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Où observer la Glaréole à collier en Camargue ?

Conseils pratiques et sélection de bons secteurs pour rechercher ce beau limicole original en Grande et en Petite Camargue.

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Où observer la Glaréole à collier en Camargue ?

Glaréole à collier (Glareola pratincola) mâle dans une rizière entre Le Sambuc et Salin de Giraud, Camargue (Bouches-du-Rhône), mai 2018.
Photographie : Michel Leroux

La Camargue est une région naturelle méditerranéenne française de 150 000 hectares s'étendant entre Arles, le Grau-du-Roi et Fos-sur-Mer, à cheval sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard. Elle est composée de la Camargue proprement dite, ou Grande Camargue, délimitée par les deux bras du Rhône (le Grand et le Petit-Rhône), de la Petite Camargue ou Camargue gardoise, située à l'ouest du Petit-Rhône (essentiellement dans le département du Gard), et du Plan du Bourg, qui s'étend entre le Grand-Rhône et la Crau (Bouches-du-Rhône).
Malgré les actions humaines qui ont profondément modifié les habitats naturels, le patrimoine naturel camarguais est exceptionnel : on y trouve en particulier les seules ou les principales populations reproductrices françaises de plusieurs espèces d'oiseaux comme le Flamant rose, la Sterne hansel, le Goéland railleur et la Glaréole à collier. Ce dernier limicole, qui ressemble à une hirondelle géante avec ses ailes pointues et sa queue fourchue, est un nicheur rare formant des colonies : ses effectifs (entre 37 et 127 couples sur la période de 2000 à 2015) et les emplacements de ses sites de nidification varient d'une année sur l'autre, et son observation fait partie des "objectifs" de la plupart des amateurs visitant la région.
Dans cet article, nous vous donnons des conseils pour rechercher cette espèce en Grande et en Petite Camargue. Nous remercions Michel Leroux et Laurent Rouschmeyer pour leurs photos.

Abstract

The Camargue is a natural French Mediterranean wetland of 150 000 hectares extending between the cities of Arles, Grau-du-Roi and Fos-sur-Mer, in the departments of Bouches-du-Rhone and Gard. It is composed of the "real" Camargue or Grande Camargue, which extends between the two branches of the Rhône River (the Grand and the Petit-Rhône), the Little Camargue or Camargue gardoise, extending west of the Petit-Rhône, mainly in the department of Gard, and the Plan du Bourg, an area located between the Grand-Rhône and the steppes of the Crau (Bouches-du-Rhône).
Despite human interventions that have profoundly changed the habitats, the Camargue hosts an exceptional biodiversity, including the only or the main French breeding populations of several bird species such as the Flamingo, the Gull-billed Tern, the Slender-billed Gull or the Collared Pratincole. This wading bird, which looks like a giant swallow with its pointed wings and its forked tail, is a rare breeder forming colonies: its population (between 37 and 127 pairs over the period 2000 to 2015) and the locations of the colonies vary from one year to the next. In this article, we give you some tips to search this wader in Great and Little Camargue. We thank Michel Leroux and Laurent Rouschmeyer for their photos.

La Glaréole à collier (Glareola pratincola)

Couple de Glaréoles à collier (Glareola pratincola)

Couple de Glaréoles à collier (Glareola pratincola) dans une rizière en Camargue (Bouches-du-Rhône) en mai 2018 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Michel Leroux

Longueur : 24 à 28 cm.

Description : la Glaréole à collier est un limicole original, à la silhouette allongée et la queue fourchue le faisant ressembler à une hirondelle géante. Les parties supérieures sont brun gris, la gorge est beige finement bordée de noir, la poitrine est  brun gris teintée  d’ocre, le croupion est blanc, le dessus de l'aile est brun et noir et le bord postérieur est blanc, les couvertures sous-alaires sont brun-roux, le bec est court, légèrement recourbé et bicolore (noir avec la base rouge vif) et les pattes sont grises.
Chez l'adulte, la mue complète se déroule entre juillet et septembre : en plumage internuptial, la gorge claire et le collier noir sont moins bien définis.
Le mâle et la femelle se ressemblent étroitement : les lores (zone entre l'oeil et la base du bec) sont noirs chez le mâle et brun olive chez la femelle, et le dessin de la gorge est moins bien défini chez cette dernière. Le juvénile a le dessus écailleux et il ne possède pas de collier.  

