les migrations

À la fin de l'hiver (entre février et avril), de nombreux (de 15 000 à 20 000) canards de surface et limicoles font une halte dans les prairies inondées de Brière. Les Canards colvert (Anas platyrhynchos), pilet (A. acuta) et souchet (A. clypeata) et la Sarcelle d'hiver (A. crecca) sont les anatidés les plus nombreux, et des milliers de Barges à queue noire font aussi une halte dans cet habitat, en particulier dans les secteurs de Trignac, de Loncé, de Saint-Malo-de-Guersac et de la Boulaie.
En été, les hérons, aigrettes, spatules et limicoles (bécasseaux, chevaliers) se nourrissent sur les vases exondées des plans d'eau. En août-septembre, des groupes de Spatules blanches, composés d'adultes et de jeunes locaux, mais aussi d'oiseaux en provenance des colonies des Pays-Bas (lire Les colonies de Spatules blanches des îles de la Frise auraient atteint leur maximum), stationnent pour s’alimenter ou se reposer.
À la fin de l'été, de nombreux passereaux paludicoles en migration font une halte dans les roselières, et des camps de baguage installés en 2010 dans trois sites, dont celui de Pierre Constant, ont permis de confirmer que le Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola) était régulier en août : de quatre à cinq individus avaient été capturés par jour pour 100 mètres de filets, et au total, 57 oiseaux avaient été bagués en onze jours.
Les mouvements migratoires des autres passereaux (hirondelles, traquets, étourneaux...) sont bien visibles en automne dans les prairies, les roselières et les buissons de Brière.

Barges à queue noire (Limosa limosa)

Barges à queue noire (Limosa limosa), site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 29/08/2017.
Photographie : Marc Le Moal
Combattants variés (Philomachus pugnax)

Combattants variés (Philomachus pugnax) site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 07/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal

En hiver

L'ensemble formé par l'estuaire de la Loire (lire Observer les oiseaux dans l'estuaire de la Loire), le lac de Grand-Lieu (lire Observer les oiseaux du lac de Grand-Lieu) et la Brière constitue l'une des plus importantes zones françaises pour l'hivernage des anatidés, des limicoles (bécassines, barges, courlis, pluviers...), des hérons et des aigrettes, avec plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux recensés chaque année à la mi-janvier, lors des comptages de Wetlands International. Le Busard des roseaux profite de ces grands rassemblements. Le Hibou des marais (Asio flammeus) est aussi un hivernant régulier.

D'autres animaux

La Brière est fameuse pour son avifaune, mais citons aussi la présence de la Grenouille agile (Rana agilis), de la Rainette arboricole (Rana viridis), de la Loutre d’Europe (Lutra lutra), du Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), de la Musaraigne aquatique (Neomys fodiens), de 19 espèces de poissons et d'une variété remarquable d'invertébrés, dont l'Épeire des roseaux (Larinioides cornutus). 

Le site Pierre Constant

Présentation

Le premier observatoire du site Pierre Constant

Le premier observatoire du site Pierre Constant, dans la réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 30/08/2018.
Photographie : Marc  Le Moal

Les points d'accès public aux marais de la Grande Brière Mottière sont rares car ils appartiennent à des particuliers, et les vastes roselières ne sont généralement parcourues que par des canaux : une visite du site Pierre Constant est donc indispensable pour avoir un premier aperçu de l'avifaune de cette vaste zone humide. En effet, il est équipé d'observatoires et d'un sentier de découverte, et la Maison de la réserve propose une exposition et des informations utiles.
Sur les 26 hectares du site, on peut y découvrir la mosaïque des différents habitats de la Brière : roselières, prairies humides herbeuses inondées en hiver, prairies tourbeuses à scirpaies également inondées durant la mauvaise saison, et canaux et plans d'eau à la riche végétation aquatique flottante ou enracinée dans la vase. Afin d'éviter un comblement des petits points d'eau formés après plusieurs siècles d’exploitation de la tourbe, des opérations de dragage, de stockage et d'enlèvement des vases sont régulièrement menées.
L'accès à l'observatoire situé à l'entrée du site est libre du 1er avril au 4 novembre, tous les jours de 8 h à 18 h.
Le sentier de découverte et les trois autres observatoires sont libres d'accès du 1er juillet au 31 août, tous les jours de 8 h à 18 h. En dehors de ces périodes, il est possible d'observer librement depuis le canal de Rozé. Des visites guidées payantes de la réserve sont aussi proposées (téléphone : 02 40 66 85 01).
La Maison de la Réserve est ouverte tous les jours en juillet et en août de 10 h à 18 h, tous les week-ends de septembre et tous les week-ends des vacances de la Toussaint.

