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Observer les oiseaux dans la baie et la basse vallée de la Somme

Une sélection de bons sites pour observer les oiseaux, dont le sentier d'accès à la mer près de Saint-Quentin-en-Tourmont où des Becs-croisés perroquets ont été observés en novembre 2017.

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Observer les oiseaux dans la baie et la basse vallée de la Somme

Vue du sentier d'accès à la mer près de Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme) : des Becs-croisés perroquets (Loxia pytyopsittacus) ont été observés en novembre 2017 dans les Pins laricios plantés dans les dunes.
Photographie : Ornithomedia.com

La Somme est un fleuve côtier picard de 245 kilomètres de long qui a creusé une vallée encaissée dans le plateau crayeux picard. Du fait de son lent débit et de la faible pente, sa vallée inférieure (ou basse vallée), en particulier à partir du secteur d'Abbeville, est parsemée d'étangs et de prairies humides. Elle se jette dans la Manche dans une baie de près de 70 km² qui s'étend entre la pointe du Hourdel au sud et la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont au nord. Cette vaste zone est d'une grande richesse ornithologique grâce à des milieux naturels variés (massif dunaire, bancs de sable, vastes vasières, prés salés ou mollières) et à sa situation géographique le long d'une importante voie de migration des oiseaux. Une réserve naturelle, qui englobe le fameux parc ornithologique du Marquenterre, a été créée en 1994 dans sa partie nord. D'autres secteurs naturels côtiers sont aussi d'un grand intérêt, comme le Hâble d'Ault et les falaises d'Ault-Onival.Nous vous proposons une sélection de bons secteurs ornithologiques à découvrir dans la basse vallée et dans la baie de la Somme, mais aussi le long de la côte picarde.
Nous remercions Philippe Deloubrière, Vincent Caron, Valentin Condal, Yves Massin et les organisateurs du Festival de l'Oiseau et de la Nature pour leur aide dans la rédaction et/ou l'illustration de cet article.

Abstract

The Somme is a French coastal river which has carved a valley in the plateau of Picardy. Because of its slow speed and the low slope, the lower valley (valley or low), especially from the city of Abbeville, is dotted with ponds and wet meadows. It flows into the English Channel in a large bay extending from the pointe de Hourdel in the south and the pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont in the north. This birdlife of this large area is very rich because of varied habitats (dune, sandbanks, mudflats, salt marshes ...) and its location along an important flyway. A nature reserve, encompassing the famous Marquenterre Ornithological Park, was created in 1994 in the northern part. Other natural coastal areas are also of great interest, such as the Hâble d'Ault and the cliffs near Ault.
In this article, we present you a selection of good birding areas along the low valley of the Somme, in the bay of Somme and along the Picardy coast. We thank the photographs and the organizers of the Festival de l'Oiseau et de la Nature for their help.

La baie de Somme

Carte de la Picardie maritime et quelques bons sites d'observation

Les sites décrits dans cet article : (1) les étangs proches de Longpré-les-corps-saints, (2) les étangs de Bray-ls-Mareuil et de Mareuil-Caubert, (3) le parc municipal de la Bouvaque, (4) la réserve naturelle de Grand-Laviers, (5) les environs de la renclôture Beauvisage, (6)  la renclôture Elluin, (6) le marais de Sally-Bray, (7) le bassin de chasse du Crotoy, (8) les étangs de la Bassée, (9) l'embouchure de la Maye, (10) le parc ornithologique du Marquenterre, (11) le banc de l'Illette, (12) le sentier d'accès à la mer depuis Saint-Quentin-en-Tourmont, (13) la pointe du Hourdel, (14) les plages de Brighton et de la Mollière-d'Aval, (15) la réserve de chasse du Hâble d'Ault et (16) les falaises d'Ault.
Carte : Ornithomedia.com

