Publicité

Kite Optics

 (En savoir plus ?)

S'inscrire
Mot de passe oublié ?

Accueil > Magazine > Observer en France > Observer les oiseaux en hiver dans les herbus de la baie du Mont-Saint-Michel

Observer en France

Retour à la liste des articles de Observer en France

Observer les oiseaux en hiver dans les herbus de la baie du Mont-Saint-Michel

Une visite hivernale des prés-salés de cette baie située à la limite de la Normandie et de la Bretagne, permet d'observer de grands rassemblements d'oiseaux et des espèces peu communes comme le Bruant lapon.

| Validé par le comité de lecture

Partager
Translate

Observer les oiseaux en hiver dans les herbus de la baie du Mont-Saint-Michel

Vue d'un herbu près du Mont-Saint-Michel (Manche).
Photographie : Sébastien Provost

Les prés-salés (ou marais salés) de la baie du Mont-Saint-Michel (Manche et Ille-et-Vilaine), appelés localement herbus, s’étendent sur plus de 4 000 hectares. Cet habitat caractéristique de la baie n'est recouvert par la mer que lors des grandes marées (= de vives-eaux), et sa végétation halophile (adaptée à la présence de sel) est pâturée par les ovins et les bovins.
En hiver, ces grandes étendues rases, qui évoquent les steppes herbeuses, font partie des secteurs les plus riches en oiseaux de la baie : on peut y observer de grandes troupes de Bernaches cravants, de canards et de limicoles, mais aussi des rapaces comme le Hibou des marais et les Faucons pèlerin et émerillon, et des passereaux peu communs comme le Bruant lapon et le Pipit de Richard.
Dans cet article, Sébastien Provost, guide et fondateur de l'organisme Birding Mont-Saint-Michel, qui propose des animations et des séjours ornithologiques en Normandie et en Bretagne, nous présente les meilleurs secteurs des herbus de la baie pour observer les oiseaux durant la période internuptiale.

Abstract

The salty meadows of the bay of Mont-Saint-Michel, in the French departments of Manche and Ille-et-Vilaine, locally called "herbus", extend over 4,000 hectares, at the limite of the terrestrial and maritime domains. It is a typical habitat of this famous French coastal wetland, which is only covered by the sea during high tides. Their halophilic vegetation (= adapted to the presence of salt) is more or less grazed by sheep and cattle.
In winter, these large open areas are among the richest bird areas of the bay: one can find there large flocks of Brant Geese, ducks and waders, but also raptors such as the Short-eared Owl, the Merlin and the Peregrine falcon, and rare passerines such as the Lapland Bunting and the Richard's Pipit.
In this article, Sébastien Provost, guide and founder of the Birding Mont-Saint-Michel company, which proposes animations and ornithological trips Normandy and Brittany, presents us the best birding areas of the salty meadows of the bay of Mont-Saint-Michel in winter.

Les herbus, un paysage typique de la baie du Mont-Saint-Michel

Situation de la baie du Mont-Saint-Michel (Manche-Ille-et-Vilaine)

Situation de la baie du Mont-Saint-Michel (Manche-Ille-et-Vilaine).
Carte : Ornithomedia.com

