Un phénomène impressionant
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Océanite
cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa), Lacanau, Gironde (33), le 8 décembre
2006
Photo : Julien Gonin |
L'Océanite cul-blanc
(Oceanodroma leucorhoa) est un oiseau pélagique (de haute mer) nichant
sur les côtes rocheuses et les îles de l'Atlantique nord (Écosse,
Islande, Norvège, Nord-est des États-Unis, provinces de l'est du
Canada) et du Pacifique Nord.
En France, il est parfois observé en seawatch les côtes de la Manche
et de l'Atlantique, surtout à la fin de l'automne (à partir du mois
d'octobre), quand il rejoint ses sites d'hivernage de l'Atlantique Sud.
Mais le meilleur moyen pour l'observer, c'est surtout de faire une croisière
en haute mer, par exemple à bord d'un ferry (lire Observer
et identifier les oiseaux en haute mer). Parfois, après une forte tempête,
des centaines d'oiseaux sont visibles sur les côtes, et certains atteignent
parfois l'intérieur des terres. C'est ce qui s'est passé autour
du 8 décembre 2006, quand une forte tempête a balayé la France,
avec des vents atteignant jusqu'à 148 kilomètres/heure sur l'île
de Ré et 137 km/h au sommet de la Tour Eiffel à Paris ! Des vents
ont également balayé le Sud-ouest du Royaume-Uni et l'Irlande (dès
le 1er décembre) et le sud de l'Allemagne.
Des centaines d'Océanites cul-blanc ont ainsi été vus, morts
ou vivants, de la Gironde jusqu'à la Somme, en passant par l'Indre ou le
Loiret !
Nous remercions Julien Gonin (pgs85@aol.com)
et David Carrington (dbcarrington@tiscali.co.uk)
qui ont pu assister au phénomène respectivement dans le Sud-ouest
de la France et le Sud-ouest du Royaume-Uni, et qui nous ont transmis des photos.
Abstract
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The Leach's Storm-petrel
or Leach's Petrel (Oceanodroma leucorhoa) is a small seabird of the tubenose family.
The Leach's Petrel is a small bird at 18-21 cm in length with a 43-48 cm wingspan,
but is distinctly larger than the European Storm-petrel, which it superficially
resembles with its dark plumage and white rump. It has a fluttering flight, and
patters on the water surface as it picks planktonic food items from the ocean
surface. It can be distinguished from the European Storm-petrel and the Wilson's
Storm-petrel by its larger size, forked tail, different rump pattern and longer
and flight behaviour.
It breeds on inaccessible islands in the colder northern areas of the Atlantic
and Pacific. It nests in colonies close to the sea in well concealed areas such
as rock crevices, shallow burrows or even logs.
It is strictly pelagic outside the breeding season, and this, together with its
remote breeding sites, makes Leach's Petrel a difficult bird to see from land.
Only in storms might this species be pushed into headlands. It was the case after
a strong tempest the 8th of December 2006 born in the Biscay Bay, with severe
winds pushing hundreds of Petrels on the French and British coasts, sometimes
far inland (for exemple, in Loiret and Indre departments, in the center of France
!).
Here is a synthesis done by Breian Unwin on www.birdforum.net
concerning the "fall of storm-Petrels" on the British Isles :
The flow of reports has been down on the west coast of Britain, from the Firth
of Clyde southwards, but especially from Morecambe Bay, North Lancashire southwards,
to Land's End, Cornwall - as well as along the coast of southern England to West
Sussex, but mainly to Dorset. In addition there have been large counts on both
the west and south coasts of Ireland. In the case of Britain, there were particularly
large concentrentations on the Glamorgan and Gwynedd coasts of Wales earlier in
the movement but since Friday the biggest day counts anywhere since the event
began over Dec 1-3 have been on the Merseyside and Devon coasts (190 and 155 respectively).
