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Observer les oiseaux dans les environs de Portiragnes (Hérault)

En cette fin d'été, les touristes sont encore nombreux sur les plages de Portiragnes, mais cette commune et ses environs proches ont également un grand intérêt pour les observateurs.

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Observer les oiseaux dans les environs de Portiragnes (Hérault)

Aigrette garzette (Egretta garzetta) sur la plage du domaine des Orpellières (Hérault) en octobre 2018.
Photographie : Yann Geshors

Le littoral héraultais est très fréquenté par les touristes entre mai et septembre, car les plages et les stations balnéaires s'y succèdent, comme celle de Portiragnes-Plage, au sud-est de Béziers. Toutefois, la commune de Portiragnes et ses alentours ont également un grand intérêt pour les observateurs grâce à la présence de plusieurs milieux naturels : plages, dunes, bassins de décantation, prés pâturés, marais, sansouires et lagunes. Le Conservatoire du Littoral a d'ailleurs acquis deux sites dans le secteur : le domaine des Orpeillères, au niveau de l'embouchure de l'Orb, et la lagune de la Grande Maïre.
La commune de Portiragnes mise d'ailleurs sur la valorisation de son patrimoine naturel et culturel pour favoriser un tourisme qui ne soit pas axé uniquement sur le soleil et la plage : parmi les actions menées, citons par exemple la création de sentiers de randonnée, l'organisation de visites guidées, le traitement des eaux usées par la technique du lagunage (quatre bassins couvrant au total 15 hectares), la protection et la stabilisation du cordon dunaire par la plantation de tamaris et la pose de ganivelles, la pose d'une plateforme à Cigognes blanches, l'opposition à la création d'une marina dans la lagune de la Grande Maïre ou la signature de la Charte Natura 2000 du site de la Grande Maïre à l’occasion des Journées Mondiales des Zones Humides le 2 février 2016 entre l’Etat, l'Agglomération Hérault Méditerranée et les différents acteurs locaux (pêcheurs, chasseurs et agriculteurs).
Yann Geshors, président de l'Association de Sauvegarde du Littoral des Orpellières, nous présente plusieurs bons sites pour observer les oiseaux dans les environs de Portiragnes.

Abstract

The coast of Hérault, Southern France, is very popular with tourists between May and September, as several beaches and seaside resorts are very attractive, like the one of Portiragnes-Plage, south-east of Béziers. However, the municipality of Portiragnes and its surroundings are also of great interest to birders thanks to the presence of several natural habitats: beaches, dunes, sewage ponds, pasture, meadows, marshes, sansouires and lagoons. The Conservatoire du Littoral has also acquired two sites in the area: the domaine des Orpeillères, at the mouth of the Orb river, and the Grande Maïre ​​lagoon.
The commune of Portiragnes is also highlighting the value of its natural and cultural heritage (folklore, history and gastronomy) to promote a tourism that is not focused solely on sun and beacheas: creation of hiking trails, organization of guided tours, treatment of wastewater by the technique of lagooning (four basins covering a total of 15 hectares), protection and stabilization of the dunes by tamarisks plantation and the installation of fences, installation of a White Storks platform, opposition to the creation of a marina in the Grande Maïre ​​Lagoon, signature of the Natura 2000 Charter of the site of La Grande Maïre during the World Wetland Day 2016...
Yann Geshors, president of the Association de Sauvegarde du Littoral des Orpellières, presents us several good sites to birdwatch in the vicinity of Portiragnes.

Le Domaine des Orpellières

Situation de Portiragnes (Hérault)