Mollières, vasières et oiseaux

La baie de Somme représente, après la baie de Seine, le deuxième grand complexe estuarien du nord-ouest de la France. Elle s'ouvre sur la Manche sur une distance de cinq kilomètres entre les pointes de Saint-Quentin et du Hourdel, et s'enfonce sur 12 km. Elle couvre 7 200 hectares. Elle comprend les estuaires de la Somme et de la Maye. Elle est composée de différents habitats : prés salés ou mollières, dunes et plantations de pins (massif dunaire du Marquenterre), prairies et cultures (parc ornithologique du Marquenterre), vasières et bancs de sable qui se découvrent à marée basse.
Une réserve naturelle, qui couvre près de 3 000 hectares, a été créée au nord-ouest de la baie. Sa partie terrestre, qui correspond au parc ornithologique du Marquenterre, s'étend sur environ 200 hectares et appartient dans sa quasi-totalité au Conservatoire du Littoral et des Espaces Lacustres.
Plus de 350 espèces d’oiseaux ont été observées en baie de Somme. Les bancs sablo-vaseux constituent un habitat favorable pour le stationnement des canards et des limicoles pendant les migrations et en hiver.  
Plusieurs espèces se reproduisent dans la baie, en particulier dans le parc ornithologique du Marquenterre : Héron cendré, Aigrette garzette (Egretta garzetta), Avocette élégante, Echasse blanche (Himantopus himantopus), Hîtrier pie, Grand Gravelot, Petit Gravelot, Canards colvert, chipeau et souchet, Sarcelle d'hiver, Tadorne de Belon...
Durant les périodes de migration, possibilité de voir de nombreux canards, des oies (dont l'Oie cendrée et la Bernache cravant), des limicoles (dont parfois des espèces américaines), des groupes de Spatules blanches (Platalea leucorodia), plusieurs espèces de sternes, passereaux (pipits, bergeronnettes, pinsons, alouettes ou grives, dont parfois des raretés), des rapaces dont le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) et le Faucon émerillon (Falco columbarius), parfois la Cigogne noire (Ciconia nigra) ou la Sterne caspienne (Hydroprogne caspia).
En hiver, nombreux canards de surface et plongeurs, parfois Bernache nonnette (Branta leucopsis), limicoles (Courlis cendré et corlieu, Huîtriers pies, Bécasseaux variables, Barges rousses,...), plusieurs espèces de laridés, Faucons émerillon et pèlerin (Falco columbarius), Hibou des marais (Asio flammeus), parfois Buse pattue (Buteo lagopus), passereaux nordiques dont le Bruant des neiges (Plectrophenaux nivalis) et parfois la Linotte à bec jaune (Carduelis flavirostris)...
Outre les oiseaux, il faut signaler la présence d'une colonie de Phoques veaux-marins (Phoca vitulina), visible par exemple depuis la Pointe du Hourdel.

Le banc de l'Illette

Le trajet le long du parc du Marquenterre

La limite sud du parc ornithologique du Marquenterre, au nord de la baie de Somme.
Photographie : Ornithomedia.com

Le Banc de l'Illette, situé à l'extrémité nord de la réserve naturelle de la baie de Somme, est un ancien banc de sable autrefois submergé lors des marées hautes et aujourd'hui couvert d'une végétation herbacée et arbustive. C'est l'un des endroits les plus calmes du Nord de la France, mais surtout un site ornithologique de plus en plus connu par les ornithologues locaux et par les observateurs de passage (lire Observer les oiseaux sur le banc de l'Illette). C'est un secteur d'un intérêt majeur pour le suivi de la migration active des passereaux et des rapaces : une très grande variété d'oiseaux (une centaine d'espèces chaque année) peut y être notée en passage. Les effectifs qui y transitent durant la journée (la migration nocturne n'étant pas suivie) s'élèvent à plusieurs centaines de milliers d'oiseaux et pourraient même atteindre ou dépasser le million d'individus ! Pour en savoir plus, lire notre article Observer les oiseaux sur le banc de l'Illette.

Accès : le banc de l'Illette peut être visité  depuis l'aire de stationnement de la Maye (accessible depuis Le Crotoy), en traversant la passerelle sur la Maye, en longeant la limite sud du parc ornithologique du Marquenterre.

Le parc ornithologique du Marquenterre

Cet espace de 260 hectares s'étend au nord de la baie de Somme. Il est composé de dunes, de forêts et de prairies humides. Des sentiers et des observatoires offrent de très bonnes conditions d'observation. Plus de 360 espèces d’oiseaux y ont été observées.  

Accès : depuis Abbeville ou Rue, le parc ornithologique du Marquenterre est bien indiqué par des panneaux.
Pour en savoir plus, visitez les sites web Baiedesomme.org et maquenterrenature.com.

Les dunes boisées près de Saint-Quentin-en-Tourmont

Le sentier d'accès à la mer

Vue du sentier d'accès à la mer, près de Saint-Quentin-en-Tourmont : il traverse une forêt de Pins laricios plantés dans les dunes.
Photographie : Ornithomedia.com