Another feature earlier in the week was scores moving up the River Severn, with
double figure counts within ten miles of Gloucester. Although some were later
seen returning south, this part of the movement is probably responsible for the
subsequent spate of reports from land-locked sites across the Midlands, from Shropshire
and Worcestershire to Cambridgeshire and north to Derbyshire (there have been
other reports in England as far north as North Yorkshire). The total number of
birds involved in the reports from what must now be about 200 locations is now
in excess of 2,000, making it bigger than the "wreck" of December 1989 but not
yet on the same scale as the "wreck of late Oct/early Nov, 1952, which apparently
involved more than 7,000 birds. However, with more storms forecast over the next
three weeks, this may only be the beginning. "Wrecks" involving this species seem
to be happening more frequently, perhaps due to climate change - the 1952 occurrence
was the first recorded since September 1891.
Une arrivée massive d'Océanites cul-blanc
L'Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa)
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A- Océanite
tempête (Hydrobates pelagicus) et B- Océanite cul-blanc (Oceanodroma
leucorhoa). Notez
1- la queue à bout droit ou arrondi
2- la large bande blanche sous l'aile
3- la queue fourchue
4- la bande claire sur les ailes (dessus assez uniforme chez l'Océanite
tempête)
Schéma : Ornithomedia.com d'après Le Guide ornitho de L. Svensson |
Identification.
Longueur : 18-21 cm.
Envergure : 43-48 cm.
Petit oiseau marin sombre à croupion blanc.
Grandes ailes, zone blanche étroite sur le croupion, en U, avec parfois
une bande médiane grise.
Bande claire sur le dessus des ailes, dessous sombre des ailes (sans bande blanche),
queue fourchue (pas toujours bien visible). Plus grand que l'Océanite tempête
(Hydrobates pelagicus), duquel il diffère par plusieurs critères
(voir schéma ci-contre).
Il s'agit d'une espèce facile à identifier si elle est bien vue.
C'est le plus grand océanite "européen", avec un vol particulier,
alternant différentes techniques. Sous un vent fort, son vol fait penser
à celui d'une sterne : direct, décidé, avec des battements
amples et puissants. S'il est entraîné par le vent, il peut zigzaguer,
bondir. Il semble moins "vulnérable" que l'Océanite tempête.
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Océanite
cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa), réserve naturelle de Moëze-Oléron,
Charente-Maritime (17), les 8 ou 9/12/2006
Photo : Julien Gonin |
Les ailes sont toujours
tenues fortement coudées. De devant, elles sont arquées. La queue
est fourchue, mais ce critère peut-être difficile à noter
à distance.
Voix :
Sur les sites de nidification, sons crépitants et roucoulants, interrompus
par un "vuii-tia !" et se terminant par une suite bruyante de notes.
Biologie :
Uniquement pélagique, ne s'approchant de la terre ferme que la nuit,
pendant la saison de nidification. Après plusieurs semaines de préparation,
il pond un oeuf unique qui sera incubé pendant environ 40 jours. Les deux
adultes le couvent en se relayant tous les trois jours.
Après l'éclosion, le jeune demeure au nid pour une période
d'environ 60 jours, où il est nourri par ses deux parents. Comme l'oeuf
est pondu en août ou septembre, le jeune ne quitte donc le nid qu'à
la fin décembre, au moment où le climat est le plus rigoureux (sources
: Strann. 1994. Way North 3: 65-69, www.oiseaux.net).
Ne suit pas les navires.
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Détail
de l'aile d'un Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) trouvé
mort dans la réserve naturelle de Moëze-Oléron, Charente-Maritime
(17), les 8 ou 9/12/2006
Photo : Julien Gonin |
Distribution mondiale
:
Il s'agit d'une espèce nordique. Elle niche dans le Pacifique et l'Atlantique
Nord. Dans l'Atlantique Nord, les plus larges concentrations sont notées
au large de la côte est des États-Unis, où il existe des colonies
de plusieurs millions de couples.
Dans l'Atlantique Est, il niche en Irlande, en Écosse, en Norvège
et surtout en Islande. L'espèce migre vers le Sud entre septembre et décembre,
vers le plateau continental au Brésil, dans le Golfe de Guinée et
en Afrique du Sud.
Où et quand le voir en France ?
L'Océanite cul-blanc est relativement rare dans le Golfe de Gascogne et
est surtout noté en septembre-octobre.
Il est aussi visible parfois au passage en automne depuis les sites d'observation
de la Manche, sûrement en provenance des sites de nidification norvégiens.