La baie du Mont-Saint-Michel est située au fond du golfe normand-breton, à la limite de la Bretagne et la Normandie, entre la pointe du Grouin (Ille-et-Vilaine) et celle du Roc (Manche). Trois fleuves s'y jettent : le Couesnon, la Sélune et la Sée.
Elle est connue dans le monde entier grâce au Mont-Saint-Michel, un îlot rocheux où s’élève l’abbaye du même nom et elle est également célèbre pour l'ampleur de ses marées, qui peuvent atteindre 15 mètres d’amplitude en période de vives-eaux, et qui découvrent un vaste estran sablo-vaseux de 250 km².
La zone intertidale (= de va-et-vient des marées) est appelée slikke, tandis que la partie haute de l'estran est appelée schorre, pré-salé ou herbu (localement). Les prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel sont les plus grands d'Europe d'un seul tenant, avec près de 4 000 hectares. Ils sont pâturés par des ovins et des bovins. 
La végétation du haut schorre, inondée seulement occasionnellement par la marée, est composée de Salicornes d'Europe (Salicornia europaea), de Spartines anglaises (Spartina anglica), de Puccinellies maritimes (Puccinellia maritima) et de Lavandes de mer (Limonium vulgare).
La végétation du moyen schorre, qui est plus souvent inondée, est dominée par l'Obione (Obione portulacoides).
Le bas schorre, qui est recouvert à chaque marée, sauf pendant les mortes eaux (= marées d'amplitude inférieure à la moyenne), est colonisé par des plantes très spécialisées comme la Soude maritime (Suaeda maritima) et l'Aster maritime (Aster tripolium).
Plusieurs digues ont été édifiées, principalement au cours du XIXe siècle : elles ont permis la création de polders,  qui couvrent plus de 3 000 hectares, et où l'on cultive des légumes et des céréales sur une terre (la "tangue") composée de sable, de limons et de coquillages.
Située sur l'une des plus grandes voies de migration d'Europe de l'Ouest, la baie constitue un site d’importance internationale pour l’avifaune migratrice et hivernante (lire Où observer les oiseaux dans la baie du Mont-Saint-Michel ?). Les herbus jouent un rôle important dans l'alimentation des canards, des oies et des passereaux hivernants ou migrateurs comme l'Alouette des champs (Alauda arvensis) et les Bruants des neiges (Plectrophenax nivalis) et lapon (Calcarius lapponicus) (la baie est le principal site d'hivernage français pour cette dernière espèce). Ce milieu accueille aussi plusieurs rapaces en période internuptiale, comme les Busards des roseaux (Circus aeruginosus) et Saint-Martin (C. cyaneus), les Faucons pèlerin (Falco peregrinus) et émerillon (F. columbarius) et le Hibou des marais (Asio flammeus).

Vue du grand herbu à l'ouest du Mont-Saint-Michel

Vue du grand herbu à l'ouest du Mont-Saint-Michel (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost
Herbu de Huisnes-sur-mer (Manche)

Herbu de Huisnes-sur-mer (Manche) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost


Accès aux secteurs d'observation

Carte des herbus de la baie du Mont-Saint-Michel

Carte des herbus de la baie du Mont-Saint-Michel les plus intéressants pour observer les oiseaux en hiver (cliquez sur la carte pour l'agrandir).
Carte : Ornithomedia.com d'après Sébastien Provost

Depuis Avranches à l'est ou Dol-de-Bretagne à l'ouest, rejoindre la baie du Mont Saint-Michel. Les herbus s'étendent le long du littoral, de part et d'autre du célèbre monument. Plusieurs herbus sont particulièrement conseillés pour observer les oiseaux (les numéros des sites correspondent à ceux placés sur notre carte) :

  • (1) le polder Bertrand et les prés plus à l'ouest : depuis Roz-sur-Couesnon, prendre la sortie "Les Quatre Salines" sur la D797, tourner à gauche en direction de Palluel et de la  Chapelle Sainte-Anne (signalée à Saint-Broladre), puis continuer tout droit jusqu’à la digue.
  • (2) Le polder Frémont : depuis Roz-sur-Couesnon, prendre aussi la sortie "Les Quatre Salines" sur la D797, puis suivre la direction de la ferme Foulon jusqu’à la digue. Les polders Monod et Frémont s'étendent au-delà.
  • (3) Le polder Saint-Avit. Depuis le Mont-Saint-Michel, suivre la route côtière D275 et se garer au bord de la route au niveau du lieu-dit La Rive, qui permet ensuite d’accéder à l’herbu de Saint-Avit.
  • (4) Parking du Rivage. Cette grande aire de stationnement est située le long de la D275 (à gauche lorsqu’on vient du Mont-Saint-Michel), entre le lieu-dit La Rive et le hameau de Bas-Courtils.
  • (5) Herbu de Céaux. Ce pré salé est situé près du lieu-dit Le Grand Port, le long de la petite route côtière entre Bas-Courtils et Pontaubault.
  • (6) Pointe du Gué de l’épine. Elle se trouve au sud de l’aérodrome, en bordure de la Sée. Il faut se garer sur le parking de la pointe.
  • (7) Herbu de Vains. Pour découvrir les oiseaux de ce pré salé, il faut suivre la route côtière qui longe La Sée puis se garer au niveau des lieux-dits Le Coin de la Carelle et Gisors et au nord de la pointe du Grouin du Sud (secteur un peu en hauteur).
  • (8) Herbu de Saint-Léonard. Pour le découvrir, il faut se garer au niveau de l’Écomusée de la Baie du Mont-Saint-Michel ou des lieux-dits La Chaussée et Le Grand Port.
  • (9) Herbu de Genêts, au nord de la pointe du Mont-Manet. Le sentier GR 223 le longe.

