Espoirs et conclusion
Un espoir : la restauration
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Existe-t-il
encore des villages de roseaux dans les marais de Mésopotamie ?
Source : Nations-Unies |
Des experts estiment qu'à
partir des vestiges restants, il serait possible de reconstituer une partie de
l'écosystème.
Birdlife
International insiste ainsi pour que les dernières zones soient protégées.
Les Nations-Unies ont lancé des études scientifiques, en s'appuyant notamment
sur des images satellites, afin d'inciter les responsables politiques à prendre
des décisions urgentes de conservation.
D'autre part, l'Iraq
Foundation, soutenue par le Département d'Etat américain, travaille
sur la mise en place d'une méthode viable pour rétablir les marécages mésopotamiens.
Il s'agit du projet "Éden Again" qui consiste notamment à élaborer un modèle
hydrologique du fonctionnement des marais pour déterminer la quantité d'eau nécessaire
à la revitalisation des secteurs asséchés.
Les premiers résultats suggèrent qu'il existerait assez de ressources aquifères
en Irak du sud pour au moins partiellement recréer l'écosystème, une fois que
les structures de déviation construites par le régime de Saddam Hussein seront
détruites.
Des études complémentaires essaieront de mieux comprendre quels étaient les habitats
passés et d'en déterminer l'étendue initiale.
Des rencontres avec les habitants des marais, les Ma'dan, seront organisées, afin
de les associer au projet.
L'étude évaluera les problèmes de la maîtrise de la salinité, mettra en place
une "banque de graines", et essaiera de mieux comprendre le phénomène des inondations
périodiques naturelles.
Mais ce projet a pris du retard : un Comité Consultatif Technique (TAC) composé
d'experts internationaux, d'expatriés et d'ingénieurs irakiens aux connaissances
locales devait se réunir début 2002, et le plan devait débuter à la mi 2003 ...
Conclusion
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Pélicans frisés
(Pelecanus crispus) en Irak.
Source : Nations-Unies |
Comme l'a souligné Klaus
Töpfer, directeur exécutif du Programme des Nations-Unies pour l'Environnement
(UNEP), il ne fait aucun doute que la disparition des marécages de Mésopotamie
représente une catastrophe environnementale majeure.
C'est un désastre à bien des égards : au niveau de la gestion de l'eau,
de la pollution, des menaces sur des communautés indigènes, sur des sites archéologique,
au niveau des droits et surtout au niveau de la destruction des populations d'oiseaux
migrateurs et de poissons.
Espérons que le changement probable de régime et une forte mobilisation internationale
permettront de sauver ce joyau naturel de notre planète.
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