Avec le magazine Horizons Nature
| Situation
de Longchamps |
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Les bassins de décantation des usines agricoles, comme les sucreries, constituent souvent de véritables haltes migratoires pour les oiseaux au milieu des cultures, grâce à leur richesse en nourriture.
C'est ainsi le cas des bassins de décantation recevant les eaux usées de la râperie de Longchamps en Wallonie (Belgique).
Composés d’une quinzaine de bassins de taille variable, ils sont en fait situés sur la commune d’Eghezée.
Suivant les niveaux d’eau, des vasières peuvent se former, attirant notamment des limicoles. De nombreuses autres espèces peuvent être vues au cours de l'année (au total, 218 déjà notées), dont parfois une Cigogne blanche (Ciconia ciconia), une espèce auquelle le magazine Horizons Nature (www.horizons-nature.com) consacre un article dans son numéro d'avril 2006.
Le texte ci-dessous est inspiré d'un texte publié sur le site de l'association Aves (www.aves.be) et rédigé par Antoine Joris (ajoris@hotmail.com).
Nous remercions Joël Bruezière, responsable du site www.eyesonsky.com, pour nous avoir aidé à illustrer l'article.
Abstract
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The sewage ponds are usually very attractive for migrants, particularly for Waders. This is the case of the sewage ponds of Longchamps, in Wallonie, Belgium, receiving the used waters from the plant of Longchamps.
Depending of the level of the ponds, mudfalts can be formed, sometimes quite extensive, and thus excellent for Waders (37 species watched, including rarities) and others aquatic birds. The important vegetation is also the home of numerous nesting birds, sometimes rare in Belgium
Les bassins de décantation de Longchamps
Description
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Vue des bassins de décantation de Longchamps
Photo : Antoine Joris |
S’étendant sur plus de 70 hectares, le complexe des bassins de décantation de Longchamps est le plus vaste de Wallonie. Composé d’une quinzaine de bassins de taille variable (les plus grands s’étalant sur près de 4 ha), il est situé sur la commune d’Eghezée, entre Namur et Wavre, et reçoit les eaux usées de la râperie de Longchamps.
Certains bassins ne sont plus alimentés et sont remplis d’eau de pluie, alors que les autres sont remplis à des degrés divers par les boues de décantation. C’est cette variation dans les niveaux d’eau qui fait la richesse de l’endroit en découvrant de grandes vasières tellement accueillantes pour l’avifaune aquatique. Une cessation d’activité de la râperie amènerait, en quelques années, un envahissement presque total par la végétation arbustive, comme c’est déjà le cas pour les bassins qui ne reçoivent plus ces eaux boueuses.
Haut-lieu de l’ornithologie wallonne, ces décanteurs sont fréquentés par des dizaines d’observateurs de tous horizons, principalement au printemps et en automne.
Cet endroit est en effet surtout réputé comme étant une halte pour de nombreux oiseaux migrateurs, tout en accueillant également quelques espèces nicheuses remarquables. Les limicoles sont définitivement la spécialité de ces décanteurs qui en ont déjà accueilli 36 espèces, mais plusieurs autres espèces comme les Guifettes noires (Chlidonias niger), les Mouettes pygmées (Larus minuta) ou certains anatidés fréquentent aussi l’endroit en nombres parfois impressionnants.
Accès
| Accès aux bassins de la râperie de Longchamps |
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Longchamps est situé au sud-est de Bruxelles, et est accessible par la N 91. Les bassins sont à la sortie du village, non loin de la nationale. Mais leur accès est bien entendu fortement réglementé, car il s'agît d'une propriété privée.
Toutes les observations effectuées sur le complexe des bassins de décantation de Longchamps n’auraient pas été possibles sans l’amabilité et la tolérance de la direction de la râperie qui n'interdit pas l’accès aux bassins, à condition de suivre un minimum de consignes pour ne pas perturber ni le bon fonctionnement de la râperie ni la tranquillité des oiseaux :
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Les voitures seront garées DEVANT la moitié gauche de la grille automatique verte à l’entrée de la râperie, sauf en période de récolte des betteraves (fin septembre à décembre). Les deux battants de la grille sont alors ouverts 24h/24. Il faut dans ce cas entrer dans l’enceinte de l’usine et se garer dans le parking prévu.
- Si la grille est fermée (c’est à dire entre 20h et 7h en semaine, toute la journée les W-E et congés annuels) il faut néanmoins se garer devant la moitié gauche de la grille et la contourner à pied par le jardin qui jouxte la droite de l’entrée de l’usine. On y entre par la petite grille verte que l’on prendra soin de refermer derrière soi.