Plans d'eau peu profond visibles depuis le premier observatoire

Plans d'eau peu profonds visibles depuis le premier observatoire du site Pierre Constant, le 30/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal
Roselières depuis le 3ème observatoire

Le troisième observatoire du site Pierre Constant offre une belle vue sur les grandes roselières de la Grande Brière Mottière, le 30/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal


Accès

Carte de la Grande Brière Mottière et bons points d'observation

Carte de la Grande Brière Mottière et bons points d'observation (icônes en forme de jumelles). En jaune, meilleur secteur pour le Butor étoilé et en orange, pour la Guifette noire nicheuse. Les silhouettes de Barge à queue noire indiquent des secteurs où ce limicole a niché en 2016 (cliquez sur la carte pour l'agrandir)
Carte : Ornithomedia.com d'après le PNR de Brière

Depuis Saint-Nazaire au sud, prendre la D50 jusqu’à Montoir-de-Bretagne, puis rejoindre Saint-Malo-de-Guersac et Rozé. Passer les deux ponts-écluses de Rozé puis se garer. Suivre ensuite le sentier qui longe le canal de Rozé sur 800 mètres et qui mène à l'entrée du site.

Les oiseaux

On peut observer la plupart des oiseaux de Brière dans le site Pierre Constant. Marc Le Moal, qui l'a visité régulièrement en 2017 et en 2018, nous a transmis des photos et des informations sur les espèces visibles. Au printemps, les chants de la Gorgebleue à miroir de Nantes et du Phragmite des joncs retentissent dans les saules et les roseaux, des troupes de Barges à queue noire et d'Oies cendrées (Anser anser) stationnent dans les prairies, et l'Ibis sacré est noté régulièrement.
En été et en automne, la Spatule blanche, la Cigogne blanche, l'Ibis sacré, le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), les Hérons cendré et gardeboeufs et l'Aigrette garzette, mais aussi des passereaux comme la Bergeronnette printanière (Motacilla flava), se nourrissent dans les prairies et les plans d'eau peu profonds. Les limicoles se nourrissent sur les vases exondées, comme les Chevaliers culblanc (Tringa ochropus), gambette (T. totanus) et guignette (Actitis hypoleucos), la Barge à queue noire, le Petit Gravelot (Charadrius dubius), le Vanneau huppé, le Combattant varié (Philomachus pugnax), la Bécassine des marais ou l'Échasse Blanche (Himantopus himantopus). Le Busard des roseaux, et parfois le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), patrouillent régulièrement.
La Guifette moustac survole alors le site, parmi des centaines d'Hirondelles rustique (Hirundo rustica) et de rivage (Riparia riparia) et de Martinets noirs (Apus apus). 

Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus)

Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus), site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 23/08/2018.
Photographie : Marc Le Moal
Guifettes moustacs (Chlidonias hybridus)

Guifette moustac (Chlidonias hybridus) nourrissant ses jeunes, site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 26/07/2018.
Photographie : Marc Le Moal

Le port de la Chaussée Neuve

Présentation

Busard des roseaux (Circus aeruginosus) mâle

Busard des roseaux (Circus aeruginosus) mâle, La Chaussée Neuve (Loire-Atlantique), le 09/06/2017.
Photographie : Marc Le Moal

Dans ce secteur, les marais sont bordés de saulaies et de petits bois de chênes, de frênes et de bouleaux. En mars-avril, des groupes de canards, de limicoles et  de Spatules blanches sont visibles. La Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) est nicheuse. Des colonies de Guifettes moustacs et de Mouettes rieuses sont installées dans les prairies humides inondées voisines. On a une belle vue sur les vastes roselières de la Grande Brière Mottière, qui sont survolées régulièrement par le Busard des roseaux.

Accès

Depuis Trignac, rejoindre le village de Saint-André-des-Eaux, puis prendre direction de La Chaussée Neuve. Vous pouvez stationner sur le port. Longer le sentier à droite de l’embarcadère jusqu'à un belvédère situé à 300 mètres. 

L'écluse de Pont de Paille

Présentation

Il s'agit d'un secteur notamment intéressant à la fin de l’hiver et au début du printemps (mars-avril) pour observer des bandes de canards de surface, de Tadornes de Belon (Tadorna tadorna) et de limicoles (chevaliers, barges) et de Spatules blanches, mais aussi des Guifettes noires et moustacs. Un à deux couples de Barges à queue noire nichent dans le secteur, dans le même habitat que le Vanneau huppé.

Accès

Depuis Saint-Malo-de-Guersac, rejoindre Trignac puis le village de Bel-Air. Stationner au niveau de l’écluse du Pont de Paille. Vous pouvez ensuite longer le canal sur sa rive gauche ou sur sa rive droite, pour découvrir des prairies inondables et des roselières.

Le port de Bréca

Présentation

Prairies humides de Grande Brière

Prairies humides de la Grande Brière le 30/08/2018  (vues depuis le troisième observatoire du site Pierre Constant).
Photographie : Marc Le Moal

Depuis ce port, on a une bonne vue sur les roselières et les prairies inondées. En mars-avril, on peut voir de grandes troupes de canards de surface et de limicoles. C'est un bon site pour observer la Grande Aigrette (nicheuse en Brière).

Accès

Depuis Saint-André des-Eaux, suivre la D 51 jusqu'à Saint-Lyphard. Au lieu-dit Le Brunet, tourner à gauche en direction de Bréca et se garer sur l'aire de stationnement à 1,5 km à l’entrée du port (face aux Calèches Briéronnes). Longer ensuite le port pour accéder aux embarcadères (si vous souhaitez faire une promenade en barque). Des panneaux d’interprétation jalonnent le parcours et mènent à un point de vue sur le canal de Bréca.

Les ports des Fossés Blancs et d'Hoscas

Présentation

Ces deux petits ports, situés au nord de la Grande Brière Mottière, offrent des points de vue sur des roselières où nichent entre autres le Butor étoilé, la Marouette ponctuée, la Gorgebleue à miroir de Nantes et plusieurs espèces de passereaux paludicoles, dont la Locustelle luscinioïde.

Accès

Depuis Saint-Lyphard, rejoindre La Chapelle-des-Marais par la D47. Se garer à l'entrée du petit port des Fossés Blancs. Suivre ensuite les chemins jusqu'au port d'Hoscas ou vers Camer.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava) juvénile

Bergeronnette printanière (Motacilla flava) juvénile, site Pierre Constant, réserve naturelle régionale du marais de Brière (Loire-Atlantique), le 26/07/2018.
Photographie : Marc Le Moal

La maison de la Grolle

Présentation

Les ruines de la maison de la Grolle sont situées dans les marais privés de la Boulaie, un ensemble de vastes prairies inondées en hiver. De grandes troupes de canards de surface (Canards souchet, pilet, chipeau et Sarcelle d’hiver), de mouettes et de goélands s'y rassemblent dès février.
En mars et avril, on peut y observer des groupes de Barges à queue noire et de Combattants variés. Une fois que l'eau s'est retirée, on peut assister aux parades du Vanneau huppé, de l'Alouette des champs (Alauda arvensis) et de la Bergeronnette printanière. La Cigogne blanche et plusieurs espèces d'ardéidés s'y nourrissent.  