Entre la baie de Somme et la baie d'Authie au nord (lire Observer les oiseaux et les phoques en baie d'Authie) s'étend une vaste massif dunaire. Les dunes situées à la pointe de Saint-Quentin, à l'extrémité nord de la baie de Somme, sont rachetées en 1923 par l'industriel Henri Jeanson pour en faire un terrain de chasse : ce domaine d'un millier d'hectares est repris en 1938 par Michel Jeanson, et il est à l'origine du parc ornithologique du Marquenterre et du domaine de Marquenterre. Après la Seconde Guerre Mondiale, des propriétaires forment une association syndicale destinée au boisement des dunes littorales, et le Pin laricio de Corse (Pinus nigra corsicana) est privilégié car il est bien adapté au climat picard (il exige une assez forte pluviométrie annuelle tout en tolérant des sols secs et sableux). Malgré une apparente homogénéisation des paysages, cet enrésinement a tout de même permis le maintien d'une mosaïque de milieux (pelouses pionnières des pannes, prairies humides dunaires, pelouses des dunes grises et  fourrés à troène et à argousier).
Cette forêt de conifères est le domaine de plusieurs passereaux dont le Roitelet huppé (Regulus regulus), les Mésanges huppée (Lophophanes cristatus) et noire (Periparus ater), le Geai des chênes (Garrulus glandarius), les Pic épeiche (Dendocopos major) et noir (Dryocopus martius). Le Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra) est un nicheur rare, mais des arrivées d'oiseaux venus d'Europe du Nord sont régulières en automne. En novembre 2017, dans le cadre d'un afflux dans le nord de l'Europe (lire Afflux de Becs-croisés perroquets dans le nord de l'Europe en octobre 2017), des petits groupes de Becs-croisés perroquets (Loxia pytyopsittacus) ont été observés le long du sentier d'accès à la mer, en particulier près de l'aire de stationnement. En suivant le sentier, vous pourrez également trouver des traces et des indices de la présence du Sanglier d'Europe (Sus scrofa), du Chevreuil (Capreolus capreolus) et du Mouflon de Méditerranée (Ovis gmelini musimon).

Accès : depuis le village de Rue, rejoindre Saint-Quentin-en-Tourmont et se garer au niveau du parking du sentier d'accès à la mer (voir sa localisation). Vous pouvez le suivre jusqu'à la mer (3,6 km de long).

Bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus) mâle

Bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus) mâle le long du sentier d'accès à la mer, Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme), le 25/11/2017.
Photographie : Yves Massin
Bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus) mâle

Bec-croisé perroquet (Loxia pytyopsittacus) mâle le long du sentier d'accès à la mer, Saint-Quentin-en-Tourmont (Somme), le 25/11/2017.
Photographie : Yves Massin


L'estuaire de la Maye

Le parking de la Maye

Vue de l'aire de stationnement de la Maye (Somme). 
Photographie : Ornithomedia.com

Ce petit fleuve côtier se jette dans le nord de la baie de Somme. Les habitats sont composés de mollières, de dunes et de vasières découvertes à marée basse. Ce site est très intéressant, notamment pour l'observation des limicoles et des passereaux. C'est l'un des meilleurs secteurs en hiver pour avoir une chance de voir les Bruants des neiges et lapon (Calcarius lapponicus), et parfois la Linotte à bec jaune (Carduelis flavirostris).

Accès : on peut rejoindre le parking (aire de stationnement) de la Maye depuis Le Crotoy.

Le bassin de chasse du Crotoy

Le bassin (de retenue) de chasse du Crotoy, qui couvre plus de 40 hectares au nord de la baie de Somme, est séparé de cette dernière par une digue et par des écluses. Il a été créé pour lutter contre l'ensablement du port du Crotoy.
Il s'agit d'un très important site pour le stationnement de milliers de limicoles (bécasseaux, Huîtriers pies, courlis, pluviers, chevaliers, gravelots...) durant les migrations et en hiver.

Accès : le bassin de chasse est facilement accessible depuis Le Crotoy, et une piste cyclable permet de le longer.

Les marais (étangs) de la Bassée au Crotoy

Ce sont de beaux marais (chassés : présence de nombreux canards éjointés) constitués de plans d'eau peu profond, de roselières, de bois et de prairies inondables. Cette zone humide est fréquentée durant les migrations par de nombreux canards de surface (Canards colvert, chipeau et souchet, Sarcelles d'hiver et d'été...), le Tadorne de Belon, la Spatule blanche, le Vanneau huppé... Au printemps, une colonie de Mouettes rieuses s'installe. Les Grèbes huppé et castagneux, le Cygne tuberculé, la Foulque macroule sont également nicheurs.

Accès : ces marais sont facilement accessibles depuis le Crotoy par la D 4 (= rue des mouettes) en direction de Saint-Firmin. Une piste cyclable les longe.

