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À la découverte des oiseaux du massif du Sancy (Puy-de-Dôme)

En octobre-novembre, le massif du Sancy accueille des bandes de Niverolles alpines et d'Accenteurs alpins, mais aussi quelques Tichodromes échelettes.

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À la découverte des oiseaux du massif du Sancy (Puy-de-Dôme)

Niverolles alpines (Montifringilla nivalis), puy Ferrand, massif du Sancy (Puy-de-Dôme), le 5/11/2015.
Photographie : Thierry Leroy

Les monts Dore sont un massif montagneux d'origine volcanique situé au centre du Massif central, dans le département du Puy-de-Dôme. Ils culminent à 1 885 mètres d'altitude au niveau du puy de Sancy, un sommet d'allure alpine, aux arêtes déchiquetées, qui tranche avec la plupart des autres montagnes auvergnates aux formes souvent arrondies et érodées. Avec d'autres puys de moindre hauteur et trois vallées glaciaires principales (de la Fontaine salée, de Chaudefour et du Mont-Dore), ils forment le massif du Sancy, une zone d'un grand intérêt pour le naturaliste malgré la présence de plusieurs équipements touristiques (pistes de ski, téléphériques, nombreux sentiers) et la forte fréquentation durant les fins de semaine et les vacances.
Les influences océanique et continentale, le relief tourmenté (qui offre un large éventail d’expositions) et l'altitude moyenne significative (1 220 mètres) expliquent la diversité des milieux : chênaies, hêtraies-sapinières, prairies humides, tourbières, pelouses landes subalpines à éricacées ou à poacées, éboulis et falaises, lacs, cascades et torrents. La flore est très riche et comprend un mélange de plantes alpines, boréales, atlantiques, méditerranéennes. On y trouve aussi six espèces ou sous-espèces endémiques d’Auvergne
Le Chamois, le Mouflon de Corse et la Marmotte des Alpes sont présents, mais ce sont surtout les oiseaux qui font la renommée de ce massif : en effet, c’est l'un des meilleurs secteurs d'Auvergne pour observer des oiseaux montagnards nicheurs intéressants comprenant le Monticole de roche, l'Accenteur alpin, le Merle à plastron, le Pipit spioncelle, le Grand Corbeau ou l'Hirondelle de rochers. La nidification du Tichodrome échelette a déjà été prouvée. D'autres espèces non nicheuses peuvent être vues comme l'Aigle royal et le Vautour fauve. En octobre-novembre, le massif du Sancy accueille des bandes de Niverolles alpines et d'Accenteurs alpins, mais aussi quelques Tichodromes échelettes.
Grâce à Jean-Benoît Carrotte et Guillaume Trapenat, qui nous a transmis plusieurs informations et photographies, nous vous proposons plusieurs bons coins pour observer les oiseaux typiques du massif. Nous remercions aussi Thierry Leroy, le conservateur de la réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy.

Abstract

The Monts Dore, of volcanic origin, are situated in center of the Massif Central, in the French department of Puy-de-Dome. They peak at 1,885 meters above sea level at the puy de Sancy. Despite the presence of several tourist facilities (ski slopes, lifts, many trails), the Sancy massif is a interesting natural area thanks to the oceanic and continental influences, the rugged landscape and the high altitude. The habitats are varied: oak, beech and fir forests, wet meadows, bogs, moors, subalpine heath, cliffs and scree, lakes, waterfalls and streams. The flora is very rich and includes alpine, boreal, atlantic and mediterranean species, and 6 endemic species or subspecies.
Chamois, Sheep and Alpine Marmot are present, but it is mainly for birds that people will visit the massif of Sancy as it's one of the best areas of Auvergne to watch mountain breeding birds including the Rock Thrush and the Alpine Accentor. In october-november, flocks of Snowfinches and Alpine Accentors can be watched, and some Wallcreepers can be found on cliffs.
Thank to Jean-Benoît Carrotte and Guillaume Trapenat, we propose you some good places to watch the most interesting birds species of the massif of Sancy.