Quelques conseils pour observer les oiseaux des prés-salés en hiver

Des bottes sont presque toujours indispensables pour observer les oiseaux en hiver dans les prés-salés de la baie du Mont-Saint-Michel. Dans certains secteurs, en particulier après les grandes marées, des cuissardes sont même nécessaires pour visiter les secteurs les plus humides des herbus et pour traverser les petits chenaux.
Un pantalon et une veste imperméables permettent de ne pas trop se salir. Il faut par ailleurs faire attention aux secteurs parsemés de trous d’eau, comme l’herbu de Genêts par exemple.
Pour éviter de déranger les oiseaux qui hivernent sur les mares aménagées de la réserve de chasse et des gabions, il est recommandé de  rester à distance et d'utiliser une longue-vue.
Pour observer les busards durant la journée ou quand ils rejoignent leurs dortoirs en fin de journée, il vaut mieux rester sur la digue principale séparant les polders et les herbus : elle constitue en effet un excellent point d'observation.
Pour rechercher le Bruant lapon et les autres passereaux hivernants de la baie, marchez lentement, en décrivant des boucles ou en ligne droite, tout en essayant de les repérer à leurs cris.

Pipit de Richard (Anthus richardi)

Pipit de Richard (Anthus richardi) dans la baie du Mont-Saint-Michel en décembre 2018.
Photographie : Sébastien Provost
Pipit de Richard (Anthus richardi)

Pipit de Richard (Anthus richardi) dans la baie du Mont-Saint-Michel en décembre 2018 (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost


Les herbus à l’ouest du Mont-Saint-Michel : les plus connus des observateurs

Busard pâle (Circus macrourus) de première année

Busard pâle (Circus macrourus) de première année dans un herbu à l'ouest du Mont-Saint-Michel en hiver.
Photographie :Sébastien Provost

Les herbus à l'ouest du Mont-Saint-Michel, en particulier le secteur entre le polder Frémont et le monument (classé en réserve de chasse), sont les plus souvent visités par les ornithologues. En hiver, au moins une dizaine de Busards des roseaux et Saint-Martin, parfois rejoints par le rare Busard pâle (C. macrourus), peuvent être observés durant la journée ou au crépuscule (dortoirs), ainsi que le Hibou des marais et les Faucons pèlerin et émerillon, ce dernier passant la nuit dans les polders voisins.
Des centaines de Bernaches cravants (Branta bernicla), de Canards siffleurs (Anas penelope), de Canards souchets (A. clypeata), de Sarcelles d’hiver (Anas crecca) et de Tadornes de Belon (Tadorna tadorna) stationnent sur les mares aménagées de la réserve. L'Oie cendrée (Anser anser) est régulièrement observée.
De grandes troupes de laridés et de limicoles sont visibles : elles sont principalement composées de Pluviers dorés (Pluvalis apricaria) et de Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), mais aussi de Courlis cendrés (Numenius arquata) et de Chevaliers arlequins (Tringa erythropus), de Chevaliers gambettes (T. totanus) et de Chevaliers culblancs (T. ochropus). Parfois, quelques Spatules blanches (Platalea leucorodia) et Grues cendrées (Grus grus) font une halte plus ou moins prolongée.
Ces herbus sont parmi les meilleurs de la baie pour chercher le Bruant lapon en hiver, dans les zones modérément pâturées : quelques dizaines (exceptionnellement quelques centaines) d'oiseaux se nourrissent en compagnie de Bruants des roseaux (Emberiza schoeniclus), d'Alouettes des champs (Alauda arvensis) et de Pipits maritimes (Anthus petrosus). Le Pipit de Richard (Anthus richardi) (lire Le Pipit de Richard, un grand pipit à découvrir) a déjà été repéré dans le haut schorre, tandis que le Bruant proyer (Emberiza calandra) est plutôt vu le long de la digue.
Plus à l’ouest, le secteur compris entre le polder Bertrand et la Chapelle Sainte-Anne (point 1 sur la carte) est également intéressant en hiver pour observer des milliers de Bernaches cravants, parmi lesquelles des Bernaches nonnettes (Branta leucopsis) sont parfois notées, mais aussi des passereaux et des rapaces.
L'Alouette haussecol (Eremophila alpestris), et parfois aussi le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis), peuvent être repérés sur le bas schorre, en bordure de vasière. Les Bécassines des marais (Gallinago gallinago) et sourde (Lymnocryptes minimus) sont régulièrement "levées" quand on visite les secteurs les plus humides du haut schorre au niveau des points 1 et 2 de la carte.