Une fois correctement garé, il faut traverser la râperie sur toute sa longueur pour accéder aux bassins. On arrive sur ceux-ci par le chemin en gravier qui monte sur les digues à partir de l’extrémité Sud de l’enceinte.
Quand vous êtes sur les digues, il est important de ne pas sillonner les bassins dans tous les sens. L’activité humaine de la râperie sur les bassins est en fait concentrée sur une ligne qui correspond au chemin carrossable en gravier. Les oiseaux y sont habitués et dès que quelqu’un s’aventure sur les digues transversales, c’est la panique et tout ce petit monde décolle ( lorsque des grands groupes de canards décollent, ils tournoient parfois plus de 20 minutes avant d’oser se poser à nouveau...). Vous veillerez donc à ne pas quitter ce chemin ou son prolongement imaginaire si vous visitez les bassins du Nord.
Les oiseaux en hiver
L’hiver est la saison la plus calme, et seuls quelques foulques et canards (parfois plus de 1500 Canards colverts Anas platyrhynchos) passent généralement l’hiver sur place. Des espèces plus rares, comme les harles ou le Garrot à oeil d'or (Bucephala clangula) peuvent stationner quelques temps. Lors des périodes de gel prolongé, les oiseaux désertent complètement l’endroit.
Le passage de printemps
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Les Barges à queue noire (Limosa limosa) passent en mars au-dessus des bassins de décantation de Longchamps
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
A la fin de l'hiver, les anatidés remontent du sud, en groupes souvent importants, comme les Canards souchets (Anas clypeata) (30-50), les Sarcelles d’hiver (Anas crecca) (50-100), les Fuligules milouins (Aythya ferina) 50-150) et morillons (A. fuligula) 10-30), et certaines années des Canards pilets (A. acuta) (rarement plus de 60 oiseaux).
D’autres canards sont souvent présents sur le site, mais toujours en petit nombre, comme le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), les Canards siffleur (A. penelope) et chipeau (A. sterpera), ainsi que les premières Sarcelles d’été (A. querquedula).
En 2004, une Nette rousse (Netta rufina) a hiverné sur les lieux.
C’est en mars aussi que passent les groupes de Barges à queue noire (Limosa limosa) qui ne s’arrêtent pas toujours sur les bassins.
Bécasseaux variables (Calidris alpina), Grands (Charadrius hiaticula) et Petits Gravelots (C. dubius), Chevaliers culblanc (Trina ochropus) et gambette (T. totanus), Combattants variés (Phylomachus pugnax) (meximum 50-60 oiseraux) sont les limicoles le plus fréquemment observés.
Les Grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) arrivent au début du mois, ainsi que les Mouettes rieuses (Larus ridibundus) (100-200 oiseaux) qui commencent à devenir agressives autour du bassin qu’elles auront choisi pour accueillir leur future colonie.
Classiquement, la Mouette pygmée (Larus minuta) passe à partir de la fin du mois, atteignant parfois de beaux effectifs (80 le 27 mars 2004, source : Aves).
Si le niveau d’eau le permet, Bécassine des marais (Gallinago gallinago) et Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus) seront observées tout le mois.
En avril, les derniers hivernants nord-européens partent, tandis que des migrateurs arrivent d’Afrique et du sud de l'Europe. Les canards sont toujours bien représentés dans la première moitié du mois, ce sont ensuite les limicoles qui passent, en nombres parfois importants.
L’importance des effectifs de limicoles qui s’arrêtent à Longchamps dépend fortement du niveau d’eau des bassins. Si l'un des grands bassins au moins offre une belle vasière, on pourra observer de nombreux Combattants variés (jusqu'à 60 oiseaux), Chevaliers gambette (jusqu'à 55 oiseaux) et culblanc (jusqu'à 30 oiseaux) ou Petits Gravelots (jusqu'à 20 oiseaux).
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La Bécassine des marais (Gallinago gallinago) est de passage régulier dans les bassins de décantation de Longchamps
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
D’autres limicoles sont observés en nombres plus faibles, comme les autres chevaliers, l'Avocette élégante (Avosetta recurvirostra), la Bécassine des marais (Gallinago gallinago), le Bécasseau variable, parfois un Tournepierre à collier (Arenaria interpres) ou un Bécasseau sanderling (Calidris alba). Plusieurs dizaines de Bergeronnettes grises (Motacilla alba) et printanières (M flava) fréquentent également le site. Parmi ces dernières, les observateurs les plus attentifs chercheront des sous-espèces inhabituelles, comme la scandinave M. f. thunbergi ou la britannique M. f. flavissima.