Présentation du massif du Sancy

Situation du puy de Sancy (Puy-de-Dôme)

Situation du puy de Sancy (Puy-de-Dôme).
Carte : Ornithomedia.com

Le massif du Sancy est un complexe de volcans éteints depuis environ 200 000 ans. Il est dominé par le puy de Sancy qui culmine à 1 886 mètres d’altitude et entaillé par trois vallées glaciaires principales disposées en “étoile”, les vallées de la Fontaine salée, de Chaudefour et du Mont-Dore. Les températures annuelles moyennes y sont souvent inférieures à 8°C au-delà de 800 mètres d’altitude. Du fait de sa hauteur relativement élevée et de son exposition aux flux d'ouest océaniques porteurs d'humidité, les précipitations annuelles sont importantes (entre 1 800 mm et 2 000 mm) et la neige y fait son apparition dès le mois d'octobre. L'enneigement est en général abondant durant la période hivernale et les névés persistent en général jusqu'à mi-juillet. Les vents au sommet peuvent parfois être très violents et le temps peut changer radicalement d'une heure à l'autre. L’influence continentale s’exerce sur les versants "sous le vent", qui connaissent souvent des hivers secs et des orages de fin de printemps.
Les biotopes sont variés (chênaies, hêtraies-sapinières, prairies humides, tourbières, pelouses et landes subalpines à éricacées ou à poacées, éboulis et falaises, lacs, cascades et torrents), ce qui explique la grande diversité faunistique et floristique du massif. La flore est remarquable, avec près de 500 plantes inventoriées dont 64 sont protégées ou menacées. Au delà de 1 500 mètres poussent des plantes d’origine alpine et boréale comme la Soldanelle alpine (Soldanella alpina), l’Anémone soufrée (Pulsatilla alpina apiifolia), le Myosotis alpestre (Myosotis alpestris) ou le Saule nain (Salix herbacea). D'autres sont originaires de la zone atlantique comme l'Euphorbe d'Irlande (Euphorbia hyberna) et le Pavot du Pays de Galles (Meconopsis cambrica) ou de la région méditerranéenne comme le Genêt purgatif (Cytisus oromediterraneus). Six espèces ou sous-espèces endémiques d’Auvergne ont été recensées comme la Jasione crépue d’Auvergne (Jasione crispa arvernensis) et le Saxifrage de Lamotte (Saxifraga lamottei). Les tourbières de la vallée de la Fontaine salée accueillent aussi plusieurs espèces typiques comme le Saule des Lapons (Salix lapponum), l’Andromède à feuilles de polium (Andromeda polifolia) et la Droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia).
Entre octobre et mars, les prairies et les pâturages se colorent de blanc, de rose ou de jaune en fonction de la succession des floraisons des pétasites, des renoncules, des cardamines, des narcisses, des renouées, des compagnons, des scabieuses, des gentianes, des pissenlits, des potentilles, des jonquilles, des pavots, des lys et des géraniums.
L’élevage est la principale activité agricole. Plusieurs équipements touristiques ont été créés (téléskis, pistes), mais le massif du Sancy bénéficie de plusieurs protections : il fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne et deux réserves naturelles (de Chastreix-Sancy et de la vallée de Chaudefour) ont été mises en place. Il est conseillé de visiter la maison de la réserve de la vallée de Chaudefour, lqui est ouverte de mai à août et qui comprend un centre d’accueil-d’information et une boutique. Des expositions permanentes et temporaires permettent de découvrir les milieux, la flore, et la faune.
Le massif du Sancy est un “paradis” de la randonnée grâce à ses 670 km de sentiers balisés.

Vue du Puy de Sancy dans la réserve naturelle de Chastreix-Sancy

Vue du puy de Sancy dans la réserve naturelle de Chastreix-Sancy (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Jean-Benoît Carrotte
Le puy de Sancy vu depuis le Petit Buron

Le puy de Sancy vu depuis le Petit Buron (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Jean-Benoît Carrotte


Accès et des exemples de circuits

Carte du massif de Sancy et exemples de circuits

Carte du massif de Sancy et deux exemples de circuits (traits rouge et marron). Points rouges : bons sites en automne pour voir la Niverolle alpine, le Tichodrome échelette et l'Accenteur alpin.
En (1) cascade du Serpent, (2) cascade de la Dore, (3) cascade de l'Aigle, (4) cascade la Biche, (5) cascade de la Pérouse. La "maison de la réserve" est celle de la vallée de Chaudefour.
Carte : Ornithomedia.com d'après Jean-Benoît Carrotte