Bruant lapon (Calcarius lapponicus)

Bruant lapon (Calcarius lapponicus), herbu à l'ouest du Mont-Saint-Michel.
Photographie : Sébastien Provost
Vue de l'habitat hivernal du Bruant lapon

Habitat hivernal du Bruant lapon (Calcarius lapponicus), herbu d'Huisnes-sur-mer (Manche) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost


Les herbus à l’est du Mont-Saint-Michel : une vaste zone à la végétation variée

Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis)

Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis) sur l'herbu de la pointe de Roche Torin (Manche)
Photographie : Sébastien Provost

L’herbu qui s'étend en face du polder Saint-Avit (point 3 sur la carte) est souvent d'un grand intérêt ornithologique en hiver : on peut y observer le Hibou des marais, des busards, des faucons et de nombreux passereaux, principalement des Pipits maritimes, des Alouettes des champs et des Linottes mélodieuses (Linaria cannabina). Le Bruant lapon y est régulier, et le Pipit de Richard y a déjà été vu.
Quelques limicoles (surtout des chevaliers), des Spatules blanches, des Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des Tadornes de Belon visitent les mares halophiles au centre de l’herbu. En marchant environ une demi-heure vers le nord, en direction des vasières, on a  de bonnes chances de voir des Bruants des neiges et des Alouettes haussecol sur les vasières parsemées de salicornes. Des groupes de Bernaches cravants se nourrissent quelquefois dans cette zone.
Le pré-salé s'étendant entre l'aire de stationnement du Rivage (commune de Huisnes-sur-mer) et la pointe de Roche Torin (commune de Courtils) (point 4 sur la carte) est régulièrement pâturé par les moutons : il accueille en hiver le Tadorne de Belon, l'Aigrette garzette, le Vanneau  huppé, le Pluvier doré, les Pipits farlouse (Anthus pratensis) et maritime, la Bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii) et parfois le Hibou des marais. Les Bruants lapon et des neiges sont parfois notés sur la pointe de Roche Torin, à la limite des vasières et des pierriers. L'Alouette haussecol stationne certains hivers dans le bas schorre du secteur de Saint-Avit. Les Pipits de Richard et de Godlewski (Anthus godlewskii) (lire Un Pipit de Godlewski en Normandie : observation et identification) ont déjà été notés en hiver à la limite des herbus et des champs voisins.
Un peu plus à l’est, il est conseillé de faire un arrêt le long de la Sée, sur l’herbu de Céaux (point 5 sur la carte) : depuis quelques années, il accueille en effet régulièrement une troupe de Bernaches nonnettes (lire L'expansion de la Bernache nonnette : après la Belgique, la France ?). On peut aussi y observer le Pipit farlouse, la Bergeronnette de Yarrell et parfois le Faucon pèlerin.

Pipit de Godlewski (Anthus godlewskii)

Pipit de Godlewski (Anthus godlewskii), herbu de Roche Torin (Manche),  janvier 2012.
Photographie : Sébastien Provost
Alouette haussecol (Eremophila alpestris)

Alouette haussecol (Eremophila alpestris), herbu de la Roche Torin (Manche).
Photographie : Sébastien Provost


Les herbus au nord de la baie du Mont-Saint-Michel : un secteur facile d’accès 

Bernaches cravants (Branta bernicla)

Bernaches cravants (Branta bernicla) dans l'herbu de Vains (Manche) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost

L'herbu du Gué de l’Épine (point 6 sur la carte), situé à l'est de la Sée et près de l’aérodrome du Val-Saint-Père, est favorable pour le Hibou des marais et les Busards des roseaux et Saint-Martin.
Sur l'autre rive du fleuve côtier, le pré-salé de Gisors, appelé aussi herbu de Vains (point 7), est surtout pâturé par les bovins. C’est l’un des meilleurs secteurs pour observer en hiver une troupe d’au moins 2 000 Bernaches cravants qui se nourrit régulièrement de Puccinellies maritimes : les Bernaches cravant du Pacifique (Branta bernicla nigricans) (au moins une vue chaque hiver, lire Identifier et chercher la Bernache cravant du Pacifique en hiver en France), à ventre pâle (B. b. hrota) (régulière en petit nombre) et nonnette, voire la Bernache à cou roux (B. ruficollis), s'y mêlent parfois.
Le Tadorne de Belon, le Vanneau huppé, le Pluvier doré, l'Aigrette garzette, les Busards des roseaux et Saint-Martin, les Faucons pèlerin et émerillon, et parfois des espèces plus rares comme la Grande Aigrette (Ardea alba), le Tadorne casarca (Tadorna casarca), voire le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), peuvent être vus sur cet herbu, et la route qui le domine au nord de la pointe du Grouin du Sud constitue un excellent point de vue.
Plus au nord, l’herbu de Saint-Léonard (point 8), situé après la pointe du Grouin du Sud et devant l’écomusée de la baie, accueille assez régulièrement en janvier quelques milliers de Bernaches cravants. Le Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus) a été signalé à plusieurs reprises dans ce secteur, près des carcasses de moutons.

Bernache cravant du Pacifique (Branta bernicla nigricans)

Jeune Bernache cravant du Pacifique (Branta bernicla nigricans) parmi des Bernaches cravants de la sous-espèce nominale, herbu de Vains (Manche) (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Sébastien Provost
Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus)

Goéland bourgmestre (Larus hyperboreus) immature, herbu de Saint-Léonard (Manche) (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Sébastien Provost

Talève sultane (Porphyrio porphyrio)

Talève sultane (Porphyrio porphyrio) dans l'herbu de Genêts (Manche) en janvier 2017.
Photographie : Sébastien Provost

Le vaste herbu de Genêts (point 9), au-delà de la pointe du Mont-Manet, mérite aussi une visite en hiver : la plus vaste roselière de la baie s'étend en effet sur le haut schorre grâce à une alimentation en eau douce. Le sentier GR 223 la longe et permet d'observer en hiver un dortoir de quelques centaines de Bruants des roseaux, la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), le Râle d’eau (Rallus aquaticus) et parfois la Panure à moustaches (Panurus biarmicus). Une Talève sultane (Porphyrio porphyrio) a été notée une fois en janvier 2017 !
La Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) et le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) sont réguliers dans l'herbu en bordure de roselière, tandis que le Pipit maritime préfère les chenaux envasés du bas schorre, appelés localement "criches".
Le Bernache cravant, le Tadorne de Belon, la Grande Aigrette, les Busards des roseaux et saint-Martin, les Faucons pèlerin et émerillon et le Hibou des marais sont réguliers dans le moyen schorre et sur les grandes mares à gabion de l'herbu, et le Pipit de Richard a déjà été vu en hiver dans le secteur.
Le Hibou des marais et le Pipit maritime (commun) sont en effet visibles sur le Bec d’Andaine, à la limite des dunes.

Des animations et des séjours pour découvrir les oiseaux des herbus

Sébastien Provost, un guide ornithologue qui a créé en 2018 Birding Mont-Saint-Michel, propose dès janvier 2019 plusieurs séjours et animations pour découvrir les oiseaux des prés-salés et plus généralement des littoraux normands et bretons.
Chaque vendredi durant la période hivernale, des groupes limités de six à huit personnes peuvent monter à bord du "Birding Bus" pour admirer le spectacle de milliers de Bernaches cravants et d'autres hivernants de la baie du Mont-Saint-Michel et du havre de Régneville-sur-Mer (Manche), le principal site français d’hivernage de la Bernache cravant à ventre pâle (lire Observer les oiseaux dans les havres du Cotentin).
Un séjour consacré aux oiseaux hivernants de la baie est également proposé les 9 et 10 janvier 2019 (groupe limité à huit personnes : il faut donc s’inscrire rapidement).  
Enfin, quelques sorties gratuites sont proposées chaque premier mercredi du mois dans la baie du Mont-Saint-Michel, dans un site qui sera choisi en fonction de l'actualité ornithologique et de la météo.
Visitez la rubrique Agenda du site web Birding Mont-Saint-Michel pour en savoir plus sur le programme des séjours.
Le comptage annuel des oiseaux d’eau hivernants (Wetlands International) est assuré par les bénévoles du Groupe Ornithologique Normand et de la SEPNB-Bretagne Vivante.
Enfin, n’hésitez pas à saisir vos données en ligne sur les portails www.faune-bretagne.org pour la Bretagne et www.faune-france.org pour la Normandie (une convention est en cours de signature entre le GONm et la LPO Normandie en vue de la création d’un portail dédié à la Normandie).