Les bassins sont constamment survolés par de beaux groupes d’hirondelles des 3 espèces (souvent plus de 500 oiseaux par temps de pluie). Les averses de la fin du mois sont d'ailleurs à surveiller car elles font souvent " tomber " des migrateurs : Guifettes noires (Chlidonias niger), Mouettes pygmées (jusqu'à 160 oiseaux), Sternes pierregarin (Sterna hirundo) et arctique (S. paradisaea), les premiers Martinets noirs (Apaus apus) ou un Faucon hobereau (Falco subbuteo).
Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) est un migrateurs assez régulier.
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En mai, des raretés, comme le Bécasseau falcinelle (Limicola falcinellus), peuvent être vus sur les bassins de décantation de Longchamps
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
En mai, la migration pré-nuptiale culmine pendant la première décade, qui est sans doute la meilleure période de l’année sur les décanteurs. Les limicoles sont présents en plus petits groupes, mais la diversité est plus grande qu’en avril: Bécasseaux minute (Calidris minuta), cocorli (C. ferruginea) et de Temminck (C. temminckii), Pluvier argenté (Pluvialis squatarola) ou Courlis corlieu (Numenius phaeopus) peuvent se mêler aux autres limicoles plus communs. Au total, 37 espèces de limicoles ont été observées à Longchamps.
C’est aussi le mois des surprises : Bécasseaux falcinelle (Limicola falcinellus) et tacheté (C. melanotos), Echasse blanche (Himantopus himantopus), Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus), Sternes naine (Sterna albifrons) et hansel (S. nilotica), Guifettes moustac (Chlidonias hybridus) et leucoptère (C. leucopterus), Pipit à gorge rousse (Anthus cervinus) sont quelques-uns des migrateurs plus rares ayant été observés début mai.
La migration se calme subitement dans la deuxième quinzaine du mois, surtout si le temps est au beau fixe, pour ne plus laisser que l’un ou l’autre chevalier attardé.
Les nicheurs
La présence humaine est très réduite sur les bassins en période de nidification, les activités de l’usine étant minimales et généralement concentrées dans les bâtiments. Ce calme relatif est profitable à beaucoup d’espèces nicheuses et il est important que tout ornithologue visitant le site respecte la tranquillité des oiseaux tant nicheurs que migrateurs.
En avril, les Mouettes rieuses, les Foulques macroules (Fulica atra) et les Grèbes castagneux couvent, les Goélands cendrés (Larus canus) paradent et les Bruants des roseaux (Emberiza schoeniclus) lancent inlassablement leur chant.
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Le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) est un nicheur rare sur les bassins de décantation de Longchamps
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
Plusieurs espèces dont les effectifs nicheurs wallons sont très réduits ont choisi les décanteurs de Longchamps pour se reproduire:
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Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) a niché avec succès en 1995 et 1999, et a probablement tenté de le faire en 1996 et 1998. En 1995, il s’agissait du seul couple wallon, alors qu’en 1999, l’espèce a également niché dans les marais d’Harchies. L’année 2000 fut une année record, avec quatre nids occupés début juillet.
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Fuligule morillon : niche chaque année, les jeunes apparaissant dans le courant du mois de juillet. Les bonnes années, on peut dénombrer six à huit nichées.
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Canard souchet : a niché avec succès en 1999, en 2000 et en 2004.
- Canard chipeau : a niché en 2004
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Tadorne de Belon : niche depuis 2001
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Sarcelle d’hiver : a niché avec succès en 2000.
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Petit Gravelot : bon an mal an, de un à qutre couples se reproduisent sur les bassins asséchés ou même, parfois, sur le toit de l’usine !
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Avocette élégante : a niché en avril 1997, mais les corneilles locales ont rapidement détruit la ponte trop en évidence au milieu d’une vasière.
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Goéland cendré : a niché avec succès en 1998 et en 1999, un couple installant son nid sur un aérateur au milieu d’un bassin. En 2000, deux couples étaient présents mais n’ont pas construit de nid.
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Mouette rieuse : une colonie de 150-200 oiseaux s’installe chaque année , le nombre de nids dépendant fortement du niveau d’eau dans les bassins. Lorsqu’il reste suffisamment bas pendant tout le printemps, on peut compter jusqu’à 50-80 nids.
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Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) : a niché de 1996 à 98, avec 2-3 couples en 1997. Arrivant début avril, l’espèce est généralement très discrète et passe facilement inaperçue.
Le passage post-nuptial
Les premiers limicoles migrateurs en route vers le Sud apparaissent déjà à la fin du mois de juin. Leur nombre augmentera progressivement au cours du mois d’août, jusqu'en septembre. Les six espèces de chevaliers sont présentes, en nombres parfois importants (jusqu'à 120 Chevaliers guignettes Actitis hypoleucos, 30 Chevaliers sylvains Tringa glareola, 25 Chevaliers aboyeurs T. nebularia, 40 Chevaliers culblancs) au mois de juillet, accompagnés de quelques Combattants variés et de Petits Gravelots (jusqu'à 30 oiseaux), avec parfois une Barge à queue noire ou un Bécasseau de Temminck.