Le puy de Sancy est situé à 35 kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand. Depuis la ville de Mont-Dore, située à 4 km, prenez la route départementale 983 en direction du puy de Sancy et garez-vous sur l'aire de stationnement principale du téléphérique de la station du Sancy/du Mont-Dore. Si vous avez peu de temps, vous pouvez atteindre le sommet en prenant le téléphérique (trois minutes pour atteindre la gare supérieure à 1 775 mètres d'altitude) puis en gravissant en 20 minutes environ l'escalier en bois de 864 marches qui mène au sommet et à sa table d'orientation. Du sommet, les visiteurs peuvent profiter d'un immense panorama, en particulier sur les monts du Cantal, et par beau temps, ils peuvent apercevoir le mont Blanc, ce qui en fait le point le plus occidental d'où l'on peut voir le point culminant français.
Si vous disposez d'assez de temps, vous pouvez suivre le circuit suivant (en rouge sur notre carte), qui nécessitera une journée complète; mais qui pourra être raccourci en fonction de vos contraintes : depuis le parking de la station du Mont-Dore, rejoignez le Petit Buron à l'entrée du val de Courre, remontez cette vallée en suivant le petit sentier qui mène au puy Redon (1 722 mètres d'altitude). Il est conseillé de faire un rapide détour jusqu'à la Tour Carrée, un gros rocher spectaculaire d'où l'on a une belle vue sur la vallée de Fontaine salée.
Rejoignez ensuite le sentier balisé (GR 30) vers le col du puy Redon puis franchissez le Pas de l'Âne. Vous passez devant le val d'Enfer, un secteur encaissé et dangereux. Poursuivez sur le sentier jusqu’au sommet du puy de Sancy. Vous pouvez revenir à la station du Mont-Dore en prenant le téléphérique ou en suivant le sentier balisé qui passe par le col de la Cabane, le Pan de la Grange et longe les cascades de la Dore et du Serpent.
Un autre circuit (en marron sur notre carte) est intéressant (une journée est nécessaire) : depuis Chambon-sur-Lac, rejoignez la maison de la réserve naturelle de Chaudefour, suivez le sentier de découverte en direction de la cascade de Pérouse. Continuez sur la piste jusqu'au pont. En arrivant en vue des rochers de la Dent de la Rancune et de la Crête de Coq, on croise le sentier par lequel le retour s'effectuera (itinéraire des rochers de Liadouze). Prenez le sentier qui rejoint le cours d'eau et qui monte en lacets et qui traverse dans un premier temps une forêt. Vous aboutissez dans de grandes prairies en dessous de la montagne de la Plate. Le sentier bien marqué longe les crêtes et passe en contrebas de la gare d'arrivée du télécabine de la Perdrix de Super-⁠Besse. Il rejoint le puy de la Perdrix, passe en dessous du puy Ferrand et aboutit au col de la Cabane. De là, une montée raide permet d'atteindre le sommet du puy de Sancy. Depuis le col de la Cabane, dirigez-vous vers le Pan de la Grange, contournez la butte du Pan de la Grange par la droite et remontez en direction du puy de Cacadogne par les crêtes. Passez le Puy des Crebasses et redescendez le long du téléski du Grand Crebasse. Au moment où le sentier quitte nettement la crête pour descendre vers une station de télésièges en contrebas, empruntez un petit sentier qui suit la crête et traverse des bois aux arbres recouverts de lichens. Vers 1 410 mètres d'altitude, le chemin rejoint un autre sentier mieux marqué qui redescend vers la maison de la réserve par les rochers de Liadouze (nombreuses petites montées et descentes). Le retour s'effectue par le sentier emprunté à l'aller.
Guillaume Trapenat nous conseille aussi un itinéraire entre le lac de Chambon (situé au nord de notre carte), intéressant au printemps et en automne, et de la dent du Marais (le Tichodrome échelette y est régulier en nobembre).