Situation de Portiragnes (Hérault).
Carte : Ornithomedia.com

Le domaine des Orpellières est situé au niveau de l'embouchure de l'Orb, sur les communes de Valras et de Sérignan. Cet espace de 170 hectares, acquis par le Conservatoire du Littoral en 1980 et inscrit au réseau Natura 2000, est constitué d'une plage naturelle, d'un cordon dunaire de 2,5 kilomètres de long, d'une lagune (des Tellines) et de prés salés. Il a fait l'objet d'une exploitation agricole jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale : des vignes étaient cultivées grâce à l'eau du fleuve, des bâtiments d'exploitation (château d'eau, cuves…) avaient été construits et des arbres plantés (figuiers, cyprès, platanes…). Depuis l'abandon de cette exploitation et de l'apport contrôlé d'eau douce, le milieu s'est à nouveau salinisé, et la salicorne a recolonisé une partie du site.
Un remarquable travail de protection a été réalisé : dès 1984, des ganivelles (palissades en bois) ont été posées pour favoriser la reconstitution des dunes. Les anciens bâtiments sont encore visibles, et l'un d'entre eux, qui avait été peint par l’artiste monténégrin Dado dans les année 1990, a été restauré par la commune de Sérignan après qu’une tempête l’ait fortement dégradé.
La flore de la dune et de l'arrière-dune (salicornes et prés salés) est intéressante et typique. Citons notamment la présence de l'Euphorbe péplis (Euphorbia peplis) : plus de 400 pieds ont été recensés entre l'embouchure de l'Orb et la petite lagune des Tellines.
Plusieurs insectes remarquables sont aussi présents, comme la Diane ou Thaïs (Zerynthia polyxena), le Criquet des dunes (Calephorus compressicornis), la Cicindèle des plages (Calomera littoralis) et la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina).
L'Association de Sauvegarde du Littoral des Orpellières a pour objet de faire découvrir ce site et de sensibiliser le grand public à la nécessité de le protéger.

Accès  : depuis Béziers, prendre la direction de Vias. Au niveau du village de Portiragnes, prendre la direction de Sérignan, rejoindre Sérignan-Plage, puis suivre la direction du Domaine des Orpellières, situé au niveau de l'embouchure de l'Orb. Laisser son véhicule sur l'aire de stationnement et emprunter les chemins qui sillonnent le domaine.

Carte des environs de Portiragnes (Hérault)

Carte des environs de Portiragnes et bons sites d'observation : domaine des Orpeillières et la lagune des Tellines, le Pas des Aiguos, le camping "Le Sérignan-Plage", les Cosses de Lembac, la Grande Maïre, les bassins de lagunage de Portiragnes, la manade du Grand Salan et l'étang de l'Estagnol. La réserve naturelle de Roque-Haute et l'aéroport de Béziers-Cap-d'Agde sont situés légèrement en dehors de cette carte.
Carte : Ornithomedia.com

Les oiseaux : le Domaine des Orpeillères est particulièrement intéressant durant la migration de printemps, mais aussi en automne. Des limicoles (courlis, barges, chevaliers, bécasseaux...) se nourrissent ou se reposent le long de la plage et sur les rives de la lagune des Tellines, et des passereaux variés (pipits, traquets, bergeronnettes, pies-grièches...) font une halte à l'arrière des dunes, dans les prés salés et les fourrés. Le Guêpier d'Europe (Merops apiaster) est un visiteur régulier en mai, et il faut rechercher un éventuel Faucon kobez (Falco vespertinus), voire une rareté plus grande encore.
Le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) est nicheur sur le haut de la plage. La Fauvette mélanocéphale (Sylvia melanocephala), la Linotte mélodieuse (Linaria cannabina), le Tarier pâtre (Saxicola rubicola), la Cisticole des joncs (Cisticola juncidis), la Huppe fasciée (Upupa epops), le Coucou geai (Clamator glandarius), le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), l'Effraie des clochers (Tyto alba) et la Perdrix rouge (Alectoris rufa) se reproduisent à l'arrière de la dune, dans les prés, les bosquets ou sur les bâtiments. Le Rollier d'Europe (Coracias garrulus) niche dans les grands arbres le long de l'Orb.
En hiver et en automne, des Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo) pêchent dans l'Embouchure de l'Orb, où le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) peut être observé. Un dortoir mixte d'Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et de Hérons gardeboeufs (Bubulcus ibis) se forme alors dans les buissons le long du fleuve. 
À cette période de l'année, un coup d'œil en mer peut valoir le coup pour repérer notamment des Sternes caugeks  (Thalasseus sandvicensis), des Mouettes mélanocéphales (Ichthyaetus melanocephalus) et des Fous de Bassan (Morus bassanus), voire des canards marins (macreuses, eiders) et des Alcidés.

Guêpier d'Europe (Merops apiaster)

Guêpier d'Europe (Merops apiaster) dans le domaine des Orpeillières (Hérault) en mai 2019.
Photographie : Yann Geshors
Poussin de Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus)

Poussin de Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) dans le domaine des Orpeillières (Hérault) le 21 juillet 2019.
Photographie : Yann Geshors


Le Pas des Aiguos

Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus)

Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus) dans le vignoble inondé du Pas des Aiguos (Hérault) le 10 mars 2019.  
Photographie : Yann Geshors

Il s'agit d'un secteur de vignes et de haies proches du fleuve Orb. À la fin de l'hiver, les viticulteurs inondent leurs terres pour les dessaler, ce qui attire parfois les migrateurs.