Les premiers bécasseaux apparaissent généralement après le 15 août et voient leur nombre augmenter progressivement pour culminer à la mi-septembre (jusqu'à 80 Bécasseaux minutes, 31 Bécasseaux cocorlis, 15 Bécasseaux variables). A côté de ces trois espèces communes, on peut espérer voir un Bécasseau de Temminck, un Bécasseau sanderling ou un Bécasseau maubèche (C. canus), ou pourquoi pas un Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus), avec neuf observations à ce jour).
Des nombres impressionnants de Bécassines des marais (plus de 100 oiseaux) sont souvent notés en septembre, ainsi que de beaux groupes de jeunes Combattants variés (jusqu'à 50-60 individus) et quelques Grands Gravelots.
En plus des canards locaux accompagnés de leurs pulli, de beaux nombres de Sarcelles d’été sont souvent observés au mois d’août, ainsi que quelques Tadornes (de Belon et casarca Tadorna ferruginea) et le groupe local d’Oies cendrées (Anser anser) qui d’année en année voit ses effectifs gonfler (25 en 2000).
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La Cigogne blanche (Ciconia ciconia) est un migrateur rare sur les bassins de décantation de Longchamps
Photo : Joël Bruezière / www.eyesonsky.com |
Une Cigogne blanche (Ciconia ciconia) peut faire une halte à la fin de l'été, ou bien au printemps (mai notamment).
La Marouette ponctuée est présente chaque année en août-septembre, mais son observation dépend fortement de la présence de plages de boue bordées de végétation haute. Le Râle d’eau (Rallus aquaticus) est aussi parfois observé aux mêmes endroits.
Du côté des passereaux, on peut espérer voir les buissons peuplés de migrateurs (sylviidés surtout) à partir du 15-20 août. Les alentours des petites roselières sont à surveiller car c’est là qu’on y trouve le plus de rousserolles, fauvettes et Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus). Une prospection attentive permettra peut-être de tomber sur un Torcol fourmilier (Jynx torquilla) ou le rare Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola).
Mi-octobre signe la fin du passage postnuptial et les derniers limicoles seront observés début novembre. Les seuls à passer l’hiver sont les Bécassines des marais et sourdes, ainsi que le Chevalier culblanc.
Les décanteurs s’enfoncent alors dans leur torpeur hivernale dont ils ne sortiront qu’au mois de mars de l’année suivante.
Les raretés
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Les vasières qui se forment à la fin de l'été en bordure des bassins de décantation de Longchamps peuvent retenir une Marouette ponctuée (Porzana porzana)
Photo : Marc Fasol (prise sur place) |
Les grands nombres de limicoles qui défilent chaque année sur les décanteurs de Longchamps accueillent de temps à autres dans leurs rangs des oiseaux qui se sont écartés de leur route de migration habituelle (est-européenne, asiatique ou américaine) et qui voyagent avec les oiseaux européens.
Le Bécasseau à queue pointue (Calidris acuminata) (vu en septembre 1989) et le Bécasseau de Baird (C. bairdii) vu en octobre 1995) ont déjà été observés sur les décanteurs, démontrant le fort potentiel des lieux.
D’autres oiseaux moins rares mais néanmoins inhabituels ont également effectué une halte migratoire à Longchamps : Vanneau sociable (Vanellus gregarius) en mars 2004 et en septembre 2005 (deux des trois données wallonnes ont été effectuées à Longchamps ), Bécasseau falcinelle (2 données), Bécasseau tacheté (4 données), Oedicnème criard (Oedicnemus burhinus), Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis) (6 données), Sterne hansel (3 données), Héron gardeboeuf (Bubulcus ibis), Pipit à gorge rousse (3 données), Phragmite aquatique, ...
Plusieurs migrateurs difficiles à trouver en Wallonie sont régulièrement observés ici, comme les marouettes ou la Rémiz penduline (Remiz pendulinus).
Contact
Pour tout renseignement sur les décanteurs de Longchamps et leur avifaune, ou si vous y observez une espèce inhabituelle, rare ou nouvelle pour le site, vous pouvez joindre Antoine Joris (e-mail : ajoris@hotmail.com), mais surtout Thibault Mariage (tmariage@hotmail.com) et Philippe Vanmeerbeeck (pvanmeerbeeck@freegates.be) qui sont actuellement les deux observateurs les plus réguliers du site.
Vous pouvez également transmettre vos données à l'association Aves, sur le site www.aves.be.
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