Zone et méthode d'étude
Zone d'étude
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Biotope
fréquenté par le couple d'Elanions blancs dans la plaine de Berthoud
(69), 2005
Photo : G. Bouvard |
Les écosystèmes
fréquentés par cet oiseau sont des milieux ouverts bocagers à
dominante agricole. Le couple d'élanions a choisi, pour le département
du Rhône, la plaine de Berthoud, d'une surface de 400 hectares, à
328 mètres d'altitude, à cheval sur les communes de Taluyers et
de Saint-Laurent-d'Agny.
Il s'agit d'une plaine agricole céréalière, quadrillée
de bosquets de peupliers et de saules. Soumise à des mesures agri-environnementales
limitant l'utilisation des pesticides et encourageant la création de haies,
la plaine de Berthoud possède une diversité biologique importante,
puisque s'y reproduisent, parmi les espèces les plus remarquables, Busard
cendré (Circus pygargus, Faucon hobereau Falco subbuteo, Oedicnème
criard (Burhinus oedicnemus), Courlis cendré, Chevêche d'Athéna
(Athena noctua),
Elle fournit donc une niche écologique idéale à notre couple
d'oiseaux. Ils y trouvent de quoi manger, de quoi se reposer et de quoi se reproduire,
en deux mots : le paradis !
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La
plaine de Berthoud dans le Rhône constitue un écosystème ouvert
idéal pour l'Elanion blanc
Photo : G. Bouvard |
En effet, les Elanions blancs
ont besoin d'un écosystème ouvert, agricole de préférence,
avec des perchoirs dominants, auxquels ils sont très fidèles. C'est
d'ailleurs, lors des prospections, un bon moyen de les retrouver. Ils y passent
le plus clair de leur temps, se servant de ses promontoires pour observer leur
territoire, se reposer, chasser à l'affût, faire leur toilette ou
même dormir.
Méthode
Dès le début du mois de mai 2005, une surveillance est mise en place
par le CORA-Rhône, afin de suivre la reproduction du couple d'Elanions blancs,
mais aussi pour le protéger contre toute malveillance, délibérée
ou non. En effet, sa rareté sous nos latitudes peut jouer malheureusement
contre lui. Quelques naturalistes aussi, parfois emportés par leur passion,
veulent s'approcher trop près ; je les ai donc conviés à
observer avec moi. De belles rencontres et des échanges fructueux et amicaux
ont ponctué cette surveillance assidue avec des personnes et organismes
qu'on ne côtoie pas souvent comme la fédération des chasseurs,
les habitants de la commune, les différentes associations, les cyclistes
et même les gendarmes !
J'ai mené cette surveillance, aidée des bénévoles
et salariés du CORA, durant 3 mois, soit près de 450 heures de terrain
(de mai à juillet), ce qui a permis de recueillir 2492 données !
Les quelques chiffres qui suivront sont donc une tendance majoritaire de l'activité
de l'Elanion blanc, les heures de surveillance ayant été menées
durant ses fortes périodes d'activité, avec des marges de sécurité
avant et après ces dernières, la journée de mai à
mi-juin, puis à partir du milieu d'après-midi de mi-juin à
juillet.
Rémi Rufer nous fait la remarque suivante sur la méthode : les
observations de Magalie n'ont pas été faites du lever au coucher
du soleil; et, il est délicat d'établir des statistiques sans spécifier
les horaires. Pour information, les observations de Rémi ont été
faites juste au lever du soleil et l'activité de l'oiseau était
alors très importante.
Rémi ajoute qu'il aurait été intéressant de comparer
les données du Rhône avec celles des Landes, mettant en avant d'éventuelles
différences entre ces deux régions éloignées.
Magalie Dubois précise de son côté qu'après plusieurs semaines d'observation, elle n'a pas jugé inutile de venir à
5h00 du matin tout les jours, le réveil de l'élanion se faisant plutôt vers 7h00 . Mais il est évident que certaines chasses ont été
manquées, notamment après la tombée la nuit, l'observation devenant
difficile.