Accès

Depuis la Chapelle-des-marais, rejoindre Saint-Joachim par la D50. Dans le village, tourner à gauche en direction des Îles de Brécun, puis de Bais. Prendre ensuite à gauche la petite route jusqu’au début du sentier de randonnée du "Pays Tour de Brière".

À lire aussi sur Ornithomedia.com

À lire sur le web

Le site web du parc naturel régional de Brière : www.parc-naturel-briere.com

Ouvrages recommandés

Sources

  • Parc naturel régional de Brière. Où observer les oiseaux ? www.parc-naturel-briere.com
  • Nidal Issa et Yves Mueller (2015). Atlas des oiseaux de France métropolitaine. Delachaux et Niestlé. Volumes 1 et 2.
  • Capucine Lebrun, Matthieu Marquet et Laurent Godet (2016). Dénombrement et distribution spatiale des couples nicheurs de Barge à queue noire (Limosa limosa) dans les marais de Brière et du Brivet. Parc naturel régional de Brière. www.bargeaqueuenoire.org
  • Richard Louvel (2012). Comment concilier l'élevage extensif et la protection des sites de reproduction des guifettes noires (Chlidonias niger) sur la ZPS de "Grande Brière - marais de Donges et du Brivet"? BTSA Gestion et Protection de la Nature. www.side.developpement-durable.gouv.fr
  • Jacques Trotignon (2011). Suivi de la nidification des guifettes en France en 2010. http://biodiversite.parc-marais-poitevin.fr
  • Mathieu Marquet (2011). Étude complémentaire pour la protection du Butor étoilé (Botaurus stellaris) et définition de sa répartition géographique sur le site Natura 2000 "Grand Brière - Marais de Donges et du Brivet" au printemps 2009. Natura 2000. www.side.developpement-durable.gouv.fr
  • Matthieu Marquet (2011). Étude de la migration post-nuptiale du Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola) dans la ZPS « Grande Brière – marais de Donges et du Brivet ». Résultats de la campagne 2010. Natura 2000. www.side.developpement-durable.gouv.fr

Vos commentaires sur :
"Observer les oiseaux au pays du roseau : la Grande Brière Mottière (Loire-Atlantique)"

Vous devez être identifié(e)/connecté(e) pour accéder à cette page ! Si vous êtes déjà inscrit(e), rentrez votre email et votre mot de passe dans la zone "S'identifier/Devenir membre ".

Vous devrez alors revenir sur l'article actuellement consulté pour pouvoir réagir dans la boite de commentaires.


Les Archives d'Ornithomedia.com

Pour 6 € pour 6 mois ou 10 € pour un an, consultez tous les articles parus
sur Ornithomedia.com depuis plus d'un an. Abonnez-vous !

Actualités : Brèves | Agenda | Spécial

Magazine : Études | Interviews | Analyses | Observer en France | Voyages |

Pratique : Débuter | Conseils | Équipement | Identification |

Communauté : Observations | Galerie | Forums | Blog

Achat & Vente : Boutique | Annonces

Découvrez chaque jour sur Ornithomedia.com, les dernières infos sur les oiseaux en France, en Europe et dans le monde : des conseils (reconnaître les oiseaux du jardin, fabriquer un nichoir, nourrir un oisillon) et des carnets de voyage ornithologiques dans les parcs et réserves naturelles, des observations et des photos d'oiseaux. Notre boutique propose également des jumelles, des longues-vues, des trépieds et des guides ornithos.



L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page facebook   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre compte Twitter   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page Google+   L'actualité ornithologique épinglée sur notre page Pinterest