Recherche sur Ornithomedia.com

  Magazine
   Livre recommandé

Guide des oiseaux de Bretagne et de Loire-Atlantique
de Serge Nicolle, Bruno Dubrac, Hervé Michel
24,70 €
Commander
sur Amazon

  La pointe Saint-Gildas

Date de mise en ligne: 26/01/10 - Visé par le Comité de Lecture

Situation de la Pointe Saint-Gildas (Loire-Atlantique)
Situation de la Pointe Sainte-Gildas (Loire-Atlantique)

La Pointe Saint-Gildas est située sur la commune de Préfailles, en Loire-Atlantique.
Elle est couverte d'une lande à Ajonc d'Europe et Bruyère cendrée, sillonnée de nombreux sentiers. En effet, il s'agit d'un des sites touristiques les plus visités du département, et elle récemment fait l'objet d'un important programme de réhabilitation, afin de réduire la destruction progressive du biotope par la fréquentation touristique.
Quelques blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale parsèment la lande, et un ancien sémaphore transformé en phare abrite un musée.
Outre son aspect historique, c'est également un site intéressant d'un point de vue ornithologique, en particulier lors des migrations.
Willy Maillard nous présente ce spot.


Cet article a été soumis à notre Comité de Lecture virtuel.
Pour participer à ce comité, vous pouvez nous contacter.


Abstract

Publicité

The Pointe Saint-Gildas is situated near the village of Préfailles, in Loire-Atlantique (Western France). It is mainly covered with a degraded lowland heathland with gorse and heather: a program of rehabilitation is undergoing to halt and reverse the destruction of the biotope due to the numerous tourists that visit the area.
It is one of the main touristic sites of the department: some blockhouses from the Second World War are scattered through the moor and there's a small museum installed in the headlight.
Besides its historic aspect, the Pointe Saint-Gildas is also very interesting from a birding point of view: Willy Maillard presents us this spot.


La pointe Saint-Gildas

Présentation

La Pointe Saint-Gildas
La Pointe Saint-Gildas (Loire-Atlantique)
Photo: Willy Maillard

La Pointe Saint-Gildas est une avancée rocheuse située sur la commune de Préfailles (Loire-Atlantique). Il s'agit d'un des sites touristiques les plus visités du département. Les blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale constituent le principal attraît touristique. Ils faisaient partie de la forteresse de la Pointe Saint-Gildas dont le quartier général était installé dans des fortifications souterraines.
On trouve aussi sur la pointe un petit port de plaisance et un musée installé dans l'ancien sémaphore transformé en phare au milieu du XXème siècle.
Une végétation buissonnante de type lande à Ajonc d'Europe (Ulex europaeus) et Bruyère cendrée (Erica cinerea) couvre une partie de la pointe.

A marée basse
A marée basse, des rochers se découvrent en bordure de la Pointe Saint-Gildas (Loire-Atlantique)
Photo: Willy Maillard

Le site est parcouru par un réseau de sentiers pédestres faisant le tour de la pointe. Les blockhaus sont utilisés pour l'hibernation du papillon Paon du jour (Inachis io); la Meta des cavernes (Meta menardi) régulièrement présente.
On retrouve près des habitations des Ophrys araignée (Ophrys aranifera) tandis que d'autres plantes littorales telles que l'Armérie maritime (Armeria maritima), l'Arroche du littoral (Atriplex halimus), la Bette maritime (Beta maritima), le Criste marine (Crithmum maritimum), l'Euphorbe des estuaires (Euphorbia portlandica), le Statice de Dodart (Limonium dodartii), la Spergulaire des rochers (Spergularia rupicola) et le Séneçon cinéraire (Senecio cineraria) poussent sur les talus et les falaises.
La pointe Saint-Gildas a récemment fait l'objet d'un important programme de réhabilitation afin de stopper la destruction progressive du biotope causée par une fréquentation touristique très importante. De nombreuses allées balisées ont été tracées et la lande a été resemée et stabilisée.