La pointe du Hourdel

Vue de la pointe du Hourdel (Somme)

Le cordon de galets qui s'étend du Hourdel jusqu'à Ault.
Photographie : Ornithomedia.com

La pointe du Hourdel est située au sud de la baie de Somme. Il s'agit de l'extrémité d'un cordon de sable et de galets qui s'avance en crochet dans la baie. Un phare a été installé à proximité. Ce site est le meilleur de la baie pour observer les oiseaux marins (labbes, canards marins, Fou de Bassan, Alcidés, limicoles, goélands et mouettes, sternes, plongeons, grèbes...) durant les périodes de migration. En hiver, possibilité de voir en mer des plongeons et des grèbes. Sur le cordon de galets et à l'arrière de celui-ci, des groupes de passereaux nordiques (Bruants des neiges et lapon, voire Alouette haussecol et Linotte à bec jaune) sont possibles durant la mauvaise saison. C’est ici que l’on a le plus de chance de voir des phoques au repos sur les bancs de sable qui se découvrent à marée basse. Août correspond à la période de mise bas chez les phoques et la période de mue pour les imposants Phoques gris. Il est important de ne pas les déranger lorsqu'ils se reposent sur les bancs de sable (observation à distance aux jumelles depuis la pointe du Hourdel et sorties organisées par la Maison de la baie de Somme et l'association Picardie Nature).

Accès : Le Hourdel est situé à 9 km à l’ouest de Saint-Valéry-sur-Somme.

Les plages de Brighton et de la Mollière-d'Aval

Il s'agit d'une zone côtière au nord de Cayeux-sur-Mer où se succèdent mollières, dunes et cordon de galets. Cette portion de côte bien conservée permet de voir les mêmes espèces que depuis la pointe du Hourdel. C'est surtout un excellent site pour rechercher en hiver des passereaux nordiques (Bruants des neiges et lapon, Linotte à bec jaune et  Alouette haussecol).

Accès : depuis Le Hourdel, suivre la petite route côtière D 102 vers Cayeux-sur-Mer. S'arrêter le long de la côte près des villages de Brighton et la Mollière-d'Aval. Garez-vous et marchez sur le cordon dunaire.

Le Hâble-d'Ault et les falaises d'Ault

Hibou des marais (Asio flammeus)

Le Hibou des marais (Asio flammeus) est un hivernant régulier au Hâble d'Ault (Somme).
Photographie : Marc Fasol

La réserve de chasse et de faune sauvage du Hâble-d'Ault

Le Hâble d'Ault est une zone humide côtière située au sud de Cayeux-sur-Mer, isolée de la Manche par un cordon de galets, et composée de prairies herbeuses, de marais, de pelouses sèches, de plans d'eau et de roselières.
Le Conservatoire du littoral a acquis, depuis 1986, plus de 100 hectares de terrains dans cette zone, qui s'ajoutent aux 62 hectares de cette réserve gérée par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).  Ce site naturel abrite une faune et une flore riches et il est considéré comme une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Z.N.I.E.F.F.). On y a recensé 270 espèces d'oiseaux.
Plusieurs espèces d'oiseaux y nichent : Canard souchet, Sarcelle d'été, Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), Fuligules milouin (Aythya ferina) et morillon, le Grand Gravelot, le Gravelot à collier interrompu, le Petit Gravelot, l'Avocette élégante, le Vanneau huppé, la Mouette rieuse, la Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus), la Sterne caugek (Sterna sandvicensis), la Panure à moustaches, le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), la Gorgebleue à miroir, le Butor étoilé...
Durant les périodes de migration, stationnement et passage de quelques groupes de canards et de Foulques macroules (Fulica atra), de limicoles, de guifettes, de passereaux, de Rallidés (Marouette ponctuée notamment), de rapaces (busards, faucons...). En mer, possibilité d'assister au passage des oiseaux marins (canards, limicoles, sternes, labbes, Alcidés, ...).
En hiver, des rassemblements de canards et de grèbes se forment sur les plans d'eau. Parmi les espèces visibles à cette saison, citons le Butor étoilé, la Buse pattue (Buteo lagopus) (rare), le Hibou des marais, le Faucon émerillon, le Faucon pèlerin, les trois espèces de plongeons, cinq espèces de grèbes, le Bruant lapon (rare), le Bruant des neiges, l'Alouette haussecol (Eremophila alpestris) (très rare) …

Vue des falaises d'Ault (Somme)

Vue des falaises d'Ault (Somme)
Photographie : Meneerke Bloem / Wikipedia

Accès : le Hâble d'Ault est facilement accessible depuis Cayeux-sur-Mer au nord ou Ault-Onival au sud. Des sentiers permettent de le parcourir. Une table d'orientation a été installée au niveau du lieu-dit de Hautebut.

