Date de mise en ligne: 29/01/10 - Visé par le Comité
de Lecture
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Situation du village de La Esperanza (Perou) |
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La Chevêchette
nimbée (Xenoglaux loweryi) est l'un des rapaces nocturnes
les moins connus et les plus curieux du monde.
Avec une population estimée de moins de 1000 individus, l'espèce
est menacée, notamment à cause de la destruction
de son habitat.
Un oiseau a été observé, photographié
et filmé le 24 janvier 2010 dans une forêt près
du village péruvien de La Esperanza, sur le versant oriental
des Andes, au cours d'une étude régionale menée
par la Charity Neotropical Primate Conservation (N.P.C.) (www.neoprimate.org):
il a été vu par Shachar Alterman, un observateur
israélien, Noga Shanee, co-fondateur de l'association,
et Edin Fonseca, un guide local.
La même nuit, l'équipe de la N.P.C. a entendu au
moins cinq oiseaux qui ont répondu à la diffusion
d'appels de l'espèce.
Cet
article a été soumis à notre
Comité de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous
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Abstract
A Long Whiskered
Owlet, one of the rarest birds on Earth, was watched, photographed
and filmed
January the 24th 2010, in a forest near the Peruvian village La
Esperanza, on the eastern slope of the Andes.
The bird was found during a regional survey made by the Charity
Neotropical Primate Conservation (N.P.C.) (www.neoprimate.org).
It was observed by Shachar Alterman, an Israeli birdwatcher, Noga
Shanee, co-founder of the organization, and Edin Fonseca, a local
guide. Long-Whiskered Owlet was discovered only in 1976, when
it was caught in the mist nest of an ornithological team. Its
scientific name (Xenoglaux loweryi) means "Strange Owl"
to hint how little we know about this small and peculiar looking
bird, characterized by very long whiskers protruding from its
head.
On the same night the owlet was found, the N.P.C group heard no
less than five birds which responded to the calls played by the
team. No previous record of such dense population exists so far
Découverte d'une nouvelle population de Chevêchettes
nimbées au Pérou
Présentation
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Chevêchette
nimbée (Xenoglaux loweryi), La Esperanza, Pérou,
24 janvier 2010 (agrandir
la photo)
Photo: Shachar Alterman/NPC |
Taille
: 13-14 cm. Petite chouette à queue courte.
Longues vibrisses et plumes à la base du bec et sur les côtés
de la face.
Plumage brun chaud, avec des vermiculations sombres.
Sourcils blanc-jaunâtre. Tarses et doigts sans plumes.
Grands yeux orange-brun.
L'espèce fait partie des plus petits nocturnes du monde. Elle
est tellement originale qu'un genre a été créé pour elle, Xenoglaux,
qui signifie "hibou étrange" à cause de ses longues plumes et
vibrisses et de ses yeux orange-rougeâtre.
Voix
Il est possible d'écouter plusieurs enregistrements
de la Chevêchette nimbée réalisés au
Pérou sur ce lien: www.xeno-canto.org/browse.php?query=sp:1013.00
Habitat et distribution
Cette espèce vit dans le sous-bois et la strate intermédiaire
de la forêt nébuleuse de montagne entre 1890 et 2350 m
d'altitude, riche en épiphytes, en massifs de bambous avec des
palmiers dispersés. Elle volerait très peu.
C'est une espèce endémique du nord des Andes péruviennes:
elle a été notée plusieurs fois dans la région
d'Abra Patricia-Alto Nieva (lire Observations
remarquables de la Chevêchette nimbée au Pérou). Son habitat
est très menacé par la déforestation galopante.
La découverte d'une nouvelle population
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Chevêchette
nimbée (Xenoglaux loweryi), La Esperanza, Pérou,
24 janvier 2010 (agrandir
la photo)
Photo: Shachar Alterman/NPC |
Une Chevêchette
nimbée a été observée et photographiée
le 24 janvier 2010 dans une forêt près du village péruvien de
La Esperanza, sur le versant oriental des Andes. L'oiseau a été
découvert lors d'une étude régionale menée
par l'association Charity
Neotropical Primate Conservation (N.P.C.) (www.neoprimate.org).
Il a été observé par Shachar Alterman, un observateur israélien,
Noga Shanee, le cofondateur de l'association, et Edin Fonseca,
un guide local.
La Chevêchette nimbée n'a été vue pour
la première fois qu'en 1976, quand un oiseau fut capturé
dans un filet par des ornithologues. Son nom scientifique, qui
signifie "hibou étrange", démontre à
quel point nous savons peu de choses de ce petit rapace aux longues
moustaches qui dépassent sur les côtés de
la tête. Depuis qu'elle a été découverte,
cette espèce a été trouvée très
peu de fois, toujours dans les forêts nébuleuses des régions
d'Amazonas et de San Martin. La Chevêchette nimbée,
en danger critique, est considérée comme endémique et inféodée
à cet habitat très menacé. Elle a été déclarée comme
espèce en danger par l'I.U.C.N.(www.iucn.org).
Malgré tous les efforts fournis par les chercheurs et les observateurs
jusqu'à présent, aucune chevêchette n'a été
vue depuis 2007. L'observation du 24 janvier 2010 serait la quatrième
jamais réalisée, et c'est aussi la première
fois que l'espèce a été filmée (voir
la vidéo sur http://neoprimate.org/news/lang/en/).
La même nuit, l'équipe de la N. P. C. a entendu au moins
cinq oiseaux qui ont répondu à
la diffusion d'appels de l'espèce. Il n'existe aucune
donnée précédente évoquant l'existence d'une population
aussi "dense".
Les observateurs ont aussi entendu dans le secteur le Petit-duc
vermiculé (Megascops vermiculatus) et la Chouette
fasciée (Ciccaba albitarsis).
La forêt du secteur possède une faune extrêmement riche,
et elle abrite notamment deux autres espèces rares et endémiques,
la Grallaire de Przewalski (Grallaria przewalskii) (une
vue et dix entendues lors de la visite de l'équipe) et
le Todirostre de Johnson (Pseudocolaptes johnsoni) (un
vu nourrissant un jeune).
Lors de leur visite, Shachar Alterman, Noga Shanee et Edin Fonseca
ont aussi observé, entre autres, un Ocelot (Leopardus
pardalis) et un petit récemment né, trois groupes différents
de Singes de nuit de Nancy Ma (Aotus nancymaae), une espèce
endémique, et une bande de 12 Lagotriches à queue
jaune (Lagothrix flavicauda).
Et pourtant cette forêt n'est pas protégée
et sa surface diminue régulièrement à cause
du déboisement et de diverses activités, notamment minières,
encouragées par le gouvernement péruvien.
L'association N. P. C. et les populations locales de La Esperanza
travaillent ensemble depuis trois ans pour essayer de protéger
ce qu'il reste de cette forêt unique. Jusqu'à présent,
le Lagotriche à queue jaune était l'espèce qui faisait
l'objet des principaux efforts de conservation, mais la découverte
d'une population de Chevêchettes nimbées constitue
un nouvel espoir pour l'espèce et cet habitat.
A lire
sur Ornithomedia.com
Observations
remarquables de la Chevêchette nimbée au Pérou
A découvrir
- Le site web
de la Charity Neotropical Primate Conservation (N.P.C.): www.neoprimate.org
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