Les marais de l'est
Toutes les photos et informations des chapitres suivants nous ont été communiquées par le site de l'Eden Again, un projet soutenu par l'Iraq Foundation.
Vous pouvez situer les lieux ci-dessous sur notre carte des marais irakiens en décembre 2005.
L'Hawr al-Sanaf
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Hawr al-Sanaf asséché, juin 2003
Source : Eden Again |
L'Hawr al-Sanaf est situé au nord-ouest des marais Hawizeh. Il était historiquement composé de marais saisonniers ou temporaires inondés au printemps et asséchés pour créer des marais salants en été.
Début 2003, l'eau a été détournée vers ce secteur pour éviter les inondations dans la ville d'Amarah.
La remise en eau a entraîné la croissance d'une végétation tolérante au sel, car le taux de salinité est relativement élevé dans le secteur. Des marais salants se sont développés localement dans des secteurs peu profonds; toutefois au printemps 2004, un grand lac subsistait.
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Marais salants dans l'Hawr al Sanaf, juin 2003
Source : Eden Again
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Retour de l'eau dans l'Hawr al Sanaf, juin 2003
Source : Eden Again
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Lac Sanaf, février 2004
Source : Eden Again
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Les marais Hawizeh du nord
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Les marais Hawizeh durant l'été 2003
Source : Eden Again |
Les marais Hawizeh sont situés à l'est du fleuve Tigre, sur la frontière Iran-Irak. La partie iranienne des marais est connue sous le nom d'Hawr Al-Azim, et elle est alimentée principalement par le fleuve Karkeh. En Irak, ce marais est en grande partie alimenté par deux cours d'eau se jetant dans le Tigre près d'Amarah, l'Al-Musharah et l'Al-Zahla. Pendant les inondations de printemps, les eaux du Tigre peuvent arriver directement dans ces marais. Ces derniers couvrent approximativement 3 000 kilomètres carrés. Les parties nordiques et centrales sont permanentes, mais au sud l'alimentation en eau est plus dépendante des saisons.
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Partie est des marais Hawizeh avec des Buffles d'eau, juin 2003
Source : Eden Again |
Les marais permanents sont caractérisés par une végétation modérément dense alternant avec des plans d'eau. De grands lacs permanents allant jusqu'à 6 m de profondeur existaient dans la partie nord de ces marais.
L'assèchement des marais Hawizeh a commencé par la construction des puits de pétrole (sur l'île de Majnoon); pendant la guerre Iran-Irak, de nombreuses batailles ont eu lieu dans cette région, et les deux belligérants ont successivement drainé et inondé ce marais suivant que les troupes avançaient ou reculaient.
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Vue d'une partie des marais Hawizeh asséchée du côté irakien, juin 2003
Source : Eden Again |
Les marais Hawizeh ont ensuite été asséchés pendant les années 90 par la déviation de l'eau d'alimentation, par la construction de remblais le long du Tigre et de ses affluents, par l'édification d'écluses et de barrages sur des affluents du Tigre, et par la construction d'un barrage sur le fleuve Karkeh en Iran. En 2002, seulement environ un tiers des marais Hawizeh subsistait, et cette partie représentait le seul vestige des marais de Mésopotamie.
En 2003 et 2004, le Ministry of Water Resources en Irak a commencé à construire des canaux d'alimentation vers les marais pour stabiliser le secteur, avec de bons résultats.
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Buffles dans les marais Hawizeh, juin 2003
Source : Eden Again |
L'Hawr al-Hawizeh représente le dernier secteur illustrant le fonctionnement naturel original des anciens marais. Plusieurs des remblais qui ont été construits pendant la guerre Irak-Iran ont été rompus et des secteurs à sec depuis le milieu des années 80 ont été inondés à partir de la fin 2003.
La végétation, la faune, et la culture locale s'épanouissent désormais dans les marais Hawizeh.
Les marais Hawizeh du sud
La partie méridionale des marais Hawizeh avait été asséchée au milieu des années 90. Depuis 2003, la communication avec le nord des marais Hawizeh a été rétablie, et l'eau a inondé le secteur entre les vestiges intacts des marais et le gisement de pétrole de Majnoon. L'eau s'est accumulée le long d'un remblai construit par l'Iran le long de sa frontière avec l'Irak, faisant s'écouler l'eau vers le sud. Ceci a inondé une partie des marais Hawizeh restée à sec pendant des décennies. Depuis cette zone, l'eau s'écoule ensuite dans un plus petit canal et dans le Shatt al-Arab.