Les falaises d'Ault-Onival

Ault constitue l'extrémité nord des hautes falaises de craie qui continuent ensuite sans interruption jusqu'à l'estuaire de la Seine. Pouvant atteindre 80 mètres de haut, leurs parois reculent en moyenne de 30 cm par an sous l'effet conjugué du gel, du vent, des vagues, des galets et des tempêtes. Elles constituent néanmoins un site de nidification pour plusieurs espèces : Fulmar boréal (Fulmarus glacialis), trois espèces de goélands, Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo), Choucas des tours (Corvus monedula), faucon pèlerin (Falco peregrinus). Possibilité aussi d'observer les oiseaux en mer.
Accès : le village d'Ault est accessible depuis Saint-Valéry-sur-Somme par la D 940. Il est possible d'observer les oiseaux en mer et sur les falaises depuis le bord de mer. Un sentier longe les falaises. Un parcours possible est décrit sur le site Recoin.fr.

Les étangs de la basse vallée de la Somme

Situation d'Abbeville (Somme)

Abbeville (Somme), une bonne base pour découvrir les étangs de la  basse vallée de Somme.
Carte : Ornithomedia

Une mosaïque d'étangs, de prairies et de bois

Une mosaïque d'étangs, de roselières (souvent colonisées par les saules) et de prairies humides s'étend le long de la Somme entre Longpré-les-Corps-Saints et le Grand-Laviers.
Ces étangs sont, pour une grande partie d’entre eux, des plans d’eau résultant de l’exploitation de la tourbe qui s’est poursuivie jusqu’au milieu du 20ème siècle. Même si une forte proportion de ces étangs est composée de propriétés privées dédiées à la pêche à la ligne et à la chasse, il existe des secteurs où la flore et la faune sont d’une grande richesse.
Des sentiers de randonnée ou de découverte permettent aux amateurs d’oiseaux d’observer une avifaune très variée au rythme des saisons. Bien que la végétation riveraine soit souvent luxuriante, il est toujours possible de trouver une ouverture sur l’eau libre et avoir l’opportunité de découvrir des choses intéressantes.
Au printemps, plusieurs espèces fréquentent la végétation aquatique qui borde les étangs : Rousserolles effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) et verderolle (Acrocephalus palustris), Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), Butor étoilé (Botaurus stellaris), Blongios nain (Ixobrychus minutus) (à partir du mois de mai), Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) et Râle d'eau (Rallus aquaticus). Les saules qui poussent parmi les roseaux sont l'habitat de la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica).
Le Canard colvert (Anas platyrhynchos), le Canard souchet (Anas clypeata), la Sarcelle d'été (Anas querquedula), les Grèbes huppé (Podiceps cristatus), castagneux (Tachybaptus ruficollis) et à cou noir (Podiceps nigricollis) (nicheur local), la Foulque macroule (Fulica atra), la Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus), le Cygne tuberculé (Cygnus olor), la Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) et le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) nichent sur ces plans d'eau, où pêche le Héron cendré (Ardea cinerea) (nicheur également). L'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) est une nicheuse rare et locale.
Dans les peupleraies et les arbres proches, on peut entendre le Loriot d'Europe (Oriolus oriolus), la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), les Fauvettes à tête noire (Sylvia atricapilla), des jardins (S. borin), grisette (S. communis) et babillarde (Sylvia curruca) et le Coucou gris (Cuculus canorus). Le Faucon hobereau (Falco subbuteo) est nicheur et peut être vu chassant les libellules à la fin du printemps et en été.
Dans les prés humides, parfois paturés par des chevaux camarguais et des vaches highlands introduits pour éviter l’envahissement des lieux par les saules, les Bergeronnettes grise  (Motacilla alba) et printanière (Motacilla flava), nombreuses en migration, mais dont certaines se reproduisent sur place, chassent les insectes. C'est aussi l'habitat du Tarier pâtre (Saxicola rubetra).
Dans les cultures, on peut entendre la Caille des blés (Coturnix cortunix) et observer la Perdrix grise (Perdix perdix), le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) et la Buse variable (Buteo buteo).
La richesse en libellules le long des étangs de la vallée de la Somme est aussi remarquable.
En automne, surtout à partir de la fin août, plusieurs espèces de limicoles font une halte sur les bords des étangs et dans les prairies humides : Bécassines sourde (Lymnocryptes minimus) (rare) et des marais (Gallinago gallinago), Bécasse des bois (Scolopax rusticola) dans les bosquets et les marais envahis par les arbustes, Chevaliers guignette (Actitis hypoleucos), culblanc (Tringa ochropus), sylvain (Tringa glareola) et arlequin (Tringa erythropus) (principalement), Canards colvert (Anas playrhynchos), chipeau (Anas strepera) et siffleur (A. penelope), Sarcelle d'hiver (Anas crecca), Fuligules milouin (Aythya ferina) et morillon (A. fuligula), Oie cendrée (Anser anser) (qui se nourrissent dans les champs du plateau picard voisin), Guifettes noire (Chlidonias niger) et moustac (Chlidonia hybridus), passereaux (gobemouches, pouillots, hirondelles ..).
A partir de novembre, des groupes de Grives mauvis (Turdus iliacus) et litorne (Turdus pilaris) se mêlent aux Grives musicienne (Turdus philomelos) et draine (Turdus viscivorus) locales, et des Grandes Aigrettes (Ardea alba) et des Grands Cormorans (Phalacrocorax carbo) fréquentent les étangs.

