Une destruction massive
Une triste histoire
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Étendue
des marais irakiens en 1973 : en vert, les marais permanents.
Source : Nations-Unies |
Les marais ont été dans
un premier temps fortement dégradés durant la guerre Iran-Irak de 1980-1988.
Les combats qui ont eu lieu sur place ont entraîné de vastes incendies et des
empoisonnements chimiques des milieux naturels.
Après la fin de la première Guerre du Golfe en 1991, les Ma'dan (ou "arabes des
marais" - des chiites) étaient des éléments importants dans le soulèvement
contre le régime de Saddam Hussein.
Alors, pour en finir avec la rébellion et punir les opposants, le régime a mis
en place un vaste système drainage et des canaux de déviation de l'eau, ce qui
a abouti à l'assèchement presque complète des marais.
Sur les 15 000 km2 à 20 000 km2 initiaux, il n'en reste plus que ... 50 km2 !
Conséquences écologiques
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Etendue des
marais irakiens en 2000 : en blanc, les zones désertiques et asséchées.
Source : Nations-Unies |
Outre la destruction d'un
héritage culturel de 5 000 ans, ces travaux ont entraîné l'extinction de plusieurs
espèces animales et végétales endémiques dépendant des marais.
La disparition de cette étape indispensable entre l'Eurasie et l'Afrique a des
conséquences désastreuses pour les oiseaux migrateurs.
La désertification a gagné 20 000 km2 et a des influences climatiques régionales
très négatives.
L'augmentation de la salinité du Shatt Al-Arab, formé par la confluence du Tigre
et de l'Euphrate et qui se jette dans le Golfe, a provoqué un effondrement des
prises côtières. Les marécages étaient des frayères importantes pour les crevette
(activité de plusieurs millions de dollars dans le Golfe Persique) et pour 60
% des poissons mangés en Irak (source : FAO).
Les canaux de dérivation et le système de drainage ont transformé
de superbes zones humides en une steppe recouverte d'une croûte de sel.
La désertification gagne 20 000 km2 et a des influences climatiques régionales
très négatives.
La mise en place de barrages géants sur le Tigre et l'Euphrate en Turquie (projet
GAP en Anatolie) et en Syrie est aussi une cause importante de destruction de
cette zone.
Conséquences économiques
L'augmentation de la salinité du Shatt Al-Arab Shatt, formé par la confluence
du Tigre et de l'Euphrate et qui se jette dans le Golfe, a provoqué un effondrement
des prises côtières. Les marécages étaient des frayères importantes pour les crevette
(activité de plusieurs millions de dollars dans le Golfe Persique) et pour 60
% des poissons mangés en Irak (source : FAO).