Voix : ses cris ("kittt", "kittik"...) sont nasillards et perçants et ressemblent à ceux de la Sterne naine (Sternula albifrons).

Écoutez ci-dessous un enregistrement des cris de Glaréoles à collier en Espagne le 05/04/2017 (source : Xeno-canto) :



Habitat : la Glaréole à collier niche dans des milieux ouverts (vasières asséchées, sansouires, prairies à saladelles, steppes, labours..) et chasse dans les prairies humides, les rizières, les marais...

Répartition : la Glaréole à collier niche de façon discontinue du bassin méditerranéen au Kazakhstan et au Pakistan en passant par le Moyen-Orient. Elle hiverne en Afrique tropicale subsaharienne.

Biologie

La Glaréole à collier chasse les insectes, surtout en vol, tôt le matin et le soir. Parmi ses proies figurent les orthoptères, les coléoptères, les diptères (mouches, moustiques), les hyménoptères (guêpes, abeilles...), les papillons et les libellules.
C'est une espèce migratrice : elle arrive en France dès le mois d’avril et repart entre août et septembre. Elle niche en colonies plus ou moins grandes (pouvant atteindre plusieurs centaines de couples en Roumanie par exemple). Elle s'associe souvent à d’autres espèces pour nicher, comme l’Échasse blanche (Himantopus  himantopus), le Vanneau huppé (Vanellus  vanellus), l’Oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et la Sterne naine. Les adultes défendent activement leur nid et houspillent les intrus, même de grande taille.

Glaréole à collier (Glareola pratincola) mâle

Glaréole à collier (Glareola pratincola) mâle (notez les lores noires et la bordure nette de la gorge) entre Le Sambuc et Salin de Giraud, Camargue (Bouches-du-Rhône) en mai 2018 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Michel Leroux
Glaréole à collier (Glareola pratincola) femelle

Glaréole à collier (Glareola pratincola) femelle (notez les lores brunâtres et la bordure moins nette de la gorge) entre Le Sambuc et Salin de Giraud, Camargue (Bouches-du-Rhône) en mai 2018 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Michel Leroux


Statut en France

Situation de la Camargue (Bouches-du-Rhône)

Situation de la Camargue (Bouches-du-Rhône et Gard).
Carte : Ornithomedia.com

En  France, la Glaréole à collier est un nicheur rare et localisé : actuellement, la plupart des couples se reproduisent en Grande Camargue (entre le Grand et le Petit-Rhône), et de façon irrégulière en Petite Camargue gardoise. Autrefois, son aire de nidification française était plus vaste, allant des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, mais elle a régressé, principalement à cause de la destruction des zones humides. Entre 1937 et 1967, des colonies étaient installées autour de l’étang du Vaccarès (téléchargez une carte des bons coins ornithos du centre de la Camargue), dans le Plan du Bourg (entre la Camargue et la Crau) (lire Observer les oiseaux dans la réserve naturelle des marais du Vigueirat), dans la plaine de la Crau (lire Une carte des bons spots du cœur de la Crau à télécharger) et autour du golfe de Fos (lire Observer les oiseaux en hiver le long du golfe de Fos).
Outre la destruction des zones humides, les menaces sont les variations soudaines du niveau de l'eau au printemps, l'embroussaillement des milieux favorables et les dérangements.
La population nicheuse française varie d'une année sur l'autre, entre 37 et 127 couples sur la période allant de 2000 à 2015 (Kayser 2016). Le succès de la reproduction est également variable (de zéro à trois poussins par couple en France en 2016).

Protéger et suivre les glaréoles en Camargue

Plusieurs mesures peuvent être prises pour protéger la Glaréole à collier en Camargue :

  • limiter des dérangements durant la période de nidification
  • empêcher les travaux sur les parcelles qui accueillent une colonie
  • empêcher l'irrigation des cultures, marais ou labours accueillant une colonie avant que les poussins ne soient âgés de 15 jours
  • signaler toute présence de glaréoles ou même participer au suivi des colonies
  • gérer le niveau de l'eau de façon appropriée (assèchement progressif en fin de printemps ou en début d’été et total en fin d’été, jusqu’aux pluies d’automne)
  • limiter ou interdire l’usage d’insecticides, de vermifuges et d'antiparasites dans les zones utilisées par les colonies.