Des conseils d'hébergement et de restauration

Guillaume Trapenat nous conseille le gîte de Courbanges situé dans la commune de (voir sa localisation), l'auberge-restaurant des 500 diables à Monneaux (voir sa localisation), le gîte-auberge du Buron du col de la Croix Morand (voir sa localisation) et l'auberge du Buron du col de la Croix Saint-Robert, tous situés dans la commune de (voir sa localisation). 

Les oiseaux au printemps et en été

Vue du puy de Sancy

Vue du puy de Sancy (Puy-de-Dôme).
Photographie : Jean-Benoît Carrotte

La fin du printemps (fin mai et juin) est la période idéale pour découvrir le Sancy, quand la fréquentation touristique est encore limitée (sauf certains week-ends ensoleillés), que les oiseaux sont actifs et que beaucoup de plantes sont en pleine floraison. Il vaut mieux être sur place tôt le matin. Attention, les conditions météorologiques peuvent varier rapidement. Prévoyez un équipement approprié (chaussures, chapeau, réserve en eau...).
Le massif du Sancy est connu pour son avifaune nicheuse montagnarde variée et c’est l’un des meilleurs secteurs du massif Central (avec le massif du Mézenc, lire Observer les oiseaux sur le mont Mézenc). Quelques couples de Monticoles de roche (Monticola saxatilis), un migrateur de retour en avril, se reproduisent au-dessus de 1 500 mètres d’altitude dans les éboulis rocheux près des pelouses et des pâturages. Plusieurs secteurs sont favorables, comme le val de Courre (en montant vers le sommet du puy de Sancy), la Tour Carrée, le val d’Enfer (restez sur le sentier balisé GR30), le versant sud du puy de Sancy (scrutez les rochers depuis le GR30 juste avant les escaliers en bois qui mènent au sommet) et le puy de Cacadogne. Notons que deux Monticoles bleus (Monticola solitarius), une espèce proche du Monticole de roche mais plus méridionale, ont été vus le 4 juin 2011 et le 1er août 2013 dans le massif du Sancy : est-ce lié au réchauffement climatique ?
L’Accenteur alpin (Prunella collaris) est un nicheur très rare et difficile à repérer (lire Les moeurs sexuelles libérées de l'Accenteur alpin) vivant dans les zones rocheuses du Sancy au-delà de 1 500 mètres : on a une chance de l’observer dans le val de Courre, le val d’Enfer (restez sur le sentier balisé GR30), le versant sud du puy de Sancy (scrutez les rochers depuis le GR30 juste avant les escaliers en bois qui mènent au sommet) et sur le puy Ferrand (versant dominant la vallée de Chaudefour).
Le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria) s’est déjà reproduit sur des falaises du massif du Sancy : deux cas de nidification d’un couple ont été prouvés en 1986 et en 1988. D’autre part, un oiseau a été vu le 4 juillet 1990 sur les crêtes du val de Courre, un le 23 mai 1998 sur la Dent de la Rancune (1 390 à 1 490 mètres d’altitude) dans la vallée de Chaudefour et un depuis la gare de téléphérique du val d'Enfer le 17 juillet 2013.
Le Merle à plastron (Turdus torquatus) (une douzaine de couples) est à rechercher dans les pâturages de la Tour Carrée, du val d’Enfer, du Pas de l’Ane, et des puys Redon et de la Perdrix.

Traquet motteux (Oenanthe oenanthe)

Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) mâle (photo prise dans les Pyrénées-Orientales et issue de notre galerie).
Photographie : Bertrand Vanderschueren