La tempête du 8 décembre 2006
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Océanites
cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) récupérés morts, Arcachon,
Gironde, le 8/12/2006
Photo : Julien Gonin |
Une tempête très
violente, née au large du pays Basque, a frappé l'Europe (France,
îles britanniques, Bénélux, Allemagne) le vendredi 8 décembre
2006. Dans les îles britanniques, les vents ont en fait soufflé fort
dès le 7 décembre.
En France, les rafales ont atteint jusqu'à 148 kilomètres/heure
sur l'île de Ré, 144 km/h à l'île d'Yeu, 130 km/h à
Noirmoutier et 137 km/h au sommet de la Tour Eiffel à Paris. La dépression
s'est ensuite décalée vers les Pays-Bas.
Des rafales de 90 à 110 km/h ont aussi été relevées
à l'intérieur des terres. Les zones touchées sont surtout
les régions et départements placés en vigilance orange :
l'Aquitaine, l'Ile-de-France, le Centre, les Pays-de-Loire, le Limousin et le
Poitou-Charentes.
Des vents forts ont bien sûr également soufflé sur le Golfe
de Gascogne.
Ailleurs en Europe, le Sud-ouest et le Sud de la Grande-Bretagne (Cornouailles,
région de Londres) ont été particulièrement concernés.
Quelques observations en France
La tempête
du 8/12 et les observations d'Océanites cul-blanc en France :
- Orange : départements en "alerte orange"
- Points violet, des départements où des océanites ont été
vus
- D : dépression à l'origine des vents
- Flèches rouges : direction des vents forts
Carte : Ornithomedia.com
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En parcourant les listes
de diffusion ornithologiques les 8 et 9 décembre, il était possible
de se faire une idée de l'ampleur du phénomène :
Yves Borremans, responsable du forum www.hispanaves.superforos.com,
nous a transmis une série de données d'observateurs espagnols (Gorka
Ocio, Jesús Menendez, Gorka Artiguez, Cesar Urruela, Karmelo de Dios, Marcos Zarraga
et Javier San Sebastian) depuis la station de Capbreton (Landes), un "cul-de-sac"
du Golfe de Gascogne, où de nombreux océanites se sont retrouvés
"coincés"; ils lui ont ainsi signalé que, les 8 et 10
décembre, le passage fut "brutal", et qu'ils n'ont pu que faire des
moyennes sur des périodes de 10 minutes étant donné la quantité
d'oiseaux présents sur la ligne de plage, en mer et en terre.
- Capbreton (Landes), le 8/12 : 564 océanites par heure. Une douzaine
"arrachés" de la cote et projetés sur les toits de la station
balnéaire !
- Orx (Landes), le 8/12 : un océanite.
- Capbreton (Landes) le 10/12 : 240 océanites/heure, tous en direction
du Nord.
- Barrage du Verdon (Maine-et-Loire), le 8/12 : un océanite voletant au
ras du lac et se posant brièvement à plusieurs reprises, mais systématiquement
attaqué par des mouettes rieuses (source : obs49)
- Louresse (Maine-et-Loire), le 8/12 : un probable aperçu depuis une voiture
(source : obs49).
- Entre Carcan - Lacanau et Arcachon (Gironde), les 8 et 9/12 : "plus de
800 Océanites cul-blanc observés en moins de 24h [...]. C'était
l'oiseau le plus commun de la côte; les océanites remontaient le
long de la plage vers le nord, il y avait même des oiseaux au-dessus des
remblais et en vol dans les allées de la sation balnéaire"
(source : Julien Gonin, Coches-fr)
- Etang de la Grand Rue (Loiret), le 8/12 : un océanite (Obscentre)
- Stade de foot de Vendoeuvres (Indre), le 8/12 : un trouvé mort transféré
en centre de soins (Obscentre)
- Vannes (Morbihan), nuit du 8/12 : un venu mourir dans un jardin (Obsbzh)
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Océanite
cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) au dessus de la station de Lacanau, Gironde,
le 8/12/2006
Photo : Julien Gonin |
- Cabane de Moins, Breuil-Magné
(Charente-Maritime), les 7 et 8/12 : un oiseau (LPO 17)
- Anse des Boucholeurs, marais d'Yves (Charente-Maritime), le 8/12 : 9 Océanites
cul-blancs (LPO 17)
- Bassin d'Arcachon (Gironde), le 8/12 : un oiseau (LPO 17)
- Phare de Chassiron (Charente-Maritime), le 8/12 : un oiseau (LPO 17)
- Les Eyzies (Dordogne), le 8/12 : un trouvé mort (Coches-fr)
- Parc ornithologique du Marquenterre (Somme), les 8-9/12 : un trouvé mort.