Accès : depuis Portiragnes, rejoindre Sérignan, puis se diriger vers Sérignan-Plage. Le Pas des Aiguos se situe à mi-chemin, le long de l'Orb, près du hameau de la Cigalade.

Les oiseaux : les vignobles du secteur sont inondés à la fin de l'hiver avec l'eau pompée dans l'Orb, ce qui attire les migrateurs qui se nourrissent entre les pieds de vignes. Le 10 mars 2019, Yann Geshors a ainsi observé une centaine d'Ibis falcinelles (Plegadis falcinellus), un effectif record. Des Hérons gardeboeufs étaient aussi présents.
Au printemps, la mosaïque d'arbres et de cultures accueille des nicheurs intéressants comme le Rollier d'Europe.

Les campings de Sérignan-Plage

Plusieurs campings arborés se succèdent près de Sérignan-Plage, dont "Le Sérignan Plage" qui est devenu un refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) en 2019, et que Yann Geshors nous conseille pour un séjour.

Accès : depuis Portiragnes, rejoindre Sérignan puis Sérignan-Plage. Les campings se succèdent le long de la plage.

Les oiseaux : les arbres et les buissons attirent des passereaux migrateurs (gobemouches, pouillots, fauvettes...) au printemps, et le Faucon kobez (Falco vespertinus) est à rechercher en mai dans les cultures voisines. Les nombreux arbres permettent la nidification du Petit-duc scops et de la Huppe fasciée.

Les Cosses de Lembac  

Cosses de Lembac (Hérault)

Vue des Cosses de Lembac (Hérault) en juillet 2019.
Photographie : Yann Geshors

Cette petite zone humide de deux hectares, composée d'une mare, de bosquets et de roselières, longe la rive droite de l'Orb. Elle est d'un grand intérêt ornithologique, mais elle est menacée par différents projets : marina et quartier de balnéothérapie.

Accès : depuis Portiragnes, rejoindre Sérignan puis se diriger vers Valras-Plage. Les Cosses de Lembac sont situés près du port de plaisance de Sérignan, créé le long de l'Orb.

Les oiseaux : malgré sa petite taille, c'est un site très intéressant durant les migrations et en hiver, notamment pour l'observation des limicoles et des Ardéidés.

Les bassins de la station de lagunage de Portiragnes

La station de lagunage de Portiragnes est en fonctionnement depuis environ 30 ans. Elle traite les eaux usées de Portiragnes, de Portiragnes-Plage et des deux campings de Vias-Plage grâce à plusieurs bassins peu profonds riches en bactéries et en algues. L'eau traitée par ces bassins est en partie rejetée dans le marais du Grand Salan (voir plus bas), ce qui a permis le développement d'une belle roselière. Ces plans d'eau peu profonds offrent la nourriture et la tranquillité à de nombreux oiseaux aquatiques durant les migrations et en hiver.

Accès : depuis Portiragnes, rejoindre depuis l'écluse sur le canal du Midi, puis suivre le chemin du Grand Fossé du Nou qui passe devant les bassins. Observer derrière le portail d'entrée du lagunage.

Bassins de lagunage

Vue des bassins de lagunage de Portiragnes (Hérault) en juillet 2019.
Photographie : Yann Geshors

Les oiseaux : durant les migrations, de nombreux oiseaux aquatiques font une halte sur les bassins de décantation. Dès le mois de mars, de nombreuses (jusqu'à 400 vues ensemble) Mouettes pygmées (Hydrocoloeus minutus) peuvent être vues. En avril et en mai, les Guifettes moustac (Chlidonias hybridus) et noire (C. niger), et parfois leucoptère (C. leucopterus), investissent les lieux, ainsi que les Hirondelles de rivage (Riparia riparia) et les Martinets noirs (Apus apus) qui s’y regroupent par milliers pour se nourrir des insectes aériens.
En hiver, malgré la chasse, les bassins accueillent un petit reposoir de Mouettes rieuses, de Goélands leucophées (Larus michahellis) et de Grands Cormorans (jusqu’à environ 80 individus). Au cœur de l’hiver (janvier et février), le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna) est quasiment le seul canard présent, avec parfois plus d’une centaine d’individus qui se nourrissent ensemble. Des Bécassines des marais (Gallinago gallinago) y passent la mauvaise saison, tandis que des Sarcelles d’hiver (Anas crecca) et Canards souchets (Anas clypeata) provenant de l’étang de Vendres et de la réserve naturelle du Bagnas, s'y nourrissent la nuit. Le Flamant rose (Phoenicopterus roseus) est fréquent : quelques centaines d'oiseaux y stationnent parfois, quand ils ne sont pas dérangés.
Après de forts coups de vent marin au printemps ou à l’automne, les digues du bassin servent de refuge pour des oiseaux plus pélagiques comme les Sternes caugek, pierregarin (Sterna hirundo) et naine (Sternula albifrons), et parfois même le Goéland d'Audouin  (Ichthyaetus audouinii).