Contact

Sébastien Provost - Birding Mont-Saint-Michel (animations et séjours ornithologiques en Normandie et Bretagne) - Courriel :  contact@birding-msm.com - Téléphone : 0623574588 - Site web : https://birding-msm.com - Page Facebook  : https://www.facebook.com/sebastien.provost.guide.ornithologue

À lire aussi sur Ornithomedia.com

Dans les forums d'Ornithomedia.com

Les "spots du mont Saint-Michel"

À lire sur le web

Ouvrages recommandés

Sources

  • Sébastien Provost (2018). Birding Mont-Saint-Michel, animations et séjours ornithologiques en baie du Mont-Saint-Michel, Normandie et Bretagne. www.birding-msm.com et https://www.facebook.com/sebastien.provost.guide.ornithologue
  • GONm (2017). Actu février 2017. Numéro : 27. www.gonm.org
  • S. Provost (2000, 2001 et de 2010 à 2015). Bilans annuels des observations d’oiseaux en baie du Mont-Saint-Michel. ZPS baie du Mont-Saint-Michel. GONm-Bretagne Vivante
  • S. Provost  (2014). Avifaune de la roselière de Genêts (1971-2013). Bilans des observations et données de baguage au sein d’un espace remarquable. Le Cormoran. GONm. Volume : 18. Numéro :77. Pages : 43-59.  
  • S. Provost (2013). Afflux de Bruants lapons en baie du Mont-Saint-Michel en 2010-2011. Ornithos. Volume : 20. Numéro : 3. Pages : 186-187
  • S. Provost (2008). Observation de onze nouveaux taxons en Normandie entre 1999 et 2008. Le Cormoran. Volume: 16. Numéro : 68. Pages : 63-70.
  • Y. Février, R. Jamault et S. Provost (2005). Points chauds : la baie du Mont-Saint-Michel (Ille-et-Vilaine et Manche). Ornithos. Volume : 12. Numéro : 4. Pages : 206-215
  • A. Mauxion et S. Provost (2005). Observer les oiseaux de la baie du Mont-Saint-Michel. Editions du Petit Démon.
  • M. Beaufils (2001). Réflexions sur l’avifaune de la baie du Mont-Saint-Michel entre 1979 et 1999. Enquête sur un site complexe. GONm et Bretagne Vivante

Vos commentaires sur :
"Observer les oiseaux en hiver dans les herbus de la baie du Mont-Saint-Michel"

Vous devez être identifié(e)/connecté(e) pour accéder à cette page ! Si vous êtes déjà inscrit(e), rentrez votre email et votre mot de passe dans la zone "S'identifier/Devenir membre ".

Vous devrez alors revenir sur l'article actuellement consulté pour pouvoir réagir dans la boite de commentaires.


Les Archives d'Ornithomedia.com

Pour 6 € pour 6 mois ou 10 € pour un an, consultez tous les articles parus
sur Ornithomedia.com depuis plus d'un an. Abonnez-vous !

Actualités : Brèves | Agenda | Spécial

Magazine : Études | Interviews | Analyses | Observer en France | Voyages |

Pratique : Débuter | Conseils | Équipement | Identification |

Communauté : Observations | Galerie | Forums | Blog

Achat & Vente : Boutique | Annonces

Découvrez chaque jour sur Ornithomedia.com, les dernières infos sur les oiseaux en France, en Europe et dans le monde : des conseils (reconnaître les oiseaux du jardin, fabriquer un nichoir, nourrir un oisillon) et des carnets de voyage ornithologiques dans les parcs et réserves naturelles, des observations et des photos d'oiseaux. Notre boutique propose également des jumelles, des longues-vues, des trépieds et des guides ornithos.



L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page facebook   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre compte Twitter   L'actualité sur l'observation des oiseaux sur notre page Google+   L'actualité ornithologique épinglée sur notre page Pinterest