Les étangs de Longpré-les-Corps-Saints, de Long et du Catelet

Blongios nain (Ixobrychus minutus)

Le Blongios nain (Ixobrychus minutus) niche dans la vallée de la Somme.
Photographie : Joel Bruezière / Eyesonksy.com

Il s'agit d'un ensemble d’étangs tourbeux, de marais, de prairies et de bois humides en amont d’Abbeville. Une belle variété d’oiseaux des marais et des prairies humides, dont le Butor étoilé et le Blongios nain, peut être observée.

Accès : depuis Abbeville, prendre la D 901 vers Pont-Rémy, Long puis Long-prés-les-corps-saints.

Plusieurs circuits sont ensuite possibles :

  • le circuit de la "maison des marais"  : traverser la voie ferrée au niveau du panneau signalant la maison des marais (où est proposée une exposition sur la faune et la flore des zones humides) puis suivre le chemin vers la gauche. Plus d'informations sont disponibles sur le site www.baiedesomme.org.
  • Les rives de la chaussée-digue entre Long et le Catelet : depuis l'aire de stationnement près de l'ancienne centrale hydro-électrique, se diriger vers le pont pour atteindre la chaussée-digue qui longe les étangs.
  • les étangs du "paradis des pêcheurs" : à partir du pont de la centrale électrique, prendre le chemin qui longe le camping en suivant le canal. Au niveau du panneau d'information, tourner à la gauche en direction des étangs du "paradis des pêcheurs". Traverser ensuite la passerelle qui enjambe l’émissaire d'un étang et suivre le chemin qui longe les étangs de Vieulaines. Au niveau des étangs des provisions de Fontaine-sur-Somme, prendre le chemin à droite et, en longeant les étangs puis les prairies, aller jusqu’au pont de Cocquerel. De là, s’engager sur le chemin du halage vers la droite et retourner vers Long. Longer la Somme.
Carte des étangs proches de Long

Carte des étangs près de Long (Somme) : en rouge, quelques circuits de découverte possibles.
Carte : Ornithomedia.com d'après Vincent Caron
Vue des étangs de Long

Vue des étangs de Long (Somme).
Photographie : Vincent Caron

Etang proche de Mareuil-Caubert (Somme)

Un étang proche de Mareuil-Caubert (Somme) : au fond, une mare de hutte bien dissimulée.
Photographie : Vincent Caron

Les étangs de Bray-les-Mareuil et de Mareuil-Caubert

C'est également un ensemble d’étangs tourbeux de toute taille, de marais, de prairies et de bois humides (aulnes, bouleaux) situés au sud d’Abbeville. Situés à quelques kilomètres du centre d’Abbeville, ces plans d’eau sont le résultat de la forte activité d’extraction de la tourbe qui a perduré jusqu’au milieu du 20ème siècle. Devenus des lieux de villégiature populaire suite à la mise en place des congés payés et à la bonne desserte ferroviaire, ils sont prisés par les pêcheurs à la ligne et les chasseurs. Malgré la multitude de parcelles privées, certaines zones sont relativement accessibles à la promenade et recèlent des trésors inestimables. Dans le marais tourbeux poussent la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris), des orchidées discrètes et bien d’autres plantes aquatiques dont certaines très rares en Europe.
Parmi les espèces d’oiseaux remarquables, citons le Butor étoilé qui niche en petit nombre dans les grandes roselières, le Blongios nain et plusieurs espèces de passereaux paludicoles, dont la Gorgebleue à miroir. Durant les périodes de migration, on peut observer une intéressante variété d’oiseaux malgré la forte fréquentation.

Accès : Mareuil-Caubert est situé à 5 km au sud d'Abbeville. Il existe plusieurs possibilités de découverte depuis Mareuil-Caubert en empruntant les sentiers de pêcheurs.