La manade du Grand Salan

Talèves sultanes (Porphyrio porphyrio)

Talèves sultanes (Porphyrio porphyrio) dans le marais du Grand Salan (Hérault) en août 2019.
Photographie : Yann Geshors

La manade (élevage de taureaux) du Grand Salan s'étend entre les bassins de la station de lagunage de Portiragnes et le site de la Grande Maïre. Il est composé essentiellement de prés salés, de canaux et de roselières. La création de ces dernières est liée aux rejets d’eau douce de la station de lagunage de Portiragnes, et leur maintien dépend d'apports suffisants.

Accès : depuis Portiragnes, rejoindre Portiragnes-Plage, et se garer au niveau du rond-point de l'avenue de la Grande Maïre. Suivre le chemin qui passe par le pont de Cayrol et longe le grand fossé du Noou.

Les oiseaux : au printemps, des migrateurs variés peuvent faire une halte dans le marais du Grand Salan, comme la Nette rousse (Netta rufina), la Spatule blanche (Platalea leucorodia) et l'Ibis facinelle. Près de 35 couples de Blongios nains (Ixobrychus minutus) s'y reproduisaient en 2008, ce qui était remarquable, mais Yann Geshors n'en n'a pas observé depuis 2017. De même,le Butor étoilé (Botaurus stellaris) nichait en 2008 (de un à deux couples), mais Yann n'en a également pas vu depuis deux ans. Le Héron pourpré (Ardea purpurea) (de un à huit couples, le bastion régional de cette espèce étant l'étang de Vendres), la Talève sultane (Porphyrio porphyrio) (de un à trois couples : colonisation récente) et les Rousserolles effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) et turdoïde (A. arundinaceus) (de quatre à cinq chanteurs) sont aussi nicheurs.
La Lusciniole à moustaches (A. melanopogon) se reproduisait autrefois assez couramment dans la roselière de la Grande Maïre, mais une partie de son habitat a disparu suite au curage de la Maïre, et elle est aujourd'hui cantonnée dans les roseaux bordant le lagunage de la station d'épuration de Portiragnes. Il y aurait entre deux et dix couples selon les années, mai étant un bon mois pour repérer les quelques chanteurs.

Cigognes blanches (Ciconia ciconia) et Busard des roseaux (Circus aeruginosus)

Cigognes blanches (Ciconia ciconia) et Busard des roseaux (Circus aeruginosus) dans le marais du Grand Salan (Hérault) en mars 2019.
Photographie : Yann Geshors

Le Râle d’eau (Rallus aquaticus), la Foulque macroule (Fulica atra) et la Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) construisent aussi leur nid dans les phragmites.
Un couple de Cigognes blanches niche dans un arbre mort.
À la fin de l'été et en automne, les roselières servent de lieu de rassemblement ou de halte pour des centaines d'Hirondelles rustiques (Hirundo rustica), pour plusieurs espèces de fauvettes paludicoles, pour la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), pour les Bécassines des marais et sourde (Lymnocryptes minimus) et parfois pour la Marouette ponctuée (Porzana porzana). Les Busards des roseaux (Circus aeruginosus) forment un dortoir comptant jusqu’à 13 individus.
En hiver, la Foulque macroule (en moyenne : 40 individus), le Râle d’eau, le Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et parfois la Panure à moustaches (Panurus biarmicus) et la Rémiz penduline (Remiz pendulinus) y séjournent. C'est à cette époque de l'année que l'on aura le plus de chance de d'observer la Lusciniole à moustaches. 

L'étang de l'Estagnol

Il s'agit d'une prairie pâturée par des chevaux camarguais et quadrillée de canaux et de haies denses de tamaris. Elle est alimentée en eau douce toute l'année par la nappe d'accompagnement du canal du Midi tout proche, et elle est généralement inondée en hiver et au printemps (jusqu'en avril).   
 