Le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) est notamment visible dans la partie supérieure du val de Courre, près de la gare de téléphérique du val d'Enfer ou près de la plateforme d'arrivée des téléskis sur le puy Ferrand.
Le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) est commun, par exemple dans les prairies du val de Courre, dans la vallée de la Fontaine salée, près de la gare de téléphérique du val d'Enfer, sur les sommets des puys Redon et de Sancy, près de la cascade de l’Aigle ou dans le secteur de la Tour Carrée. Il quitte les sommets durant l'hiver et revient en altitude à partir du mois de mars. Il ne faudra pas le confondre avec les Pipits farlouse (Anthus pratensis) et des arbres (Anthus trivialis) (lire Distinguer les Pipits farlouse et des arbres), deux espèces nichant dans le val de Courre.
Le Pipit des arbres est aussi présent dans les landes à genêts, un habitat qui accueille les Bruants fou (Emberiza cia) et jaune (Emberiza citrinella), la Locustelle tachetée (Locustalela naevia), la Fauvette grisette (Sylvia communis) et le Tarier pâtre (Saxicola rubetra). Un couple de Fauvettes à lunettes (Sylvia conspicillata) a été découvert le 10 juin 1997 dans une lande à Genêts purgatifs (Cyrtisus purgans) à 1 350 mètres d’altitude.
L'Alouette des champs (Alauda arvensis) se reproduit dans les prairies de fauche et les pâturages du massif. La Perdrix grise (Perdix perdix) est peu commune, mais elle a déjà été signalée sur le Pan de la Grange.
L’Hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris) peut être vue un peu partout, par exemple dans le val de Courre, le val d’Enfer, près du rocher de l’Ours ou sur la butte du Pan de la Grange, mais aussi parfois depuis la station du Mont-Dore.
Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) et la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) sont visibles le long du torrent qui coule dans le val de Courre.
Le Grand Corbeau (Corvus corax) se reproduit dans le massif : la vallée de Chaudefour (deux couples), la cascade de la Dore et le puy de la Perdrix sont par exemple favorables.
Les hêtraies-sapinières du massif, par exemple de la vallée de Chaudefour, accueillent un cortège complet d’oiseaux forestiers de moyenne montagne : Bécasse des bois (Scolopax rusticola), Pic noir (Dryocopus martius), Mésanges noire (Periparus ater) et huppée (Lophophanes cristatus), Grimpereau des bois (Certhia familiaris) (lire Distinguer les Grimpereaux des bois et des jardins) et Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra). La Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus) est peut-être également présente.

Vue de la vallée de Chaudefour

Vue de la vallée de Chaudefour (cliquez sur la photo pour l'agrandir).
Photographie : Jean-Benoît Carrotte

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un nicheur rare (un à deux couples) dans le massif du Sancy : il a déjà niché sur les falaises de la Dent de la Rancune, dans la vallée de Chaudefour. Le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) est assez facile à voir quand il chasse sur les versants ensoleillés, par exemple sur le col de la Croix Saint-Robert (au nord de la station du Mont-Dore). il niche sur les Dents de la Rancune et du Marais, comme le Grand-duc d'Europe (Bubo bubo).
Les Milans royal (Milvus milvus) et noir (Milvus migrans) se reproduisent à plus basse altitude, mais ils peuvent être vus en vol.
Du fait de l’augmentation des populations du sud du massif central, le Vautour fauve (Gyps fulvus) est désormais noté chaque année à la fin du printemps et au début de l’été (les observations concernent surtout des immatures). avec parfois un Vautour Moine au milieu du groupe au-dessus des crêtes et dans la vallée de Chaudefour. Le Vautour moine (Aegypius monachus) les accompagne parfois.
Un Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) nommé "Layrou", lâché en 2013 en Aveyron, a été vu le 5 mai 2014 avec dix Vautours fauves à proximité du col de la Croix Morand et de la Croix Saint-Robert (un simulacre de combat avec un Aigle royal (Aquila chrysaetos) a même été noté). Un Gypaète barbu immature (le même ?) a été noté à plusieurs reprises dans les secteurs de la Fontaine Salée et de Chaudefour.

Ce dernier rapace ne se reproduit pas dans le massif mais il peut être vu de temps en temps.