La réserve naturelle de Grand-Laviers

Il s'agit des anciens bassins de décantation de la sucrerie d'Abbeville (fermée en 2010) qui ont été rachetés par la fédération des chasseurs de la Somme. Les bassins ont été remis en eau et des observatoires ont été aménagés. Plus de 160 espèces d'oiseaux y ont déjà été recensées. Parmi les nicheurs remarquables, citons l'Échasse blanche, l'Avocette élégante, le Tadorne de Belon, le Grèbe à cou noir et la Gorgebleue à miroir.

Carte de la réserve de Grand-Laviers (Somme)


Carte de la réserve de Grand-Laviers (Somme) : en rouge, des circuits dé découverte possibles.
Carte : Ornithomedia.com d'après Vincent Caron

Accès : cette réserve est située au sud du village de Grand-Laviers, à moins de 2 km à l'ouest d'Abbeville (via la D 40). Pour visiter la réserve, il faut contacter la fédération des chasseurs de la Somme. Plus d'informations sont disponibles sur leur site web.

Le parc municipal de la Bouvaque

Le parc municipal de La Bouvaque, situé au nord d'Abbeville, se compose de l'étang de La Bouvaque et des prés Collart : il s'agit de pâturages communaux et des anciens bassins de décantation de la sucrerie Béghin-Say transformés en une zone réservée à la promenade et à la pêche à la ligne. Notez qu'aux abords des étangs, on peut voir des "sources bleues" dont l’eau extrêmement claire jaillit à travers la couche de calcaire du sous-sol.
Ces étangs accueillent plusieurs passereaux paludicoles mais aussi quelques couples de Canards colverts, chipeaux et souchets, de Sarcelles d’hiver, de Fuligules milouins, de Grèbes huppés et castagneux. La Grande Aigrette est régulière en hiver et les étangs accueillent un dortoir de Mouettes rieuses et de Goélands cendrés (Larus canus).  

Accès : le parc municipal de La Bouvaque est situé dans les faubourgs de La Bouvaque et de Thuison d'Abbeville. Il est facile d'accès depuis le boulevard de la République.

Carte du parc municipal de la Bouvaque

Carte du parc municipal de la Bouvaque (Somme) : en rouge, quelques circuits possibles.
Carte : Ornithomedia.com d'après Vincent Caron
Vue du parc municipal de la Bouvaque

Vue du parc municipal de la Bouvaque (Somme).
Photographie : Vincent Caron


Renclôtures et marais près de Noyelles-sur-Mer

Grande roselière près de Noyelles-sur-Mer (Somme)

Grande roselière près de Noyelles-sur-Mer (Somme).
Photographie : Vincent Caron

La grande richesse des renclôtures

Non loin de la baie de Somme, en particulier à partir de Port-le-Grand et autour de Noyelles-sur-Mer, s'étendent des renclôtures, qui correspondent à des terrains gagnés sur la mer grâce à l'édification de digues datant du 19ème siècle (une fois la canalisation du fleuve Somme réalisée).
Les premières de ces renclôtures datent de 1845, et la dernière a été construite en 1911 (création également de la voie de chemin de fer reliant Noyelles-sur-Mer à Saint-Valery-sur-Somme). Il existe un échange constant d’eau entre la baie et la basse vallée et ainsi, un certain nombre de plans d’eau sont saumâtres.
Les renclôtures forment une mosaïque de milieux diversifiés (jonchées, cariçaies, roselières, prairies, plans d'eau). La grande roselière de la renclôture Elluin est en particulier remarquable.
Des marais, des haies, un réseau complexe de fossés et de chenaux, de rares plantations de peupliers et des cultures complètent le paysage. Le caractère inondable des prairies lui confère un intérêt supplémentaire.
Le gué de Blanquetaque est un haut lieu historique : il correspondait au passage obligatoire reliant le Ponthieu au Vimeu avant la canalisation de la Somme. Le chalet de Blanquetaque, acquis par le Syndicat Mixte Baie de Somme en 1996, est aujourd'hui une  maison RAMSAR. Elle est le siège d'un pôle d'études biologiques.

Panure à moustaches (Panurus biarmicus)