Accès : depuis Portiragnes, rejoindre l'écluse sur le canal du Midi, puis suivre la piste cyclable qui longe le canal du Midi en direction du Pont de Rauque. L'accès à l'étang est strictement réglementé, mais on peut faire faire quelques observations depuis la piste cyclable.

Les oiseaux : l'étang de Estagnol et les prairies voisines sont particulièrement intéressants au printemps (avril-mai). La diversité des limicoles est alors remarquable dans les secteurs inondés, les plus communs étant les Chevaliers sylvain (Tringa glareola) (jusqu’à 70 individus), gambette (T. totanus) et aboyeur (T. glareola). Les grands échassiers utilisent les parties les plus profondes de l'étang : c'est le cas de la Grande Aigrette (Ardea alba), du Héron cendré (Ardea cinerea), de la Spatule blanche et de l’Aigrette garzette (jusqu’à 80 individus). Le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), le Crabier chevelu (Ardeola ralloides) et l'Ibis falcinelle sont plus rares. Des Ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus), échappés du parc animalier de Sigean (Aude), sont parfois vus (jusqu’à dix individus ensemble).
L'étang accueille au printemps quelques canards migrateurs comme la Sarcelle d’été (Anas querduedula) (jusqu’à 45 individus), les Canards souchet et pilet (Anas acuta), et la Nette rousse.
Les Hirondelles de rivage et les Martinets noirs en migration se rassemblent parfois par milliers pour chasser les nombreux insectes.

Échasses blanches (Himantopus himantopus)

Échasses blanches (Himantopus himantopus) dans le secteur de Portiragnes (Hérault) en mai 2019.  
Photographie : Yann Geshors

Une importante colonie d’Échasses blanches (Himantopus himantopus), dont les effectifs sont très fluctuants selon les années (jusqu’à 65 couples en 2002), s'installe dans les prairies inondées, un habitat qui accueille aussi des familles de Canards colverts (Anas platyrhynchos) et de Tadornes de Belon.
Curieusement, aucun Ardéidé (hérons et aigrettes) ne niche sur la zone humide de l’Estagnol. Des Crabiers chevelus sont vus chaque année entre avril et juin dans les prés inondés de l’Estagnol et de la Cantonnade, probablement en provenance de l'étang de Vendres.
La Bergeronnette printanière (Motacilla flava) se reproduit dans les touffes de salicornes dans les zones exondées, tandis que les tamaris et les ronces abritent la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) et la  Fauvette mélanocéphale.
Les platanes et les frênes qui bordent la zone humide et le canal du Midi offrent des sites de reproduction pour plusieurs couples de Petits-ducs scops, le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus) et le Pic vert de Sharpe (Picus viridus sharpei), une sous-espèce endémique de la péninsule ibérique et du Roussillon qui atteint ici sa limite de répartition orientale. Le Faucon hobereau (Falco subbuteo) est un nicheur irrégulier. 
En hiver, cette zone humide est moins fréquentée et sert alors de zone d’alimentation à la Grande Aigrette, à l'Aigrette garzette et au Héron cendré. Les canards (Tadornes de Belon, Canards colvert et souchet et Sarcelle d'hiver principalement) sont peu nombreux. Le Martin-pêcheur d'Europe est commun entre l'étang de l'Estagnol et le canal du Midi.

La Grande Maïre

Vue de la lagune de la Maïre

Vue de la lagune de la Maïre (Hérault) en octobre 2018.
Photographie : Yann Geshors