Les oiseaux en automne et en hiver

Tichodrome échelette (Tichodroma muraria)

Tichodrome échelette (Tichodroma muraria), la Tour Carrée, massif du Sancy (Puy-de-Dôme), le 5/11/2015.
Photographie : Thierry Leroy

La Niverolle alpine (Montifringilla nivalis) niche au-dessus de 2 000 mètres d’altitude, dans les alpages et les pelouses entre les escarpements et éboulis rocheux, souvent à proximité des névés. En France, la plupart des couples nichent dans les Alpes, par exemple dans le Mercantour (lire Trois bons secteurs pour observer les oiseaux dans le massif du Mercantour), les Pyrénées et la Corse accueillant des populations réduites. Dès l'été, les oiseaux forment des groupes familiaux qui peuvent compter plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'individus. Certaines niverolles sont sédentaires et affrontent l'hiver, n'hésitant pas à s'approcher des stations de sports d’hiver pour s'alimenter des déchets et des restes de repas près des remontées mécaniques et des restaurants (lire Les impacts des sports d'hiver sur les oiseaux de montagne). D’autres par contre migrent dès l'automne ou au cours de l'hiver vers les vallées et les zones de moyenne montagne comme le mont Ventoux (Vaucluse), la montagne de Lure (Alpes-de-Haute-Provence) ou le Massif central, comme le mont Mézenc (lire Observer les oiseaux sur le mont Mézenc) ou le massif du Sancy. Il existerait une migration entre les Alpes et les Pyrénées.
Dans le massif du Sancy, des bandes de Niverolles alpines peuvent être notées chaque année lors des premières neiges sur le massif alpin, c'est-à-dire entre la fin octobre et la fin novembre. L'un des meilleurs secteurs est le puy Ferrand (en particulier son versant nord-ouest) (par exemple, 18 oiseaux notés le 1er novembre et 19 le 3 novembre 2017), mais le col de la Cabane (19 oiseaux le 3 novembre 2017), les Puys de Sancy et de la Perdrix sont aussi très intéressants.
En octobre-novembre, des Accenteurs alpins arrivent aussi dans le massif du Sancy, et certains sites sont particulièrement favorables comme le puy de Sancy (20 le 31 octobre 2017), le puy Ferrand (4 le 1er novembre et 10 le 3 novembre 2017), le col de la Cabane (11 oiseaux le 1er novembre 2017) ou la Tour Carrée (4 le 3 novembre 2017) ou le col de Courre (4 le le 1er novembre 2017). Guillaume Calu nous précise que la Banne d'Ordanche (voir sa localisation), au nord de Murat-le-Quaire, est aussi intéressante pour l'Acccenteur alpin en hiver (et pour les rapaces en été).
L'automne est aussi une bonne période pour chercher le Tichodrome échelette sur les falaises et barres rocheuses du massif du Sancy, de préférence quand elles sont orientées Ouest et Sud-Ouest). Les bons secteurs sont les barres rocheuses, les falaises voire les vieux bâtiments (lire Le Tichodrome échelette, un "amateur" du patrimoine culturel français), avec une préférence pour les orientations Ouest et Sud-Ouest. Plusieurs sites sont réguliers comme la Tour Carrée, le val de Courre, la cascade de la Dore, la Grande Cascade du Mont-Dore, le puy de Sancy, la crête de Coq, la dent de la Rancune. Plus au nord, près de Chambon-sur-Lac, la Dent du Marais ou "Saut de la Pucelle", qui domine le lac Chambon (par ailleurs une zone humide intéressante au printemps et durant les migrations), est aussi favorable (par exemple, 3 vus le 3 novembre 2017).

Des mammifères aussi !

Plusieurs mammifères intéressants sont présents dans le massif du Sancy : c’est le cas du Mouflon de Corse (Ovis ammon), introduit dans les années 1950 et désormais bien visible sur les pentes du Puy du Sancy. Le Chamois (Rupicapra rupicapra) est venu du Cantal voisin où des individus ont été relâchés : il peut notamment être vu dans la vallée de Chaudefour et dans le val d’Enfer. La Marmotte des Alpes (Marmota marmota) est aussi une espèce introduite : plusieurs dizaines de colonies sont désormais installées dans la vallée de Chaudefour, dans le val d’Enfer et dans le val de Courre. Un Loup gris (Canis lupus) a été aperçu au col de la Croix Saint-Robert durant l’hiver 2013.
Les bois et forêts du Sancy accueillent entre autres le Chevreuil (Capreolus capreolus) et la Martre des pins (Martes martes). Le Chat forestier (Felis silvestris) a été pris en photo à plusieurs reprises dans le cirque glaciaire de la Fontaine Salée.

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