Et plusieurs oiseaux à travers la Picardie (ObsPicardie)
- Niort (Deux-Sèvres), le 8/12 : 1 Océanite culblanc tourne de nuit autour
des projecteurs du stade de la ville, pendant un match de foot (source : Luc Girard
via Bertrand Mayot)
En Grande-Bretagne
et en Irlande
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Détail
du bec d'un Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) trouvé mort
à Glamorgan, Kenfig NNR, le 8/12/2006
Photo : David Carrington /
www.gardenmeadow.co.uk |
Breian Unwin, sur www.birdforum.net,
a livré une synthèse du phénomène observé dans
les îles britanniques du 1er au 8 décembre :
"Dans les îles britanniques, le phénomène a en fait commencé
dès le 1er décembre. La plupart des données ont été
notées sur la côte ouest de la Grande-Bretagne, depuis The Firth
of Clyde vers le Sud, et spécialement de Morecambe Bay (North Lancashire)
vers le Sud, jusqu'à Land's End (Cournailles), ainsi que le long de la
côte sud de la Grande-Bretagne jusqu'au West Sussex, mais surtout jusqu'au
Dorset.
De forts effectifs ont aussi été relevés sur les côtes
ouest et sud de l'Irlande.
En Grande-Bretagne, de grandes concentrations ont été notées
sur les côtes du Glamorgan et du Gwynedd (Pays de Galles) au début
du phénomène, mais depuis le 8 décembre, les plus forts comptages
ont été faits sur les côtes du Merseyside et du Devon (respectivement
190 et 155 océanites).
Également, vers le 3-4 décembre, des oiseaux ont été
vus remontant la Severn River, jusqu'à 15 km de Gloucester. Cette remontée
est probablement responsable des données de l'intérieur des terres,
dans les Midlands, du Shropshire et du Worcestershire jusqu'au Cambridgeshire
et au nord jusqu'au Derbyshire (des données ont été obtenues
jusqu'au North Yorkshire).
Le nombre total d'oiseaux concernés, dans environ 200 lieux, serait supérieur
à 2 000, rendant le phénomène plus important que l'afflux
de décembre 1989, mais pas aussi impressionnant que celui de la fin octobre-début
novembre 1952, qui aurait concerné plus de 7 000 oiseaux ... Mais l'arrivée
massive de décembre 2006 pourrait se poursuivre suivant les conditions
météorologiques.
Ces "pluies d'océanites" semblent de plus en plus fréquentes,
peut-être en relation avec le changement climatique, le phénomène
de 1952 étant le premier enregistré depuis septembre 1891".
Quelques données :
- Un trouvé mort le 8/12 sur la plage de Glamorgan, Kenfig NNR. Au moins
83 oiseaux ont été comptés au-dessus du Kenfig Pool dès
le 7/12 (David Carrington)
- Un oiseau à Staffs, Belvide, le 8/12 (Phil Jones).
- Des oiseaux sur Grafham Water (Cambridgeshire), le 7/12 (Jono Leadley)
- Un oiseau à Severn Beach (Avon), le 8/12 (Rob Laughton). De nombreuses
photos sont visibles sur www.indybirder.com
- Un à Jersey, îles Anglo-nomandes, le 8/12 (Bertram Bree).
- 5 autour de Londres
(dont un près de Tower Bridge) le 7/12 (www.wildaboutbritain.co.uk)
- 2 dans le Leicestershire le 7/12 (www.wildaboutbritain.co.uk)
- Plus de 200 à Crosby (Devon) le 7/12 (www.wildaboutbritain.co.uk)
- Plus de 100 à Hartland Point (Devon) les 6 ou 7/12 (www.wildaboutbritain.co.uk)
Les années précédentes en France
Les années passées, des arrivées d'Océanites cul-blanc
à l'intérieur des terres ont déjà été
notées, avec par exemple un le 14/09/1993 à Châteauneuf-sur-Loire
(Loiret), quatre le 4/12/1993 en Maine-et-Loire, un le 8/11/2000 au barrage de
Mauzac (Dordogne) et un le même jour aux étangs d'Orlut / Cherves-Richemont
(Charente) (Source : revue L'Oiseau Magazine).