Jusqu'au XIe siècle le fleuve Orb avait une large embouchure qui se divisait en trois bras : l'un se jetant dans la lagune de la Rivièrette, le second dans celle de la Maïre et le troisième passant par Sérignan (qui correspond approximativement au tracé actuel). La Grande Maïre est aujourd'hui une zone humide de plus de 420 hectares composée d'habitats variés : lagune saumâtre et peu profonde de la Maïre (50 hectares) et étang de la Riviérette, dunes mobiles et fixées à Crucianelle maritime (Crucianella maritima) et à Raison de mer (Ephedra distachya), sansouïres à salicornes, près salés, pâtures et roselières.
Les échanges d'eau entre la lagune de la Maïre et la mer Méditerranée se font par l'intermédiaire d'un grau naturel qui s'ouvre lors des fortes crues de l'Orb ou des tempêtes marines.
La Grande Maïre est en grande partie propriété du Conservatoire du Littoral, classée Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique, et fait partie du réseau Natura 2000. 
La flore est intéressante et comprend notamment cinq plantes protégées au niveau national : l'Aïl petit Moly (Allium chamaemoly), l'Iris d'Espagne (Iris xiphium), que l'on ne trouve qu'ici en France, la Nivéole d'été (Leucojum aestivum), la Saladelle de Girard (Limonium girardianum) et l'Euphorbe péplis. La majorité de ces plantes est inféodée aux milieux salés et dunaires.
Le cortège des reptiles est assez classique : Couleuvres de Montpellier (Malpolon monspessulanus), vipérine (Natrix maura), à échelons (Zamenis scalaris) et Lézards vert (Lacerta viridis), des murailles (Podarcis muralis) et hispanique (Podarcis liolepis). Dans les canaux et les roselières, on peut observer (ou au moins entendre) le Crapaud calamite (Epidalea calamita), le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus), les Grenouilles de Pérez /de Graf (Pelophylax perezi/grafi), la Rainette méridionale (Hyla meridionalis) et le Triton palmé (Lissotriton helveticus).
 
Accès : depuis Portiragnes, rejoindre Portiragnes-Plage, puis prendre l'avenue de la Grande Maïre qui longe la Grande Maïre. Un observatoire (de la Rivièrette) a été construit près du rond-point. Suivre ensuite le chemin qui longe l'étang de la Riviérette en direction du grand fossé du Noou. 
Des visites de la Grande Maïre, guidées par un garde du littoral de l'Agglomération Hérault Méditerranée, sont proposées tous les mercredis soirs de juillet et d'août à 18 heures à partir de Portiragnes. Inscriptions obligatoires avant le mardi midi au bureau d'informations touristiques de Portiragnes au 04 67 90 92 51. Rendez-vous à l'observatoire de la Rivièrette (à côté du rond-point de la plage Ouest) de Portiragnes-Plage.

Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis)

Sterne caugek (Thalasseus sandvicensis) sur la lagune de la Maïre (Hérault) le 3 février 2019.  
Photographie : Yann Geshors

Les oiseaux : cette zone humide est chassée, mais elle reste d'un grand intérêt ornithologique, notamment au printemps et en hiver. Une visite lors du passage prénuptial (de mars à mai) sera l'occasion de découvrir la diversité des migrateurs (passereaux, limicoles, goélands, sternes...) visibles.  De mars à mai, ainsi que d'août à octobre, les prés pâturés, aux herbes rases parsemées de crottes riches en insectes faciles à capturer, sont utilisés par un cortège de passereaux insectivores. Les rassemblements les plus spectaculaires sont formés par la Bergeronnette printanière (jusqu’à 450 individus à l’automne), et des sous-espèces plus rares sont à rechercher en avril-mai. On note également la présence régulière du Pipit rousseline (Anthus campestris), du Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) et de la Huppe fasciée.
Des limicoles font une halte lors du passage prénuptial sur la lagune de la Maïre (notamment au niveau de son débouché sur la mer) et sur l'étang de la Riviérette, principalement les Barges à queue noire (Limosa limosa) et rousse (L. lapponica), le Combattant varié (Philomachus pugnax), le Courlis cendré (Numenius arquata), les Chevaliers gambette (jusqu’à 45 ensemble), aboyeur et arlequin (T. erythrinus) et différentes espèces de bécasseaux. 
La zone de parcage des moutons proche du Pont de Cayrol est régulièrement inondée au printemps et attire souvent des petits échassiers comme le Petit Gravelot, le Grand Gravelot (Charadrius hiaticula), le Bécasseau minute (Calidris minuta) ou le rare et discret Bécasseau de Temminck (Calidris temminckii).
En mai, il est fréquent d’observer la Glaréole à collier (Glareola pratincola) dans les sansouires pâturées, un habitat potentiellement favorable à sa nidification : en mai et en juin 2002, neuf individus ont stationné, ce qui laissait espérer une nidification sur le site mais qui n'a pas eu lieu. 

