Méthode de comptage
L'avion
 |
Survol
aérien
Photo : J. Thal |
La même méthode
de comptage a été utilisée pour les trois expéditions,
à savoir des survols par avion. L'appareil utilisé en 1999 et 2000
était un Cessna 172 avec une voilure haute, particulièrement adaptée
à ce type de travail.
En 2001, l'avion était un Piper PA 32, un modèle à voilure
basse, plus puissant et plus rapide qu'un Cessna. Pour les comptages, la hauteur
de vol était de 50 à 100 m. La vitesse pouvait changer selon le
nombre de passagers et, parfois, de la direction et de la force du vent; généralement,
elle était de l'ordre de 110 km/h avec le Cessna et de 150 km/h avec le
Piper.
Pour les trois missions, il y avait 2 ou 3 observateurs dans l'avion, plus le
pilote. L'observateur qui s'asseyait à côté de celui-ci indiquait
la direction à prendre selon les une prévisions de vol plus ou moins
définies avant le décollage. Cette direction pouvait être
changée selon les étangs et les oiseaux observés. Le plan
de vol exact était déroulé pendant le trajet puis tracé
sur une carte le soir même, alors que les coordonnées géographiques
(prises par GPS) et le temps étaient systématiquement inscrits pour
tous les changements de la direction.
Tous les effectifs d'oiseaux étaient enregistrés sur un petit magnétophone,
ainsi que l'heure et la position des oiseaux. Les données étaient
recopiées dans des tableaux. L'avion décollait à l'aube,
surtout pour éviter les brumes de chaleur et les turbulences, et pour qu'il
ne fasse trop chaud dans l'appareil.
La plupart des comptages ont été réalisés entre 7h00
et 13h00, avec quelques vols entre 14h et 18h. En 1999 et en 2000, cinquante heures
de vol avaient été effectués, mais seulement quarante heures
en 2001, l'avion étant plus rapide.
Secteurs prospectés
pendant les comptages
Le delta a été
divisé en carrés de 171 carrés de 10 minutes de côté,
qui correspondent à cette latitude à 18 kilomètres X 18 kilomètres
(figure 3).
| Figure
3 : Quadrillage du delta intérieur du Niger (Mali). Pour chacune des années
1999, 2000 et 2001, les croix indiquent les secteurs prospectés, les points
d'interrogation les secteurs non prospectés et les carrés blancs
les secteurs à sec durant la période de comptage |
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Chaque année, un
certain nombre de carrés, notamment ceux situés à la périphérie
du delta, étaient entièrement desséchés (pas une seule
dépression n'était inondée) : soit 48 en 1999, représentant
environ 28% de la superficie du delta, 39 (23%) en 2000 et 47 (27%) en 2001. Tous
ont été rapidement survolés en avion ou ignorés.
Aucun quadrilatère inondé n'a pu être suivi tous les ans,
comme ce fut le cas en 2000 pour quelques carrés situés dans la
partie méridionale du DIN (en raison des problèmes mécaniques
qui nous ont obligés à retourner rapidement vers le terrain d'aviation)
et quelques-uns situés à l'est (raisons techniques), et en 2001
une zone au sud-ouest du delta (à cause de tempêtes de sable).
En ce qui concerne les secteurs qui étaient potentiellement les plus importants
pour les oiseaux aquatiques, le pourcentage de carrés suivis tous les ans
était de 89.5% en 1999 (110 sur un total de 123), 85% en 2000 (112 sur
132) et 84% de 2001 (103 sur 123).
Données collectées ou utilisées
En plus des effectifs, les
interactions entre espèces ont été étudiées.
Les espèces étaient considérées comme associées
quand elles formaient des bandes mixtes ou quand elles coexistaient sur le même
plan d'eau. Réciproquement, des bandes espacées de plusieurs centaines
de mètres étaient considérées comme dissociées,
même si ces bandes étaient sur le même lac ou marais.
Etant donné qu'aucune donnée n'était disponible pour évaluer
le degré d'inondation du delta, nous avons utilisé le débit
du fleuve Niger de l'année précédente Y-1 pour estimer le
degré d'inondation de l'année Y (données IRD, comm. personnelle).
En effet, WYMENGA et al (2002) ont démontré qu'il y avait une relation
entre le degré d'inondation et, entre autres variables, les débits.