Accès

La pointe Saint-Gildas: en rouge, les principaux sentiers pédestres
Carte: Ornithomedia.com
La pointe Saint-Gildas

Depuis Saint-Nazaire, prendre la direction de Saint-Brevin-les-Pins puis de Saint-Michel Chef-Chef. Continuez jusqu'à La Plaine-sur-Mer. La pointe de Saint-Gildas est ensuite bien indiquée et fléchée. Garez votre véhicule et parcourez les nombreux sentiers pédestres qui sillonnent la lande. Les buissons près des blockhaus et le sentier passant près du musée océanographique, avec sa pinède, sont attractifs pour les passereaux durant les migrations.
Observez aussi sur les rochers qui bordent la côte, notamment à l'ouest du port ainsi que le long du sentier côtier en direction de la Prée / La Plaine sur Mer.
Le port lui-même mérite une visite.
Le site est un des plus visités du département, il est donc préférable de s'y rendre de bonne heure ou en fin de journée.

Les espèces nicheuses

Fauvette pitchou (Sylvia undata)
Fauvette pitchou (Sylvia undata)
Photo: Laurent Bauza

Les principales espèces nicheuses sont les Fauvettes grisette (Sylvia communis), à tête noire (Sylvia atricapilla) et la discrète pitchou (Sylvia undata), le Cisticole des joncs (Cisticola juncidis), le Pipit maritime (Anthus petrosus), la Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros), le Bruant zizi (Emberiza cirlus) et le Tarier pâtre (Saxicola torquata). Le Cochevis huppé (Galerida cristata), autrefois nicheur sur le pointe, n'y a plus été revu depuis plusieurs années.
Le sentier passant près du musée océanographique, avec sa pinède, héberge Mésange huppée (Parus cristatus), Roitelet huppé (Regulus regulus) et à triple-bandeau (Regulus atricapillus)

Pendant les migrations

Sterne de Dougall (Sterna dougallii)
Sterne de Dougall (Sterna dougallii)
Photo: François Diemert

On peut aisément observer les oiseaux depuis les sentiers qui parcourent la pointe, la marée montante restant le meilleur moment, avec des reposoirs de laro-limicoles depuis la fin de l'été jusqu'au printemps.
Même si cette pointe n'a rien à envier à la Pointe du Croisic pour la migration automnale des espèces pélagiques, elle n'en demeure pas moins intéressante par vent favorable ou après une tempête de Nord-ouest.
Dès le mois de juillet, les premières sternes commencent à se rassembler sur les rochers, stationnant essentiellement à l'ouest du port ainsi que le long du sentier côtier en direction de la Prée / La Plaine sur Mer. C'est à partir de cette saison qu'il faudra rechercher les Sternes caugeks (Sterna scandviscensis) et pierregarins (Sterna hirundo), parmi lesquelles se mêlent parfois dès le mois d'août des espèces plus rares comme les Sternes arctique (Sterna arctica), de Dougall (Sterna dougallii), caspienne (Sterna caspia) ou naine (Sterna albifrons). Signalons également une mention de Sterne élégante (Sterna elegans) en août 1995 à l'est du port.
Le seawatching commence à être intéressant à partir de la mi-août avec le passages de dizaines de Puffins des Baléares (Puffinus mauretanicus), accompagnés régulièrement de Fous de Bassan (Sula bassana), Labbes pomarin (Stercorarius pomarinus) et parasite (Stercorarius parasiticus), Grands Labbes (Catharcta skua) et parfois de quelques Océanites tempêtes (Hydrobates pelagicus).