Des actions de conservation  sont menées par la fondation de la Tour du Valat et le Parc Naturel Régional de Camargue pour sensibiliser le public et les propriétaires concernés. La Glaréole à collier est une espèce d’intérêt communautaire et la Camargue est un site Natura 2000 : des fonds européens financent le suivi de l'espèce et la gestion adaptée des parcelles favorables.
Vous pouvez enfin transmettre vos observations à l'adresse kayser@tourduvalat.org et contribuer ainsi au suivi et à la sauvegarde de l'espèce en Camargue. Vous pouvez aussi saisir vos observations sur obsnature-camargue.net.

Quelques conseils pratiques pour observer la Glaréole à collier

Glaréole à collier (Glareola pratincola) en vol

Glaréole à collier (Glareola pratincola) en vol dans une colonie (39 oiseaux comptés) en Camargue le 08/05/2016 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Laurent Roushmeyer

Les colonies de Glaréoles à collier sont instables et les sites de nidification camarguais varient d'une saison à l'autre, mais certains secteurs sont particulièrement favorables et accueillent régulièrement des nicheurs. Les couples peuvent s'installer dans des sansouires, des marais asséchés, des prairies ou des labours (riz, sorgho ou melon). Les premiers oiseaux sont notés à la fin du mois d'avril, et tous repartent en septembre. Les glaréoles se rassemblent en groupes parfois importants au moment de leur arrivée (à la fin du mois d'avril) et à la fin de l'été.
Le meilleur moment pour rechercher les glaréoles est la fin de l'après-midi, quand les oiseaux recherchent le plus activement les insectes. Quand elles sont posées, les glaréoles sont difficilement repérables, mais elles chassent en vol et elles se mélangent souvent aux sternes, aux guifettes et aux martinets. Elles signalent leur présence par leurs cris grinçants qui ressemblent à ceux des sternes. Une longue-vue est conseillée pour "scanner" plus facilement une zone donnée.
En Camargue, les propriétés privées sont nombreuses, et il faut donc observer depuis les petites routes ou les observatoires publics, sans gêner la circulation (voitures et machines agricoles).
Il ne faut jamais pénétrer dans une zone occupée par une colonie car les glaréoles sont très sensibles aux dérangements (téléchargez notre code de bonne conduite pour les photographes).
En se basant sur des observations publiées lors des années précédentes (voir une synthèse d'observations récentes) et les résultats d'une étude publiée en 2017 par le domaine de la Tour du Valat, voici ci-dessous quelques sites particulièrement favorables.

Les marais de la Camargue gardoise

Bons secteurs pour observer la Glaréole à collier (Glareola pratincola) en Camargue

Bons secteurs pour observer la Glaréole à collier (Glareola pratincola) en Camargue (cliquez sur la carte pour l'agrandir)
Carte : Ornithomedia.com d'après La Tour du Valat

La Petite Camargue, ou Camargue gardoise, s'étend à l'ouest du Petit-Rhône et est assez peu connue : c'est pourtant la principale zone de nidification française de l'Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) (lire L'impressionnante progression de l'Ibis falcinelle en Camargue) et de la Talève sultane (Porphyrio porphyrio) (lire Observer la Talève sultane et l'Ibis falcinelle en Camargue gardoise).
C'est aussi un bon secteur pour la Glaréole à collier. La zone à prospecter s'étend autour des étangs du Charnier et de Scamandre et est bordée au nord par le canal du Rhône à Sète.
Au cours du printemps 2018, des oiseaux ont été vus régulièrement près du Pont des Tourradons (l'endroit où la D104 traverse le canal), au sud du hameau du Cailar : par exemple, huit oiseaux ont été observés le 18/05 au sud du pont et 11 le 05/05 au nord (dans le marais du Cadenet). En 2017, 29 oiseaux ont été comptés le 20/04, 30 le 22/07 et 40 le 14/07. En 2016, 56 glaréoles ont été observées le 07/05 au sud du pont.
Les alentours du canal des Capettes, qui passe entre les étangs du Charnier et de Scamandre et qui est longé par la D779 entre le Gallician et le Mas des Iscles, sont également favorables : 15 glaréoles ont été signalées le 27/07/2017 et 15 le 02/08/2017.
On peut aussi parfois voir des glaréoles dans le port de plaisance de Gallician : 14 ont par exemple été notées le 01/07/2016.
Précisons qu'en 2016, l'unique colonie gardoise était installée dans les Silos des Tourelles, au sud de l'étang du Charnier : 26 couveurs y ont été comptés le 01/06/2016 et une quarantaine de poussins se sont envolés malgré les nombreux dérangements (comblement d’étang, mise en culture et tentatives de prédation par des rapaces).
À l'ouest de l'étang de Charnier, 21 glaréoles ont été notées le 29/05/2017 près du Mas d'Anglas. Encore plus à l'ouest, 14 oiseaux ont été comptés le 17/08/2015 et 11 le 22/04/2018 depuis la Tour Carbonnière (commune de Saint-Laurent-d'Aigouze).