Pourquoi des Océanites
cul-blanc, et pas des Océanites tempête ?
Si l'Océanite tempête
est plus répandu en Europe (nidification sur les îles britanniques,
en France, en Espagne, dans l'ouest de la Méditerranée, en Norvège),
il quitte plus tôt ses sites de nidification (dès septembre-octobre)
pour rejoindre l'Atlantique Sud.
Par contre, l'Océanite cul-blanc niche plus tard (certains poussins quittent
le nid en décembre seulement !), et stationne en décembre dans le
Golfe de Gascogne, avant sûrement de rejoindre l'Atlantique Sud (entre le
Brésil et l'Afrique) : il est donc plus susceptible d'être entraîné
sur les côtes par les tempêtes de novembre-décembre.
Par contre, au printemps, les forts vents rapprochent plutôt les Océanites
tempête que les Océanites cul-blanc des côtes : cela est sûrement
lié au fait qu'ils rejoignent plus tôt leurs sites de nidification
du nord de l'Atlantique.
Leur origine ?
Trajets de
migration des Océanites cul-blanc dans l'Atlantique :
- Flèches bleues : direction de la migration
- Zone bleue : zone d'hivernage
- Points rouges : secteurs de nidification
- D : dépression à l'origine des vents des 7-8/12/06
- Flèches rouges : direction des vents forts
Carte : Ornithomedia.com
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Les vents orientés
Sud-ouest - Nord-est ont rabattu vers les côtes de l'Atlantique de France
et du Sud-ouest du Royaume-Uni des oiseaux se dirigeant vers le Sud de l'Atlantique,
ou stationnant dans le Golfe de Gascogne.
Mais ces oiseaux observés en nombre entre le 7 et le 9/12/06 sur les côtes
françaises ou anglaises sont-ils des nicheurs européens ou nord-américains
? Il est légitime de se poser cette question, car il semblerait que l'espèce
apparaisse en hiver dans le Golfe de Gascogne en provenance des colonies canadiennes
(de Terre-Neuve, du Québec, du Nouveau-Brunswick).
D'ailleurs, Steve Votier, de l'Université de Plymouth University, a lancé
une étude et cherche à récupérer le maximum de corps
d'Océanites cul-blanc échoués pour faire une analyse génétique
de leurs plumes et connaître leur origine.
Si vous êtes intéressé pour participer à cette étude,
vous pouvez le contacter à l'adresse : Dr Stephen Votier, Marine Biology
and Ecology
Research Centre, School of Biological Sciences, University of Plymouth,
Drake Circus, Plymouth PL4 8AA.
Leur âge
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Détail
de l'aile d'un Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa) trouvé
mort à Glamorgan, Kenfig NNR, le 8/12/2006 : l'oiseau était un adulte
en mue
Photo : David Carrington /
www.gardenmeadow.co.uk |
D'après les photos
disponibles et les témoignages d'observateurs, les oiseaux présentaient
des zones pâles sur les ailes, ce qui laisse supposer que la plupart des
oiseaux étaient des adultes en phase de mue active.
Toujours sur certaines photos, et selon le Guide to European Passerines de Baker
(en supposant que les principes de mue des passereaux s'appliquent également
aux océanites), les anciennes primaires paraissent plus étroites
aux extrémités que les plumes plus récentes, suggérant
que le phénomène concernait aussi des oiseaux de deuxième
année calendaire, en phase de mue "post-juvénile" (juste
avant de devenir un adulte).
D'autres espèces concernées
Les vents forts de la tempête des 7 et 8 décembre 2006 ont également
provoqué une arrivée inhabituelle d'autres espèces marines
déportées de leur migration ou de leur stationnement le long des
côtes à l'intérieur des terres : Plongeon imbrin (Gavia immer),
Phalarope à bec large (Phalaropus fulicarius), Avocette élégante
(Recurvirostra avosetta), ...
A visiter
Le très bon site de David Carrington : www.gardenmeadow.co.uk.