Aigrettes garzettes (Egretta garzetta)

Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) pêchant sur la lagune de la Maïre (Hérault) le 3 septembre 2018.  
Photographie : Yann Geshors

Durant la période de nidification, lorsque la sansouire est encore partiellement inondée, quelques couples de Chevaliers gambettes (jusqu'à quatre couples) construisent leur nid. La Bergeronnette printanière est alors bien présente. Le Cochevis huppé (Galerida cristata) reste commun, même quand l'eau a complètement disparu. Le Gravelot à collier interrompu se reproduit sur le haut de la plage de la Grande Maïre. En 2013, une plateforme à Cigognes blanches (Ciconia ciconia) a été installée sur le site et a été occupée. La mise en place  d'un radeau sur la lagune pourrait favoriser la nidification des sternes.
Une colonie lâche de 20 à 80 couple de Guêpiers d’Europe s'installe chaque année sur le site.
L’Aigrette garzette et le Héron cendré sont visibles au printemps et en été dans les sansouires, où ils pêchent des écrevisses et des gambusies. 
En automne, après des coups de vent marin, la plage de la Grande Maïre sert de refuge à des oiseaux qui évoluent normalement en mer : on assiste alors à la formation de reposoirs de Sternes caugeks (parfois de 300), auxquels se joignent les Sternes pierregarin et naine, le  Goéland railleur (Chroicocephalus genei) et la Mouette mélanocéphale.
En hiver, les prés et les pâtures à taureaux, souvent inondés partiellement, sont utilisés pour l'alimentation et le repos par les Vanneaux huppés (Vanellus vanellus) et les Pluviers dorés (Pluvialis apricaria) : la Grande Maïre est ainsi l'un des deux seuls sites (avec l’est de l’étang de Mauguio) d'hivernage régulier du Pluvier doré dans l'Hérault (jusqu’à 227 individus comptés en janvier 2004). En fonction du niveau d'inondation des prairies, on note également un petit hivernage de Bécassines des marais, de Hérons cendrés, de Hérons gardeboeufs, de Pipits spioncelles (Anthus spinoletta) et d’Alouettes des champs (Alauda arvensis) (jusqu’à 200 individus). La Fauvette pitchou (Sylvia undata), dont l’habitat de reproduction est le maquis, hiverne dans la sansouire de manière anecdotique (quelques individus). Ces rassemblements attirent les Busards Saint-Martin (Circus cyaneus) et des roseaux et parfois le Faucon émerillon (Falco columbarius).

Flamants roses (Phoenicopterus roseus)

Flamants roses (Phoenicopterus roseus) sur la lagune de la Maïre (Hérault) en janvier 2019.  
Photographie : Yann Geshors

Durant la mauvaise saison, la Grande Maïre peut accueillir jusqu’à 500 Flamants roses. La Cigogne noire (Ciconia nigra) a déjà été vue en hiver : Yann Geshors a ainsi noté un individu le 22 décembre 2018.
Après une tempête hivernale, la plage de la Grande Maïre sert souvent de reposoir à des Laridés, principalement la Sterne caugek et la Mouette mélanocéphale.
En mer, les Plongeons arctique (Gavia arctica) et imbrin (G. immer), et parfois le Plongeon catmarin (G. stellata), sont vus en pêche dans ce secteur, à proximité des Grèbes huppé (Podiceps cristatus) et à cou noir (P. nigricollis) et parfois esclavon (P. auritus). Les Macreuses brune (Melanitta fuscata) et noire (M. nigra) sont fréquentes, avec des bandes pouvant dépasser 40 individus. La Harelde de Miquelon (Clangula hyemalis) s’observe également, mais de manière anecdotique. Des oiseaux plus pélagiques sont à rechercher aussi, comme le Pingouin torda (Alca torda) et le Puffin de Méditerranée (Puffinus yelkouan). La plage de la Grande Maïre est un des rares sites languedociens avec la plage de la Franqui (Aude), où l’on peut observer facilement toutes ces espèces marines. En cas de fort coup de vent marin, une partie de ces oiseaux, surtout les Grèbes huppé et à cou noir, peuvent venir se réfugier dans la lagune.

La réserve naturelle de Roque-Haute

La réserve naturelle de Roque-Haute occupe une superficie de 154 hectares sur les communes de Portiragnes et de Vias, à 3 kilomètres du littoral. Elle protège le cône d'un volcan éteint et le plateau basaltique du Grand Bosc, dont l'altitude moyenne est de 40 mètres.