Le Mas d'Agon et La Chassagne

Les marais autour du Mas d'Agon et de La Chassagne, au coeur du delta du Rhône, sont également favorables. En avril et en mai 2009, des groupes pouvant atteindre 30 oiseaux ont par exemple été régulièrement vus depuis la voie communale entre le Mas d'Agon et la Chassagne (lire De bons secteurs pour observer la Glaréole à collier en Camargue en 2009). Le 24/04/2013, sept glaréoles ont été vues dans le marais du Mas d'Agon.

La réserve naturelle de la Tour du Valat et les marais proches

Glaréole à collier (Glareola pratincola) mâle

Glaréole à collier (Glareola pratincola) mâle dans une rizière en Camargue (Bouches-du-Rhône) en mai 2018 (cliquez sur la photo pour l'agrandir)
Photographie : Michel Leroux

La réserve naturelle de la Tour du Valat et les marais proches font partie des zones de nidification les plus régulières de la Glaréole à collier en Camargue. La réserve peut être parcourue lors de visites guidées. On peut aussi observer les oiseaux depuis l'observatoire public du marais du Verdier, le long de la D36 au nord du village du Sambuc, et depuis l'observatoire de l’étang de Grenouillet, installé le long de la route de Fiélouse au Sambuc, au nord de la réserve de la Tour du Valat.
En 2016, une colonie était installée dans le marais de Moncanard (18 couveurs début juin et 11 couples le 17/08), qui est longé par la D 36, et une autre (sept jeunes volants) au Grand Manusclat, situé de l'autre côté de la route : on peut observer les oiseaux depuis la départementale sans les déranger.
Le marais de Grenouillet, situé au nord de la Tour du Valat, constitue une zone de rassemblement pour les glaréoles : par exemple, 15 oiseaux ont été comptés le 20/04/2016, 13 le 22/08/2015 et jusqu'à 60 le 19/04/2013.
Le marais du Verdier, acquis en 2003 par la Fondation de la Tour du Valat et situé immédiatement au nord du Sambuc, est également à prospecter (quatre oiseaux le 15/08/2016). Un observatoire a été installé le long de la D36.

D'autres secteurs en Camargue et dans l'Hérault

La Glaréole peut être parfois vue dans le marais du Centre d'information de La Capelière (4 oiseaux notés le 13/04/2013).  L'espèce niche régulièrement dans le marais du mas de Julian, au nord du Mas du Pont de Rousty (où se trouve la maison du Parc Naturel Régional de Camargue), mais les oiseaux ne sont pas faciles à trouver dans ce grand secteur occupé par des propriétés privées : on peut parcourir la route communale C 113 reliant le Mas Saint-Césaire et le pont de Gimeaux, et la D 570 qui passe par le Mas du Pont de Rousty.
Dans l'Hérault, la Glaréole à collier niche aussi parfois en petit nombre dans le domaine de Tartuguière à Lansargues, au nord de l'étang de l'Or (lire Le domaine de Tartuguière : Laro-limicoles et raretés). Mathieu Garcia nous précise qu'en août, les adultes et les jeunes se posent parfois près du sentier du domaine (voir une photo prise le 6/08/2017).

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