Merle à plastron (Turdus torquatus)
Merle à plastron (Turdus torquatus)
Photo: Laurent Bauza

C'est également le moment de rechercher les passereaux près des buissons: Tarier des prés (Saxicola rubetra), Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), Pouillots véloce (Phylloscopus collybita) et fitis (Phylloscopus trochilus), Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), Merle à plastron (Turdus torquatus), Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) ou Locustelle tachetée (Locustella naevia).
Le mois d'octobre voit arriver les premiers Bécasseaux violets (Calidris maritima) présents jusqu'au mois d'avril, souvent mêlés aux variables (Calidris alpina) et aux Tournepierres à collier (Arenaria interpres). A la faveur d'un coup de vent, Océanite culblanc (Oceanites leucorhoa), Mouettes tridactyle (Rissa tridactyla) et de Sabine (Larus sabini), Pingouin torda (Alca torda) et Guillemot de Troïl (Uria aalge) peuvent faire leur apparition, et plus rarement le Mergule nain (Alle alle) qu'il faudra rechercher dans le port.

Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis)
Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis)
Photo: Willy Maillard

Le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis) est occasionnel à partir de la mi-octobre, il stationne le plus souvent sur les pelouses rases en bordure de falaises.
De nombreux pouillots sont observés pendant les migrations, notamment dans la pinède près du sémaphore et dans les buissons. D'autres espèces plus rares n'ont encore jamais été observées sur le site mais méritent d'y être recherchées, comme le Pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus). Signalons à titre anecdotique la présence il y a quelques années sur le site, du Capucin à tête blanche (Lonchura maja) et du Serin du Mozambique (Serinus mozambicus), tous deux échappés de captivité.
La migration de printemps (avril-mai) peut aussi réserver des surprises, et certaines espèces plus rares peuvent alors faire leur apparition, comme c'est le cas de la Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) notée en avril 2005.

En hiver

Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus)
Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus)
Photo: François Roche

L'hiver venu, des groupes de Bernaches cravants (Branta bernicla) stationnent près du port alors qu'en mer sont visibles selon les années les Macreuses noires (Melanitta nigra) parfois accompagnées de Macreuses brunes (Melanitta fusca), de l'Eider à duvet (Somateria mollissima) et du Harle huppé (Mergus serrator). Sur les rochers hivernent tous les ans depuis quelques temps la Mouette mélanocéphale (Larus melanocephala) (dont quelques unes portent des bagues colorées), alors que le Plongeon catmarin (Gavia stellata) est visible en marge de la pointe.

Les insectes aussi!

Belle Dame (Vanessa cardui)
Belle Dame (Vanessa cardui)
Photo: Willy Maillard

Parmi les insectes, on notera la présence de plusieurs papillons, comme le Demi-deuil (Melanargia galathea), le Vulcain (Vanessa atalanta), le Procris (Coenonympha pamphilus), la Belle Dame (Vanessa cardui), dle Citron (Gonepteryx rhamni), le Tircis (Pararge aegeria) et le Souci (Colias crocea).
Les odonates (libellules), comme le Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum) et le Sympétrum méridional (Sympetrum meridionale), sont principalement notés en migration.
Comme pour les oiseaux, d'autres espèces exceptionnelles sur les côtes sont possibles comme le Monarque (Danaus plexippus), une espèce nord-américaine (observé à plusieurs reprises en Vendée) et l'Anax de juin (Anax junius), provenant aussi du continent américain (une seule mention française, et sur ce site).

A visiter

- http://naturapix.over-blog.com
- http://carnets-naturalistes.over-blog.com
- http://lapaimpontaise.over-blog.com/


Réagissez à cet article sur nos forums ou par e-mail (david.bismuth@ornithomedia.com).


Vous pouvez soutenir Ornithomedia.com

    
 


  Magazine

   Sommaire
   Livre recommandé

Où voir les oiseaux en France ?
de Collectif

19,00 €
Commander
sur Amazon


   Publicité
  
  
  
   Livre recommandé
 
Warbler Songs and Calls of Britain and Europe
de Geoff Sample

17,43 €
Commander
sur Amazon

   Newsletter

   Recevez chaque mois
   notre lettre d'infos
   gratuite.
    Inscription
   
Desinscription
        
         

   Livre recommandé

La Côte atlantique entre Loire et Gironde: Vendée, Aunis, Saintonge
de Marcel Bournériasl
24,70 €
Commander
sur Amazon
ORNITHOMEDIA (c) 2000 Tous droits réservés