Coucou geai (Clamator glandarius)

Coucou geai (Clamator glandarius) dans le secteur de Portiragnes (Hérault) en janvier 2019.  
Photographie : Yann Geshors

Plusieurs habitats sont représentés : bois de Pins d'Alep (Pinus halepensis) et de Chênes verts (Quercus ilex), maquis et garrigues sur le plateau et le cône, pelouses sèches sur les versants du cône, bois de Frênes riverains et méditerranéens le long du ruisseau de l'Ardaillou, cultures de céréales, oliveraies, pâtures et surtout près de 215 mares temporaires issues de l'exploitation du basalte lors de la construction du canal du Midi. Elles sont entourées d'une végétation remarquable, dont la rarissime Fougère d'eau à poils rudes (Marsilea strigosa), la Pilulaire délicate (Pilularia minuta), les Isoètes sétacé (Isoëtes setacea), grêle (I. setacea) et de Durieu (I. duriei), le Marsilea pubescent (Marsilea strigosa), la Renoncule à fleurs latérales (Ranunculus lateriflorus) et la Renouée de France (Polygonum romanum), une endémique languedocienne. La réserve protège aussi des insectes, des reptiles et des batraciens devenus parfois rares régionalement suite à l’urbanisation du littoral, comme le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), le Triton marbré (Triturus marmoratus) et la Grenouille de Pérez.

Accès : la Maison de la Réserve est située dans le centre de Portiragnes, au numéro 1 de la rue de la Tour, non loin de la mairie. La réserve naturelle de Roque-Haute est composée de plusieurs propriétés privées, et son accès est soumis à l’accord des propriétaires et du gestionnaire, l’AGRN.RH. Les visites du site se font donc exclusivement accompagnées par un guide de la réserve (courriel : roque.haute@espaces-naturels.fr - Site web : http://roque.haute.free.fr/).

Les oiseaux : plusieurs espèces d'oiseaux nichent dans la réserve ou à proximité immédiate et peuvent y être observées, comme le Rollier d’Europe, le Guêpier d’Europe, la Huppe fasciée, l'Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus), le Coucou-geai, le Petit-duc scops, le Grand-duc d'Europe (Bubo bubo), le Milan noir, le Faucon hobereeau et le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus).

L'aéroport de Béziers-Cap-d'Agde en Languedoc et les cultures voisines

Outarde canepetière (Tetrax tetrax) mâle

Outarde canepetière (Tetrax tetrax) mâle dans la plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône).
Photographie : Samuel Desbrosses

La plaine de Béziers-Vias, qui s'étend à l'est de la ville de Béziers, est parcourue par le Libron, l'Orb et l'Hérault. Elle est composée d'une mosaïque de parcelles cultivées ou en friches, de garrigues parfois inondables où poussent des carex et des joncs, de petits bois et surtout des pelouses sèches de l'aéroport de Béziers-Cap-d'Agde en Languedoc (ou de Béziers-Vias). La flore compte plusieurs espèces remarquables, comme la Salicaire à feuilles de Thym (Lythrum thymifolium) et l'Isoète de Durieu.
Le Lézard ocellé (Timon Lepidus) et le Psammodrome d'Edwards (Psammodromus edwarsianus) fréquentent les vignobles et les friches. Le Pélobate cultripède vit dans les garrigues inondables et dans les parcelles cultivées. 

Accès : depuis Portiragnes, prendre la direction de Vias puis de l'aéroport de Béziers-Cap-d'Agde en Languedoc. Observer depuis les petites routes qui sillonnent les alentours de l'aéroport. 

Les oiseaux : la "vedette" de ce site est l'Outarde canepetière (Tetrax tetrax), dont plus d'une vingtaines de chanteurs peuvent être entendus sur les pelouses de l'aéroport et dans les vignobles voisins. Le Busard cendré (Circus pygargus), le Pipit rousseline (Anthus campestris), l'Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus), le Coucou geai, le Rollier d'Europe, la Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) et la Huppe fasciée sont aussi nicheurs.
Cet aéroport est l'un des rares sites d'hivernage de l'Outarde canepetière en France : de 100 à 300 oiseaux y sont comptés chaque année en janvier.

D'autres zones humides d'un grand intérêt

La côte héraultaise est riche en zones humides très intéressantes. En dehors du secteur abordé dans cet article, nous vous conseillons de visiter entre autres l'étang de Capestang, situé près du village de Capestang, l'étang de Vendres, proche de Vendres-Plage, et la réserve naturelle du Bagnas, près du village d'Agde. L'accès à ces sites est parfois réglementé en dehors des observatoires publics, mais des visites guidées sont organisées.

Contact

Yann Geshors - Page Facebook : https://www.facebook.com/geshors - Compte Twitter : https://twitter.com/ygeshors  - Site web de l'Association de Sauvegarde du Littoral des Orpellières : http://asso-orpellieres.e-monsite.com/

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