Panure à moustaches (Panurus biarmicus).
Photographie : Marc Fasol

La diversité des oiseaux nicheurs est remarquable : Sarcelle d’été (Anas querquedula) (plus de vingt couples certaines années), Canard souchet (Anas clypeata) (abondant), Canard pilet (Anas acuta) (nicheur exceptionnel), Sarcelle d’hiver (Anas crecca) (nicheuse probable en petit nombre), Canard chipeau (Anas strepera) (régulier mais avec de faibles effectifs), Tadorne de Belon (Tadorna tadorna)  (abondant), Panure à moustaches (Panurus biarmicus) (c'est son bastion de nidification pour toute la Picardie), Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) (assez rare en Picardie), Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) (dans les saules), Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides) (assez rare en Picardie, dans les grandes roselières), Cisticole des joncs (Cisticla juncidis) (nicheuse rare), Tarier des prés (Saxicola rubetra), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) (rare dans la Somme), Hypolaïs ictérine (Hippolais icterina) (apprécie les grands arbres, les haies d'Aubépines, les lisières de bois et de peupliers), Marouette ponctuée (Porzana porzana) (nicheuse relativement régulière), Marouettes poussin (Porzana parva) et de Baillon (Porzana pusilla) (exceptionnelles), Butor étoilé (Botaurus stellaris) (nicheur rare), Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) (a déjà niché sur le site), Busard des roseaux (Circus aeruginosus), Faucon hobereau (Falco subbuteo), Barge à queue noire (Limosa limosa) (seul site de nidification relativement régulier pour toute la Picardie), Huîtrier-pie (Haematopus ostralegus) (nicheur local), Vanneau huppé (Vanellus vanellus), Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) (nicheuse rare), Echasse blanche (Himantopus himantopus) (nicheuse de plus en plus régulière), Cigogne blanche (deux couples) ...
On peut aussi observer des effectifs importants d’Anatidés (Canards souchets, Sarcelles d’été, Canards pilets...) et de limicoles (Barges à queue noire, Bécassines des marais, Vanneaux huppés, Combattants variés, Courlis cendrés...) en migration, surtout au printemps.
Certaines espèces utilisent la basse vallée comme site de nourrissage : la Spatule blanche (Platalea leucorodia), l’Aigrette garzette (Egretta garzetta), le Héron garde-boeuf (Bubulcus ibis), la Grande Aigrette (Egretta alba), ... En hiver, jusqu'à 60 Cigognes blanches (Ciconia ciconia) peuvent être vues.
Des migrateurs rares ont déjà été notés comme le Jaseur boréal (Bombycilla garrulus) ou le Faucon kobez (Falco vespertinus).

Les environs de la renclôture Beauvisage

Carte du secteur de Noyelles-sur-Mer

Carte du secteur de Noyelles-sur-Mer (Somme) : en rouge, circuits possibles.
Carte : Ornithomedia.com

La renclôture Beauvisage, située sur la commune de Boismont, est une propriété du Conservatoire du Littoral et des espèces lacustres. Elle comprend des habitats tourbeux et halophiles très intéressants. Elle fait l'objet d'une gestion écologique afin d'augmenter sa biodiversité.
Les espèces nicheuses sont variées : Marouette ponctuée, Butor étoilé, Gorgebleue à miroir, ... Plus de 75 espèces d'oiseaux nicheurs ont été notées. Lors de la migration prénuptiale (février à mars), d'importants effectifs de canards (parfois supérieurs à 1500 oiseaux) peuvent être observés (Canards souchet, pilet et siffleur, Sarcelle d'hiver, ...).

Accès : cette renclôture est accessible à pied depuis le chalet de Blanquetaque en empruntant les chemins communaux.

La renclôture Elluin

Cette renclôture est située non loin de Noyelles-sur-Mer, en bordure de la baie de Somme. Elle est couverte d'une vaste roselière.
Des espèces nicheuses très intéressantes y sont présentes, comme la Panure à moustaches, le Busard des roseaux, la Locustelle luscinioïde, la Gorgebleue à miroir ou la Cisticole des joncs (petite population).

Accès : il est par exemple possible d'observer les oiseaux de cette renclôture en longeant la petite voie ferrée touristique de la baie de Somme. Mais il existe aussi plusieurs chemins communaux qui partent de Noyelles-sur-Mer.

Le marais de Sailly-Bray

Cette zone humide peu connue est située au nord de Noyelles-sur-Mer. Ce marais présente un paysage ouvert, avec seulement quelques bosquets en périphérie. Le coeur du marais est occupé par une vaste roselière humide traversée par de nombreux layons. Cette roselière est entourée de prairies humides et de milieux tourbeux pâturés par des chevaux rustiques, ainsi que par quelques ovins et bovins. Quelques mares de chasse, dont la célèbre "hutte des 400 coups", ont été creusées dans ce marais. Deux rivières, les Iles et le Dien, le parcourent.
C'est l'une des plus vastes roselières du département de la Somme : elle permet entre autres la nidification du Butor étoilé, du Busard des roseaux, de la Marouette ponctuée (Porzana porzana) et de la Gorgebleue à miroir. Une petite population de Tariers des prés (Saxicola rubetra) subsiste dans les prairies humides.  

Accès : ce marais s'étend entre les villages de Sailly-Bray, Bonnelle, Ponthoile et Nolette.

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